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manifestations policières

Publié le par Patrick Kaczmarek

Alors que la police manifeste, après l’odieuse agression dont elle a été  victime à Viry Chatillon, pour obtenir plus de pouvoir et exiger que la justice soit à leurs ordres, il est utile de faire un retour sur les violences policières

Enquête de l’ACAT il y a quelques mois https://www.acatfrance.fr/brisonslesilence

Et un article sur Mediapart https://blogs.mediapart.fr/b-girard/blog/271016/violences-et-surencheres-policieres-une-menace-pour-la-societe-civile?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-66

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Procès des autocollants : soutien à Sophie & Rémi

Publié le par Patrick Kaczmarek

Objet : Procès du 07.11.2016 - Pose d'autocollants et inscription à la craie sur la vitrine du parti LR

Monsieur le Président du tribunal,

 

                      Nous avons appris la convocation de Sophie Jallier et Rémi Filliau le 7 novembre    prochain devant la 29è chambre correctionnelle de Paris.

Le motif de la plainte invoqué par le parti Les Républicains est "dommage grave" et "dégradation" pour le collage d'autocollants et une inscription à la craie sur la vitrine de son siège parisien ; cette qualification est abusive et ne correspond pas à la réalité des faits. Nous avons pu constater, sur les photos diffusées, qu'aucune dégradation n'en a résulté.

Cette action de protestation non-violente contre l'armement nucléaire a été réalisée le 6 août 2016, jour anniversaire du lancement sur Hiroshima d'une bombe nucléaire qui a fait des centaines de milliers de victimes.

Le fait que la vitrine soit celle d'un parti politique, qui devrait pourtant défendre la liberté d'expression démocratique, accentue l'idée d'un procès politique sans appui factuel : le lieu est sans doute politiquement "sensible", mais l'acte incriminé n'a causé aucun dommage matériel.

En conséquence je vous demande, Monsieur le Président du tribunal, de refuser l'instrumentalisation de la justice et vous demande la relaxe des deux inculpés.

 

Veuillez recevoir, Monsieur le Président, l'expression de nos sincères salutations.

À Paris, le 27 octobre 2016

Roland Nivet, Porte-parole du Mouvement de la Paix
Edith Boulanger, Membre du Bureau national du Mouvement de la Paix
Yves-Jean Gallas, Président du Conseil francilien du Mouvement de la Paix

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Communiqué : Halte aux bombardements à Alep, au Yémen ou à Mossoul

Publié le par Patrick Kaczmarek

Halte aux bombardements à Alep, au Yémen ou à Mossoul

 

Une seule issue : une solution politique dans le cadre des Nations Unies

 

Depuis le début du conflit en Syrie, le Mouvement de la Paix n’a cessé de réclamer et d'affirmer qu'il n'y a de solution que politique et diplomatique négociée avec l'ensemble des parties et sous l'égide des Nations Unies en conformité avec la Charte des Nations Unies et le droit international.

C'est ce qui nous a conduits à soutenir toutes les initiatives allant dans ce sens, et en particulier les négociations de Genève.

Nous avons aussi soutenu le plan établi par le Conseil de Sécurité des Nations Unies et accepté par l'ensemble des membres du Conseil de Sécurité  pour une transition politique en Syrie contrôlée et décidée par les Syriens eux-mêmes.

Le Mouvement de la Paix a salué l’adoption de la résolution 2254 du Conseil de Sécurité en décembre 2015 qui selon le Secrétaire Général de l’ONU « met l’accent sur la voie politique à suivre pour régler la crise » et qui reprenait les termes des accords de Genève de 2012, fondement d’une transition politique conduite et prise en main par les syriens. Elle prévoit des négociations impliquant tous les acteurs concernés, y compris la Russie et des représentants du régime de Bachar Al Assad accompagnées d’un processus politique qui doit conduire à une transition démocratique pour la Syrie, et à un cessez-le-feu (qui ne s’appliquera pas aux actions contre les groupes terroristes tels que DAESH, Al Qaida et le Front El-Nosra).

Ce plan existe et peut constituer une base à partir de laquelle peut être conçue une sortie politique de cette tragédie.

