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Proche-Orient: que se passe-t-il ... Un nouvel article sur mon blog.

Publié le par Patrick Kaczmarek

Sur mon blog: https://jacquesfathinternational.wordpress.com

 

"Proche-Orient: que se passe-t-il ?"

 

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Avec mes cordiales salutations

Jacques Fath

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Urgent : Rassemblement de soutien à Rudy

Publié le par Patrick Kaczmarek

Cher(e) camarade,

Malgré la persistance des enquêtes démontrant qu'une large majorité exige le retrait de la loi travail,

Malgré les nombreuses manifestations, blocages, débrayages et grèves dans différents secteurs professionnels,

Malgré une absence de majorité parlementaire pour approuver ce texte d'inspiration patronale,

Malgré le début de discorde au sein du gouvernement,

Celui-ci s'entête à refuser de répondre favorablement à nos exigences. Pis, il tente de discréditer les organisations syndicales qui appellent à l'action et utilise la répression pour tenter de faire plier le mouvement social largement légitime.

La Mairie d'Amiens, quand à elle, apporte son soutien, par ses actes, à la criminalisation de l'activité militante.

Ainsi, Rudy, en garde à vue depuis vendredi dernier, est convoqué en comparution immédiate au TGI ce lundi.

L'Union Départementale CGT de la Somme appelle les salariés, les privés d'emploi, les retraités, les démocrates à se rassembler


devant le palais de justice d'Amiens ce lundi 30 mai à 13 h 30 pour :

 

  • Apporter un soutien à Rudy,
  • l'arrêt des procédures judiciaires en cours engagées contre des militants,
  • le vote d'une loi d'amnistie,
  • le nouveaux droits pour les libertés syndicales.


Pour l'UD CGT Somme
Christophe Saguez
Secrétaire général

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La lettre de Patrick Le Hyaric

Publié le par Patrick Kaczmarek

Bonjour à toutes et à tous,

 

Le mouvement social contre la loi de précarisation du travail ne faiblit pas. Dans sa majorité la population la refuse toujours. Et une majorité soutient également les mouvements sociaux en cours. Le pouvoir refuse de l’entendre et utilise des arguments qu’il critiquait hier lorsque les mêmes méthodes étaient utilisées par la droite.

Je reviens dans mon éditorial de l’Humanité Dimanche, « Changer de régime ! » et dans une intervention sur Radio-Orient sur ce système institutionnel de plus en plus autoritaire qui répond d’abord aux injonctions européennes et reste sourd aux cris du peuple. A la faveur de ces mouvements j’ai été abasourdi de la violente campagne menée contre l’Humanité parce que nous avons accepté de publier un texte de Philippe Martinez. Les autres quotidiens nationaux n’ont pas voulu le publier et je les comprends. Ils ont leur propre orientation éditoriale et ceci doit être respecté. C’est précisément cela le pluralisme. D’ailleurs, les journaux du Ministre Baylet ont publié ce même texte sans que personne n’y trouve rien à redire. En revanche, à l'heure des chaînes de télévision d’information en continue et de la presse numérique je ne pense pas que la non impression des journaux et la non distribution soit une bonne méthode d’action. Je suggère qu’un débat puisse s’ouvrir à cet égard entre tous les acteurs de la presse. Il est curieux que quelques confrères ou quelques médias aient cru devoir me sommer de m’expliquer sur le ton de la sentence. Bizarre qu’ils ne trouvent mon numéro de téléphone qu’à ces occasions. Parler du pluralisme ? Oui, mille fois oui ! Mais il faudra parler du traitement de l’Humanité dans les revues de presse, des partenariats entre médias, de la présence de notre journal dans les grandes émissions. J’y suis prêt en toute confraternité et dans le respect de chacun. Ajoutons que lorsqu’en 2010 ces mêmes médias ont accepté une publicité du gouvernement Fillon pour faire accepter une contre-réforme des retraites, aucun de ceux-là ne m’a convoqué dans ses studios pour me donner la possibilité de m’expliquer sur le refus de l’Humanité de publier un tel texte.  

 

A Bruxelles mercredi dernier avec mon groupe parlementaire nous avons organisé un colloque sur les enjeux de l’eau et de l’énergie en Palestine avec les Ministres Palestiniens en charge de ces questions.

Je me permets d’attirer l’attention sur la situation de Margwan Barghouti dont nous n’avons plus de nouvelles depuis plusieurs jours.  Nous avons appris qu'il a été transféré de sa prison de Ramon en Israël, où il a passé près de 10 ans en isolement collectif, dans un endroit tenu secret. Sa famille est sans nouvelle à ce jour et ne dispose d’aucune information sur son lieu d’incarcération. Ce transfert arbitraire qui s’est fait sans prévenir ni la famille ni le détenu en amont constitue une mesure punitive illégale.

