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ENSEMBLE, SAUVONS MUMIA

Publié le par Patrick Kaczmarek

Collectif Unitaire National de Soutien à Mumia Abu-Jamal

43, boulevard de Magenta 75010 Paris - TEL : 01 53 38 99 99 - FAX : 01 40 40 90 98 - E MAIL : abujamal@free.fr

http://www.mumiabujamal.net

 

 

En direct du couloir de la mort de SCI Greene / Waynesburg / Pennsylvanie / USA

MUMIA EST TOUJOURS DEBOUT POUR DEFENDRE SON INNOCENCE !

 

Une délégation du Collectif Unitaire National « Ensemble, sauvons Mumia » s'est rendue en Pennsylvanie du 25 au 28 juillet 2009 pour rendre visite à plusieurs prisonniers politiques. Elle était composée de trois animateurs du Collectif : Claude Guillaumaud-Pujol, universitaire et auteur d'une biographie de Mumia (1), Jacky Hortaut, syndicaliste CGT, et de Jacques Lederer, écrivain.

 

Le dimanche 26, elle a rencontré Mumia Abu-Jamal dans le couloir de la mort durant trois heures. Désormais, grâce à l'intervention de l’Archevêque sud-africain Desmond Tutu, prix Nobel de la paix, il est délivré de ses menottes lors des visites.

Sa santé est bonne (dixit Mumia) et il paraît en forme. S’astreignant à jouer régulièrement à la balle au mur dans une « cage » lui permettant seulement de voir le ciel, il a esquissé devant nous le geste du lancer, montrant ainsi son besoin immense de dépense physique.

Mumia ne se fait guère d'illusions sur le processus judiciaire actuel mais reste serein et déterminé à poursuivre le combat.

La conversation a roulé très librement sur plusieurs sujets, soit sous la forme de dialogues avec chacun des visiteurs soit collectivement. Malgré l'importance qu'il attache à l'élection du Président Obama, il se montre très lucide sur les limites possibles de son action. Il a tenu à souligner le rôle négatif de la presse et des médias dans le modelage de l'opinion publique aux Etats-Unis et dans le monde entier.  Insistant sur leur baisse d’audience, il questionne : « comment faire confiance à des gens qui ne disent pas la vérité ? »

Mumia nous parle du racisme qui est « toujours là ». Il en veut pour preuve l'histoire récente du célèbre professeur d'université noir embarqué par la police alors qu'il tentait d'entrer chez lui. L'affaire a fait le tour du monde, notamment le fait que le policier a refusé avec arrogance de s'excuser. « How dare you, comment osez-vous ? » Autrement dit, comment, vous, les noirs, osez-vous exiger des excuses de nous, les blancs ? Cette phrase, Mumia l'a répétée plusieurs fois comme particulièrement typique et révélatrice du racisme encore profondément ancré dans la société américaine.

Il a remercié avec insistance tous ceux qui, de par le monde et notamment en France, soutiennent sa cause. Il a laissé éclater sa joie lorsque Jacky Hortaut lui a raconté qu’il avait déployé une banderole « Free Mumia » au sommet du Kilimandjaro, the africa’s highest point, dont il avait fait l'ascension en février dernier.

Un moment émouvant fut aussi celui où il nous a chanté une ballade de sa composition (paroles et musique) dédiée à sa femme. Il aime beaucoup le jazz, notamment Miles Davis et John Coltrane (Love Supreme, Naima...) qu'il tient pour des génies. Il nous a raconté comment, lorsqu'il était journaliste, il baignait en permanence dans cette musique qu’il qualifie « de plus grand apport du peuple afro-américain à la culture universelle ».

La visite, trois heures passées en un éclair, s'est terminée la main et le poing collés des deux côtés de la vitre qui nous séparait, puis sur le cœur pour nous remercier. Il resta debout dans son box à nous regarder jusqu’à ne plus nous apercevoir, nous qui allions retrouver la liberté, lui « Jamal AM # 8335 » qui devait rejoindre sa cellule.