Ni les intérêts géostratégiques divergents des grandes puissances qui interviennent sur le terrain ou dans cette région directement ou indirectement, ni le fait que la Syrie soit sur le lieu de passage des oléoducs vers l'Europe, ne peuvent exonérer les Nations Unies et en particulier le Conseil de Sécurité des Nations Unies de mettre en œuvre les solutions politiques y compris si nécessaire, avec des moyens militaires en application  du chapitre 7 de la Charte des Nations Unies afin de conserver l'unité de l'Etat syrien et la mise en place d'une réelle démocratie basée sur la laïcité, qui permette l'existence d'une réelle pluralité des idées et respectant les différentes composantes de la société syrienne dont le peuple Kurde.

Il appartient à la France, qui a une part de responsabilité dans le chaos dans lequel se trouve cette région, notamment par son intervention militaire en Libye, mais aussi par ses ventes d’armes d'agir en ce sens.

Dans ce contexte, la France doit aussi intervenir pour empêcher  que le gouvernement Erdogan, dont l’Etat est membre de l’OTAN, en profite pour exterminer le peuple Kurde dont le respect des droits est au cœur d’une solution pour la paix au Moyen-Orient.

ll y a urgence à ce que le gouvernement français agisse pour la reconnaissance de l’Etat de Palestine, reconnaissance souhaitée par une immense majorité au sein de l'Assemblée Nationale.

Les mêmes solutions doivent prévaloir au Yémen pour obtenir l’arrêt des bombardements par l’Arabie Saoudite à laquelle la France vend des armes.

Notre solidarité avec toutes les victimes ne nous conduira jamais à passer sous silence la responsabilité de ceux qui ont armé Daesh et ses alliés, directement ou indirectement, ni de ceux - dont la coalition dirigée par les USA et la Grande Bretagne qui a envahi l’Irak en violation du Droit international - qui ont contribué par leurs guerres à mettre le Moyen-Orient à feu et à sang et sont responsables de la situation de chaos que connaît cette région.

Notre solidarité va vers toutes les victimes de ces guerres et aux réfugiés dont nous demandons que l’Europe et la France les accueillent avec humanité, conformément aux règles de base du droit international humanitaire.

 

Le 27 octobre 2016,

Le Mouvement de la Paix

Contacts : Roland Nivet : 06 85 02 87 14
Christine Rosemberg : 06 82 43 25 81


 
Plus d’infos sur www.mvtpaix.org

Publié dans PAIX

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TRACT COMMUN LDH LIBRE PENSEE ET FSU

Publié le par Patrick Kaczmarek

TRACT COMMUN LDH LIBRE PENSEE ET FSU

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La lettre de Patrick Le Hyaric

Publié le par Patrick Kaczmarek

Le traité de libre échange entre l’Union européenne et le Canada a du plomb dans l’aile. Les mouvements sociaux et citoyens auxquels s’ajoute le refus tenace des parlements de Wallonie et de Bruxelles en Belgique devraient, en toute logique, conduire à reporter au moins le sommet Union européenne-Canada prévu la semaine prochaine à Bruxelles (retrouvez dans cette lettre ma déclaration à ce sujet). Mais le combat n’est pas terminé. Il faudra soutenir les Wallons et amplifier encore la campagne d’explications et d’actions. Dans quelques jours je mettrai à disposition un ouvrage décryptant la nature de ce traité de libre échange. Il s’agira d’un livre de plus de 100 pages où nous expliquons, chapitre par chapitre, les dangers de ce texte étouffant la démocratie, portant préjudice à nos services publics, à la qualité alimentaire et à l’environnement. Ce livre « Le traité avec le Canada mis à nu » sera disponible dès les premiers jours de novembre au prix de 6 euros, plus 2 euros de frais de port par exemplaire.
Vous pouvez déjà le commander par papier libre accompagné d'un chèque de 8 euros (6+2) auprès des services de la diffusion de l’Humanité : Diffusion militante, L'Humanité, 5 rue Pleyel, Immeuble Calliope, 93528 Saint-Denis Cedex. Pour tout renseignement : 0149227347.