Marwan Barghouti, député et Président du Groupe d’amitié Palestine–France a toujours milité pour une solution politique à la question de la Palestine. En reconnaissance de son engagement pour une paix basée sur la justice et le droit international, il vient d’être nominé pour le prix Nobel de la Paix par des Nobels et des Parlements.

Il est du devoir des autorités françaises et des parlementaires d’intervenir auprès d'Israël afin d’avoir des nouvelles de Marwan Barghouthi et de continuer de demander sa libération en tant que symbole de la cause juste du peuple palestinien et de son droit à la liberté.

 

Nous avons lancé cette semaine une nouvelle étape de la Fête de l’Humanité avec des éléments supplémentaires du programme de la grande scène. Il y a déjà quelques semaines nous avions annoncés la venue d’Alain Souchon, Laurent Voulzy, Caribbean Dandee avec Joey Starr et Nathy, The 1975, Lindsey Strirling, le groupe punk Ludwig Von 88 et Rokia Traoré. A ceux-ci s’ajoutent : le groupe de reggae Danakil, le DJ The Avener, les Chemical et Ms. Lauryn Hill.

 

Je mets également à votre disposition deux réponses de la Commission européenne concernant des questions écrites que j’avais posées. Suite à la fermeture de la chaîne satellitaire palestinienne Filistin al-Yawm j’avais interrogé la Commission au sujet de la liberté des médias et de la protection des journalistes palestiniens. Dans sa réponse la Commission condamne tout acte contre la liberté de la presse et "ne cesse d'exhorter Israël au plein respect, dans les territoires palestiniens occupés, des obligations qui lui incombent en vertu du droit international, notamment en ce qui concerne la liberté d'expression".

J’ai également interrogé la Commission suite à l’annonce d’un projet de réintroduction des protéines animales dans les aliments pour volailles et porcs et la découverte en France du premier cas grave de la maladie ESB. Dans sa réponse la Commission convient qu’il faut agir avec prudence tant que des méthodes d’analyse permettant de prévenir, notamment, le cannibalisme ne seront pas disponibles. Une levée de l’interdiction n’est donc pas envisagée.

 

Je vous souhaite une très bonne semaine,

Restant à votre disposition

Fraternellement,

Patrick Le Hyaric

 

Pour me contacter

L'Humanité-Secrétariat du directeur, 5 rue Pleyel, Immeuble Calliope, 93200 Saint-Denis
contact.patricklehyaric@gmail.com

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rappel Tracts 27 Mai 14h. Marché Nogent

Publié le par Patrick Kaczmarek

Afin de clamer notre colère et d'appeler la population du bassin creillois à défendre sa SANTE,

nous diffuserons cet appel: (il peut être modifié d'ici sa diffusion)

 

 

le Vendredi 27 Mai 2016 sur le Marché de Nogent.

 

le Dimanche29 Mai sur le Marché de Montataire.

 

le Lundi30 Mai à 12h.45 devant l'Hôpital de Creil

 

LE 31 MAI: Rassemblement devant le Ministère de la SANTE à l'appel des soignants de Psychiatrie.

Le 9 JUIN  Rassemblement à 18h. devant l'Hôpital de Creil à l'occasion de la réunion du Conseil de Surveillance

______________________________________________________________________________________________

 

 

NOTRE SANTE EN DANGER!

 

QUE CACHE LE GROUPEMENT HOSPITALIER DE TERRITOIRE(G.H.T.)?

 

Le débat télévisé du 10 Mai 2016 sur France 5(avec la Présidente de notre Coordination Nationale de Défense des Hôpitaux et Loïc Pen, Chef de service des Urgences de Creil et Senlis) a bien montré que l'inquiétude de tous les soignants souligne la grave menace que dissimule les G.H.T.

 

Médecins, chirurgiens ainsi que tout le personnel hospitalier ne dissimulent pas la dégradation de leurs conditions de travail et sa répercussion sur les patients.

La menace est lourde:

Le cri de détresse du corps médical est sans appel, la politique sanitaire ne peut qu'entrainer une hausse de la mortalité, déjà signalée à plusieurs reprises!

 

L’Agence Régionale de la Santé veut imposer aux Hôpitaux de CREIL et de SENLIS de nouveaux regroupements avec différents hôpitaux voisins dans le cadre d’un Groupement Hospitalier de Territoire, comme la loi de Santé y oblige.