 

 

Le lendemain, beaucoup plus au nord de la Pennsylvanie, non loin du lac Erie, nous rendions visite à Debbie, Janie et Janet Africa (2). Toutes les trois - ainsi que leurs maris - ont été accusées du meurtre d'un policier pendant l'assaut de leur maison, alors qu'elles tenaient leur bébé à bout de bras au-dessus de leur tête dans leur cave inondée par les lances à incendie de la police. Condamnées à cent ans de prison, elles pouvaient bénéficier d'une remise de peine au bout de trente ans à condition qu'elles se reconnaissent comme coupables. D'une seule voix, elles ont refusé de se déjuger et restent donc en prison pour une durée indéfinie.

Elles paraissent remarquablement toniques et déterminées, et continuent de défendre leurs droits dans des conditions qui, pour n'être pas celles d'une prison de haute sécurité comme celle de Mumia, n'en sont pas moins très éprouvantes. Chacune partage sa cellule avec plusieurs autres détenues et doit constamment rester sur ses gardes en raison d'abus divers de l’autorité pénitentiaire et des gardiens. Elles travaillent (50 cents de l'heure !) et se maintiennent en forme, notamment en courant régulièrement sur les pelouses. La prison est en effet un ancien campus reconverti, réalisant à l'envers la phrase célèbre de Victor Hugo : « une prison qui ferme, c'est une école qui ouvre ».

Elles, non plus, ne tarissent pas de remerciements pour les soutiens qu'elles reçoivent. Elles nous ont demandé de les transmettre à toutes celles et à tous ceux qui militent pour leur libération, pour l'instauration d'une justice équitable et pour l'abolition de la peine de mort.

 

De passage à Philadelphie, nous avons eu également une courte mais chaleureuse rencontre avec Pam Africa, porte-parole de MOVE et des soutiens à Mumia.

 

JUILLET 2009

 

 

 

(1) biographie publiée aux Temps des Cerises « Un homme libre dans le couloir de la mort » … vous pouvez la commander : règlement par chèque (12 €uros) à MRAP solidarité MUMIA 43 Bd de Magenta 75010 Paris.

 

(2) Debie, Janie et Janet sont membres de Move, une petite communauté combattant âprement le racisme et les injustices, et défendant des valeurs de respect des droits humains, sociaux et écologiques. Le journaliste Mumia Abu-Jamal a pris fait et cause pour cette communauté victime d’une féroce répression policière à la fin des années soixante dix et début quatre vingts. Depuis la condamnation à mort de Mumia, c’est toute la communauté Move qui s’est engagée dans le combat pour sa libération.

Publié dans FAITS DE SOCIETE

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KIOSQUE DE LA HOTOIE LE 26 JUILLET 2009

Publié le par Patrick Kaczmarek

Publié dans CULTURE

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halte à la repression exercée sur les pacifistes à Bil'in

Publié le par Patrick Kaczmarek

Contacts :

Mouvement de la paix

9 rue Dulcie September – 93400 – SAINT-OUEN

Tél : 33 1 40 12 09 12

national@mvtpaix.org

 

Nicole BOUEXEL 06 70 57 91 23

nNicole.bouexel@mvtpaix.org

 

 

Saint-Ouen, le 31 juillet 2009

 

 

 

Demande de rendez-vous au sujet de la répression contre la population de Bil’in

 

 

 

 

Monsieur le Ministre

Conscients de l'importance que vous accordez au respect des droits et à la région Proche Orientale, nous vous prions par la présente d’intervenir auprès des autorités israéliennes afin que cesse l’agression de l’armée israélienne contre le village de Bil’in en Cisjordanie.

En effet, ces dernières semaines et presque chaque nuit, des soldats envahissent le village et les maisons, terrorisent la population, y compris les enfants, et procèdent à des arrestations (plus de 17 personnes en un mois dont plusieurs jeunes mineurs) En avril, un habitant du village a été assassiné par un tir de grenade lacrymogène en pleine poitrine. A Nil’in, un village proche de Bil’in, il y a eu plusieurs morts dont un enfant.