 

Il s’agit d’un sujet qui aura des conséquences graves sur la vie quotidienne de chacune et de chacun. Pourtant c’est silence radio et télévision sur son contenu. Aucun débat organisé à son propos. Et les heures de télévision offertes en ce moment à la droite au prétexte de sa primaire dépasse l’indécence et le supportable. Que chaque force politique bénéficie ainsi des mêmes droits d’accès à la télévision et à la radio ! Ce ne serait que justice et conforme à un minimum d’éthique démocratique ! C’est un peu ce cri que je fais entendre cette semaine dans mon éditorial de l’Humanité dimanche « Les bavardages et la misère » que je mets à votre disposition dans cette lettre.

 

Mardi dernier l’Humanité organisait à Tours, en lien avec notre ami Jean-Michel Bodin, la 12ème rencontre du transport régional. Celle-ci a donné lieu à un débat intéressant sur la situation du transport par rail et celle de l’industrie ferroviaire en lien avec les enjeux de sécurité et d’environnement. L’Humanité en rendra compte dans un numéro spécial.

 

Après un saut à Bruxelles mercredi j’ai participé à Paris au meeting de soutien à la démocratie et la liberté pour le peuple turc. Celui-ci était le bienvenu tant là encore le silence règne sur la dictature qu’installe M. Erdogan. Alors que la liberté de la presse est gravement mise en cause dans ce pays j’appelle nos confrères journalistes à donner des informations sur ce qui s’y passe. D’autre part les institutions européennes doivent cesser leur complaisance marchandant à la Turquie la rétention sur son sol des réfugiés en échange de millions d’euros. C’est abject ! Si l’Union européenne était conséquente avec elle-même elle menacerait puis imposerait si nécessaire des sanctions économiques à la Turquie. C’est ce que nous devons réclamer en solidarité avec les syndicalistes, les intellectuels, les forces progressistes de Turquie, les journalistes, les magistrats ou les enseignants.

 

Nous avons dû appeler à relancer cette semaine la souscription pour l’Humanité afin de faire face à nos échéances du mois de novembre, notre projet de consolidation financière prenant du retard. Mais l’un des enjeux fondamental pour le groupe l’Humanité est le développement de la lecture de nos journaux dans un contexte exacerbé de batailles politiques où les droites sont à l’offensive, leurs idées se répandant dans toutes les strates des médias audiovisuels. Lire nos journaux c’est disposer d’informations qu’on ne trouve nul part ailleurs, c’est le soutien aux mouvements sociaux aux syndicalistes menacés comme nous l’avons encore fait cette semaine ou l’impulsion de l’Humanité aux combats contre les traités de libre échange. Il est d’ailleurs le seul à être de ce côté. Nos journaux informent le mieux possible de la situation à gauche et dans notre gauche d’alternative. Ils ne peuvent être en rien tenus responsables des divisions actuelles et lorsque des élus ou des responsables ou même des candidats à l’élection présidentielle s’y expriment, il s’agit de donner des informations aux lectrices et aux lecteurs et non pas d’une prise de parti. Les reproches qui ont circulé ces derniers jours contre nos journalistes sont non seulement infondés, mais déplacés et pour tout dire insupportables. L’Humanité traite des initiatives du Parti communiste comme elle a traité la convention des insoumis ou d’autres, qu’il s’agisse du congrès du NPA ou de la primaire des écologistes et tous les points de vue s’expriment et débattent entre eux. Croire que c’est en menaçant le journal et ses équipes car on ne serait pas d’accord avec tel ou tel traitement revient à réclamer de revenir à d’autres temps et à se tirer soi-même une balle dans le pied. Je pose franchement cette question : Que restera-t-il si on affaiblit nous même nos journaux ? N’y a-t-il pas au contraire un grand combat à mener pour les défendre et leur donner les moyens de pouvoir toujours mieux remplir leurs missions ?  J’aurai sûrement l’occasion d’y revenir.

 

Bonne semaine à toutes et tous.  

