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Ventes d’armes en Inde et ailleurs

Publié le par Patrick Kaczmarek

Ventes d’armes en Inde et ailleurs Le Mouvement de la Paix désapprouve !

 

À travers les ventes d'armes, la France sème l'insécurité mais les peuples risquent de récolter les guerres.

On croyait avoir élu un président de la République, en fait il semble s’être transformé en VRP pour le compte du lobby militaro-industriel à base française.

Chaque déplacement à l'étranger du président de la République est marqué par des ventes d'armes, hier en Arabie Saoudite, en Égypte, au Qatar… et aujourd'hui en Inde.

Dans son  livre blanc de la défense, le gouvernement actuel affirme page 19 "l'industrie de défense est aussi un facteur de compétitivité pour l'ensemble de l'économie" et page  21 : « le soutien aux exportations de défense constituera un volet majeur de la politique industrielle le gouvernement ». Ces ventes d’armes qui placent notre pays au 3ème rang des Etats vendeurs d’armes au plan mondial n'ont donc rien d'un hasard mais sont le fruit d'une politique délibérée qui a fait exploser ces dernières années les profits des  fabricants. On doit souligner que ces orientations sont en contradiction totale avec l’article 26 de la charte des Nations Unies qui appelle les Etats à «  favoriser l'établissement et le maintien de la paix et de la sécurité internationales en ne détournant vers les armements que le minimum des ressources humaines et économiques du monde ».

Cette situation est aussi l'aboutissement d'une restructuration en profondeur de l'outil de défense qui pose de graves problèmes. En effet cette restructuration ne s'est pas inscrite dans un processus de désarmement et de construction de la paix mais dans un processus de militarisation des relations internationales qui  privilégie les stratégies interventionnistes et s’appuie sur une privatisation des industries de l'armement plaçant toujours plus ces fabrications sous la loi des profits et de la rentabilité financière.

Cette orientation nuit gravement à la sécurité du monde mais en plus, elle contribue à détruire et empêcher la reconstitution de l’outil industriel français tant les taux de profits du secteur militaire sont juteux. Ainsi, pendant trois ans (2012/2014), le cours de l'action Dassault à la bourse de Paris a grimpé de 61 %, celui de Thalès de 70 %, celui de safran de 118 %.

On aurait aimé que la France puisse vendre par exemple des technologies haut de gamme en génie biologique et médical. Malheureusement, une grande partie de ce potentiel industriel résultant de dizaines d’années de recherche publiques a été cédée à des multinationales américaines comme Lucent et General Electric au détriment de l’outil industriel français.

Comme le montre une étude publiée par la Documentation française, l'évolution comparée du solde de la balance des biens manufacturés sur la période 2001 à 2012, le solde de produits  manufacturés civils est passé d'un positif de 15 milliards en 2001 à un négatif de 45 milliards en 2011 alors que dans le même temps, en revanche, le solde des biens militaires va croissant en passant de 1 à 3 milliards d'euros annuels sur la même période.

Pour la paix, la France a besoin d'une industrie en faveur de la paix fabriquant des produits utiles pour satisfaire les besoins de l'humanité, d’autant que les investissements civils produisent plus d’emplois que les investissements militaires, surtout réputés pour les taux de profits faramineux qu’ils génèrent.

D'autres choix sont possibles sans briser les hommes et casser les outils industriels mais en faisant d’eux les  fers de lance d'une politique de reconquête industrielle pour répondre aux multiples besoins humains et environnementaux qui se font jour en France et dans le monde tout en replaçant les productions d’armes  dans un pôle public contrôlé par le parlement.

 

Lutter pour la paix, la coopération et le désarmement dans le monde suppose d'affirmer dans le même temps une autre conception de la sécurité du pays, non basée sur des rapports de force militaire. La sécurité de notre pays et du monde doit être basée sur l'intervention des peuples, de leurs organisations représentatives, syndicales et associatives et ce dans le cadre de politiques économiques et sociales axées sur les besoins humains et adaptés à ces objectifs.