Des villages comme Bil’in et Ni'lin mènent depuis plusieurs années des actions de résistance populaire non-violente. Cette résistance est soutenue par des militants anticolonialistes de la paix israéliens et internationaux et commence à faire école. Il semble que cela fasse peur au gouvernement israélien qui cherche à la briser en harcelant et en tentant de terroriser la population. Pourtant cette non violence affichée et revendiquée dans une région marquée par la guerre, est une méthode particulièrement légitime qui recrée un espoir pour la paix et la création d'un Etat de Palestine.

Si Bil’in est particulièrement visé, c’est que ce village avec son Comité populaire, mène depuis plus de 4 ans avec persévérance ces actions non-violentes. Elles s’étendent maintenant dans de nombreux villages de Cisjordanie, mais aussi à Jérusalem, contre les expulsions, contre les confiscations de terre, contre les colonies et la poursuite de la construction du mur, qui constituent autant d’éléments d’une politique illégale et destinée à exclure toute perspective de paix. Un comité de coordination vient d’être créé, notamment avec les villages de la vallée du Jourdain.

Ce qui est visé aussi, c’est le soutien croissant dont bénéficient ces actions dans l’opinion publique, à la fois en Israël et dans le monde. Ces violences graves sont exercées en toute illégalité. Les habitants de Bil’in et de tous ces villages revendiquent pacifiquement leur droit à vivre et travailler sur leur terre, conformément aux résolutions internationales.

 Les droits des habitants de Bil’in sur leurs terres coupées par le Mur d’annexion leur ont été partiellement reconnus en 2007 par la Haute Cour de justice israélienne qui a demandé la modification du tracé du mur sur les terres palestiniennes. Le président Obama, le président Sarkozy et vous-même, avez d’ailleurs rappelé à M. Netanyahou votre désaccord avec la poursuite de la colonisation et le « nettoyage » ethnique de Jérusalem alors que cette ville doit être une capitale partagée.

La violence, la répression et la force ne sont en rien une garantie fiable ou durable de la sécurité des Israéliens. Seul un règlement global du conflit sur la base de l’ensemble des résolutions de l’ONU avec notamment la création d’un Etat palestinien, la fin de l’occupation et de la colonisation, le démantèlement du mur, pourront enclencher une dynamique de paix durable.

Nous attendons de votre part des déclarations et des actes condamnant la répression contre Bil’in et les villages qui mènent cette résistance non-violente et des propositions pour la protection des populations, comme des observateurs internationaux.

Pour faire appliquer le droit international, les droits nationaux des Palestiniens et arrêter la violence, une autre attitude politique est à adopter : cesser le soutien inconditionnel de la France et de l’Union Européenne à Israël. En ce sens, l’action pour la suspension de l’accord d’association de l’UE avec Israël serait un signe très important de votre détermination et une première pression efficace.

                Monsieur le Ministre, une délégation des organisations signataires de cette lettre souhaiterait vous rencontrer le plus rapidement possible.

                Nous vous remercions par avance de nous accorder un rendez-vous et vous prions de recevoir nos salutations distinguées.

                 

                 

             Les associations signataires :

AFD-France (Alliance for Freedom and Dignity France), AFPS (association France-Palestine Solidarité), AJPF (Association pour les jumelages entre les camps de refugiés Palestiniens et les villes Françaises),
Les Alternatifs, ANECR (Association des élus communistes et républicains),

ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants), ATTAC (Association pour la taxation des transactions pour l’aide aux citoyens), ATF (Association des Tunisiens en France),

ATMF (Association des travailleurs maghrébins de France), CCIPPP (Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien), CGT (Confédération générale du travail),

CICUP (Collectif Interuniversitaire pour la Coopération avec les Universités Palestiniennes),

Collectif Faty KOUMBA (Association des libertés, Droits de l'homme et non-violence),

Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix (Strasbourg), La Courneuve PalestineCPPI Saint-Denis (Collectif Paix Palestine Israël), Droit Solidarité (AIJD),Enseignants pour la Paix, FASE (Fédération pour une alternative sociale et écologique), FTCR (Fédération pour une citoyenneté des deux rives),
Femmes Egalité, Femmes en noir, Gauche Unitaire, Groupe Gauche Alternative 54, LDH (Ligue des Droits de l’homme)  le Mouvement de la Paix, MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples),
NPA (Nouveau parti anticapitaliste), PCF (Parti communiste français), PCOF (Parti communiste des ouvriers de France), Le Parti de Gauche, UAJV (Une Autre Voix Juive), UJFP (Union Juive Française pour la Paix), Union syndicale Solidaires, UTIT (Union des travailleurs immigrés tunisiens)  Les Verts

Publié dans PAIX

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A PROPOS DU TOUR 2009

Publié le par Patrick Kaczmarek

Déclaration suite au tour de France 2009
Par Marie George Buffet, Secrétaire Nationale du PCF, ancienne Ministre de la jeunesse et des sports et Nicolas Bonnet, responsable de la commission sport du PCF


Nous pouvons nous satisfaire de la réussite de ce tour de France 2009. Encore une fois la grande boucle a prouvé qu’elle est l’une des épreuves la plus populaire au monde avec des millions de spectateurs sur les routes de France et 3,8 millions de téléspectateurs en moyenne par jour.
Pour le moment, nous constatons qu’aucun cas de dopage n’est avéré. Nous pourrions nous en féliciter si cela signifie que le dopage a définitivement disparu. Mais comme beaucoup de suiveurs et de passionnés, nous restons interrogatifs, nous attendons avec impatience que l’ensemble des résultats soit communiqué par l’UCI.


Nous nous posions déjà des questions avant le départ de ce tour de France 2009 avec l’éviction de Patrice Clerc à la tête de ASO, les nouveaux accords entre ASO et l’UCI, le retour de Lance Armstrong et la tutelle de l’UCI sur les contrôles anti-dopage qui avait été organisés indépendamment en 2008 par l’Agence Française de Lutte contre le Dopage (AFLD). Cette année l’AFLD n’avait pas la charge des analyses sanguines, ni des prélèvements sanguins, et n’aura peut-être pas accès de façon précise aux résultats. Nous savons aussi que pour que l’UCI soit dans l’obligation de communiquer les passeports biologiques à l’AFLD il faudrait modifier la loi française.


Aujourd’hui, des doutes persistent lorsque nous entendons Monsieur Pierre Bordry, Président de l’AFLD, déclarer le 13 juillet à la radio ne pas être certain « que l'on applique la même règle à tout le monde dans les mêmes conditions". Des doutes d’autant plus renforcés, lorsque nous apprenions qu’à l’arrivée à Andorre les médecins missionnés par l’UCI sont dans l’obligation d’attendre de façon exagérée les coureurs d’Astana avant de procéder au contrôle.
Les techniques de dopage ont toujours eu un temps d’avance sur les contrôles et c’est pour cela que nous devons exiger toujours plus de moyens des pouvoirs publics et des fédérations pour faire face à ce retard. Certains experts ont déjà évoqué dans les médias l’existence de nouvelles techniques indécelables permettant une meilleure récupération et un meilleur stockage de glycogène. Qu’a-t-on mis en œuvre pour éviter les pratiques d’autotransfusion et l’utilisation des nouvelles formes d’EPO tant décriées avant le départ du tour 2009 ?


Beaucoup d’experts sont dubitatifs devant le nouveau record de vitesse réalisé dans l’ascension vers Verbier, nécessitant des qualités physiques bien supérieures à la normale. Nous ne voulons pas polémiquer ou montrer du doigt un coureur, mais nous demandons comme beaucoup de sportifs des explications et des évaluations rationnelles sur l’évolution des performances sportives.
A la fin de ce tour, il semblerait qu’une page soit tournée et que le silence règne en attendant l’année prochaine.