 

Patrick Le Hyaric

 

Pour me contacter : 

L'Humanité-Secrétariat du directeur, 5 rue Pleyel, Immeuble Calliope, 93200 Saint-Denis
contact.patricklehyaric@gmail.com / 01 49 22 72 01

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BLOG DE JACQUES FATH

Publié le par Patrick Kaczmarek

Sur mon blog: https://jacquesfathinternational.wordpress.com

 

De nouveaux articles

en septembre et octobre:

 

- "Un Président ne devrait pas dire ça…"  Remarques sur le chapitre Monde

du livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme.    22 10 2016

 

- Retour sur la figure controversée de Shimon Peres.    04 10 2016

 

- Trump contre Clinton, mais encore ? Pourquoi et comment

   je voterai à gauche dans la présidentielle étatsusienne   28 09 2016

   Un texte de Jim Cohen (université Sorbonne Nouvelle) publié initialement le 6 septembre 2016 dans la revue Mouvement

 

- Hollande et les harkis. Reprise du blog de Bernard Deschamps.   28 09 2016

 

- La France ne veut pas interdire les armes nucléaires.

   Communiqué ICAN-France du 26 09 2016

  

 

Vous pouvez être automatiquement informé des nouvelles publications

en cliquant sur "suivre", en bas à droite de votre écran.

 

Avec mes cordiales salutations

Jacques Fath

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Halte à l'invasion du nord de la Syrie par la Turquie!

Publié le par Patrick Kaczmarek

Halte à l'invasion du nord de la Syrie par la Turquie!

L'aviation turque bombarde des villages

dans les zones de Shahba et d'Efrîn au Rojava (Kurdistan de Syrie)  

Voulant à tout prix entraver la résistance contre les groupes extrémistes et terroristes au Rojava, l'armée turque a commencé il y a quelques jours à bombarder les villages de Um Al Housh et Um Al Qura dans la zone d'Al Shahba, au nord d'Alep. Les bombardements sont survenus quelques heures après que ces villages aient été libérés de Daesh par les forces démocratiques syriennes composées majoritairement de combattants kurdes.  

En plus d'Al Shahba, l'artillerie turque vise aujourd'hui des villages dans la zone d'Efrîn. Cette dernière offensive a jusqu'à présent causé la mort de quatre civils et grièvement blessé des dizaines d'autres. 10 combattants de la liberté ont par ailleurs été tués. Cette offensive meurtrière s'inscrit dans une campagne d'extermination menée par l'Etat turc contre les peuples de Syrie. Elle constitue un soutien direct aux mercenaires de Daesh sérieusement ébranlés par les forces révolutionnaires.

Ce faisant, le régime turc viole les conventions internationales qui le lient. La communauté internationale et les puissances engagées dans la lutte contre le terrorisme doivent agir pour empêcher l'intervention turque. Leur silence encourage cependant l'expansion de la Turquie dans la région de Jarablus et permet à son aviation de bombarder les zones environnantes.

Ces pratiques témoignent du despotisme et de la tyrannie de l'Etat turc, à l'égal du régime syrien. Elles sont la preuve que la Turquie, tout comme la Syrie, tente d'empêcher toute solution à la crise syrienne en permettant aux forces extrémistes de regrouper leurs forces partout où elles ont été antérieurement défaîtes.

Nous condamnons fortement l'intervention meurtrière de la Turquie dans les régions de Shehba et Efrin. Frustré de ne pouvoir intervenir à Mossoul et en Iraq, Erdogan se venge en violant le territoire syrien. Le but poursuivi par la Turquie est de réaliser l'expansion du territoire turc telle que voulue par le Misak-ı Milli (pacte national) en 1920. La Turquie ne vise pas seulement à envahir le nord de la Syrie, mais l'ensemble de son territoire. Il est du devoir de la communauté internationale d'agir immédiatement pour mettre fin à l'expansion de la Turquie au nord de la Syrie.

Nous appelons à manifester partout en Europe contre les offensives meurtrières de l'Etat turc et contre la violation de la souveraineté du Rojava et de la Syrie.