 Ainsi, grâce à une répartition équitable des ressources et des richesses, des coopérations économiques, sociales et culturelles peuvent être mises en œuvre. Ces coopérations favoriseraient le développement, la création d'emplois ainsi que la solidarité et la compréhension entre les peuples et donc la paix.

C’est un des volets d’une politique en faveur d’une culture de la paix.

C’est ce choix qu’affirment dans une déclaration les 33 Etats du CELAC (Coordination des Etats Latino-Américains et des Caraïbes). Pourquoi pas la France ?

Un tel choix aurait pu et dû conduire le président de la République à annoncer une initiative de la France en faveur d’une reprise du processus de désarmement nucléaire dans une région où l’Inde, le Pakistan et la Chine sont détenteurs de l’arme atomique et où l’essai coréen rend la situation encore plus grave.

 

 

Le 28.01.2016

Le Mouvement de la Paix

Publié dans PAIX

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Communiqué de presse démission de CH. Taubira

Publié le par Patrick Kaczmarek

Fédération de la Somme du PCF

18 rue du faubourg de Hem 80 000 Amiens

03.22.69.24.40

Communiqué de presse

Démission de Christiane Taubira

«Lorsque la gauche refuse de trahir la République...»

Bertolt Brecht écrivait «Le fascisme n'est pas le contraire de la démocratie mais son évolution par temps de crise ...».

Aussi, les communistes de la Somme, ses militant-e-s et élu-e-s saluent l'acte responsable de Mme Taubira qui en démissionnant, nous alerte sur les graves dérives autoritaires et sécuritaires du gouvernement.

En projetant le durcissement de l’état d'urgence et en invoquant l’imminence de la déchéance de la nationalité, le Président de la République, son gouvernement et sa majorité ont tourné le dos aux valeurs de la gauche.

Aujourd'hui, un seul et même courant libéral reste au pouvoir, courtisan les droites et les extrêmes.

Les communistes de la Somme n'oublient pas les valeurs Républicaines qui ont animé la Ministre pour porter avec force et conviction le débat pour l'adoption du mariage pour tous.

Nous relevons son courage pour avoir apporté réparation auprès des mineurs réprimés en 1948 par le Ministre socialiste Jules Moch qui envoya l'armée et les chars d'assauts occuper les corons et tirer sur les « Rouges » qui furent en masse révoqués, réprimés, portés sur « listes noires », licenciés…

Nous la remercions pour la mise en place de la mission Norbert Gilmez portant la mémoire de cette période et pour réhabiliter tous ces hommes et ces femmes injustement punis, humiliés, détruits et oubliés.

Nous n'oublions pas non plus qu'en 1981, François Mitterrand, un autre socialiste, oublia de les rétablir dans

leurs droits alors que dans le même temps il n'oublia pas de rétablir dans leur grade, avec rattrapage de

promotions, les généraux factieux de l'OAS qui avaient tenté de renverser la République à la fin de la guerre

d'Algérie.

A croire que l'histoire balbutie et se répète tristement … au point de donner raison au propos de Bertolt Brecht.

Comme le dit Mme Taubira « Parfois résister c'est rester, parfois résister c'est parti... »

Au nom de l'éthique, des valeurs de la République, les communistes appellent toutes et tous à mettre en échec

les sinistres projets gouvernementaux sécuritaires.

Et comme le disait Lucie Aubrac « le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent »

Rassemblement pour refuser la déchéance de la nationalité et la constitutionnalisation de

l'état d'urgence samedi 30 janvier à 14h30 place Gambetta à Amiens

Publié dans POLITIQUE

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du tract du 30 janvier 2016

Publié le par Patrick Kaczmarek

à l'appel du collectif*   "Nous ne céderons pas"

 

Rassemblement-manifestation
pour refuser la dÉchÉance de la nationalitÉ
et la constitutionnalisation de l'État d'urgence,

 

Samedi 30 janvier à 14h30, place Gambetta à Amiens

Cette initiative est également reprise ce même jour partout en France sur plus de 50 villes et à Paris, à 14h30, place de la République

 

Refusons la déchéance de nationalité
et la constitutionnalisation de l’état d’urgence

 

 

En réaction à l’horreur des attentats qui ont frappé notre société toute entière, l’état d’urgence a été décrété par   le   gouvernement,  puis  prolongé

 

pour une durée de trois mois. Un projet de loi constitutionnelle prévoit l’inscription, dans la Constitution, non seulement   de   l’état   d’urgence   mais

 

aussi de la déchéance de la nationalité pour les binationaux auteurs de « crimes constituant une atteinte grave à la vie de la nation ».