Nous restons aussi très interrogatifs sur les motivations du retour de Lance Armstrong et la frénésie médiatique qui l’a entouré. Nous l’avions déjà affirmé, son retour n’est pas une bonne chose pour le cyclisme, personne n’est dupe sur le personnage. Il aurait du normalement être sanctionné par l’UCI et le gouvernement français ainsi que la FFC aurait du s’opposer à sa présence sur ce tour. On peut refuser la présence d’un coureur dès lors que l’on a le courage de parler, et de parler fort. D’ailleurs, ça déjà été le cas pour plusieurs coureurs qui se sont vus refuser le départ du tour de France car leur présence nuisait à son image.


Il semblerait que l’image de Lance Armstrong ne peut pas se refuser. Tout a été mise en œuvre pour assurer une bonne communication et une bonne mise en scène pour que ce come-back, ce « one-man-show », prenne le pas médiatique sur la lutte contre le dopage.


Nous aurions préféré que les projecteurs soient plus orientés vers les cyclistes français qui nous donnent chaque jour une leçon de courage, de persévérance et de solidarité. Nous notons d’ailleurs que les valeurs de solidarité n’étaient du coté de l’équipe Astana sur ce tour de France, mais plutôt du coté des frères Schleck, des coureurs français comme Sandy Casar et Christophe le Mével de la Française des Jeux ou encore de l’équipe de BBOX Bouygues Telecom qui finit le tour avec deux victoires d’étapes et l’ensemble de ses coureurs sans aucun abandon. Une équipe qui avec d’autres s’engage à jouer la carte de la transparence en se pliant aux mesures les plus strictes qu’exige le code mondial antidopage.


Que sera le tour l’année prochaine ? On nous assure déjà dans la presse un grand spectacle pour l’édition 2010 avec la présence des meilleurs cyclistes ; la présence de Lance Armstrong sous les couleurs d’une nouvelle équipe, le retour d’Alexandre Vinokourov, de Michael Rasmussen, de Floyd Landis et d’Alejandro Valverde. Mais pour le moment nous n’avons aucune assurance sur l’évolution des procédures de contrôle anti-dopage, rien nous permettant de garantir que ce fléau sera définitivement combattu. Les organisateurs ont une année devant eux pour faire un choix ; soit celui de l’oubli, du silence profitable au spectacle et à la loi de l’argent, ou celui de regarder l’histoire en face et réagir pour faire le choix du sport, de l’éthique, de la passion et de l’humanité.
Après ce tour, soyons vigilant pour que ce sport ne reparte pas complètement en arrière. Tous les efforts entrepris ces dernières années peuvent être rapidement anéantis. Notamment les efforts des équipes françaises et des directeurs sportifs qui se sont engagées dans une démarche de long terme. Ce combat contre le dopage engagé depuis plus de dix ans a porté ses fruits, réduisant les tricheurs à une minorité. Il ne doit pas s’arrêter là, ni être remis en cause sous prétexte de donner la priorité au spectacle et à ses retombées financières. Lorsque que notre Ministère de la jeunesse et des sports avait initié la création du CPLD en France, nous avons fait du dopage une grande question nationale de santé publique, tel est le sens de la loi. Il s’agit d’une question de fond qui ne concerne pas uniquement le sport et les performances des sportifs, mais l’ensemble de nos concitoyens, car il s’agit du sens de l’humanité et des barrières à ne pas franchir.


Pour notre part, nous continuons à nous battre contre une dérive sociétale vers la marchandisation de tout, au-dessus de toutes règles, au-dessus de toutes valeurs humaines. Nous nous mobiliserons pour que le sport ne soit pas pris en otage par une poignée d’individus sans aucun scrupule. L’Etat doit reprendre une place privilégiée pour assurer une mission de service public, pour assurer le respect de la loi, la santé des sportifs, et protéger le sport des dérives financières. Cela passe bien entendu par l’existence d’un Ministère des sports qui a les moyens d’intervenir, et non un secrétariat d’état qui se destine à être une sorte de commission de haut niveau dilapidant à grande vitesse ses structures (CREPS, DDJS). Cela passe aussi par un soutien sans faille à l’AFLD en garantissant son indépendance d’intervention.