Congrès national du Kurdistan, 20 Octobre 2016

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PATRICK KACMAREK ET LES PRESIDENTIELLES

Publié le par Patrick Kaczmarek

LE DEBAT EST CONFUS  NEANMONS  CHAUD EN CETTE PERIODE QUI PREPARE LES PRESIDENTIELLES.  AVEC BEAUCOUP DE MES CAMARADES -JE PARLE A TITRE PERSONNEL  EN TANT QUE MEMBRE DUPCF-JE PENSE QUE LA DISCUSSION AU SEIN DU PARTI A ETE REPORTEE  NON POUR  DES RAISONS LIEES A LA LOGIQUE  DE MATURATION DEMOCRATIQUE MAIS PAR OPPORTNISME FACE  A UN VIDE DE POSITIONNEMENT POLITIQUE.

ON NE GAGNERA JAMAIS LES PRESIDENTIELLES ET ALORS ? UN CANDIDAT UNIQUE  DANS CETTE  PERSPECTIVE EST UN LEURRE D AUTANT PLUS  QUE NOUS NOUS CONFRONTONS A DES COMPORTEMENTS QUI FONT FI DU RESPECT DES UNS  ET DES AUTRES  LES AUTRES  ETANT NOUS. MELANCHON A FAIT UNE OPA SUR  LES MILITANTS  ANTI CAPITALISTES. SANS NOUS  IL N AURAIT RIEN ETE. IL NE  FAUT RIEN  REGRETTER MAIS  PAS SE LAISSER DUPER. LES TRIBUNS  NE FONT PAS LES REVOLUTIONS CE SONT LES MASSES  DE FACON COMPLEXE ET CONTRADICTOIRE.  FAIRE UN SCORE MEME TRES FAIBLE  AUX PRESIDENTIELLES NE PROUVE  RIEN. NOUS  SOMMES CONTRE LE PRESIDENTIELLALIME MEME ELU AU SUFFRAGE UNIVERSEL ALORS NE VENDONS PAS NOTRE AME A UNE REDERIE. CETTE GAUCHE ANTICAPITALISTE NOUS  DEVONS L ANIMER ET LA FAIRE GAGNER SUR DES OBJECTIFS  FACE  AUXQUELS CHACUN  DEVRA SE DETERMINER. CE SONT LES LEGISLATIVES  QUI SONT IMPORTANTES  ON LES PREPARERA   DANS  UN CLIMAT CLAIR ET UNE  EXPRESSION INDEPENDANTE. NOUS  POUVONS N ETRE  QU UNE  COMPOSITION MAIS  ON NE  PEUT DELIBEREMENT BRADER NOTRE CONSCIENCE  ET NOTRE VOIX. N OUBLIONS  JAMAIS : MOINS LE PCF EST PRESENT PLUS LE CAPITAL AVANCE ET AJOUTONS PERSONNE NE PARLERA  A LA PLACE  DES COMMUNISTES. NOTRE STRATEGIE ELECTORALE N A RIEN AVOIR AVEC UNE DEMARCHE POLITICIENNE IL Y VA DU BIEN ETRE ET DU DEVELOPPEMENT DE NOTRE PEUPLE. BREF UN CANDIDAT UNIQUE EST UNE CHIMERE….UN CANDIDAT COMMUNISTE  UNE  NECESSITE.

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Jean Ziegler « Nations unies, réveillez-vous !… avant qu’il ne soit trop tard »

Publié le par Patrick Kaczmarek

Hugo Aymar Haytham

Vice-président du comité consultatif du conseil des droits de l’homme des Nations unies, le sociologue et écrivain suisse dresse un bilan critique de l’ONU, paralysée par un fonctionnement qui fait la part belle aux grandes puissances. Il dénonce la dictature des oligarchies financières et plaide pour l’abolition du droit de veto au Conseil de sécurité dans les conflits qui donnent lieu à des crimes contre l’humanité.

Dans Chemins d’espérance (1), vous dressez un bilan contrasté de l’ONU, soulignant le travail positif de plusieurs agences onusiennes (OMS, Unicef, Programme alimentaire mondial…) et constatant ses échecs majeurs dans le rétablissement de la paix…

