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Rapport du SIPRI : Pas d’austérité pour les armes !

Publié le par Patrick Kaczmarek

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE


Le nouveau rapport du SIPRI :
les dépenses militaires mondiales 2012

 

Pas d’austérité pour les armes ! Une légère baisse, mais un constat effroyable

 

En baisse (de 0,5%) pour la première fois depuis 1998, alors qu’elles avaient augmenté de 65% entre temps, les dépenses militaires mondiales ont encore totalisé 1750 milliards de dollars en 2012. C’est un niveau encore supérieur au pic atteint vers la fin de la guerre froide. Cette diminution (légère) est principalement due à la réduction des dépenses de guerre des USA en Afghanistan et à la crise de la dette en Europe de l’Ouest. Ainsi, en Grande Bretagne, le débat sur le renouvellement des Trident se polarise sur leur coût, mettant en évidence, en creux, leur faible contribution à la sécurité du pays !

Toutefois l’ensemble des États membres de l’Otan, en assurant toujours la plus grande part de ces dépenses avec près de 1000 milliards de dollars, entretient une militarisation des relations internationales qui incite les pays émergents à maintenir leurs efforts de défense, même si on peut noter une diminution de moitié du taux de croissance moyen (sauf pour la Chine avec + 7,8% et la Russie avec + 16%)

 

Le SIPRI évalue le montant des dépenses militaires de notre pays à respectivement 46,64 milliards d’euros en 2010, 45,11 en 2011, 45,02 en 2012. Le gouvernement s’apprête à faire voter à l’automne, une nouvelle loi de programmation militaire maintenant un tel niveau de dépenses pour les cinq années à venir, sur la base d’un nouveau Livre blanc de la défense, et ce alors qu’il prétend ne pas avoir d’argent pour financer les dépenses sociales.

En pleine crise, la part des richesses mondiales détournées dans les dépenses militaires est toujours à un niveau insupportable et rien n’indique une volonté de les réduire d’une manière significative. Ces dangereux gâchis financiers doivent être consacrés à la satisfaction des besoins humains les plus élémentaires et aux grands défis auxquels l’humanité doit faire face, contribuant ainsi à la construction d’un monde plus juste et plus sûr.

Plus que jamais, pour contribuer à une sortie de crise, une réduction significative des dépenses de l’Etat dans le domaine militaire et le transfert des économies doit être réalisées pour :

- développer les services publics

- financer des politiques d’emploi et de ré-industrialisation impliquant la reconversion des compétences et des équipements vers des productions civiles.  

- faire face aux défis écologiques et énergétiques,

- développer une industrie du désarmement, de dépollution/désirradiation des sites, de déconstruction des porte-avions et sous-marins

- promouvoir une culture de paix à tous les niveaux (depuis l’éducation jusqu’aux actions diplomatiques internationales pour la paix).

 

Il est plus que jamais urgent de réduire les dépenses militaires et d’abandonner les nouveaux programmes nucléaires impliquant le maintien de ces dépenses à un haut niveau pour de nombreuses années.

A l’occasion de la journée mondiale du 15 avril pour la réduction des dépenses militaires, le Mouvement de la Paix réitère sa proposition de mettre en débat dans les institutions internationales la réduction de moitié des budgets militaires pour les 10 ans à venir. Dans le même temps, il propose à l'Etat Français l’adoption par le Parlement d’un Livre blanc de la culture de paix et la création d’un ministère de la culture de paix.

 

Le Mouvement de la Paix

 Saint-Ouen, le 15 avril 2013

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3ème Journée Mondiale d’Action sur les Dépenses Militaires

Publié le par Patrick Kaczmarek

 

 


3ème Journée Mondiale d’Action sur les Dépenses Militaires

 

Comment réagir à la crise économique en tant que mouvement pacifiste ? Une des pistes les plus importantes à suivre c’est les dépenses militaires, qui s’élevaient en 2011 au total colossal de US$ 1.700 milliard. Pas besoin d’être un génie pour reconnaître que cette somme pourrait être dépensée d’une manière très différente. Mais chacun sait que pour changer le cours des choses, il nous faut une mobilisation !

 

Le 15 avril 2013, sur tous les continents, des gens se réuniront à l’occasion de la 3ème Journée Mondiale d’Action sur les Dépenses Militaires (sigle anglais GDAMS). Nous encouragerons tout le monde à y participer. Les organisateurs peuvent prévoir leurs actions le jour même, ou quelques jours avant ou après le 15 avril.  

 

Face à la crise économique et aux pressions des institutions financières internationales, bon nombre de gouvernements ont choisi de réduire leurs dépenses en faveur des besoins essentiels: santé, éducation, emploi, sécurité sociale. Au niveau mondial nous avons besoin d’investissement pour faire face au changement climatique, lutter contre les maladies mortelles, et atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement. Pourtant, en dehors de quelques exceptions courageuses, et malgré des réductions limitées, les gouvernements continuent de gaspiller des ressources considérables dans le domaine militaire. Dans certains pays bien connus l’Etat continue de financer des armes de destruction massive, et de privilégier les aventures militaires plutôt que d’investir dans les solutions diplomatiques. Et presque l’ensemble des partis politiques semblent accepter ces priorités douteuses.

 

Le 15 avril a été choisi à bon escient : c’est le jour où l’Institut international de Stockholm de recherche sur la paix (SIPRI) publiera les données sur les dépenses militaires de 2012. Et aux Etats-Unis ce même jour est le Tax Day, occasion traditionnelle d’organiser des actions de sensibilisation sur la proportion du budget dédié à la défense, alors que les mesures d’austérité sabotent les services publics. Etant donné l’ampleur de l’actuelle crise budgétaire, les actions GDAMS pourraient recevoir une importante couverture médiatique.

 

L’exercice 2012 de GDAMS a été un franc succès avec environ 140 actions organisées dans 43 pays. En 2013, les activistes organiseront toute une gamme d’actions, comme des manifestations devant des bases militaires, des programmes éducatifs ou des flash mobs. Chaque organisateur élabore sa propre approche. Notre message collectif sera en rapport avec les derniers chiffres concernant les dépenses militaires mondiales. En même temps chaque activité GDAMS mettra en lumière des aspects différents du militarisme et de l’économie de la guerre.

 

Cette année, faisons encore mieux ! Pour parvenir à transférer les dépenses militaires en faveur des besoins humains, il faudra s’assurer que nos analyses soient écoutées lors des débats politiques de haut niveau. Le défi, c’est d’encourager des actions qui puissent convaincre les gouvernements de réaffecter leur budget de défense en faveur de programmes sociaux, et d’entamer des programmes de reconversion. Créer des partenariats avec des différents secteurs (syndicats, religions, justice sociale, développement durable, jeunesse…) ainsi qu’avec les politiques, renforcera notre impact.