 

Sous le prétexte de mieux coordonner l’activité hospitalière, ce qui est louable, il s’agit en fait de réduire le Secteur Public de Santé (fermetures de lits, réduction des personnels, mutualisations des services de soins et techniques…), associé à des « partenariats Public-Privé » accélérant la privatisation des soins.

 

A CREIL, alors que les travaux de rénovation avaient été lancés pour permettre la construction d’un Pôle Mère-Enfant de Niveau III, les Services de Pédiatrie, Néonatalogie, Gynécologie et Obstétrique connaissent une situation inacceptable :

 

- 11,5 médecins pour 22 postes prévus et nécessaires pour assurer 3 gardes par jour (Urgences Creil, Garde Senlis, Garde de Néonatalogie)

 

-Urgences pédiatriques passées de 6000 à plus de 22OOO par an, en 10 ans, à effectif constant.

-Service de Pédiatrie en surcharge, obligeant à hospitaliser les enfants dans d'autres services (pneumologie, orthopédie, médecine…)

 

-Service de Réanimation Néonatale réduit à 4 lits au lieu des 6 prévus et nécessaires, obligeant à des transferts dans d'autres hôpitaux.

 

-Et plus grave, le refus de financer le pôle Mère-enfant, prévu depuis plus de dix ans à la demande du Ministère de la Santé.

 

-Situation dégradée de la Maternité de Creil (peintures, sols, douches…), tout pour faire couler ce Service Hospitalier Public accueillant chaque année autour de 1800 bébés.

 

La population du bassin Creillois doit défendre son hôpital Public et refuser le G.H.T.

 

Rejoignez le Comité pour défendre et assurer la promotion de notre hôpital.

 

comitesantecreil@orange.fr

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Jeudi 9h. tracts et pétition sur le Marché du Plateau de Creil (Champ de Mars)

Publié le par Patrick Kaczmarek

La Coordination Nationale (CN) des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, a tenu sa 25e rencontre nationale du 20 au 22 mai 2016 à Moûtiers et La Léchère, pour y exiger, avec le collectif local, la réouverture des Urgences et de la Chirurgie orthopédique au bon endroit.

Lors de ces journées, la CN a travaillé en profondeur sur les GHT (Groupements Hospitaliers de Territoire). Pour elle, ces regroupements imposés et généralisés sur tout le territoire de manière opaque:

  • Bafouent la démocratie en minorant le rôle des usagers citoyens, des personnels et élus locaux dans leur création,

  • Renforcent les phénomènes dommageables de concentration et de métropolisation et vont contribuer à mettre à mal le service public sanitaire de proximité et accentuer les désertifications sanitaires.

Pour la CN, il est absolument indispensable de partir d’abord des besoins sanitaires des populations et des territoires avant toute réforme ; les arguments administratifs et financiers doivent leur être subordonnés.

Sur ces bases, la CN, membre de la NSED (Notre Santé En Danger) et de Convergence des Collectifs de Défense et de Développement des Services Publics, appelle à soutenir toutes les initiatives unitaires s’opposant aux logiques destructrices (dont les GHT sont le fer de lance) et notamment l’action du 31 mai devant le Ministère de la Santé lancée par le personnel de Ville Evrard.

Notons un symbole fort : cette 25eme rencontre nationale se clôture à Notre Dame de Briançon en Savoie, lieu de naissance d’Ambroise Croizat, ministre du Travail, porteur de la loi  du 22 mai 1946 posant le principe de la généralisation de la Sécurité Sociale, soit 70 ans jour pour jour après son vote.

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Mercredi 25 mai dès 17h30, départ de la place Dewailly à Amiens: Chaîne humaine pour éviter l'expulsion de 13 élèves des lycées Amiénois et Abbevillois

Publié le par Patrick Kaczmarek

Nous, enseignants, travailleurs, élèves, des LP Boucher de Perthes à Abbeville, La Hotoie, Romain Rolland et l’Acheuléen à Amiens, des lycées Robert de Luzarches et Louis Thuillier à Amiens, nous, militants du RESF de la Somme, demandons tous ensemble un toit et des papiers pour 13 jeunes majeurs venus d’Afrique scolarisés dans ces lycées en 2016-2017. Nous demandons un toit et des papiers pour eux et pour tous les jeunes des établissements scolaires de la Somme qui vivent tous les jours dans la peur de ne pas manger, dans la peur de dormir dehors, dans la peur d’être bientôt chassés hors de notre pays.

Aucun d’entre eux n’a de titre de séjour pour vivre sereinement sa scolarité.