Jean Ziegler Dans la lutte contre les épidémies, la faim, les eaux polluées, l’ONU a un bilan positif. Des organismes comme l’Unicef, l’Organisation mondiale de la santé continuent de sauver des millions de vies. Toutefois, l’appréciation est mitigée. Toutes les cinq secondes, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim sur une planète débordant de richesses. C’est un assassinat. Près d’un milliard d’êtres humains sont sous-alimentés. Selon la FAO, l’agriculture, dans l’étape actuelle de ses capacités de production, pourrait nourrir sans problème douze milliards d’êtres humains, soit près du double de l’humanité actuelle. L’ONU dénonce ce meurtre de masse, et c’est bien, mais elle rechigne devant les mesures qui permettent de mettre fin au massacre : par exemple l’interdiction de la spéculation boursière sur les aliments de base, l’interdiction de brûler des centaines de millions de tonnes de maïs et de blé pour produire des agrocarburants, le bannissement du dumping agricole de l’Union européenne sur les marchés africains.

Pourquoi cette retenue ?

Jean Ziegler Les États nationaux sont surdéterminés par les oligarchies du capital financier globalisé. En 2015, selon la Banque mondiale, les 500 plus grandes sociétés transcontinentales privées, tous secteurs confondus, contrôlaient 52,8 % du produit mondial brut. Ces sociétés transfrontières fonctionnent selon le principe de la maximalisation des profits. Nestlé, le plus grand trust alimentaire du monde, n’a pas pour vocation de combattre la faim, mais d’augmenter les dividendes de ses actionnaires. Nous sommes confrontés à une dictature mondiale du capital financier, dans un univers de violence structurelle. Il faut la briser.

Vice-président du comité consultatif des droits de l’homme, à quelles difficultés vous heurtez-vous ?

Jean Ziegler Le chapitre VII de la Charte des Nations unies énumère les mesures de contrainte, qui peuvent aller jusqu’à une intervention armée de l’ONU. Or, les droits de l’homme ne figurent pas au chapitre VII, partant de l’idée que ceux-ci ne peuvent être réalisés que par la conviction, la coopération, et jamais ne doivent être imposés par la force. La crédibilité du sujet parlant est donc essentielle. Guantanamo est un lieu de torture, d’arbitraire judiciaire. Quand l’ambassadeur américain condamne la torture au Soudan, il n’est pas crédible puisque son gouvernement pratique ailleurs ce qu’il dénonce ici. Le double langage est le poison des droits de l’homme.

Ban Ki-moon arrive au terme de son mandat. Quel bilan laisse-t-il ?

Jean Ziegler Désastreux. Ban Ki-Moon est peut-être le pire des secrétaires généraux qu’ont connus les Nations unies. C’est un laquais des Américains. Dans toutes les instances de l’ONU, il n’y a pas un fonctionnaire important qui soit nommé sans que la CIA ne donne son accord. L’ONU est à un carrefour. Ou bien elle parvient à sortir de sa paralysie, se réforme et se donne un secrétaire général digne de ce nom, ou bien les conflits qu’elle ne maîtrise pas vont produire d’autres conflits aux conséquences meurtrières. Les djihadistes, qui sont la production de la guerre syrienne, tuent au Bataclan, tuent à Nice, tuent en Normandie, l’afflux de millions de réfugiés, que l’on doit accepter, posent de nouveaux problèmes qu’il faudrait résoudre dans un esprit de solidarité, mais qu’instrumentalisent des mouvements xénophobes détestables. Auparavant, les conséquences des guerres étaient à la périphérie, avec des conséquences horribles pour les populations africaines et moyen-orientales, mais maintenant les pays dominateurs, comme la France, comme le royaume-Uni ou comme les États-Unis et même la Russie, en sont également affectés.

Les rendez-vous manqués de l’ONU sont malheureusement très nombreux, que ce soit au Rwanda ou à Srebrenica, où, bien que présente sur place, elle n’a pas empêché les massacres. Comment expliquer de tels manquements ?