 

Le Bureau international de la paix, organisateur de cette Journée, souhaiterait connaître vos projets, avant et après vos actions (www.gdams.org). Partager vos idées permettra d’inspirer des gens à innover et à élargir la mobilisation. N’oubliez pas d’envoyer un rapport et des photos /vidéos de vos actions !

 

Colin Archer, Secrétaire-général, Bureau international de la paix, Genève

Bureau national du Mouvement de la Paix

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Fidélité au combat émancipateur

Publié le par Patrick Kaczmarek

Ils ont des comptes a régler avec toi , Madame Thatcher , ils t'attendent...!!! "J'étais seulement un enfant de la classe ouvrière d'un ghetto nationaliste, mais c'est la répression qui a créé l'esprit révolutionnaire de liberté. Je ne me résoudrai qu'à la libération de mon pays, jusqu'à ce que l'Irlande devienne une république souveraine, indépendante et socialiste." Bobby Sands

 

 

Ils ont des comptes à régler avec toi, Madame Thatcher. Ils ne peuvent l'attendre... Elle descend aux enfers des mineurs !

 

"J'étais seulement un enfant de la classe ouvrière d'un ghetto nationaliste, mais c'est la répression qui a créé l'esprit révolutionnaire de liberté. Je ne me résoudrai qu'à la libération de mon pays, jusqu'à ce que l'Irlande devienne une république souveraine, indépendante et socialiste."

Bobby Sands

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Un prisonnier est mort le combat continu

Publié le par Patrick Kaczmarek

Le Collectif  National Pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens  demande au gouvernement français de condamner l’attitude des autorités israéliennes vis-à-vis des prisonniers palestiniens.

 

 

Mardi 2 avril 2013 Maysara Abu Hamdiyeh, 64 ans, emprisonné depuis 2002, et victime depuis plusieurs années de négligences médicales délibérées alors qu’il était atteint d’un cancer de la gorge, est mort en détention. Il avait été transféré samedi 30 mars dans un état très grave, de la prison Eshel de Beersheba à l’hôpital Soroka où son avocat avait constaté que, incapable de parler il était maintenu menotté, mains et pieds à son lit.

 

La colère est grande parmi les détenus dans toutes les prisons et dans la population palestinienne devant l’acharnement criminel des autorités pénitentiaires israéliennes.

 

Le Collectif partage cette colère et ne peut admettre l’inertie de la France devant une situation pourtant parfaitement connue. Il a à maintes reprises alerté le gouvernement sur la gravité de la situation des prisonniers et spécialement des détenus malades. La France doit exiger qu’une commission internationale indépendante enquête sur les conditions de cette mort et le suivi médical des prisonniers.

 

 Le Collectif demande que la France contraigne Israël au respect du droit international et du droit humanitaire, en particulier de la quatrième Convention de Genève, des règles et principes de base de l’ONU pour le traitement des détenus et pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d'emprisonnement. Il faut que le gouvernement Français agisse immédiatement pour la libération des prisonniers politiques atteint de maladies graves, ou dont l'état de santé est jugée préoccupant.

 

Par ailleurs le Collectif s’interroge sur l’absence de réaction de la France  à propos des résolutions adoptées par le CDDH de l’ONU concernant le dossier israélo-palestinien, alors qu’elle s’est félicitée des résolutions concernant les autres pays.

 

Pour ces raisons, nous demandons à être reçus en audience par le Ministre des Affaires étrangères dans les plus brefs délais.

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Les limites d'un traité sur les armes

Publié le par Patrick Kaczmarek

5 avril 2013

Le Monde diplomatique

Les blogs du « Diplo » - Défense en ligne

Les pays exportateurs sauvent leur peau

Les limites d'un traité
sur les armes

par Philippe Leymarie

Certes moins romanesque que les mensonges « les yeux dans les yeux » de l'ex-ministre français du budget, Jérôme Cahuzac, mais plus réjouissant : l'adoption mardi soir, par l'Assemblée générale des Nations unies, à une très large majorité, d'un premier traité sur le commerce international des armes dites classiques ou conventionnelles. Aux termes de ce texte, qui était en discussion depuis sept ans, chaque pays devra désormais évaluer, avant toute transaction, si les armes vendues risquent d'être utilisées pour contourner un embargo international, commettre un génocide ou des « violations graves » des droits humains, ou être détournées au profit de terroristes ou de criminels.

En dépit des cris de victoire du secrétaire général de l'ONU M. Ban Ki Moon qui évoque « un succès diplomatique historique » supposé donner « un nouvel élan bienvenu à d'autres efforts de désarmement », l'adoption du traité n'est qu'un commencement :

§   Le texte, adopté par cent cinquante-quatre voix pour, trois contre et vingt-trois abstentions, doit à présent être signé et ratifié par chacun des pays : il  n'entrera en vigueur qu'à la cinquantième ratification, ce qui pourrait prendre encore plusieurs années.

§   Le consensus général des cent quatre-vingt-treize pays-membres de l'ONU n'a pu être obtenu en raison de l'opposition résolue de trois Etats, à savoir la Syrie, la Corée du Nord et l'Iran. C'est pourquoi il a été décidé d'en passer par un vote à l'Assemblée, où il suffisait de réunir les deux tiers des voix, ce qui - politiquement - est cependant moins fort qu'une adoption par consensus.

§   Parmi les vingt-trois pays  qui se sont abstenus, il y a surtout des  pays émergents, dont certains des principaux exportateurs (Russie, Chine) et acheteurs de ces armes (Egypte, Inde, Indonésie).

Acteurs non-étatiques

Le traité, même s'il concerne une large palette d'armements, exclut les équipements destinés aux forces de l'ordre, les transports de troupes (même blindés), les drones, une partie des munitions et pièces.

Explicitement, le texte ne fait pas référence aux livraisons d'armes à des « acteurs non-étatiques » (tels que les rebelles en Tchétchénie ou en Syrie), qui est la raison invoquée par Damas pour voter contre, ou encore par la Russie pour s'abstenir.

L'Inde, un des principaux acheteurs d'armes actuels, considère par ailleurs ce traité comme « déséquilibré », car privilégiant les exportateurs au détriment des importateurs, et permettant aux premiers d'annuler unilatéralement des contrats de livraison d'armes sur la base de soupçons souvent invérifiables (...)

Lire la suite de cet article de Philippe Leymarie :

Les limites d'un traité sur les armes

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·         « Là-bas si j'y suis » : avril 2013

05/04. La valise diplomatique

·         Tunisie, compromis historique ou chaos ?

01/04. Nouvelles d'Orient
Alain Gresh

·         « Mystery » de Lou Ye, un film noir au coeur de la ville

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·         Sus à l'islam ! Ils ne se fatiguent jamais...