 

 

Sortons de l’état d’urgence

 

L’état d’urgence conduit à des décisions arbitraires, des dérives autoritaires. Depuis novembre 2015, plus de trois mille perquisitions sont intervenues. Tout comme les assignations à résidence, elles ont donné lieu à de nombreux dérapages, à un accroissement des discriminations à l’égard de populations déjà stigmatisées en raison de leur origine et/ou leur religion supposée ou réelle. Toutes ces mesures, dont l’efficacité n’est pas démontrée, mettent à mal la séparation des pouvoirs : l’exécutif s’accapare le pouvoir législatif et relègue le pouvoir judiciaire hors de son rôle de gardien des libertés.

Inscrire l’état d’urgence dans la Constitution, c’est graver dans le marbre ce régime d’exception qui permet l’action des forces de sécurité sans contrôle du juge. C’est habituer les citoyen-ne-s à un état d’exception. Avec les moyens ainsi mis en place, il faut s’inquiéter des pouvoirs sans contrôle donnés à ceux qui peuvent arriver aux manettes de l’Etat…

Inscrire le retrait de la nationalité française aux binationaux condamnés pour crimes terroristes, c’est porter atteinte au principe même d’égalité des citoyens, inscrit à l’article 2 de la Constitution, fondement de la République. C’est instituer, dans la loi fondamentale de notre pays, deux catégories de Français, ceux qui le seraient et ceux qui le seraient moins, au motif que leurs parents ou grands-parents ne l’étaient pas. C’est, de fait, remettre en cause le principe d’une nationalité française ancrée dans le droit du sol. C’est aussi mettre dans la Constitution une mesure dont personne ne croit à l’efficacité en termes de lutte contre le terrorisme, mais réclamée depuis longtemps par le Front national.

C’est banaliser la logique du rejet de l’autre. C’est s’exposer à ce que d’autres majorités politiques élargissent le champ des actes conduisant à la déchéance de nationalité.

 

 

N’acceptons pas la gouvernance de la peur :
exigeons la sortie de l’état d’urgence !

 

Nous affirmons qu’il est nécessaire et possible que l’Etat protège les habitants face au terrorisme, sans remettre en cause les droits et les libertés. Nous refusons une société du contrôle généralisé, une société qui glisse de la présomption   d’innocence   au    présumé

 

potentiellement coupable. Ne donnons pas satisfaction aux terroristes qui cherchent justement à nous faire renoncer à notre vie démocratique. L’état d’urgence contribue au renforcement des préjugés racistes, aux amalgames et aux pratiques discriminatoires.

 

Notre pays a été blessé, mais loin d’en soigner les plaies, l’état d’urgence risque de les exacerber en appauvrissant notre démocratie, en délégitimant notre liberté. C’est pourquoi, nous demandons la levée de l’état d’urgence et l’abandon de cette réforme constitutionnelle.

 

 

Appelons tous les habitants de notre pays à développer la citoyenneté
et à agir pour construire une société solidaire.

 

Signons massivement la pétition sur nousnecederonspas.org (près de 40.000 signatures à ce jour)

 

 

