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MUMIA lettre d'information du 28 mars 2016

Publié le par Patrick Kaczmarek

MUMIA AURA 62 ANS LE 24 AVRIL

Pour mémoire, Mumia avait 28 ans lorsqu’il fut arrêté et condamné à mort. Comme vous le savez, 34 ns plus tard, il est gravement malade mais toujours pas soigné ! Il ne pourra bénéficier du traitement contre le virus de l’hépatite C que si la justice fédérale accède à sa demande. Le jugement est en cours de délibéré. Cette décision pourrait être connue dans les prochaines semaines. Dans cette attente, il a quitté l’infirmerie de la prison et a été remis en cellule malgré un état général très affecté et les souffrances induites par la maladie. Chaque jour qui passe sans traitement est un jour de trop qui pourrait l’exposer à la mort. C’est dire la responsabilité du juge qui devra se prononcer : pour ou contre une deuxième peine de mort !

Nos amis américains, à l’exemple de la carte-postale qui a recueilli 30.000 signatures en France, ont mis à disposition une pétition en ligne (en anglais) pour exiger du Gouverneur de Pennsylvanie qu'il intervienne contre cette maltraitance dont sont victimes des milliers de prisonniers atteints de l’hépatite C. Nous vous invitons à la signer en cliquant sur ce lien : http://www.iacenter.org/prisoners/mumia/maj-petition032116//

Une délégation du Collectif français LIBERONS MUMIA (Claude Guillaumaud-Pujol et Jonathan Lère) se rendra prochainement aux Etats-Unis pour participer à diverses initiatives de mobilisation. La délégation, sous réserve de l’accord de l’administration pénitentiaire, devrait rencontrer Mumia le jour de son 62ème anniversaire. Elle devrait également rendre visite à Debbie, Janet et Janine, ces trois femmes incarcérées depuis 38 ans pour un crime qu’elles n’ont pas commis (voir ci-après la campagne internationale pour leur libération conditionnelle).

 

LIBERTE POUR DEBBIE, JANET ET JANINE

Avez-vous signé la carte-pétition (pièce jointe) exigeant la libération de Debbie, Janet et Janine ? Comme Mumia, ces femmes sont aux prises de l’infernale machine judiciaire de Pennsylvanie depuis 38 ans. En mai prochain elles se présenteront pour la 7ème année consécutive devant la Commission de libération conditionnelle ... Trois petits films pour en savoir plus sur la communauté MOVE dont sont issues ces trois femmes et sur l’acharnement des autorités politiques et judiciaires de Pennsylvanie à leur encontre. Ce montage sous-titré en français a été réalisé par Jonathan Lère, responsable du site Web du Collectif Mumia.

 

MISTER MUMIA

Le groupe français « Big Joe Hunter and The Blues Beans » prend son inspiration des Bluesmen du Mississipi et de la culture amérindienne. « MISTER MUMIA » est un des titres de leur dernier album intitulé « La voix de l’Ours ». Une manière pour ces artistes de contribuer au combat international pour la libération du journaliste et du prisonnier politique qu’est Mumia Abu-Jamal. Qu’ils en soient chaleureusement remerciés. Ecoutez « MISTER MUMIA » dont la musique et les paroles résonnent déjà aux Etats-Unis et au Mexique :

Vous pouvez également vous procurer leur CD à l’aide du bon de commande en pièce jointe. Le groupe reversera une partie du bénéfice des ventes au profit de la défense de Mumia.

 

LE PAPE ET LA PEINE DE MORT

Il y a quelques semaines, à la veille de la rencontre « Pour un monde sans peine de mort » organisée chaque année à Rome par la communauté Sant’Egidio, le pape François a demandé de suspendre les exécutions capitales partout dans le monde. Réitérant son opposition à la peine de mort, comme il avait déjà eu l’occasion de le rappeler devant le congrès des Etats-Unis en septembre 2015, le pape a manifesté le souhait de promouvoir « une justice pénale ouverte davantage à l’espérance et à la réinsertion dans la société »Lire la suite en pièce jointe.