24/03. Nouvelles d'Orient
Alain Gresh

·         Le pape François et les promesses d'un nom

19/03. La valise diplomatique
Frei Betto

MANIÈRE DE VOIR : « FAUT-IL ABOLIR LES FRONTIÈRES ? »

Physiques, culturelles ou symboliques, les frontières continuent de fragmenter les sociétés. Elles partagent les peuples et les cultures en même temps qu'elles les rassemblent et les préservent ; elles sont source de guerres, mais constituent des espaces d'échanges et de rencontres. Menaçantes et protectrices, elles cristallisent « deux manières de se perdre ».

Manière de voir « Faut-il abolir les frontières ? »

Numéro 128, avril - mai 2013, 100 pages, 8,50 euros.

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© Le Monde diplomatique avril 2013

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[Comites] défense anti-missiles

Publié le par Patrick Kaczmarek

Source : "Mer et Marine"

La défense anti-missile balistique navale

02/04/2013

 

crédits : US NAVY.

Les récents essais nord-coréens comme les recherches entreprises par l’Iran laissent planer le spectre d’une menace nucléaire sur les pays occidentaux et leurs alliés. C’est pourquoi, bien que complexe et coûteuse, la défense contre les missiles balistiques n’en sera pas moins l’un des grands enjeux militaires des prochaines années. Un impératif face à la prolifération d’engins aux portées croissantes.

 

La défense anti-missile balistique (DAMB) constitue une préoccupation croissante à travers le monde, notamment en Europe, autour du Moyen-Orient et dans la zone Asie/Pacifique. La prolifération des armes balistiques représente en effet une réelle menace, d’autant que le nombre et la portée de ces missiles ne cessent de s’accroître et que certains pays ont, ou auront à terme, la possibilité de les doter d’ogives nucléaires, ainsi que de têtes bactériologique ou chimiques.  En 2010, le Conseil de l’Atlantique estimait qu’en dehors de l’OTAN, de la Russie et de la Chine, 5550 à 6250 missiles balistiques étaient en service dans le monde, dont 500 à 700 d’une portée de 2000 à 3000 km et une quarantaine pouvant atteindre de 3000 à 5500 km. Et ces portées devraient continuer de croître avec le recours à des engins multi-étages. Ainsi, le missile iranien Shahab-6, dérivé du Taep'o dong 2 nord-coréen, pourrait atteindre s’il devient opérationnel la barre des 6000 km. Mais, d’ores et déjà, le sud-est de l’Europe est à portée des missiles iraniens, alors que la Corée du nord semble bien partie pour être en mesure, un jour prochain, d’atteindre le territoire américain. 

 

 

Portées des missiles iraniens et nord-coréens (© MER ET MARINE - VW)

 

Missile balistique iranien (© DROITS RESERVES)

 

 

La mobilité, atout des marines

 

 

Face à cette nouvelle menace, les Occidentaux veulent développer des boucliers anti-missiles se basant à la fois sur des sites terrestres, mais aussi sur des plateformes navales. Celles-ci offrent comme principal avantage d’être mobiles et, ainsi, peuvent se positionner au mieux pour la détection et l’interception. En dehors de la protection des territoires nationaux, l’enjeu est de pouvoir offrir une DAMB de théâtre à des pays alliés éloignés, ainsi qu’à des forces expéditionnaires, qu’elles soient déployées à terre ou en mer. Car il faut aussi songer à protéger les forces maritimes d’une attaque balistique. Dans les années à venir, les groupes aéronavals ne seront, en effet, probablement plus à l’abri de cette menace car certains missiles, en projet, intègrent des systèmes de guidage terminal infrarouge pour frapper une cible mobile, par exemple un porte-avions. C’est le cas du DF-21 chinois, dont le développement est pris très au sérieux par les Américains. Les Chinois auraient d’ailleurs mené à bien, en 2012, un tir d’essai de ce nouvel engin, imaginé pour frapper un porte-avions en pleine mer, très loin des côtes.  

 

 

Missile balistique d'essai tiré depuis Hawaii (© US NAVY)

 

 

Combinaison de plusieurs moyens de défense

 

 

La défense anti-missile balistique est, néanmoins, une science complexe, qui nécessite des capacités technologiques de pointe, des moyens d’alerte avancée (satellites, radars à longue portée…) et des équipements d’interception spécifiques. Car il existe plusieurs types de missiles balistiques et, en fonction de leur portée et de la nature de la trajectoire, le volume d’interception varie significativement. Au-delà de pouvoir concevoir un missile d’interception capable de neutraliser une cible qui, en phase terminale, atteint une vitesse de 4000 à 6000 m/s, il faut également disposer de systèmes pouvant de traiter la menace à des altitudes très variables. En effet, les missiles balistiques peuvent s’élever jusqu’à 800 kilomètres d’altitude, c'est-à-dire dans l’espace, dans le cas d’une trajectoire en cloche. Celle-ci présente l’avantage d’augmenter significativement la vitesse lors de la phase de descente mais rend le missile détectable de loin. A l’inverse, les trajectoires en tir tendu montent beaucoup moins haut, ce qui permet de limiter les capacités de détection à longue portée de la défense adverse, mais l’énergie cinétique est moindre en phase terminale, ce qui rend l’interception des missiles plus « aisée ». Pour se donner une idée des valeurs, on estime que pour un missile d’une portée de 800 km, l’engin peut monter à 550 km d’altitude suivant un tir en cloche et demeurer sous la barre des 100 km en tir tendu.

 

 

Tir de missile SM-3 depuis un bâtiment américain (© US NAVY)

 

Tir de missile SM-3 depuis un bâtiment américain (© US NAVY)

 

 

Actuellement, il existe trois volumes d’interception possibles : le bas endo-atmosphérique (jusqu’à 60 km d’altitude), le haut endo-atmosphérique (60 à 120 km) et l’exo-atmosphérique (au-delà de 120 km). Or, aucun missile anti-missile balistique ne peut couvrir l’ensemble du spectre. Ainsi, l’intercepteur américain SM-3 (150 à 300 km d’altitude), mis en œuvre depuis les destroyers du type Arleigh Burke (USA) et Kongo (Japon), équipés du système de défense aérienne Aegis, est conçu pour l’exo-atmosphérique,  c'est-à-dire plutôt pour la neutralisation de missiles à longue portée (+ de 5000 km) avec trajectoire en cloche. Il ne sera, en revanche, pas capable de s’opposer à un missile d’une portée de quelques centaines de kilomètres à tir tendu, volant beaucoup plus bas. C’est pourquoi les Etats-Unis, qui disposent aussi du système terrestre THAAD  (jusqu’à 150 km d’altitude) souhaitent développer le SM-6 afin de couvrir le bas endo-atmosphérique jusqu’à 25 km d’altitude.

