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Qu'est-ce que le Mouvement de la Paix

Publié le par Patrick Kaczmarek

Le Mouvement de la Paix fête cette année son 60 ème anniversaire et organise son Congrès triennal ainsi que le premier « Forum de la Paix ».  Agréé «  Association nationale de jeunesse et d’éducation populaire », nous poursuivons auprès des nouvelles générations les actions et les mobilisations de ces femmes et ces hommes qui ont construit notre Mouvement à partir des idéaux de la Résistance. Intimement mêlée à celle de la France, notre histoire est celle de décennies d’actions pour la Paix, pour réduire l’influence des armes, éliminer l’arme nucléaire, promouvoir la culture de la Paix.

Forte en France de 5000 adhérents issus de 150 comités locaux et soutenus par plusieurs dizaines de milliers de sympathisants, le Mouvement de la Paix entretient des relations pacifistes dans le monde entier. L’autorité sociale dont bénéficie l’association au plan national fait d’elle une tête de réseau capable de mobiliser jusqu’à 80 organisations nationales (associations, syndicats et partis politiques) pour des causes justes et solidaires défendant le droit de l’homme à la Paix et à la vie.

Notre Congrès national et le Forum de la Paix se tiendront au Palais de Congrès de Dijon les 21, 22 et 23 novembre 2008. A cette occasion, nous allons rassembler des centaines de représentants de nos comités de la France entière, des personnalités nationales et internationales, illustrant à la fois l’histoire et l’avenir à bâtir ensemble pour un monde plus juste et sans guerre.

Publié dans PAIX

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A lire

Publié le par Patrick Kaczmarek

Nous vous conseillons aussi de vous procurer au mémorial de Péronne 80220
TEL 03 22 83 14 18
FAX 03 22 83 54 18

Le livre "L'autre Allemagne: Rêver la Paix 1914-1924" link

 

 

« Limage dune Allemagne dans laquelle les fantasmes du désespoir et de la destruction semblent tout emporter, continue à être largement véhiculée. Elle puise sa source dans les stéréotypes vétustes dun pays qui ne connut que la guerre et dont le casque de Guillaume II rejoint trop facilement le visage dairain du SS. Il nous semble aujourdhui important de révéler, à lappui de la création artistique la plus authentique, que lAllemagne connut, pendant et après la Grande Guerre, dautres choix, dautres élans et dautres avenirs possibles. Ce livre est consacré à un aspect majeur et méconnu de la création d’outre-Rhin de 1914 à 1924: les artistes et écrivains allemands qui, face à la Grande Guerre, ont dénoncé l’inhumanité du conflit et ont rêvé d’un monde pacifié. L’art et la poésie allaient permettre de créer une humanité et une civilisation nouvelle ».

Publié dans CULTURE

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Henri Barbusse

Publié le par Patrick Kaczmarek









Dans les tranchées il consigne presque jour par jour ses impressions dans un carnet maculé de boues et de sang gardé par Hélyonne Barbusse. C’est d’après ses notes qu’il écrira « Le Feu, journal d’une escouade » écrit alors qu’il est évacué malade et qui parait en feuilleton au cours de l’été en 1916 dans l’œuvre. « L’Œuvre de Barbusse dédiée « à la mémoire des camarades tombés à côtés de moi à Crouy et sur la 119 », est publiée juste à temps pour être présenté le Goncourt et recevoir ^le prix. Le Feu dont on tire dès décembre 1916 de nouveaux milliers d’exemplaires, bouleverse la France comme le témoignage le plus vrai de son drame quotidien… Le Feu c’est le cri des vivants le testament des morts. Tandis que les milieux réactionnaires de l’arrière sont troublés, indignés parfois de cette peinture sans retouches des misères et de la mort des soldats, l’œuvre se repend partout, pénètre dans les pays neutre puis en Allemagne où sa diffusion encouragée d’abord est bientôt interdite. Barbusse, par la voix du caporal Bertrand a osé rendre hommage au pacifiste allemand Liebknecht. Il a témoigné que la vérité, l’absence de haine pour l’ennemi vont de pair avec la volonté de la victoire libératrice de la France ».









Histoire Littéraire de la France Editions Sociales pour le Livre Club Diderot p263-264

 

Publié dans CULTURE

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14-18 une des racine du pacifiste

Publié le par Patrick Kaczmarek

A l’occasion du 60ème anniversaire du Mouvement, l’on rappelle nos trois racines: la résistance, les chrétiens et les communistes. Dernièrement, pour la commémoration de l’exécution d’un grand résistant de la Somme, Jean Catelas, guillotiné en 1941 par Vichy, je rappelais - ce qui est important dans notre pays de Somme - que les anciens combattants de 14-18 devaient être considérés comme une des racines fondatrices du pacifisme et par là de notre mouvement. C’est alors que me vint la conviction de reparler en ce mois de novembre d’Henry Barbusse né en 1873 à Asnières, mort à Moscou en 1935, enterré au Père Lachaise. Issu d’une famille protestante cévenole, il est marqué comme tout une génération par l’héritage de la défaite de 1870. Il participe à des publications pacifistes telles que « La Paix par le droit », publiées par la « Société Française pour l’arbitrage entre les nations », société d’essence antimilitariste.