Jean Ziegler Prenons le problème à la racine, lors de cette fameuse rencontre entre Churchill et Roosevelt en août 1941 sur le navire de guerre USS Augusta. C’était avant Stalingrad, avant même l’entrée en guerre des États-Unis. Ils ont dit : nous vaincrons et nous créerons une organisation mondiale fondée sur trois piliers, la sécurité collective, les droits de l’homme et la justice sociale planétaire. La dimension mondiale a été atteinte puisque 193 États sont aujourd’hui membres de l’ONU. L’universalité de l’ONU est assurée. Mais subrepticement une évolution s’est produite que ni Churchill ni Roosevelt n’avaient anticipée : la lente érosion de la souveraineté des États, qui perdent leurs capacités normatives. Un nouveau pouvoir est apparu, infiniment plus puissant que n’importe quel État au monde, c’est l’oligarchie financière, détentrice du capital financier qui vide de leur substance la souveraineté des États. La seule manière de s’y opposer, c’est la renaissance de l’ONU comme gardienne du bien public universel, de l’intérêt général planétaire. Seule la société civile, les mouvements sociaux peuvent l’obtenir puisque les États sont entraînés dans une spirale de décrépitude. L’utopie d’un monde de paix habite chacun de nous. Il n’y a pas de civilisation sans respect des droits de l’homme, sans sécurité collective et sans justice sociale. Cette utopie, un jour, va s’incarner dans une action collective.

L’ONU n’est-elle pas menacée par le syndrome de la Société des nations (SDN), créée après la Première Guerre mondiale et qui n’a pu empêcher la Seconde ?

Jean Ziegler Le fantôme de la SDN rôde au siège de l’ONU à New York et au palais des Nations à Genève. Je ne compte plus le nombre de fois où, après une séance le soir, tel ou tel haut fonctionnaire ou ambassadeur me dit : « Est-ce que nous allons finir comme la SDN ? » La SDN a implosé au bout de vingt-cinq ans et n’a jamais connu d’universalité, l’Allemagne et la Russie en sont sorties et les États-Unis n’y sont jamais entrés. L’ONU a un peu d’avance. Mais pour l’ONU, c’est minuit moins cinq ; si elle ne parvient pas à ressurgir, à renaître, à se réformer radicalement, elle finira comme la SDN.

Alors que l’assemblée générale des Nations unies se réunissait à New York, les bombardements redoublaient d’intensité à Alep. Comment réagissez-vous à cette image d’impuissance étalée par une organisation multilatérale dont le premier rôle est la sauvegarde de la paix ?

Jean Ziegler L’horreur n’a pas de fin. Ces crimes contre l’humanité se déroulent dans une normalité glacée, à cause d’une ONU paralysée. L’ONU a été fondée en 1945 pour assurer la sécurité collective sur cette planète, or c’est l’échec le plus total. L’espérance réside dans une réforme radicale du Conseil de sécurité telle que l’a préconisée l’ancien secrétaire général Kofi Annan en 2006. En Syrie, ce qui paralyse toute intervention de l’ONU (casques bleus, corridors humanitaires, interdiction de survol par les bombardiers…), c’est le veto russe, motivé par des raisons d’État tout à fait égoïstes (la défense d’un régime qui garantit aux Russes l’accès à la Méditerranée, à Tartous et Lattaquié). Comment pourrait-on sortir de cette paralysie ? En interdisant, par une réforme de la Charte, les veto dans des conflits où des crimes contre l’humanité sont commis par l’une ou par les deux parties. C’est uniquement si cette réforme passe et que le droit de veto des cinq membres permanents est annulé dans ces situations très concrètes que l’ONU pourra agir.

La réforme de l’ONU, que vous appelez de vos vœux, est un serpent de mer. Mais qu’est-ce qui vous dit que l’idée fait son chemin ?

Jean Ziegler Au Quai d’Orsay on y réfléchit, à Berlin une commission est mise en place. À Bruxelles, une commission de réforme est constituée au niveau de l’UE. La question n’est pas simple. Historiquement, le droit de veto remonte à la rencontre Churchill-Roosevelt de 1941. Roosevelt affirmait que, une fois libéré du fascisme, le monde devait se doter d’une organisation totalement démocratique. La Chine (1,3 milliard d’habitants) et le Vanuatu (254 000 habitants) ont chacun une voix à l’Assemblée générale, qui est l’organe suprême de l’ONU. Roosevelt voulait s’en tenir à ce principe d’égalité. Mais Churchill avait à l’esprit l’histoire récente de l’Allemagne. En mars 1933, Hitler s’était fait voter les pleins pouvoirs par 441 députés au Reichstag contre 94. Pour Churchill, rien ne garantissait qu’une telle folie ne se reproduirait pas, un jour, à l’Assemblée générale des Nations unies. Il fallait donc un frein en cas d’urgence ; ce fut le droit de veto. Dit positivement : une décision devient effective si les cinq membres permanents du Conseil sont d’accord. L’origine du droit de veto est donc explicable, mais aujourd’hui cette règle est devenue paralysante. Nous sommes sur la crête. C’est aux progressistes de dire le monde tel qui doit être. Il faut se mobiliser pour que les Nations unies soient réformées radicalement et redeviennent le principal acteur mondial.