 

INFORMATIONS & INITIATIVES

  • Lycée professionnel Becquerel à Tours (37) : exposition consacrée à l’affaire Mumia Abu-Jamal du 21 au 25 mars + projection du film documentaire « Toute ma vie en prison » le 29 mars suivi d’un débat en présence de Claude Guillaumaud-Pujol (biographe de Mumia) ;
  • Mercredi 6 avril (18h), rassemblement mensuel pour la libération de Mumia place de la Concorde à Paris ;
  • Jacky Hortaut et Claude Guillaumaud-Pujol représenteront le Collectif français LIBERONS MUMIA à la réunion du Comité de pilotage de la Coalition mondiale contre la peine de mort qui aura lieu à Dar es Salaam en Tanzanie les 15 et 16 avril ;
  • A l’invitation de la municipalité de Saint-Denis (93), une importante délégation américaine des soutiens à Mumia participera le samedi 30 avril à la célébration du 10ème anniversaire de la RUE MUMIA ABU-JAMAL de la ville. Nous aurons l’occasion de revenir prochainement sur cet évènement ;
  • Congrès de la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) à Angers du 7 au 10 juin : une délégation du Collectif Mumia ira à la rencontre des journalistes du monde entier pour les sensibiliser (expo, livres, CD, DVD) à la situation de leur confrère, le journaliste de radio Mumia Abu-Jamal. Cette Fédération dont sont notamment membres les syndicats français SNJ et SNJ-CGT rassemble 600.000 adhérents répartis en 179 organisations (139 pays).

 

A savoir : lorsqu’on clique sur un LIEN qui ne s’ouvre pas, on le met en surbrillance,

puis un clic droit et on choisit l'une des deux rubriques suivantes :

"ouvrir le lien hypertexte » ou "ouvrir le lien dans une fenêtre en navigation privée".

 

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Après les attentats de Bruxelles, condamnation et solidarité

Publié le par Patrick Kaczmarek

Après les attentats de Bruxelles, condamnation et solidarité
mais aussi action commune pour un monde de justice et de paix

Après les attentats qui viennent de frapper successivement en quelques semaines en Côte d’Ivoire, au Mali, en Turquie et aujourd’hui en Belgique, le Mouvement de la Paix affirme sa solidarité, sa compassion avec les victimes et leurs familles et partage leur douleur et leur souffrance.

Il réitère avec la plus grande vigueur sa condamnation de ces attentats et de tous les actes terroristes.

L’heure est à la réaffirmation de notre attachement aux valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de dignité, de solidarité et de notre détermination commune pour bâtir un monde de justice et de paix que nous devons gagner par l’action commune des peuples.

 

Le 22 Mars 2016
Le Mouvement de la Paix


Contact : 01 40 12 09 12
Email : national@mvtpaix.org

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CONGRES - La lettre hebdomadaire 8

Publié le par Patrick Kaczmarek

Édito

Par Camille Lainé
Secrétaire générale du MJCF

Loi Travail - La jeunesse est dans la rue !

Cher-e-s Camarades,

Comme vous le voyez certainement partout dans vos territoires, l’heure est à la mobilisation pour notre génération.

Le projet de « Loi Travail » annoncé par le gouvernement sonne comme une véritable bombe auprès des jeunes de notre pays. Alors que la précarité est grandissante et que l’incertitude du lendemain est notre sentiment quotidien, cette loi nous condamne à travailler plus, gagner moins et se faire virer plus facilement.

Avec plus de vingt organisations de jeunesse progressistes, nous avons su répondre directement par un message clair, dans l’unité : le refus de cette loi et des propositions à porter en opposition.

En lien avec notre travail militant, des initiatives ont émergé sur internet et les réseaux sociaux jouant un rôle clé dans la bataille d’idée et nous aidant à mobiliser sur le terrain.

Depuis, vous connaissez la suite, une énorme première journée de mobilisation le 9 mars avec plus de 500 000 personnes dans les rues et une deuxième journée le 17 mars qui a mobilisé toujours plus de jeunes.

Partout, les camarades du Mouvement Jeunes Communistes de France sont en tête des manifestations, présents massivement dans les AG et incontournables dans les initiatives.

Cette place qu’à aujourd’hui la « JC» dans ce mouvement, que certains comparent facilement à ceux qui ont marqué les dernières décennies, est le fruit du travail en commun que nous menons avec le PCF partout. Nous partageons des locaux, nous sommes aidés par les différentes structures du parti de multiples façons et surtout nous avons une qualité d’échange politique de plus en plus grande et qui donne de véritables perspectives au mouvement communiste dans son ensemble.