 

 

Tir d'un missile Aster 30 depuis une frégate française (© MBDA)

 

 

L’Europe divisée

 

 

En Europe, des réflexions sont en cours pour se doter d’une DAMB. Mais les points de vue divergent, notamment au sein de l’OTAN, entre les partisans d’un recours aux moyens américains (l’US Navy va d’ailleurs baser quatre Arleigh Burke dotés de SM-3 en Espagne à partir de 2014) et ceux défendant le développement d’un système  européen autonome, qui garantirait la souveraineté opérationnelle et technologique de l’UE dans ce domaine.  Le missile Aster de MBDA s’y prête parfaitement. Alors que l’Aster Block1, qui existe en version terrestre, peut neutraliser des missiles de  600 km de portée pour une altitude d’interception de 10 km environ, le développement d’un nouveau missile, l’Aster Block2, permettrait une interception entre 20 et 60 km, assurant une défense contre des missiles d’une portée allant jusqu’à 3000 km. Un tel outil permettrait de se prémunir contre l’essentiel des menaces, 93% des engins balistiques existant aujourd’hui ayant une allonge inférieure à 1000 km. 

 

 

L'Aster Block 1 équipe l'armée de Terre française (© MBDA)

 

 

Au passage, l’Europe pourrait développer une composante de DAMB navale, puisque l’Aster 30 équipe les nouveaux bâtiments de défense aérienne britanniques, français et italiens (T45 et Horizon), par ailleurs dotés des indispensables moyens de détection à longue portée (radar SMAR-L) et de poursuite (Sampson, EMPAR). Moyennant certaines adaptations des systèmes de combat et l’optimisation des senseurs, ces navires pourront offrir une première capacité européenne de DAMB navale. Celle-ci fournirait un bouclier anti-missile au territoire de l’UE, à partir de la Méditerranée par exemple, mais pourrait aussi servir à la protection des bases et des unités déployées à l’étranger. On notera qu’en matière d’électronique, les moyens européens commencent déjà à évoluer. Thales développe, ainsi, une nouvelle version du SMART-L, optimisé pour la DAMB. Ce radar équipera les frégates néerlandaises du type LCF, leur offrant une capacité d’alerte lointaine et de désignation d’objectif. Le groupe d’électronique français planche, également, sur une évolution du radar multifonctions Herakles, afin que celui-ci puisse servir à la conduite de tir contre des missiles balistiques.

 

 

Frégate du type franco-italien Horizon (© MARINA MILITARE)

 

Destroyer britannique du type 45 (© ROYAL NAVY)

 

Frégate néerlandaise du type LCF avec son radar SMART-L en noir (© RNN)

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Onu et commerce des armes

Publié le par Patrick Kaczmarek

Le traité sur le commerce des armes enfin adopté à l'ONU

Créé le 02-04-2013

Le Nouvel Observateur avec AFP

Par Le Nouvel Observateur avec AFP

En discussion depuis sept ans, la résolution ouvrant le traité à la signature a été adoptée par 154 voix pour et 3 contre (Syrie, Corée du Nord, Iran).

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Nouvel Observateur

Le traité adopté vise une meilleure régulation du commerce international des armes. (AP/SIPA)

Le traité adopté vise une meilleure régulation du commerce international des armes. (AP/SIPA)

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L'Assemblée générale de l'ONU a adopté mardi 2 avril le premier traité sur le commerce international des armes classiques, mais plusieurs des acteurs majeurs de ce marché se sont abstenus lors du vote. 

La résolution ouvrant le traité à la signature, à partir du mois de juin, a été adoptée par 154 voix pour et 3 contre (Syrie, Corée du Nord, Iran). Mais 23 pays se sont abstenus, parmi lesquels certains des principaux exportateurs (Russie, Chine) ou acheteurs de ces armes (Egypte, Inde, Indonésie). 

En discussion depuis sept ans, ce traité est le premier texte international majeur sur le désarmement depuis l'adoption du traité sur l'interdiction des essais nucléaires de 1996.

Un long processus de négociations

Les 193 pays membres de l'ONU n'avaient pu se mettre d'accord par consensus jeudi dernier à New York sur ce texte de 15 pages censé moraliser les ventes d'armes, un marché de 80 milliards de dollars par an. L'Iran, la Syrie et la Corée du Nord avaient bloqué le texte à l'issue de dix jours de négociations. 

Une centaine de pays, dont la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, ainsi que de nombreux pays africains et latino-américains, ont alors proposé que l'Assemblée adopte une résolution reprenant le projet de traité et l'ouvre ainsi à la signature. 

Chaque pays est libre de signer ou non le traité et de le ratifier. Il entrera en vigueur à partir de la 50e ratification, ce qui pourrait prendre deux ans, selon des diplomates. La Russie a d'ores et déjà indiqué qu'elle pourrait ne pas le signer. 

"Un jour historique"

Le principe du traité est que chaque pays évalue, avant toute transaction, si les armes vendues risquent d'être utilisées pour contourner un embargo international, commettre des "violations graves" des droits de l'homme, ou être détournées au profit de terroristes ou de criminels. Si c'est le cas, la transaction ne doit pas être autorisée. 

Les armements couverts vont du pistolet aux avions et navires de guerre, en passant par les missiles. Le traité porte sur tous les transferts internationaux (importation, exportation, transit, courtage), sans toucher aux législations nationales sur l'acquisition et le port d'armes. 

Les Etats-Unis, principal pourvoyeur d'armes de la planète avec 30% du marché, ont obtenu que les munitions soient traitées à part, avec des contrôles moins complets. Le texte laisse par ailleurs ouverte la possibilité que certains transferts d'armements au titre de l'aide militaire bilatérale soient exemptés.

En présentant la résolution, l'ambassadeur du Costa Rica Eduardo Ulibarri a salué "un texte équilibré et vigoureux" et a invité les délégués "à faire de ce jour un jour historique".

Russie, Syrie et Cuba : entre opposition et abstention

L'ambassadeur russe Vitali Tchourkine a indiqué que son pays "allait examiner soigneusement le texte (du traité) à Moscou avant de décider de l'utilité ou non d'y adhérer". Il a critiqué "un certain nombre de lacunes" dans le texte, dont l'absence de contrôle spécifique des livraisons d'armes aux rebellions (comme en Tchétchénie ou en Syrie) ou des "critères d'évaluation du risque pas assez clairs". 

L'ambassadeur syrien Bachar Jaafari a renouvelé l'opposition de son pays, déplorant que le texte ne fasse pas référence explicitement aux "acteurs non-étatiques", comme l'opposition armée syrienne. L'ambassadeur cubain Rodolfo Reyes a justifié l'abstention de son pays en affirmant que le traité "octroyait des privilèges aux principaux pays exportateurs".