*A l’appel  (sur un plan national) de AC ! Agir ensemble contre le chômage !, AC ! Trégor, Act Up-Paris, AFD International, Agir pour le changement démocratique en Algérie (Acda), Apel-Egalité, Altertour, Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Association démocratique des Tunisiens en France (ADTF), Association femmes solidaires comité Saint-Denis, Association France Palestine solidarité (AFPS), Association des Marocains en France (AMF), Association pour la reconnaissance des droits et libertés aux femmes musulmanes (ARDLFM), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (Aurdip), Attac, Cadac, CADTM France, Cedetim, CGT Police Paris, Centre islamique Philippe Grenier (CIPG), Cercle Condorcet de Paris, Clamart-Citoyenne, Collectif des 39, Collectif des associations citoyennes, Collectif D’ailleurs nous sommes d’ici Tours 37, Collectif BDS Saint-Etienne, Collectif CGT Insertion-Probation (UGFF-CGT), Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), Collectif de défense des libertés fondamentales de l’agglomération rouennaise (CDLF), Collectif féministes pour l’égalité, Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP), Collectif Mémorial 98, Collectif national des Faucheurs volontaires, Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Collectif de soutien aux sans-papiers du Trégor-Goëlo, Collectif Stop le contrôle au faciès, Comité pour le développement et le patrimoine (CDP), Comité pour le Respect des Libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Commission islam et laïcité, Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal), Confédération générale du travail (CGT), Confédération nationale du logement (CNL), Confédération paysanne, Coordination de l’action non-violente de l’Arche (Canva), Coordination nationale Pas sans nous, Coordination contre le racisme et l’islamophobie (CRI), Droit au logement (Dal), Droit solidarité, Emancipation Tendance intersyndicale, Emmaüs France, Emmaüs international, Espace franco-algérien, Espace Marx, Euromed Feminist Initiative IFE-EFI, Farapej, Fédération des CIRCs, Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), Fédération nationale de la Libre pensée, Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), Femmes égalité, Filles et fils de la République (FFR), Fondation Copernic, Halte OPGM07, Ipam, Jinov International, Justice et libertés Strasbourg , La Cimade, Le Genepi, Le Gisti, Le Mouvement de la paix, Les Amoureux au ban public, Liberpensula Frakcio de Sat, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Ligue de l’Enseignement, Maison des potes, Mamans toutes égales (MTE), Marche des femmes pour la dignité (Mafed), Minga-agir ensemble pour une économie équitable, Mouvement pour une alternative non-violente (Man), Mouvement pour l’économie solidaire (Mes), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Mouvement pour l’économie solidaire, Négajoule!, Observatoire international des prisons (OIP) – section française, Osez le féminisme !, Planning familial, Pôle de renaissance communiste en France (PRCF), Powerfoule, Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’Homme (RaidH), Réseaux citoyens Saint-Etienne, Réseau éducation sans frontières (RESF), Réseau Immigration Développement Démocratie – IDD, Revue Ecole émancipée, Revue Inprecor, Revue Mouvements, Revue Regard, Romeurope 94, Survie, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat français des artistes interprètes (SFA), Syndicat de la magistrature (SM), Syndicat de la médecine générale (SMG), Syndicat national des journalistes (SNJ), SNJ-CGT, SNPES-PJJ/FSU, SNUEP-FSU, SNUipp-FSU Paris, SNUTER-FSU, Solidaires étudiant-e-s, SUPAP-FSU, Union générale des fédérations de fonctionnaires CGT (UGFF-CGT), Union juive française pour la paix (UJFP), Union nationale des étudiants de France (Unef), Union rationaliste, Union syndicale de la psychiatrie (USP), Union syndicale solidaires.

 

A l’appel (des premiers signataires) sur un plan local du Mouvement de la Jeunesse Communiste80, d’Ensemble80, du Mouvement de la Paix80, de l’Union locale CGT80, de la FSU80, du RESF80, de Femmes Solidaires80, de SUD-Solidaires80, de l’UNEF80, du PCF80, de la Libre Pensée80, de la LDH d’Amiens…

 

Contacts : ldh.amiens@ldh-france.org et resfsomme@gmail.com

Ne pas jeter sur la voie publique

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Samedi 30 janvier à 14h30, place Gambetta à Amiens: Rassemblement-manifestation pour refuser la déchéance de la nationalité et la constitutionnalisation de l'état d'urgence, à l'appel du collectif "Nous ne céderons pas"

Publié le par Patrick Kaczmarek

à l'appel du collectif *"Nous ne céderons pas"

 