La période que nous vivons, notamment autour du mouvement, constitue un véritable vivier de réflexion que nous devons poursuivre ensemble jusqu’au congrès et après. Quel rapport des jeunes au travail ? Comment enrichir la campagne « Zéro chômage pour une société du partage ! » du parti avec nos propositions en termes de jeunesse, quelles pratiques politiques innovantes ou bien tout simplement quelle place pour la jeunesse dans la société ? Les questions ne manquent pas et les chantiers sont prometteurs.

A l’heure où je vous écris ces lignes nous préparons déjà les journées du 24 et 31 mars qui seront des dates incontournables pour infliger une défaite au goût d’espoir et de reconstruction de l’alternative aux politiques de ce gouvernement. Ces journées nous allons les réussir ensemble et sachez que les camarades de la JC seront des compagnons de lutte à la hauteur de vos enjeux. Et l’on ne doute pas que vous nous le revaudrez bien.

A demain dans la rue !

 

Lire sur le site du congrès

 

 

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Non aux accords de la honte entre l’UE et l’Etat fasciste turc !

Publié le par Patrick Kaczmarek

Au cours des derniers jours, les représentants de l’Union européenne ont rencontré le Premier Ministre turc, A. Davutoglu, pour engager une négociation honteuse sur la crise des réfugiés. L’Etat turc utilise les personnes fuyant les atrocités de la guerre comme un élément de chantage contre l’Union européenne. En donnant à la Turquie la possibilité même d’utiliser ces migrants comme monnaie d’échange pour quelconques revendications financières ou politiques, les pays européens ont clairement négligé les principes fondamentaux de démocratie, des droits humains et du droit à la jouissance d’une vie libre et digne qui sont à la base de cette unité européenne.

 

Nous constatons avec beaucoup de regrets que les Etats membres de l’UE ont choisi de se taire concernant la complicité de l’AKP avec Daesh d’une part et les massacres commis par l’Etat turc contre sa population kurde d’autre part. Ces mêmes kurdes combattent pour l’Humanité, la liberté et la démocratie, contre l’obscurantisme de Daesch.

Au cours des six derniers mois, les autorités turques ont bombardé des villes, tuant de nombreux civils sans défense. Ces crimes atroces contre l’humanité sont commis sous les yeux du monde entier. Le temps est venu d’obliger la Turquie à arrêter cette barbarie sanglante.

 

Rappel des comportements criminels de la Turquie au cours des six derniers mois:

 

* L’utilisation de la crise des migrants à des fins politiques et économiques : demande accrue d’aide financière aux organes de l’Union européenne, sans pour autant venir en aide aux réfugiés;

 

* Faciliter le passage des réfugiés à travers ses frontières délibérément laissées poreuses, dans le but de pousser l’Europe dans une crise des réfugiés;

 

* L’utilisation des milliards d’euros d’aides de l’Union européenne destinés aux réfugiés syriens, pour combattre les kurdes et soutenir Daech;

 

* Le non-respect de l’accord de cessez-le-feu en Syrie résultant de la poursuite des bombardements quotidiens sur les cantons kurdes de Kobanê et Efrîn en Syrie;

 

* Les massacres de civils dans des villes à majorité kurde: au cours des six derniers mois,  plus de 700 civils, parmi lesquels des bébés, des enfants, des personnes âgées, des femmes enceintes, ont été sauvagement massacrés dans les villes de Cizre, Silopi, Idil, Nusaybin, Sur et Gever;

 

*Le massacre de 150 kurdes, brulés vifs dans le sous-sol des maisons qui ont pris feu sous les bombardements des forces armées turques. .

 

* L’arrestation de centaines de militants politiques, maires, intellectuels et journalistes qui avaient osé dénoncer ces atrocités.

 

L’objectif principal de l’Union européenne n’est-il pas la défense des droits fondamentaux indivisibles et universels, la préservation de la paix et, finalement, le respect des valeurs démocratiques ?