Alassane, Ariane, Jeans, sortis d’un pays où leur minorité ne le permettait pas, ont, à leur insu, fui leurs souffrances avec une identité d’emprunt. La préfecture, alors qu’elle pouvait s’en dispenser, a soumis leur cas au procureur.

Hamidou, Joël, Précious, fuyant Ebola, la guerre, la faim, ont fait un périple de plusieurs années; ils sont entrés en Europe en traversant la Hongrie ou l’Italie; le Préfet veut les y reconduire.

Obed, considéré comme majeur après un test osseux demandé par le Conseil Départemental, n’a pu déposer de demande d’asile parce que l’OFPRA le considère comme mineur.

Linda ne peut demander de titre de séjour parce qu’elle vit dehors, et que Monsieur le Préfet n’accepte pas l’adresse CCAS que lui a fournie la ville.

Ailton devrait retourner en Angola pour obtenir un extrait de naissance rédigé en portugais.

De même, Lina devrait rentrer en Algérie après le passage de son bac pour obtenir, dans un pays où elle ne connait personne, le visa jugé indispensable par le Préfet.

Almar ne sera plus autorisé à rester en France après les épreuves du bac, le 6 juillet.

Thierno, sous le coup d’une OQTF, vit tous les jours dans la peur.

Mayeye attend que la Guinée lui délivre enfin un des passeports qu’elle délivre au compte-goutte.

A chacun de ces jeunes, Monsieur le Préfet a une mauvaise raison de ne pas accorder de titre de séjour. Une très mauvaise raison, parce que le seul véritable motif, c’est que notre République ne sait plus respecter les traditions d’accueil et de fraternité qui avaient jadis fait son honneur.  Sur les 88 265 mineurs étrangers isolés arrivés en Europe en 2015, la France n’a officiellement enregistré que 320 demandes d’asile, soit 0,36% du total européen ; la même année, la Suède en a enregistré 35250, la Norvège, plus de 5000…

 

Voilà ce qu’est devenue la France sous les gouvernements successifs de Sarkozy et Hollande : un pays recroquevillé sur lui-même, un pays qui nous fait honte, un pays auquel l’Allemagne de madame Merkel peut maintenant donner des leçons d’humanités.

Voilà pourquoi ces 13 jeunes majeurs étrangers scolarisés n’obtiennent pas de papier. Parce qu’à force d’avoir peur de la montée du Front National, nos responsables politiques pratiquent une politique d’exclusion dont les Frontistes eux-mêmes n’osaient rêver.

Voilà pourquoi plusieurs de ces 13 jeunes vivent tous les jours dans la rue; en devenant majeurs sans papiers, ils n’ont pas d’hébergement, pas de bourse, pas d’aide alimentaire.

Voilà pourquoi après la  fermeture des internats scolaires en juin, d’autres élèves déjà dehors en fin de semaine, les rejoindront dans la rue tous les jours. Parce que la Préfecture ne leur donne pas de papier, parce que le Conseil Départemental ne leur donne rien pour vivre alors que c’est son devoir, parce que les associations exigent des papiers pour les accueillir.

A Amiens, dans la Somme, ces jeunes qui ont fui la guerre, la misère et la maladie sont quelques-uns des 0.36% qui ont pu mettre le pied sur notre territoire. Jusqu’à ce jour, grâce à ce service public qui aujourd’hui encore nous honore, ils ont l’école. Monsieur le Préfet, donnez-leur des papiers pour qu’ils aient un toit et de quoi manger! Nous, enseignants, travailleurs de l’éducation, militants du RESF, citoyens du monde, voulons être fiers de notre République!

 

Que vont-ils devenir l’année prochaine ?

 

Alassane SYLLA, Linda NGALULA, Ariane LINDA LUKAU, Almar SYLLA, Thiirno-Sadou CONDÉ, Ailton MUDIAKI, Jeans NDOMBASI, Joël OKONGA, Hamidou CAMARA, Mayeye FADIGA, Obed Edom KUMUTUA MAKEMBELE, Lina MEGARI. Précious THOMAS

 

Quels points communs entre toutes ces personnes ? Elles ont toutes entre 18 et 22 ans. Ca pourrait être votre enfant, votre camarade de classe, votre grand frère ou votre grande soeur. Ils sont tous scolarisés dans un lycée amiénois. À l’Acheuléen, à Thuillier, à Luzarch, à La Hotoie, à Boucher de Perthe. Ils préparent leur bac, font leur contrat d’apprentissage. Comme tous les élèves.