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BULLETIN DS

Publié le par Patrick Kaczmarek

LA LETTRE de 

                                                  DROIT-SOLIDARITE

                     (Association adhérente à l'Association Internationale des Juristes Démocrates)

                                   _________________________________________________________

                      c/o weyl-porcheron, 160 rue du Temple 75003 PARIS - dixième année. Avril 2013  n° 109

 

POISSONS D'AVRIL !  C'est tous les ans pareil :on ne peut pas sortir un premier avril et ne pas offrir de poissons. Normalemenrt ils devraient être dispersés en train de nager dans le bassin du numéro  Mais l'actualité nous offre une telle quotidienneté d'informations invraisemblables que le jeu serait trop difficile. Alors, les voici en vrac dans le filet, tout pêchés : C'est l'annonce par Hollande de la convocation d'une Constituante pour mettre fin au présidentialisme, C'est la décision du MEDEF de faire mea culpa et de ramener les salaires des grands patrons à 10 fois le SMIC, c'est la décision par Israel de démanteler les colonies, c'est Marine Le Pen qui, dans une crise de contrition prend le voile et entre au couvent, qu'est-ce que ça frétille, le poisson d'avril !

 

DU MARC DE CAFE POUR L'ELYSEE ! Oui, du marc de café pour y lire l'avenir. Car dans son allocution, Notre ¨Président a expliqué qu'il n'avait pas prévu que la crise durerait. Autrement dit, c'était imprévisible : une crise tellement accidentelle ! Un présideent normal ne pouvait prévoir qu'un foncitonnement normal. Et la continuation de la crise était imprévisible dans le foncitonnement noramal de cette remarquable construction européenne, ni dans le fonctionnement normal du social libéralisme. Encore autremen dit, ce n'est pas une crise systémique. Parce qu'une crise systémique est faite pour durer, tant qu'on n'a pas changé le système. Mais voilà : le cahngement maintenant n'était pas pour changer le système. Alors, l'étonnant c'est cet étonnement que la crise dure, et que ce fut imprévisible, parce que cet étonnement est appelé lui-même à durer ! Et le changement n'est pas pour maintenant.:

 

POURQUOI TOUJOURS DES DEMI-MESURES ? Ce pourrait certes être dans le « Pas de quoi rire », mais c'est trop sérieux : Regrouper le Bas-Rhin et le Haut-Rhin participe après tout de la concentration vers le haut par une réforme territoriale éminemment anti-démocratique,. Mais du même coup c'est rendre à l'Alsace l'identité spécifique au nom de laquelle l'Aklemagne en avait revendiqué l'annexion. Mais alors, pourquoi ne pas aller jusqu'au bout, et y intégrer la Lorraine, pour faire plaisir à Merckel en remettant la bonne « Alsace-Lorraine » dans l'héritage de Bismarck, même si les Alsaciens, qui s'estimeraient d'abord des Français comme les autres, n'en étaient pas d'accord.

 

PRENEZ LE PRECEDENT Naguère, la pub de la SNCF était, en concurrence avec l'avion, « si vous voulez arriver à l'heure, prenez le train », l'exactitude étant la fierté proverbiale des chemins de fer français. L'un de nous vient d'expérimenter leur mise aux normes de la modernité austéritaire : Aller à St Brieuc : deux heures de retard. Retour, une demi-heure de retard,  Aller à Lyon, trente-cinq minutes de retard. Dans le premier cas, un train en panne sur la voie TGV, le deuxième : une panne de signalisation, le troisième, une panne d'aiguillages. Avec la réduction des emplois, la maintenance se dégrade. Et la SNCF va pouvoir changer de devise : « si vous voulez arriver à l'heure, prenez le train précédent »

 

PAS DE QUOI ETRE FIERS  Quand devant la tragédie syrienne, une quasi unanimité s'accorde à prêcher que les armes cèdent la place au dialogue, et à constater l'hétéroclicité de l'opposition, quand l'armée de ladite se distingue en prenant les casques bleus en otage, quand même des dirigeants le 'opposition démissionnent devant ses déviances et ses ambiguités, il n'en reste qu'un pour choisir l'alimentation de la solution militaire, dans le même camp que les pays frères du Qatar et de l'Arabie Saoudite, à se plaindre exceptionnellement des entraves européennes, si peu gênante en matière d'austérité, c'est le Président de la République Française. « S'il ne reste qu'un faucon je serai celui-là ! »  (pardon : il y aussi Cameron : en somme, l'héritage de Guillaume le Conquérant)

 

LA JOUE GAUCHE (?) DE L'U.E.  Nous avions, dans notre précédent numéro fait le sort qu'il méritait au rapport des juristes d'une prétendue « association pour les libertés fondamentales » sur le procès de Rabat, qui n'était qu'une louange du Tribunal et du Maroc. Or voilà qu'un des députés (français !) leur a organisé une conférence. au Parlement Européen  Au moment où des euro-députés voulant se rendre au Sahara Occidental venaient de se faire refouler par le Maroc comme indésirables ! « Et s'il me plait à moi d'être battue ? »

QUAND LE DROIT EST A GEOMETRIE VARIABLE  Comprenne qui pourra : Quand nous rappelons qu'il y a une résolution de l'Assemblée Générale de l'ONU qui déclare l'arme nucléaire illégale et criminelle, on nous répond « oui,mais ce n'est qu'une résolution, qui n'a pas de valeur juridique ». Mais ce sont les mêmes qui brandissent, pour justifier l'ingérence dite humanitaire, la résolution « Responsabilité de protéger ». Pourtant ce n'est aussi qu'une résolution. Mais celle-là aurait une valeur juridique. Il y a pourtant une grande différence : celle sur l'arme nucléaire est conforme aux dispositions de la Charte, et d'ailleurs s'y réfère, tandis que l'autre viole au moins l'article 2.7 et ne pourrait valoir qu'à condition de modifier la Charte, faute de quoi elle ne peut pas avoir de valeur juridique. Mais si on ne peut plus plier le Droit selon ses convenances, où va-t-on ?

 

CHACUN RECONNAIT LE SIEN  Jusque dans la mort, Chavez aura été un symbole, sur lequel chacun s'est exprimé selon son camp. Tous ceux qui luttent pour un monde de justice ont exprimé leur deuil et DS y a joint sa voix par le message suivant :Droit Solidarité partage évidemment la tristesse de tous les hommes et les femmes qui veulent changer le monde et y croient  Nous nous refusons toutefois à faire à Hugo Chavez l'injure de pleurer un homme providentiel dont la mort écrirait la fin de l'histoire. Le mérite historique de Chavez aura été non pas de s'imposer à son peuple pour le conduire dans la bonne direction, mais d'avoir su représenter les aspirations de ce peuple et lui offrir d'être ainsi, à son service, l'ouvrier du pouvoir populaire, en tenant compte de ce que le pouvoir politique dépend du pouvoir économique  Ainsi, l'ALBA, pour laquelle il a joué un rôle déterminant est le contre-modèle de l'Union Européenne, et donc un modèle pour les peuples d'Europe en lutte contre l'austérité imposée par la domination des banques. Nous pleurons un homme, mais nous gardons la boussole qui l'avait porté au pouvoir  Mais le meilleur hommage lui aura été rendu par ceux qui ont déchainé leur haine, les Estrosi et compagnie qui, faisant de la loi des « marchés » le principal Droit de l'Homme, ont poussé des cris d'orfraie parce que le représentant de la France en a salué la place historique, Sans doute les « républicains » US ont-ils eu leur mot de vérité en criant « bon débarras ». Mais les peuples peuvent faire qu'ils ne soient pas tellement débarrassés qu'ils le croient.