 

Si cela est effectivement le cas, nous vous appelons à:

 

  • Condamner les actions de l’Etat turc
  • Tenir une position ferme et digne contre le chantage et les menaces de l’Etat turc
  • Poursuivre la Turquie devant vos juridictions pour les crimes de guerre qu’elle a commis
  • Adopter des sanctions économiques, politiques et militaires contre les autorités turques

 

 

Conseil Démocratique Kurde en France (CDKF)
16, rue d'Enghien - 75010 Paris
Tel: 09.52.51.09.34

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Diffusion de la pétition et appel à signature "Pas de salon de l'armement à Paris !"

Publié le par Patrick Kaczmarek

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Le gouvernement bouge ! A quand le retrait ? #loitravailnonmerci – Mise à jour à propos de "Loi travail : non, merci @MyriamElKhomri ! #loitravailnonmerci"

Publié le par Patrick Kaczmarek

 

Caroline De Haas vient de publier une mise à jour sur la pétition que vous avez signée intitulée "Loi travail : non, merci @MyriamElKhomri ! #loitravailnonmerci"

 

 

14 mar. 2016 — Bonjour à toutes et tous, vous l'avez peut-être suivi cet après midi : suite à la mobilisation citoyenne et syndicale, le gouvernement a annoncé aujourd'hui des changements dans le projet de loi Travail. Après 3 semaines de déni et de tentatives de "pédagogie", le gouvernement reconnait enfin que son projet de loi ne passe pas ! Sur le site http://loitravail.lol et en bas de ce message, vous... Lire la suite

 

 

Rectangle à coins arrondis: Lire la suite

 

 
 

 

 

 

 
 

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A lire sur Femmes solidaires

Publié le par Patrick Kaczmarek

Femmes solidaires et l’Association Protection sur Ordonnance s’engagent pour l’accès à la justice des femmes victimes de violences

Publié le : 12 mars 2016

Il est difficile de libérer la parole des femmes victimes de violence ; et quand elles parviennent à mettre des mots sur ce qu’elles ont subi, l’accès à la justice relève pour beaucoup d’entre elles du parcours de la combattante.
L’aide juridictionnelle est accordée sous critères de ressources. Pour avoir accès à l’AJ totale, il faut gagner moins de 1 000 euros net. Très concrètement, cela empêche aux femmes qui sont rémunérées au SMIC d’en bénéficier. Les conséquences sont dramatiques : non reconnaissance (...)

Café féministe « Laïcité et droits des femmes » à Arcueil

Publié le : 11 mars 2016

Exposition « Ca nous est égales » à Cachan

Publié le : 11 mars 2016

Projection débat de « 1000 rosiers pour Ravensbrück » à Lille

Publié le : 11 mars 2016

Exposition « Femmes du Mexique : mêmes droits pour l’égalité » à Montoir de Bretagne

Publié le : 11 mars 2016

L’avortement, un combat féministe toujours d’actualité !

Publié le : 11 mars 2016

Femmes solidaires est signataire de cet appel, également accessible sur le site de Médiapart : https://blogs.mediapart.fr/edition/...

Il aura fallu attendre une épidémie pour parler de l’avortement dans le monde. Début février 2016, la Haute Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU a demandé aux gouvernements d’Amérique latine de libéraliser leurs lois sur l’avortement afin de donner aux femmes le choix de poursuivre ou non leur grossesse en cas de suspicion d’une contamination par le virus Zika. Les autorités locales avaient quant à elles préféré conseiller aux femmes de « ne pas être enceintes ». Comble de l’hypocrisie, dans des pays où l’avortement est encore considéré comme un crime et l’accès à la contraception extrêmement difficile voire inexistant.

L’avortement est pourtant une réalité : une grossesse sur cinq est interrompue de façon volontaire dans le monde. C’est aussi une liberté fondamentale qui fait partie du droit à la santé sexuelle et reproductive, inscrit dans des conventions internationales comme le programme d’action du Caire, auxquelles la quasi-totalité des Etats a souscrit il y a plus de vingt ans. L’accès à l’avortement sûr et légal, tout comme l’accès à la contraception, est une composante clef de la réussite des politiques de développement international, d’égalité des sexes, de lutte contre la pauvreté. Des femmes qui ont la capacité de faire leurs propres choix, de planifier leurs grossesses sont des femmes qui peuvent s’impliquer dans un parcours scolaire, subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs proches.