Rassemblement-manifestation pour refuser la déchéance de la nationalité et la constitutionnalisation de l'état d'urgence,

 

Samedi 30 janvier à 14h30, place Gambetta à Amiens

Cette initiative est également reprise ce même jourpartout en France sur plus de 50 villes et à Paris, à 14h30, place de la République

 

 

Texte du collectif* « Nous ne céderons pas ! »

Refusons la déchéance de nationalité et la constitutionnalisation de l’état d’urgence

 

En réaction à l’horreur des attentats qui ont frappé notre société toute entière, l’état d’urgence a été décrété par le gouvernement, puis prolongé pour une durée de trois mois. Un projet de loi constitutionnelle prévoit l’inscription, dans la Constitution, non seulement de l’état d’urgence mais aussi de la déchéance de la nationalité pour les binationaux auteurs de « crimes constituant une atteinte grave à la vie de la nation ».

 

 Sortons de l’état d’urgence

 

L’état d’urgence conduit à des décisions arbitraires, des dérives autoritaires. Depuis novembre 2015, plus de trois mille perquisitions sont intervenues. Tout comme les assignations à résidence, elles ont donné lieu à de nombreux dérapages, à un accroissement des discriminations à l’égard de populations déjà stigmatisées en raison de leur origine et/ou leur religion supposée ou réelle. Toutes ces mesures, dont l’efficacité n’est pas démontrée, mettent à mal la séparation des pouvoirs : l’exécutif s’accapare le pouvoir législatif et relègue le pouvoir judiciaire hors de son rôle de gardien des libertés.

 

Inscrire l’état d’urgence dans la Constitution, c’est graver dans le marbre ce régime d’exception qui permet l’action des forces de sécurité sans contrôle du juge. C’est habituer les citoyen-ne-s à un état d’exception. Avec les moyens ainsi mis en place, il faut s’inquiéter des pouvoirs sans contrôle donnés à ceux qui peuvent arriver aux manettes de l’Etat…

 

Inscrire le retrait de la nationalité française aux binationaux condamnés pour crimes terroristes, c’est porter atteinte au principe même d’égalité des citoyens, inscrit à l’article 2 de la Constitution, fondement de la République. C’est instituer, dans la loi fondamentale de notre pays, deux catégories de Français, ceux qui le seraient et ceux qui le seraient moins, au motif que leurs parents ou grands-parents ne l’étaient pas. C’est, de fait, remettre en cause le principe d’une nationalité française ancrée dans le droit du sol.

 

C’est aussi mettre dans la Constitution une mesure dont personne ne croit à l’efficacité en termes de lutte contre le terrorisme, mais réclamée depuis longtemps par le Front national.

C’est banaliser la logique du rejet de l’autre. C’est s’exposer à ce que d’autres majorités politiques élargissent le champ des actes conduisant à la déchéance de nationalité.

 

N’acceptons pas la gouvernance de la peur : exigeons la sortie de l’état d’urgence !

 

Nous affirmons qu’il est nécessaire et possible que l’Etat protège les habitants face au terrorisme, sans remettre en cause les droits et les libertés. Nous refusons une société du contrôle généralisé, une société qui glisse de la présomption d’innocence au présumé potentiellement coupable. Ne donnons pas satisfaction aux terroristes qui cherchent justement à nous faire renoncer à notre vie démocratique.

L’état d’urgence contribue au renforcement des préjugés racistes, aux amalgames et aux pratiques discriminatoires.

 

Notre pays a été blessé, mais loin d’en soigner les plaies, l’état d’urgence risque de les exacerber en appauvrissant notre démocratie, en délégitimant notre liberté. C’est pourquoi, nous demandons la levée de l’état d’urgence et l’abandon de cette réforme constitutionnelle.

 

Appelons tous les habitants de notre pays à développer la citoyenneté et à agir pour construire une société solidaire… 

Signons massivement la pétition sur nousnecederonspas.org(près de 40.000 signatures à ce jour)

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Le vigile du Bataclan

Publié le par Patrick Kaczmarek

Le 13 novembre 2015 fut un funeste jour pour la nation française; 129 personnes ayant froidement été exécutées par des extrémistes obscurantistes.