 

FACE AU DESORDRE MONDIAL LA SOLIDARITE  Les billets qui suivent sont tous consacrés à nos interventions aux cotés des peuples de pays les plus divers. Est-ce le hasard qui a fait que nous ayons multiplement été interpelés en une si courte période ? Nous le sommes à longueur d'année, mais la multiplicité nous a paru valoir de ene pas seulement en rendre compte énumératovement dans notre rubrique informative, car elle illustre le désordre actuel du monde. Mais sans doute aussi la résistance qu'il rencontre témougne des avancées de la conscience d'une alternative nécessaire et possible. Alors notre solidarité prend tout son sens : elle n'est pas seulement humanitaire : le Droit est indivisible  et si nous permettons qu'il soit violé pour d'autres, nous autorisons sa violation contre nous. Et puis, « Nous Peuples dees Ntaions Unies, nous sommes responsables de ce que nos Etats font ou ne font pas en nitreb jom. Nous l'avons déjà dit mais ne le répèterons jamais assez.

 

BANGLA DESH  A la suite des informations reçues, DS a envoyé à l'amnbassadeur la déclaration suivante :Droit Solidarité exprime sa profonde préoccupation devant les évènements qui se déroulent actuellement au Bangladesh; L'opinion mondiale a un peu oublié la tragédie qui a frappé ce pays quand, en 1971, il a voulu se séparer du Pakistan auquel il avait été artificiellement maintenu attaché sous domination islamiste lors de la décolonisation du sous-continent indien. Ce n'est que tout récemment qu'a été obtenu le procès des criminels responsables à l'époque de meurtres massifs. Mais voici que, en réaction à ce juste passage de la justice, les forces islamistes reviennent à l'attaque contre la laïcité qui avait fini par s'imposer. Ils se livrent aux pires violences, et il y a grand danger que le pays bascule à nouveau sous le joug de la dictature intégriste, au prix d'ailleurs des plus graves affrontements internes; Les membres du Jamat e Islami soutenu par le BNP attaquent et brûlent les maisons des minorités (Hindoues) accumulent les attentats, s'en prennent aux monuments nationaux, brûlent le drapeau du pays. Nous condamnons ces actes de violences commis par les islamistes, qui font

écho à celles de 1971, et tenons à dire aux autorités nationales notre totale solidarité avec les démocrates du Bangladesh

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ADRESSE AUX COREENS DU NORD  Nous avons toujours dénoncé les manoeuvres bellicitses de la marine US au large des côtes de la Corée du Nord et soutenu les affirmations de volonté venues tant du Nord que des progressistes du Sud, pour une réunification pacifique, démocratique et indépendante. Nous n'en éprouvons que plus de contrariéte quand nous apprenons les tests d'armes nucléaires de la Corée du Nord. Attachés à l'élimination absolue de l'arme nucléaire, nous ne pensons pas que la menace puisse en être brandie même à titre dissuasif. La Corée a d'abord besoin du plus grand rassemblement de l'opinion mondiale pour isoler et faire reculer le militarisme US et non de s'engager dans une escalade qui afdaiblisse cette solidarité et alimenter les mauvais prétextes de l'adversaire Investissez plutôt dans la solidarité des peuples pour faire respecter ensemble le droit qui est notre patrimoine commun. Et pour cela vous pouvez compter sur nous/

CAMEROUN  DS a envoyé à l'ambassadeur du Cameroun la déclaration suivane : Droit Solidarité a été informée de l'arrestation  et puis de la libération sous caution avec maintien des poursuites de MM. NDEMA et MOUTOUDOU, respectivement Président et Secrétaire Général de la plus ancienne organisation d'opposition. En soi, du fait même de cette qualité une telle procédure est a priori empreinte de volonté de faire échec  par tous les moyens à un fonctionnement élémentairement normal de la démocratie  Mais plus grave encore, ceci est confirmé par la nature même des motifs donnés à cette arrestation, parce qu'ils auraient été impliqués dans une manifestation qui, non seulement était parfaitement pacifique mais régulièrement déclarée, et réclamant  une modification des organismes électoraux comme étant de nature à porter une sérieuse atteinte à la sincérité du scrutin. Les mesures appliquées s'inscrivent donc dans la plus complète négation de tous les droits civils internationalement consacrés, que ce soit notamment la liberté d'association et la liberté d'expression. Nous voulons penser que les autorités camerounaises prendront toute la mesure du discrédit dont cela est de nature à frapper leur image, et ordonneront sans autre délai la levée des poursuites contre de personnalités politiques dont le maintien ne pourrait être qualifié que comme une forme de prise d'otages

 

MALI : LA MINUTE DE VERITE  Il semble acquis que bientôt l'ONU va enfin prendre la relève d'une mission qui ne pouvait se justifier que pour pallier sa carence. Mais alors,la présence militaire française perdra sa légitimité et devra prendre fin, car autrement elle deviendra cette fois un retour à la Françafrique. A suivre.

 

PAKISTAN  DS a reçu un communiqué du Comité Pakistanais pour la Paix et la Solidarité dénonçant l'incendie à Lahore de 180 maisons de la minorité chrétienne, comme constituant une nouvelle page des actions récurrentes contre les minorités, au nom d'une croisade contre le blasphème. Il demande qu'une enquête sérieuse soit diligentée, et que les poursuites corrélatives soient menées, mais aussi que soient abrogées les lois réprimant le blasphème, ainsi que la suppression des facteurs de haine dans les matériaux scolaires, en vue d'établir à la veille de prochaines élections une situation de respect des libertés et de la laïcité de l'Etat.

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LA CHARTE DES NATIONS UNIES ?  QUELLE CHARTE ?  Tout est bon pour discréditer ce gouvernement. On vient d'aller jusqu'à prétendre que Fabius avait dit que la France ne reconnaitrait la Palestine que s'il y a un accord avec Israel sous l'égide des Etats-Unis, Autrement dit, le droit des peuples à leur libre disposition, et leur obligation de respect mutuel, proclamés par la Charte seraient soumis au bon vouloir d'Israel, et l'autorité compétente pour présider aux relations internationales ne serait pas l'organe Onusien de la communauté universelle des peuples, mais les Etats Unis. L'ennui est que ce n'est pas une fausse information, Mais le rassurant, c'est qu'on ne risque pas tomber plus bas : on atteint le fond !