En dépit de ces engagements et des nombreuses recommandations de l’ONU, pour qui forcer une femme à poursuivre une grossesse est une violence à son encontre, de nombreux pays continuent à restreindre l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive dont l’avortement sûr et légal fait partie. L’Europe ne fait pas exception à la règle. En Pologne et en Irlande, la loi est toujours aussi restrictive. En Macédoine, au Portugal et en Espagne, le droit des femmes à disposer de leur corps est en sursis. Et bien que les attaques contre Le Planning américain aient été condamnées aux Etats-Unis par plusieurs décisions juridiques, le lobbying acharné des anti-choix a gagné le Parlement européen, où les attaques contre le droit à l’avortement et plus précisément contre les associations de planning familial se sont intensifiées.

Et en France ? Alors que plusieurs mesures phares ont été prises pour améliorer l’accès à l’avortement (suppression de la notion de détresse, remboursement à 100% et suppression du délai de réflexion entre autres), l’accès n’est toujours pas garanti dans tous les territoires du fait des restructurations hospitalières qui ont conduit à la fermeture de nombreuses maternités et centres IVG ; ni pour tous les publics, comme le montrent notamment les difficultés éprouvées par un certain nombre de femmes étrangères à avoir recours à une IVG totalement prise en charge et dans de bonnes conditions. Et le climat des dernières élections régionales n’augure rien de bon pour les droits des femmes. Pourtant, les droits sexuels, acquis de haute lutte et inscrits dans la loi grâce à notre mobilisation, sont un préalable à l’égalité femmes-hommes : contraception, avortement, éducation à la sexualité, lutte contre le VIH/sida sont indissociables et doivent s’appliquer de la même façon sur tout le territoire ! Les attaques répétées contre ces droits nous alertent, mais elles ne nous découragent pas ! – bien au contraire ! Nous, organisations féministes, associations d’éducation populaire, syndicats, associations familiales progressistes, organisations de défense des droits humains, sommes parmi celles et ceux qui, partout dans le monde, sont attaché.e.s à la défense des libertés fondamentales.

Nous nous mobilisons aujourd’hui pour demander que ces libertés soient pleinement reconnues et respectées, en France et en Europe. Pour ce faire, nous demandons en premier lieu la suppression de la double clause de conscience spécifique à l’IVG. Le code de la santé publique donne déjà le droit aux médecins de refuser de pratiquer des actes contraires à leurs principes, le maintien d’une clause spécifique pour l’avortement renforce la culpabilisation des femmes véhiculée par la société et rend plus compliqué l’accès à l’IVG. Rappelons qu’en Italie, où plus de 80% des médecins refusent de pratiquer l’avortement, la clause de conscience n’est pas un enjeu symbolique, mais un véritable problème de santé publique !

Nous exigeons que la prise en charge des femmes en demande d’IVG inclue le choix des méthodes, un accueil par un personnel formé et volontaire, avec des moyens suffisants pour prendre en charge toutes les demandes d’IVG.

De plus, face à un système de santé qui subit de plein fouet les baisses de crédits et la concentration croissante de l’offre de soins (avec, comme conséquence, le rallongement des délais d’attente, l’impossibilité de choisir la méthode d’interruption de grossesse ou le type d’anesthésie) nous réaffirmons que la défense du droit à l’IVG passe aussi par une attribution des moyens à la mesure des besoins. Toute politique progressiste qui n’est pas accompagnée par des moyens adéquats, est une politique illusoire.

Enfin, nous appelons aujourd’hui à une mobilisation européenne de toute la société civile pour que le droit à l’avortement soit enfin reconnu comme un droit fondamental par tous les Etats d’Europe : c’est un enjeu de santé publique, c’est un enjeu démocratique, c’est un enjeu d’égalité.

Oui à nos droits, tous nos droits, et à la liberté de choix d’avoir un enfant, ou non

Les signataires :

Le Planning Familial

Act Up-Paris

ANCIC - Association Nationale des Centres d’IVG et de Contraception

CADAC - Coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception

CFDT

CGT

CNAFAL - Conseil National des Associations Familiales laïques-

CNDF – Collectif national droits des femmes

Fédération SUD Santé Sociaux

Femmes Solidaires

FIT- Une femme, un toit

La CLEF

Projet de loi travail : non à la double peine pour les femmes !