Pour cette raison, nous mettons le sport au cœur de notre réflexion politique et nous consacrerons un moment important à la rentrée à la question de l’évolution du modèle sportif, et notamment à l’occasion de notre université d’été et de la fête de l’Humanité.

Publié dans FAITS DE SOCIETE

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TAXE CARBONE : UN SCANDAL

Publié le par Patrick Kaczmarek

TAXE CARBONE

Inefficace pour l'écologie, injuste pour les citoyen-nes

 

L'avenir de la planète est une chose trop sérieuse pour le laisser dans les mains du gouvernement Sarkozy.

On aurait pu penser que, pour lutter contre l'effet de serre et le réchauffement climatique, une mobilisation de moyens humains et financiers, dévoués à la recherche par exemple, serait décrétée. Pas du tout! Michel Rocard, ancien Premier ministre socialiste, a rendu le rapport demandé par François Fillon et propose un nouvel impôt, « la taxe carbone», visant, selon ses mots « à dissuader les consommations énergétiques excessives ». En langage clair : 300 euros annuels supplémentaires pour le seul chauffage par ménage, 7 à 8 centimes d'augmentation de l'essence au litre, 15% d'augmentation prévisible du prix du gaz...

 

Un impôt inefficace pour l'environnement

 

Le réchauffement climatique dû à l’utilisation de combustibles fossiles pour l’énergie est un risque majeur. Il faut s'y attaquer. Mais déjà, les réponses des chefs d'État de l’Union européenne n'étaient pas à la hauteur de ce défi : les propositions de réduction des gaz à effets de serre, sous la présidence Française, sont bien en deçà des préconisations de l’ONU.

La proposition de Taxe carbone, met en avant, une nouvelle fois, le principe « pollueur-payeur » dont l'efficacité est très contestée par de nombreux experts. Une facture de 32 euros (100 en 2030) sur la base d'une tonne de CO2, plus on polluera, plus ça rapportera. Cette taxe ne cherche pas à résoudre le problème des émissions et des modes de production. Elle n'incite pas à la révolution énergétique pourtant nécessaire. Elle consacre l'usager comme principal responsable de la pollution. Daniel Cohn-Bendit, co-président des Verts au Parlement européen, appelle Nicolas Sarkozy à « tenir bon jusqu'au bout », sur ce nouvel impôt. C'est scandaleux.

 

Un impôt injuste pour les familles

Ainsi, la machine à inventer de nouvelles taxes est réactivée : 8,3 milliards d'impôts nouveaux dont plus de la moitié seront assumés exclusivement par les familles. C'est injuste et insupportable, particulièrement  au moment où les salaires stagnent et les licenciements boursiers se poursuivent.

Le poids des impôts ne pèse pas de la même manière sur tous. Ce gouvernement allège les impôts pour les plus riches, les alourdit pour les plus pauvres. Le bouclier fiscal voté dès le lendemain de l'élection présidentielle, c’est 458 millions d’euros redistribués à 14000 contribuables soit une moyenne de 33 000 euros pour chacun de ces grands privilégiés, chaque année.  Entre 1991 et 2006, les exonérations de charges patronales ont atteint 260,6 milliards d'euros dont 221 compensées par l'Etat, 28 milliards en 2008. Et Nicolas Sarkozy promet la suppression de la Taxe professionnelle payée par les entreprises. Par contre, la financiarisation peut continuer, pas de dissuasion pour elle à l'horizon.


Deux poids, deux mesures, ce gouvernement a fait clairement son choix. Sa taxe sert en fait à permettre de nouveau cadeaux au patronat (la Taxe professionnelle). Elle pèse contre l'emploi, les salaires et le pouvoir d'achat alors qu'il serait urgent de conjuguer progrès écologique et progrès social.

Promouvoir un nouveau mode de développement, s'attaquer aux défis écologique, c'est contribuer à la sortie de la crise et à la rupture avec les logiques financières. Le Parti communiste français est de ce combat.

Parti communiste français – 2 pl du Cl Fabien 75019 Paris - www.pcf.fr – Tel : 01 40 40 12 12

Publié dans FAITS DE SOCIETE

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