Il est l’auteur du « Feu » roman paru en novembre 1916 aux Editions Flammarion consacré à la guerre 14-18 connu aussi sous le nom « Du journal de l’escouade » et qui remporta cette année là le prix Goncourt tandis que Romain Roland obtient le Prix Nobel de la Paix. On peut le considérer comme un des tous premiers romans pacifistes avec « Les croix de bois » de Roland d’Orgelès tandis que Henri Bataille écrit sa pièce « L’Amazone », sans oublier Eluard, Drieu La Rochelle, Georges Duhamel, Cendrars.

Henry Barbusse s’engage à 41 ans dès le 2 aout 1914 comme fantassin au 231ème régiment d’infanterie puis comme brancardier et obtient deux citations. « Le Feu » écrit dans les hôpitaux de guerre, entend faire revivre l’argot des « bonhommes » - comme se surnommaient eux-mêmes les « poilus » (terme inventé par l’arrière) - selon les principes du naturalisme. Henri Barbusse avait connu lui-même le feu des tranchées. Comme le dit un critique « l’ouvrage conjugue l’évocation de l’horreur des combats et l’exaltation d’une fraternité dont l’accomplissement suppose la révolution universelle ». C’est dans « Le Feu » que l’on peut lire : « C’est avec nous seulement qu’on fait les batailles. C’est nous la matière de la guerre. La guerre n’est composée que de la chair et l’âme des simples des soldats. C’est nous qui formons la plaine des morts et les fleuves de sang, nous tous dont chacun est invisible et silencieux à cause de l’immensité de notre nombre. Les villes vidées, les villages détruits, c’est le désert de nous ».

Il contribue à créer en 1917 l’Association Républicaine des Anciens Combattants (A.R.A.C.) aux côtés de Raymond Lefebvre et de Paul Vaillant Couturier. Il publie en 1918 dans la « Tribune des Jeunes » des poèmes de Robert Desnos remarqués par la censure.

Il va se rallier par hostilité à la guerre, à une internationale des intellectuels sympathisants de la révolution Russe et crée en 1919 le mouvement « Clarté ». «  L’immense influence de Barbusse et de ses amis qui avaient fait le succès du journal à ses débuts ne dura pas; tombée entre les mains de Trotski, la revue change de titre (La Lutte des Classes) et sombre » (Histoire Littéraire de la France _ Editions Sociales - TV 1913-1939, p251).

Il rejoint le PCF en 1923. Il participe de 33 à 39 à « Commune » revue de l’Association des écrivains révolutionnaires avec entre autre Gide, Aragon, Nizan. Henri Barbusse et Romain Roland qui seront toujours tout deux en rivalité de conception organisent un congrès contre la guerre à Amsterdam en Aout 1932, qu’ils co-président. Le PCF appuie l’initiative de ce congrès à l’issu du quel un Comité Mondial contre la guerre est crée. Un manifeste qui lance un appel à la défense de l’Union Soviétique est également rédigé. L‘appel connaît un retentissement important dans les milieux intellectuels: Einstein, Henrich Mann, John Dos Passos, Upton Sinclair, Bertrand Russell, Gorki adhèrent au comité d‘initiative. L’année suivante, en avril 1933 les deux écrivains réunissent un nouveau congrès à Paris, salle Pleyel (d’où le nom d’Amsterdam Pleyel), qui vise à étendre le mouvement auprès des intellectuels de gauche et non plus seulement communistes. A la lutte pour la défense de la Paix s’ajoute désormais le combat contre le fascisme. Jugé trop proche du PC, le comité Amsterdam Pleyel ne peut s’élargir et devenir l’organisation fédératrice des intellectuels, mais il n’en a pas moins ouvert la voie au Front populaire, dont il sera l’un des membres. C’est en effet à l’instigation du comité qu’a lieu le grand rassemblement unitaire du 14 juillet 1935 qui marque véritablement la naissance du Front populaire. Pendant le front populaire Henri Barbusse va défendre la Paix en appelant à la mobilisation du peuple, à la collaboration internationale dans le cadre de la SDN pour la sécurité collective, à un effort incessant pour passer de la paix assumée à la paix désarmée, à la nationalisation des industries de guerre et la suppression du commerce privé des armes, à la répudiation de la diplomatie secrète.

C’est le préfet Perrette qui rédige peut être le premier rapport sur les pacifistes et figurent dans les archives du ministère de l’intérieur connu sous le nom de « Livre Rouge ». On y retrouve le nom de ceux qui « se sont jetés dans la propagande pacifiste par conviction ou de dilettantisme ». (Cité par JB Duroselle dans « La France et les français p187 1914-1920)

Henri Barbusse meurt le 30 aout 1935 après s’être investi dans le comité de vigilance des intellectuels antifascistes dont il ne réussit pas à prendre la direction. C’est Paul Langevin et le philosophe Alain qui vont le parrainer et faire du fascisme intérieur sa cible première à la différence du comité Amsterdam Pleyel qui s’est d’abord contribué contre le fascisme extérieur.

Ainsi s’écrit l’histoire du pacifisme.

Publié dans CULTURE

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