Publié le : 11 mars 2016

Femmes solidaires est signataire de cette tribune, par ailleurs parue sur le site du Monde.

Une fois de plus, le gouvernement oublie les droits des femmes. Le préambule de l’avant-projet de loi rappelle que “le principe d’égalité s’applique dans l’entreprise. L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes doit y être respectée”. Voilà pour la théorie, et c’est bien le minimum quand on sait que les femmes continuent de gagner en moyenne un quart de moins que leurs homologues masculins et que la France se classe 132e en matière d’égalité salariale sur 145 pays. Le problème, c’est que cette déclaration de principe n’est accompagnée d’aucune mesure pour rendre enfin l’égalité effective.

Surtout, le projet de loi repose sur l’inversion de la hiérarchie des normes et fait systématiquement primer les accords d’entreprise sur les accords de branche ou la loi. Ce principe est fondamentalement nuisible à la lutte pour l’égalité professionnelle, qui n’a avancé qu’imposée par la loi et sous la pression des luttes féministes. Ajoutons que les femmes sont plus nombreuses dans les TPE/PME, où il y a moins d’implantation syndicale, et donc moins de possibilité de négocier et de se mobiliser. Faire primer les accords d’entreprise entraînera donc une baisse des droits et garanties collectives dans les secteurs à prédominance féminine.

Dans la (longue) série de régressions prévues pour l’ensemble des salarié-e-s, certaines seront particulièrement discriminantes pour les femmes. C’est d’abord le cas sur la négociation égalité professionnelle, déjà bien malmenée par la loi Rebsamen. Les obligations des employeurs sont encore allégées : les négociations annuelles peuvent devenir triennales, les accords d’entreprise primeront sur les accords de branche, et la durée de vie des accords sera limitée à 5 ans, sans garantie de maintien des avantages acquis ! En bref, l’égalité professionnelle qui avance déjà très très lentement sur le terrain, est renvoyée aux calendes grecques !

Le temps de travail est le premier facteur discriminant pour les femmes, qui effectuent toujours 80% des tâches ménagères. La norme du présentéisme, imposée notamment pour les cadres, les exclut des postes de responsabilité. De l’autre côté, 80% des salarié-es à temps partiel sont des femmes, avec un salaire et une protection sociale partielle, mais une flexibilité et des amplitudes horaires maximum. Au lieu de réduire la durée légale du travail pour faire converger le temps de travail des hommes et des femmes, et permettre à toutes et tous d’exercer leurs responsabilités familiales, le projet de loi renforce considérablement la flexibilité. Il augmente les durées maximum de travail, notamment pour les cadres, et renforce les possibilités pour l’employeur de modifier de façon unilatérale les horaires et le temps de travail sans déclencher d’heures sup. Pour les salarié-es à temps partiel, c’est la double peine : un salaire partiel, une précarité maximum, et des heures supplémentaires qui seront demain encore moins bien payées ! La majoration de leurs heures complémentaires est déjà deux fois plus faible que celle des salarié-es à temps plein, qu’à cela ne tienne, le projet de loi rajoute encore de la discrimination : le taux de majoration légal ne sera plus que de 10%, alors qu’il atteignait 25% actuellement. Cerise sur le gâteau, les délais de prévenance en cas de changement d’horaires pouvant être réduits à 3 jours au lieu de 7 actuellement.

Pour toutes celles qui ne pourront pas s’adapter, les modalités de licenciement sont facilitées. Aujourd’hui déjà, la moitié des femmes qui arrête de travailler à la naissance d’un enfant connaissait auparavant des horaires atypiques (de nuit, le week-end ou le soir). Demain, ce projet de loi facilitera les licenciements de celles et ceux qui ne pourront pas s’adapter à la flexibilité imposée. Enfin, le projet de loi réforme en profondeur la médecine du travail. Il supprime la visite d’aptitude obligatoire et centre le suivi médical sur les salarié-es dits à risques. Sauf que les risques et la pénibilité des métiers à prédominance féminine sont justement sous évalués. Une caissière de supermarché, qui porte chaque jour 15 tonnes, sera-t-elle considérée comme exerçant un métier à risque ?

Pour toutes ces raisons, nous, féministes, disons non au projet de loi travail. Toute réforme du code du travail devrait au contraire se donner pour objectif de faire enfin de l’égalité une réalité !