 

Comme tous les élèves, ils sont préoccupés par leur avenir. Quelle orientation ? Quel établissement ? Quelle filière ? Mais pour eux, d’autres questions vitales se posent. Des questions plus compliquées. Plus angoissantes.

 

Car en plus de leur vie de lycéen, ces adolescents vivent dans la peur. Pour certains, la peur du soir, du moment où ils doivent contacter le 115 pour un logement d’urgence. La peur de s’entendre dire qu’il n’y a plus de place et qu’il faudra alors dormir dans la rue. Tenter de dormir car le lendemain, il faudra retourner en stage.

 

Pour d’autres, la peur de la police qui peut venir les chercher à tout moment pour appliquer l’OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) qui leur a été signifié. Pour ceux-là, l’école est le seul endroit où ils se sentent en sécurité. Pour d’autres encore, la peur de la fin de mois, ou plutôt du début de mois. Comment tenir, manger, aller en cours avec 90€ par trimestre ?

 

Et pour tous, la peur du mois de juillet.

 

Car au mois de juillet, ils seront dans l’angoisse. Il n’y aura plus que cela. Plus d’école où se réfugier. Plus de toit où dormir, où vivre. Plus le droit d’être ici, parmi nous. Alors qu’ils ne veulent qu’une chose : poursuivre leurs études en France.

 

Chaque situation est différente. Une est dans l’obligation de partir, seule, dans un pays devenu étranger, pour obtenir un hypothétique visa lui permettant de continuer sa scolarité. Une autre a une adresse ne répondant pas aux canons de la préfecture et se retrouve dans l’impossibilité de demander un titre de séjour. Pour celle-ci, le dossier de régularisation est bloqué car il manque un extrait d’acte de naissance provenant de son village d’origine. Pour d’autres, c’est l’assurance de perdre sa  place en foyer, sans solution alternative.

 

Chaque cas déborde de tous les côtés des cases dans lesquelles l’administration veut les mettre. Car tout ceci est organisé, par des lois. Tout ceci est fait en notre nom.

 

Ne l’acceptons pas ! Ce ne sont pas des numéros que l’on met dans des boîtes. Ce sont des adolescents. Des élèves comme les autres à qui il faut permettre de poursuivre leurs études. Et pour cela, commençons par leurs donner le droit de vivre parmi nous, puis un endroit pour vivre, pour qu’ils puissent aller à l’école.

 

Pour Ailton, nous demandons des papiers, un toit et une école.

Pour Lina, nous demandons des papiers, un toit, une école. 

Pour Ariane, des papiers, un toit, une école.

Pour Linda des papiers, un toit, une école.

Pour Almar des papiers, un toit, une école.

Pour Thiirno-Sadou des papiers, un toit, une école.

Pour Alassane des papiers, un toit, une école.

Pour Jeans des papiers, un toit, une école.

Pour Joël des papiers, un toit, une école.

Pour Hamidou des papiers, un toit, une école.

Pour Mayeye des papiers, un toit, une école.

Pour Oued Edom des papiers, un toit, une école.

Pour Précious des papiers, un toit, une école.

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Discours de Ken Loach pour la Palme d’Or à Cannes 2016

Publié le par Patrick Kaczmarek

« Recevoir la Palme, c’est quelque chose d’un peu curieux car il faut se rappeler que les personnages qui ont inspiré ce film sont les pauvres de la cinquième puissance mondiale qu’est l’Angleterre.

C’est formidable de faire du cinéma, et comme on le voit ce soir c’est très important. Le cinéma fait vivre notre imagination, apporte au monde le rêve mais nous présente le vrai monde dans lequel nous vivons. Mais ce monde se trouve dans une situation dangereuse. Nous sommes au bord d’un projet d’austérité, qui est conduit par des idées que nous appelons néo-libérales qui risquent de nous mener à la catastrophe. Ces pratiques ont entraîné dans la misère des millions de personnes, de la Grèce au Portugal, avec une petite minorité qui s’enrichit de manière honteuse. Le cinéma est porteur de nombreuses traditions, l’une d’entre elles est de présenter un cinéma de protestation, un cinéma qui met en avant le peuple contre les puissants, j’espère que cette tradition se maintiendra. 

Nous approchons de périodes de désespoir, dont l’extrême-droite peut profiter. Certains d’entre nous sont assez âgés pour se rappeler de ce que ça a pu donner. Donc nous devons dire qu’autre chose est possible. Un autre monde est possible et nécessaire. »

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Lettre ouverte au Président de la république

Publié le par Patrick Kaczmarek

Monsieur le Président de la République,

À Hiroshima, le 11 avril de cette année, John Kerry a plaidé pour un monde sans armes nucléaires. La Maison-Blanche a par ailleurs annoncé le mardi 10 mai que le Président Obama effectuera un déplacement à Hiroshima à la fin du mois de mai, à l’occasion de sa probable dernière visite au Japon, après le sommet du G7 qui doit s’y tenir.