 

IRAK : UN AN NIVERSAIRE A MULTIPLES TIROIRS  D'abord le bilan : une guerre pour délivrer le peuple irakien de Saddam Hussein. Donc contraire à l'article 2.7 de la Charte qui interdit les interventions dans les affaires intérieures, mais pour quel beau résultat : les attentats quotidiens, un pays qui vit dans la peur.  C'était aussi une guerre contre les armes chimiques. Mais la Charte interdit les guerres préventives. Et surtout la police du monde n'appartient pas à des coalitions de sauveurs, mais à la Communauté internationale dans son universalité. Or la guerre n'a pas eu l'accord du Conseil de Sécurité : Blair et Bush ont donc des comptes à rendre .Il y a quand même un bilan positif dont on aimerait avoir le chiffrage : les bénéfices qu'Halliburton (dans lequel Dick Cheney a des intérêts) a tirés de la guerre. Mais c'est aussi un autre anniversaire : celui de la démonstration que le pouvoir des peuples n'est pas une utopîe. S'il n'y a pas eu d'accord du Conseil de Sécurité, c'est parce que les 10 millions de manifestants dans le monde ont eu plus d'influence sur leurs gouvernements que les pressions économiques qui, dans la première guerre avaient fait que l'Egypte qui avait voté oui s'est vue supprimer une dette tandis que le Yemen qui avait voté non s'est vu supprimer un prêt. Et en France, Chirac ayant commencé par dire qu'il ferait ce que dirait l'ONU a fini sous la pression populaire par dire que s'il le fallait il utiliserait le veto.

 

LE DROIT EST UN COMBAT CITOYEN  On dira peut-être que, traitant de l'activité de DS, ce billet aurait plutôt sa place dans la rubrique informative. Mais il veut avoir une portée plus générale et permanente  car nous ouvrons une campagne permanente à laquelle, DS étant une association de juristes et de citoyens non juristes voulant agir dans le domaine du Droit, nous attendons de nos lecteurs qu'ils y  prennent toute leur part. Il y a en effet deux types de Droit : un réseau complexe de permis et d'interdits, que nul ne peut être censé connaitre (y compris les juristes), tissé au jour le jour, au gré des rapports d'influence et des opportunités. Ce droit-là n'est pas partageable, et fait le bonheur des marchands du droit. Mais c'est un droit d'encadrement qui traite les citoyens en objets de pouvoir. Pourtant le Droit doit, dans une conception gouvernante de la citoyenneté, être pour les citoyens un moyen de sécurisation de la relation sociale et donc être clair, et partageable,.Or de la Déclaration de 1789 aux grands textes internationaux contemporains, ce patrimoine juridique existe. Il s'agit de le faire prévaloir sur l'autre. Faut-il être juriste pour faire campagne pour l'article 11 du Pacte des Nations Unies sur les Droits Economiques, qui dit que les Etats reconnaissent le droit de toute personne et sa famille à un niveau de vie suffisant et à l'amélioration constante de ses conditions de vie ? Ou pour dire que l'OTAN devrait être dissoute parce que contraire aux principes de la Charte des Nations Unies ? Ou que l'article 3 de la Constitution qui dit que la souveraineté nationale appartient au Peuple Français qui l'exerce par ses représentants élus, est contraire à la délégation de pouvoir ?  Le bon drroit du patron n'est pas celui du salarié ni celui du propriétaire celui du locataire, et la bataille pour la proclamation du bon droit et ensuite son application.est une bataille citoyenne. DS entreprend donc une campagne de réunions-débats sur ce thème. Nous faisons appel à tous pour organiser autour d'eux, dans leurs propres structures associatives ou sociales, des débats, auxquels nous sommes prêts à venir à la demande.

 

De l'AIJD et d'ailleurs

 

On rend compte

 

Le 23 mars a eu lieu la rencontre organisée par DS sur le Droit à l'Information. L'apport des intervenants a été très riche. Il a porté à la fois sur l'importance du rôle de l'information pour la capacité gouvernante du citoyen telle que l'exige une conception de la démocratie fondée sur la souveraineté populaire exercée par l'entremise des élus et non déléguée à ceux-ci, sur le fait que l'information ne se limite pas à la presse, mais dépend aussi des partis politiques, du net, et de la transparence de fonctionnement des institutions. Concernant la presse, ont été soulignés le déficit culturel lié à la fois au déficit général dans la formation assurée par l'école (ce qui déterminera DS à faire aussi une rencontre sur le droit à l'éducation), les problèmes  posés par la conception des écoles de journalisme, la nécessité d'un statut du journaliste, comportant la protection de sa liberté d'exercice et ses obligations déontologiques, et surtout la nécessité de donner au droit à,l'information valeur constitutionnelle. Il a été décidé de maintenir avec les intervenants un groupe de travail pour approfondir et finaliser des propositions en ce sens.

 

On annonce

 

24-25 mai à la Bourse du Travail 3 rue du château d'Eau à Paris  Conférence internationale de l'AIJD pour l'exigence d'un Nouvel Ordre Ecoomique International Démocratique.

 

Pas de quoi rire

 

Le féminisme à l'Européenne :  Les progrès du Droit, c'était un insupportable masculin. Maintenant, élection après élection, il y a les progrès de la « Droite ».

Reproches immérités :. On a reproché à Manuel Valls d'avoir menacé de répression les salariés dee Goodyear. Mais, voyons : c'était pour élargir le champ de l'amnistie !

Pourquoi François ? Pourquoi vouloir expliquer le choix de son nom par le pape en  allant chercher St François d'Assises ? Quand on a St François Hollande ! Avec l'austérité, c'est lui maintenant le patron des déshérités.

Du droit de défendre ses intérêts : Dans le procès fait à Israel pour l'arraisonnement de la flotille, le Procureur a dit que, à son avis, Israel était en droit d'arraisonner la flotille parce qu'il défendait ses intérêts. Mais alors, Sarkozy aussi a droit à l'immunité, car il ne faisait que défendre ses intérêts !

Tout s'explique  Le 23 mars, la Tour Eiffel a été éteinte un instant, à titre symbolique, pour dénoncer l'effet sur l'échauffement climatique de l'abus des lumières. C'est pour cela qu'on met l'éteignoir sur le Siècle des Lumières !

Sondages  Voilà que St François perd son Assise !

 

CE QUE NOUS FAISONS VOUS PLAIT ? VENEZ LE FAIRE AVEC NOUS !

Droit Solidarité n'est pas une association de juristes mais de citoyens voulant agir dans le domaine du Droit, dont des juristes. C'est le moment d'adhérer, notamment pour mener avec nous la campagne « le droit est un combat citoyen »!

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Dépistage de la trisomie 21 : bataille sur l'évaluation | Faut-il élargir le droit de substitution ?