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AAFC - Conférence-débat le 21 mars 2016

Publié le par Patrick Kaczmarek

L'Association d'amitié franco-coréenne a le plaisir de vous convier à une conférence-débat :

 

"Des étudiants français en stage à l'université Kim Il-sung de Pyongyang (Corée du Nord) en 2015"

 

le lundi 21 mars 2016 de 19h à 22h

à la Maison des associations

14, avenue René Boylesve

75016 Paris

Métro : Passy (ligne 6) - Bus : Pont de Bir-Hakeim (ligne 72)


animée par Patrick Maurus, professeur de langue et de littérature coréenne à l'Institut national des langues et civilisations orientales, traducteur, et des étudiants de retour de Pyongyang.

Pour la bonne organisation de cette réunion, merci de confirmer votre participation en répondant au présent message.
 

--


Association d'amitié franco-coréenne
+33 6 48 69 81 89
www.amitiefrancecoree.org

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Le Mouvement de la Paix condamne l'attribution de la Légion d'honneur au prince héritier d'Arabie

Publié le par Patrick Kaczmarek

Le Mouvement de la Paix condamne l'attribution de la Légion d'honneur au prince héritier d'Arabie saoudite

 

 

Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed Ben Nayef, également ministre de l'Intérieur, a été décoré de la Légion d'honneur vendredi dernier, le 4 mars 2016, par le président de la République française François Hollande.

 

Le 2 janvier dernier, 47 personnes avaient été mises à mort en une seule journée dans ce royaume.

 

En 2015, 153 personnes ont été exécutées en Arabie saoudite, selon le décompte de l'AFP basé sur des chiffres officiels. C’est un niveau inégalé depuis 20 ans, dans ce royaume ultraconservateur régi par une interprétation intégriste et liberticide de l'Islam et qui exerce une répression féroce en particulier contre les femmes qui enfreignent des lois qui les privent de leurs droits les plus élémentaires.

 

Notre condamnation est d’autant plus forte que l’Arabie saoudite, avec la complicité des producteurs, vendeurs et financeurs d’armes, a aidé directement ou indirectement à armer Daesh.

 

La France a vraiment mieux à faire que de distribuer des Légions d’honneur à des personnes comme le prince héritier qui ne la mérite en aucune façon.

 

Le 08.03.2016


Le Mouvement de la Paix

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Le Mouvement de la Paix appelle à agir dans l’union la plus large contre le projet de loi El Khomri

Publié le par Patrick Kaczmarek

Le Mouvement de la Paix appelle à agir dans l’union la plus large contre le projet de loi El Khomri

La logique financière et spéculative qui accompagne la mondialisation des économies se caractérise par la recherche du profit maximum et impose à de nombreux peuples des régressions sociales et humaines intolérables. La casse du droit du travail que prévoit la loi El Khomri  s’inscrit dans ces régressions et ne ferait qu’accroitre cette violence structurelle du système dont sont victimes des millions de personnes en France et en premier lieu, ceux qui sont privés d’emploi ou menacés de licenciements ainsi que les jeunes déjà soumis à une précarisation inhumaine et déstabilisante.

Cette loi, en mettant l’intérêt des actionnaires au-dessus du droit des salariés, fait prévaloir la loi du plus fort. Ainsi, en fragilisant encore plus les CDI, en favorisant l’augmentation de la durée du temps de travail, en facilitant les licenciements, elle va favoriser le chômage et mettre à mal encore plus la cohésion sociale de notre société.

Pourtant, les évènements récents qu’a connus la France ont montré l’urgence de mesures favorisant la cohésion sociale de la société française. Il faut pour cela reconstruire au cœur de notre République et sur tout le territoire, les moyens d'une puissante politique de justice sociale, d’égalité des droits et de respect de l’ensemble des droits humains, notamment dans l’entreprise, là où le code du travail doit garantir ce respect.

Ce projet est par ailleurs en contradiction avec les programmes des Nations Unies pour la promotion d’une culture de la paix et de la non-violence qui appellent justement au renforcement de tous les droits humains.

C’est sur ces considérants que le Mouvement de la Paix appelle ses militants à agir dans l’union la plus large contre le projet de loi El khomri.

Le 08.03.2016
Le Mouvement de la paix

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