Nous nous réjouissons que la première puissance nucléaire mondiale réitère les propositions contenues dans le discours du Président Obama à Prague le 5 avril 2009. C’est une bonne nouvelle qui est à mettre à l’actif des luttes multiformes conduites à travers le monde tant par les citoyens, et en premier lieu les survivants d’Hiroshima et de Nagasaki (les Hibakusha), que par les Maires à l’instigation des Maires d’Hiroshima et de Nagasaki, les parlementaires, les  des États du monde, les réseaux d’organisations et de personnes (ICAN, Global Zero etc.).

Nous aurions préféré cependant qu’une telle intention se soit traduite par des propositions concrètes à New York en 2015 lors de la dernière conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) ou lors d’une instance légitime en termes de droit international plutôt qu’en marge du G7.

Vous savez comme nous que toute utilisation des armes nucléaires aurait des conséquences humanitaires et environnementales catastrophiques. Nous regrettons que la France, et les autres puissances nucléaires dont les Etats-Unis d'Amérique qui pratiquent le grand écart entre leur pratique et leur discours,  joue de nouveau la politique de la "chaise vide" en ne participant pas au « groupe de travail à composition non limité chargé de faire avancer les négociations multilatérales sur le désarmement nucléaire », tenu du 2 au 13 mai 2016créé par la résolution 70/33 de l'AG des Nations-Unies qui travaille  pour la mise en place d’un Traité d’interdiction des armes nucléaires. S’engager dans cette démarche implique évidemment que tous les Etats possédant des armes nucléaires, dont la France, s’engagent à stopper tous les programmes de modernisation de leurs arsenaux atomiques.

C’est pourquoi nous vous demandons solennellement de vous rendre à Hiroshima à l’occasion du prochain G7,  de rencontrer les Hibakusha et de visiter le musée contre les bombes A et H d’Hiroshima.

Pour concrétiser les déclarations favorables à un processus de désarmement nucléaire faites à de nombreuses reprises par la représentation de la France au TNP, nous vous demandons d’annoncer à Hiroshima que la France s’engage à geler tous les programmes de modernisation de son arsenal atomique.

Ce serait un signal fort pour le monde entier et cela constituerait des économies budgétaires considérables pour des mesures économiques et sociales en faveur d’un développement durable dont le peuple français et le monde entier a tant besoin.

La France sortirait grandie au plan mondial car les opinions publiques dénoncent de plus en plus le double langage des États dotés de l’arme nucléaire (EDAN)  qui exigent le désarmement nucléaire pour les autres mais continuent à violer le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) à travers leurs politiques respectives de modernisation de leurs arsenaux nucléaires.

Nous vous remercions par avance de nous indiquer vos intentions suite à la présente demande.

Le 12 mai 2016

Le Mouvement de la Paix

Porte-parole : Roland Nivet, contact : 0685028714

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A l'appel du RESF Somme, Douze personnes et familles parrainées par le Maire de la ville de LONGUEAU...

Publié le par Patrick Kaczmarek

 

Mot du Réseau Education Sans Frontières de la Somme au Parrainage Républicain d’une dizaine de familles et personnes sans papiers à la mairie de Longueau, le 4 mai 2016

 

                Merci Madame le Maire, Mesdames Messieurs les maires Adjoints et Conseillers Municipaux d’avoir organisé avec le Réseau Education Sans Frontières de la Somme, ce parrainage républicain avec nos Amis, (les 12 familles et personnes étrangères), ayant fui le MAROC, le CONGO, le NIGERIA, l’ALBANIE, la GUINEE, l’ARMENIE, l’ALGERIE, Amis étrangers dont 95%, ici, sont expulsables de France avec l’arrêté préfectoral que l’on appelle « Obligation de Quitter le Territoire Français ».

Merci également aux Camarades et Amis Samariens, puisque c’est aujourd’hui comme cela que les citoyens de la Somme sont nommés, d’avoir accepté d’être marraines et parrains aux côtés des élus de la municipalité de Longueau.