Mais la menace par la France d’utiliser le droit de veto n’a-t-elle pas empêché l’ONU d’avaliser la guerre américaine en Irak en 2003 ?

Jean Ziegler En mars 2003, Bush attaque et détruit l’Irak sous un prétexte mensonger. Le vrai but de guerre était de mettre la main sur les champs pétroliers. C’est toute l’ambiguïté de l’impérialisme. La principale puissance impérialiste, les États-Unis, qui sont les principaux contributeurs financiers des Nations unies, les utilisent et, quand l’ONU refuse de servir les visées de l’impérialisme, ils l’ignorent. Mars 2003 marque le début de la descente aux enfers des Nations unies.

Sur un plan strictement militaire, l’ONU aurait-elle les moyens d’agir sur le terrain en Syrie pour faire respecter un plan de retour à la paix ?

Jean Ziegler Bien sûr. Il y a plus de cent dix mille casques bleus déployés dans le monde. Ils forment la plus forte armée au monde après celle des États-Unis. Techniquement, dans un petit pays comme la Syrie, contrôler les lignes d’armistice, si un armistice est négocié, c’est faisable. Quarante et une cités sont encerclées, où les gens pratiquement meurent de faim ; ouvrir des corridors humanitaires, c’est réalisable, de même que l’interdiction du survol d’avions militaires sur certaines portions du ciel.

Avec ce titre Chemins d’espérance, vous restez optimiste sur l’avenir de l’ONU…

Jean Ziegler Le réveil va se faire. Quand le plan Kofi Annan a été publié, la France s’est battue furieusement contre une nouvelle attribution des sièges au Conseil de sécurité qui « voyageraient » entre plusieurs pays d’un continent. Le siège permanent et le droit de veto donnent à la France un pouvoir sans commune mesure avec son poids politique et économique réels et lui confère un pouvoir de contrainte sur les pays d’Afrique par exemple. Mais avec ce conflit syrien, on commence à se dire qu’il faut faire quelque chose pour arrêter la guerre avant que celle-ci nous dévore. La situation matérielle change la superstructure idéologique, selon Karl Marx, qui a écrit également : « Le révolutionnaire doit être capable d’entendre pousser l’herbe. »

(1) Chemins d’espérance. Ces combats gagnés, parfois perdus mais que nous remporterons ensemble, de Jean Ziegler. éditions du Seuil, 261 pages, 20 euros.

« Optimiste par la volonté » On pense à cette citation de Gramsci en refermant le dernier livre de Jean Ziegler, Chemins d’espérance (éditions du Seuil, 20 euros), qui paraît cette semaine. Depuis une quinzaine d’années, Jean Ziegler combat « l’ordre cannibale du monde » au sein de l’ONU, comme rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation puis au conseil consultatif des droits de l’homme. L’impuissance de l’ONU apparaît sans remède. Et pourtant, cette organisation est la seule enceinte multilatérale des États du monde. Faute d’une réforme qui la replacera au centre du jeu, l’ordre impérial et la dictature de l’oligarchie financière gagneront la partie. Mais, pour Jean Ziegler, la société civile mondiale pèsera du bon côté.

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Le Président du Conseil Départemental de la Somme: Pour le maintien du Centre de Planification et d'Education Familial du CHU Sud d'Amiens

Publié le par Patrick Kaczmarek

Je voulais vous faire part de cette pétition que je viens de lancer sur Change.org, "Le Président du Conseil Départemental de la Somme: Pour le maintien du Centre de Planification et d'Education Familial du CHU Sud d'Amiens".

Merci ! Laurent Beuvain

 

 

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