Durant cette tragique nuit frappée par la terreur et l’effroi, un homme de 35 ans, Didi, vigile au Bataclan depuis une dizaine d’années, a fait preuve d’un sang froid à toute épreuve, qui a permis de sauver la vie de dizaines de spectateurs.

Il aurait pu s’enfuir en entendant les coups de feu, puisqu’il se trouvait à l’extérieur, devant les barrières, à discuter avec quelques clients. Mais il a fait le choix d’entrer dans la salle pour avertir les spectateurs et les conduire vers les issues de secours.

Didi, algérien de nationalité, est arrivé en France à l’âge de 6 mois. Héros modeste, à l’instar de Lassana Bathily, le héros de l’hypercasher de la porte de Vincennes, Didi a été oublié par la plupart des médias, ce qui n'est pas juste, mais aussi par les responsables politiques. Or, il demande la naturalisation, et la mérite amplement.

En ces temps où la déchéance de nationalité est au coeur de tous les débats nationaux, il paraîtrait équitable que l’Etat français honore, en signe de gratitude de toute la nation, les étrangers qui se distinguent par leur bravoure et leur attitude héroïque, en leur attribuant la Légion d’honneur.

Cette distinction aurait d’autant plus de valeur qu’elle contribuerait à inscrire en faux tous ceux qui tentent d’instrumentaliser les tragiques événements de novembre en se livrant à des amalgames insupportables pour réduire les musulmans de France à des terroristes.

Je me suis mobilisée pour Lassana Bathily, en janvier 2015, afin qu’il obtienne la nationalité française et la légion d’honneur. La pétition lancée a obtenu plus de 460 000 signataires et il a reçu la nationalité, même si la Légion reste à obtenir (ce qui est d'ailleurs incompréhensible).

Aujourd’hui, il me semble logique de faire de même pour Didi, dont le courage hors du commun a permis de sauver la vie de dizaines de nos concitoyens. Il est essentiel de donner aux jeunes de France des exemples positifs dans lesquels ils puissent s’identifier, ce qui serait le signe pour l’Etat de sa volonté réelle de mettre fin à la stigmatisation d’une certaine catégorie de citoyens français.

 

Thiaba BRUNI

Porte-parole et vice-présidente du CRAN

   
 

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Tout faire pour la paix et le dialogue dans la péninsule coréenne

Publié le par Patrick Kaczmarek

Le début d’année 2016 a été marqué par une nouvelle escalade des tensions dans la péninsule coréenne : après que la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a revendiqué le test réussi d’une bombe à hydrogène le 7 janvier 2016, les États-Unis ont envoyé un avion bombardier dans le ciel de la Corée et font pression pour un nouveau renforcement des sanctions contre la RPDC, laquelle est pourtant déjà le pays le plus sanctionné au monde, au moment où les sanctions sont levées contre d’autres pays réputés ennemis des États-Unis.

Par ailleurs, les États-Unis n’ont toujours pas donné suite à la proposition, exprimée de longue date par la RPDC, d’un traité de paix dans la péninsule coréenne, alors que la guerre de Corée (1950-1953) s’est achevée par un simple accord d’armistice, sans mécanisme de sécurité qui permettrait de favoriser le dialogue et empêcher les accrochages meurtriers qui font toujours des victimes de chaque côté de la frontière inter-coréenne.

Fondée en 1969 par des personnalités de divers horizons politiques pour favoriser la paix et la réunification de la Corée, et œuvrer au développement des échanges entre la France et la Corée – toute la Corée – dans tous les domaines, l’Association d’amitié franco-coréenne (AAFC) réaffirme sa conviction qu’il n’y a pas de fatalité au cycle réitéré des escalades et des sanctions, sanctions dont la mise en œuvre touche d’abord, sinon exclusivement, la population nord-coréenne.