Publié le par Patrick Kaczmarek

A LA UNE

 

 

Les spécialistes de l’échographie tempêtent contre l’absence d’évaluation du dépistage de la trisomie 21

 

Paris, le mardi 26 mars 2013 – Un arrêté publié le 23 juin 2009 a mis en place une nouvelle stratégie de dépistage anténatal du risque de trisomie 21. Depuis plus de trois ans, celui-ci repose, chez les femmes l’acceptant, sur le calcul du risque par un logiciel à partir des résultats du dosage des marqueurs sériques et de la mesure de la clarté nucale. Une amniocentèse n’est proposée que dans les rares cas où le risque dépasse 1/250. Ce protocole a permis de diviser par deux le nombre d’amniocentèses et donc probablement d’éviter 450 fausses couches par an selon la Commission nationale de l’échographie obstétricale et fœtale. Si ces résultats sont sans conteste... >>

   

 

MEDICAMENT

 

 

93 % des médecins ont déjà vu leurs prescriptions médicamenteuses contestées par leurs patients

 

Paris, le vendredi 29 mars 2013 – Pamphlet assurant que la moitié des médicaments sont probablement inutiles, inefficaces voire dangereux, alertes tous azimuts évoquant les mésusages et les effets secondaires de certains produits, présentation dans les médias d’une image des laboratoires pharmaceutiques pas nécessairement très positive, voilà qui semblait devoir entamer durablement la confiance des Français dans les médicaments. Que nenni, nos compatriotes conservent une indéfectible assurance en la matière. Selon une étude menée annuellement par l’institut IPSOS pour les entreprises du médicament (LEEM), 87 % des Français déclarent ... >>

   

 

 

Faut-il élargir le droit de substitution des pharmaciens ?

 

Paris, le mardi 26 mars 2013 – La question de la gestion des pénuries de médicaments préoccupe depuis quelques mois les pharmaciens.A l’occasion d’une séance thématique dédiée à cette question la semaine dernière, l’Académie de pharmacie a proposé une évaluation chiffrée du phénomène. « La gestion des pénuries et des ruptures de stocks de médicaments devient le quotidien du pharmacien d’officine. En effet, alors que 80 % des achats de médicaments par les officines de pharmacie passent par les grossistes répartiteurs, chaque jour 5 % des médicaments commandés sont en rupture et 50 % des ruptures dépassent les quatre jours »... >>

   

 

PREVENTION

 

 

La santé publique ne se fera bientôt plus sucrer en Outre-Mer

 

Paris, le jeudi 28 mars 2013 – En Outre Mer, tout a un goût plus sucré. Malheureusement, il ne s’agit pas uniquement d’une vue de l’esprit, créée par l’atmosphère chaude et envoûtante des parfums des îles : les aliments industriels sont effectivement plus sucrés dans les départements d’Outre Mer. Les exemples abondent de ces yaourts ou boissons bien plus riches en glucose de l’autre côté de l'océan qu’en métropole : on trouve ainsi 48,50 % de sucre en plus dans un Fanta à l’orange en Guyane ou 27 % de sucre en plus dans un petit Filou vendu à Fort de France qu'à Paris ! Si les producteurs de yaourts indiquent que ces teneurs différentes sont destinées à pallier ... >>

   

 

 

Un sénateur soutient l’interdiction de fumer en voiture quand un enfant est à bord

 

Paris, le mercredi 27 mars 2013 - Yannick Vaugrenard sénateur socialiste a interpellé hier le ministre de la Santé, Marisol Touraine sur l’opportunité d’interdire de fumer en voiture lorsqu’un enfant est à bord. Il a notamment rappelé que des dispositions de ce type étaient en vigueur ou à l’étude dans de nombreux pays. Cette suggestion a été jugée « intéressante » par le ministre. On sait par ailleurs qu’interrogés sur une mesure de ce type, 88 % des professionnels de santé s’y étaient déclarés favorables sur notre site en novembre dernier. Yannick Vaugrenard ne plaide cependant ... >>

   

 

SECURITE

 

 

Les laboratoires P4 américains sont-ils suffisamment sécurisés ?

 

Galveston, le mercredi 27 mars 2013 – C’est une information qui pourrait servir de trame à un film catastrophe dans lequel la population d’une ville entière, voire d’un pays serait menacée à court terme par la propagation d’un virus mortel, « échappé » d’un laboratoire. En réalité, « l’alerte » lancée par le Galveston National Laboratory n’a rien du scénario catastrophe et n’est inquiétante qu’en apparence. Lors d’une inspection conduite les 20 et 21 mars il a été constatée la disparition d’une fiole, dont la contenance est inférieure au ... >>

   

 

JUSTICE

 

 

Relaxe du médecin poursuivi pour ne pas avoir proposé de dosage des PSA

 

Paris, le mercredi 27 mars 2013 – Poursuivi pour faute par un patient atteint d’un cancer de la prostate auquel il n’avait pas recommandé de dosage des PSA, le docteur Pierre Goubeau, médecin généraliste, vient d’être relaxé par le tribunal de grande instance de Troyes. Les faits remontent à 2002. A l’époque, le patient, aujourd’hui âgé de 63 ans, se plaint pour la première fois de difficultés de miction. L’examen clinique met en évidence une prostate un peu augmentée de volume. L’homme est régulièrement suivi et un dosage des PSA lui est prescrit en 2007. Les taux se révèlent alors très élevés ... >>

   

 

EN BREF

 

 

Salle d’injection à moindre risque : le pari n’est pas gagné à Paris

 

Paris, le jeudi 28 mars 2013 - A l’occasion d’une réunion publique hier soir, Rémi Féraud le maire socialiste du Xème arrondissement, destiné à accueillir la première salle d’injection à moindre risque de France, a indiqué que son ambition était d’ouvrir cet espace avant l’été. Néanmoins il a admis que le lieu n’était pas encore trouvé. Il s’est heurté à la désapprobation très marquée d’une partie de la salle, sifflant et huant les discours des représentants de la municipalité et regrettant l’absence de concertation. Les promesses de l’adjointe à la sécurité Myriam El Khomri indiquant qu’un renforcement des effectifs de police avait été demandé n’ont pas suffi à calmer ... >>

   

 

 

Les hommes se voient moins gros qu’ils ne sont !

 

Londres, le vendredi 29 mars 2013 - Le quotidien britannique The Guardian a proposé sur son site un questionnaire à ses lecteurs afin d’évaluer la façon dont ils perçoivent leur corpulence. Invités à se ranger dans une catégorie parmi cinq propositions (trop maigre, poids idéal, surpoids, cliniquement obèse, obésité morbide) puis à renseigner leur poids et leur taille, 65 % des 300 000 lecteurs du Guardian ont paru avoir une bonne évaluation de leur situation. Chez ceux qui semblent ne pas avoir une parfaite conscience de leurs mensurations, une différence marquée était retrouvée entre les sexes. Quand 23 % des hommes se sont classés dans une catégorie plus avantageuse que la réalité ... >>

   

 

Publié dans SANTE

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lien vidéo islande a voir !

Publié le par Patrick Kaczmarek

Publié dans POLITIQUE

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