                Madame le Maire, Mesdames, Messieurs du Conseil Municipal de LONGUEAU, vous avez détrompé Monsieur le Préfet de la Somme et également Monsieur le Secrétaire Général, eux qui pronostiquaient, depuis l’élection de Monsieur Hollande, président de la République en 2012, que désormais les élus bouderaient les parrainages républicains et qu’ils allaient être désormais sages, lucides, sensès et « rangés » pour ne s’occuper que de la chose municipale, d’autant qu’avec la crise économique et bien on « ne peut pas accueillir toute la misère du monde »…, supprimant par là, la seconde phrase de Michel ROCARD,  qu’il « faut en prendre sa part »…

                Et oui, Mme le Maire, Mmes, Mrs les Adjoints et Conseillers Municipaux, vous êtes toujours indignés face aux souffrances des familles et personnes de notre planète, Vous ne vous êtes pas contentés de paroles mais vous avez repris une des phrases de Stéphane HESSEL : « Il faut faire la distinction entre le légal et le légitime. Pour nous c’est le légitime qui compte. C’est pourquoi, nous résistons… »  

A l’occasion de ce parrainage, vous faites honneur aux Droits de l’Homme, par cet accueil des étrangers en souffrance, par ce combat pour la préservation du Droit d’Asile, pour finalement faire reculer les xénophobies et prôner la solidarité. Voilà la grandeur attendue d’un pays, la France, la 5ème puissance mondiale, sinon c’est la Loi de la jungle qui prévaut ! En fait, vous mettez en application 2 périphrases que défend le RESF, à savoir « Nous les prenons sous notre protection » et « Nous sommes des enfants de sans-papiers ».

Cette cérémonie de parrainage républicain de la ville de LONGUEAU, se transcrit dans la campagne nationale du Réseau Education Sans Frontières intitulée « printemps des migrants de 2016 sur le thème : Des papiers, un toit, une école, égalité des droits ». En effet, ce parrainage concrétise pour nous tous, non seulement un acte de fraternité humaine, mais aussi un geste de résistance dans le rejet des étrangers comme maux de notre société qui souffre du chômage. C’est aussi pour nous tous, de voir mettre en place une politique migratoire qui respecte la dignité des personnes étrangères en souffrance et refuser la stigmatisation ambiante des migrants…

Au-delà de cette initiative, le Réseau Education Sans Frontières de la Somme s’inscrit dans des formes de solidarité telles que la mise en place des cours de français par des associations, notamment ceux réalisés, pour des déboutés du droit d’asile, par les « CEMEA » (avec le soutien du Conseil Régional de Picardie pendant 20 mois) et par des militants du syndicat « SUD-Education », la sortie du livre « Yé-quoi ? Les Yézides du Sinjar à la Picardie » et des permanences hebdomadaires pour assurer les recours juridiques pour la régularisation des titres de séjour et l’accès aux droits fondamentaux (logement, soins, formation, vie en famille…), formes de solidarité qui sont les exemples de désobéissance pour faire vivre les valeurs légitimes de la République. Il faut le savoir, le Préfet de la Somme à l’époque a tout fait pour faire « capoter » (et il y a réussi) cette formation aux déboutés en écrivant au président du conseil régional en mars 2014, comme quoi cette formation était illégale ! Pour autant le Réseau Education Sans frontières de la Somme se sent à l’aise dans cette démarche d’insoumission car, pas plus tard qu’hier, Frédéric LORDON, un des soutiens à « Nuits-Debout » vient de signer un mot d’ordre lancé par des étudiants et des professeurs pour accueillir dans les écoles, les universités toutes celles et ceux qui fuient les guerres, les persécutions «en prenant acte de l’impuissance de l’Europe à mettre en place des politiques d’accueil respectant la dignité et l’intégrité des exilés, en constatant des pratiques déshumanisantes des pouvoirs publics qui refusent de considérer ces femmes et ces hommes comme des individus animés de projets et de désirs, mais parlent de flux, de chiffres, de menaces au mieux de potentiels qu’il faudrait gérer, optimiser, contenir »…

Car après des années d’une politique xénophobe, indigne, avec des lois françaises toujours plus dures en contradiction avec les droits fondamentaux (Déclaration universelle des droits de l’Homme, Convention internationale des droits de l’Enfant…), un changement de politique migratoire en profondeur restait attendu en 2012 pour l’avenir, pour redonner sens au vivre ensemble.

Hélas, depuis l’élection de François Hollande, les pratiques du ministère de l’Intérieur sont restées les mêmes : arrestations, rétentions, enfermements de familles, séparations en emprisonnant un jeune, un père ou une mère, pas de moratoire des expulsions, droit de vote des étrangers aux oubliettes !! …

Bref, ce qui était inacceptable sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy le reste sous celui de son successeur. Etre « sans-papiers » n’est pas un délit !