Tel est le sens du combat que l'AAFC mène pour un traité de paix en Corée, lequel exige :

  • de rouvrir des pourparlers multilatéraux sur la dénucléarisation de toute la péninsule coréenne, conformément à l'accord sur la réconciliation, la non-agression, les échanges et la coopération, signé en 1991 par les Corée du Nord et du Sud ; ces discussions doivent reprendre sans conditions préalables ni exclusives, avec comme objectif la levée des sanctions contre la RPDC, des garanties de sécurité et un désarmement réciproque, alors que l’article 6 du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires prévoit que les États déjà dotés de telles armes lors de la signature du traité s’engagent sur la voie du désarmement ;

  • de mettre en place un dialogue entre Washington et Pyongyang abordant ouvertement la question d’un traité de paix et créant un climat de confiance, grâce notamment à ce canal de communication direct entre les deux pays ;

  • de voir la France, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, s’engager, éventuellement aux côtés de ses partenaires européens, comme partie aux pourparlers multilatéraux pour la paix et la dénucléarisation en Corée, en franchissant, pour ce qui la concerne, le pas de l’établissement de relations diplomatiques complètes avec la RPDC dans l’intérêt mutuel des deux pays.

L’Association d'amitié franco-coréenne continuera d’agir, comme elle le fait depuis 46 ans, pour la paix en Corée, en Asie et dans le monde.


Paris, le 21 janvier 2016

 

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APPEL POUR LA RELAXE DES GOODYEAR

Publié le par Patrick Kaczmarek

RELAXE POUT LES HUIT DE GOODYEAR

 

Il est du devoir des syndicalistes de se battre pour sauver les emplois et le développement économique et social de nos territoires.

Il est du devoir des syndicalistes de rétablir des liens sociaux trop souvent rompus par désespoir social.

Il est du devoir des syndicalistes de dénoncer les stratégies des actionnaires, affairistes et liquidateurs, qui ont pour seul objectif de s’enrichir au détriment de tous les autres.

Il est du devoir des syndicalistes d’alerter sur les politiques économiques désastreuses menées par les gouvernements successifs.

C’est pour avoir accompli leurs devoirs de syndicalistes que les 8 de Goodyear viennent d’être condamnés à 24 mois de prison dont 9 mois de prison ferme !

Après 7 ans de lutte face à la multinationale Goodyear, marqués de conflits durs avec un patronat violent, usant de manœuvres indignes, l’entreprise a finalement fermé ses portes pour s’installer en Russie. Rien n’est dit de la violence des employeurs qui, face à des propositions pour maintenir et développer l’emploi, ne répondent que par le mépris, les licenciements et la répression.

C’est la première fois que des militants sont condamnés aussi lourdement depuis que le fait syndical est reconnu d’utilité publique. Cette condamnation s’inscrit dans un mouvement de criminalisation de l’action syndicale qui s’accentue jour après jour. La répression syndicale est une stratégie qui va bien au-delà des rangs du patronat puisque le procureur de la république a décidé de poursuivre les militants de Goodyear, alors même que l’entreprise avait abandonné toutes les plaintes.

Le gouvernement a décidé d’intimider tous les salariés qui se battent pour leurs droits et leurs emplois.  Ce sont les fondements même de notre démocratie qui sont atteints lorsque les libertés syndicales sont attaquées. Les huit militants doivent être relaxés.

 

Premiers Signataires :

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Goodyear : créez votre comité local de soutien des 8 condamnés

Publié le par Patrick Kaczmarek

Créez votre comité local de soutien aux 8 condamnés de Goodyear

 

Cher(e) ami(e),

la CGT Goodyear souhaite vous remercier pour le formidable élan de solidarité que vous avez exprimé en réclamant avec nous le retrait des poursuites contre nos 8 camarades injustement condamnés par le Tribunal correctionnel d’Amiens.

En exigeant, par la voix du Procureur des peines de prison ferme, Hollande, Valls et Macron espèrent intimider les salariés qui redressent la tête et agissent pour la défense de leurs droits.

Mais, depuis une semaine, c’est un formidable mouvement citoyen qui leur répond qu’on ne se laissera pas impressionner et que nous déjà sommes déjà près de 150 000 et bientôt plusieurs centaines de milliers à exiger la justice pour les 8 de Goodyear.

Afin d’amplifier cet élan, de permettre à ceux qui le souhaitent de s’exprimer et de préparer un rassemblement aussi massif que possible à Amiens le jour de l’audience devant la cour d’appel, nous proposons à tous celles et ceux qui le souhaitent de créer dans leur ville, leur arrondissement ou leur entreprise un comité de soutien des 8 de Goodyear.

L’objectif immédiat est d’avoir partout des points de relais pour continuer à faire signer aussi largement que possible la pétition.

Si vous souhaitez participer à cette démarche, prenez contact avec nous en envoyant un mail à l’adresse suivante : comitedesoutienauxgoodyears@gmail.com en indiquant vos nom, prénom, adresse postale ou entreprise et numéro de téléphone.

Afin de faciliter le traitement de vos réponses et la mise en contact des participants, nous vous demandons d’indiquer dans l’objet du mail IMPÉRATIVEMENT et UNIQUEMENT votre CODE POSTAL de résidence.

Fraternellement,

La CGT Goodyear

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A PROPOS DE

Publié le par Patrick Kaczmarek

J'EN AI PARDESSUS LA TETE ET RAS LA CASQUETTE  DE LEURS KIPAS, SHADORS, BURKAS, THORA, CORAN, SAINT SUAIRE, REINCARNATION, CHARLIE QUI RIT, CHARLIE QUI PLEURE. ILS M'EMMERDENT TOUS ET SURTOUT CES  CHRONIQUEURS OBSCENES  QUI VATICINENT A LONGUEUR  D’ONDES. MOI  A MOI  SEUL  JE  SUIS LA LOURDE NOUVELLE. A MOI TOUT SEUL JE  FAIS  PLUS  DE MIRACLES QU'EUX  TOUS REUNIS  EN  CONCLAVE, EN CONSEIL, EN CONCILIABULE, EN CONSISTOIRE.  QU EST-CE  QUE LE  SACRE ? UN TEXTE  N'EST  QUE  DE  L ENCRE  NULLEMENT DU  SANG. IL N'Y A  DE SACRE QUE   L'HOMME AUSSI MEPRISABLE  SOIT IL. JE  PLAINS  DIEU.

IL FAUDRA  BIEN AVOUER  QUE  LE  PROBLEME   N’A RIEN DE RELIGIEUX. GOD MIT NAZIS. IL EST POLITIQUE. ILS  SONT NOMBREUX  A VOULOIR   TERRORISER LA  DEMOCRATIE. ILS  SE MANIPULENT  SUR NOTRE  DOS. L'URGENCE   C EST LA  DEMOCRATIE  CE  N EST PAS L ETAT , L ETAT DE QUOI APRES TOUT ?

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espoirs pour la Syrie avec la constitution d'une coalition de forces progressiste laïques et démocratiques

Publié le par Patrick Kaczmarek

Comme le débat sur la Syrie  est lancé, je vous envoie une info passé un peu inaperçue en décembre  étant donné la période.
 Une nouvelle coalition des forces de l'opposition syrienne laïques et démocratiques, y compris les groupes de la résistance kurde,  s'est constituée en décembre avec comme président Haytham Manna, personnalité connue de l'oppositions syrienne, actuellement en exil.  Haytham Manna avait déjà essayé  de créer ce regroupement pour que d'autres groupes de l'opposition que le CNS (Conseil national Syrien) dominé par les islamistes) participent aux négociation de Genève sans y parvenir. 2 ans après l'échec de Genève,  cette nouvelle coalition  pourrait participer aux négociations qui vont s'ouvrir pour l'application de la résolution 2254 adoptée par le Conseil  de Sécurité  de LONU.

Voici une interview parue le 21 décembre,  avec son analyse  de la résolution 2254.  

http://www.humanite.fr/mot-cle/conflit-syrien

 

et une autre interview, paru dans Libnanews qui se présente comme "Le média citoyen du Liban fondé en 2006 qui présente l'actualité politique, économique, judiciaire, culturelle et de la société"

http://libnanews.com/haytham-manna-president-de-lopposition-democratique-laique-syrienne/

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