Grâce à votre soutien indéfectible, Madame le Maire, Mesdames Messieurs du conseil Municipal de Longueau, nous essaierons de continuer à ce que ces personnes et familles sans papiers puissent retrouver la dignité et la citoyenneté que tout être humain se doit d’avoir…

 

Tel RESF: 07 88 99 64 67, Courriels: resfsomme@gmail.com, Site: www.educationsansfrontieres.org, http://resf.amiens.free.fr, Permanences: mercredi 17h30, salle Dewailly Amiens

 

Réseau Education Sans Frontières de la Somme avec le soutien de: Ligue des Droits de l’Homme, SUD-Education, FCPE, Léo-Lagrange, FSU, CGT-Educ, SGEN-CFDT, UNSA-Education, Union départementale CGT, Union syndicale "Solidaires", UNEF, l'ASMA, Union pour la Dignité des Chômeurs, ATTAC, Confédération Paysanne, Ligue de l'Enseignement, Mouvement de la Paix, Théâtre «Charnière», Femmes Solidaires, Association «Vie Brisée», Association de lutte contre l’illettrisme «CARDAN», Espéranto 80, Théâtre "BEN'ARTS", Coordination des Intermittents et Précaires de Picardie", les CEMEA, EMF, Fédération Syndicale Etudiante, Journal «Fakir», CIMADE, SUD-Santé, Asso «Faites de la Résistance», Asso d’Ethno-Psychanalyse, Nouvelle Afrique, Théâtre «La Roue Libre», Asso Générale des Etudiants de Picardie», Asso «Culture, Animation, Prévention, Sports», Association «Défense Enfants International», Asso «CAP-VERT d’Amiens», Asso «Bulles de Théâtre», Groupe Musical «Bordel de Mel et Boris PELOSOF-TRIO», Asso de Solidarité aux Arméniens «ARATTA», Asso «Boite Sans Projet», Association de Solidarité aux Yézides «Mala-Ezdîye-Amiens ou la Maison des Yézidis d’Amiens», Association des Russophones «Bouledeneige» Chorale «Bande à Rosa»  …

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Communiqué commun : Halte à la répression/ action les 17 et 19 mai 2016

Publié le par Patrick Kaczmarek

 Halte à la répression,
Oui à l'action pour le retrait de la loi travail


Depuis maintenant plus de deux mois, les salariés, les privés d'emploi, les retraités et la jeunesse agissent, en phase avec l'opinion publique, pour le retrait de la loi travail et pour obtenir des droits de haut niveau pour tous.

Cela s'est traduit par des manifestations, des rassemblements, des grèves et des actions très diverses.

Toutes avaient pour ambition, dans un esprit pacifique, de mettre sur le devant de la scène l'aspiration légitime à pourvoir intervenir sur l'ensemble des choix qui vont impacter le monde du travail.

Cette citoyenneté active n'est assurément pas du goût du pouvoir politique et économique.

Pis, le gouvernement, pour tenter de faire taire toute contestation, utilise la répression sans modération.

Des manifestants, soucieux d'être des acteurs de leur propre vie, ont ainsi subi des provocations et ont été victimes d'agressions policières.

L'utilisation par le gouvernement de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution française limitant la discussion démocratique a libéré les esprits revanchards et réactionnaires.

Cet acte autoritaire a été perçu par ceux qui haïssent les progressistes comme un signal encourageant leurs tentatives de criminaliser l'activité syndicale.

Après la condamnation des Goodyear à de la prison ferme pour avoir défendu leur outil de travail et leur emploi, le procureur de la République a préconisé 5 ans de prison ferme envers deux jeunes de notre département mobilisés contre la loi El Khomry.

Les syndicats CGT, FSU, Solidaires, UNEF et UNL de la Somme condamnent les multiples gardes à vues, la criminalisation de l'activité syndicale et exigent l'arrêt des procédures contre les citoyen(e)s engagés contre la loi travail.

L'intersyndicale s'engage à apporter le soutien nécessaire à ces jeunes militants et réaffirme, avec force, que cette répression n'est pas de nature à nous intimider.

Dans les prochains jours, les actions se poursuivront afin que nos exigences soient satisfaites.

C'est la raison pour laquelle les syndicats CGT, FSU, Solidaires, UNEF et UNL de la Somme appellent la jeunesse, le monde du travail à exercer son droit de grève et plus largement à manifester :

les mardi 17 et jeudi 19 mai 2016

sur l'ensemble du département et notamment

à Amiens, à 14 h 30, à la maison de la culture.

Amiens, le 16 mai 2016.

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