Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

L’action collective paye

Publié le par Patrick Kaczmarek




Droits syndicaux

Situation du Secrétaire Général
de l’U.D. CGT Somme

 

 

 

Dans un contexte marqué par un déploiement offensif de la CGT dans le département et une montée des luttes sur l’emploi, les salaires, etc., le patronat utilise la répression pour tenter de mettre fin à toutes contestations. Les multiples atteintes aux droits syndicaux dans la Somme en sont l’expression.

Pour le patronat licencier le secrétaire général de la CGT Somme est un symbole qu’il n’aurait pas manqué d’utiliser s’il était parvenu à ses fins.

La mobilisation sous différentes formes (+ de 4000 pétitions, les motions des syndicats, la journée d’action du 12 février, les soutiens très divers) ont permis d’obtenir un recul de la direction et des acquis importants. Ainsi la procédure de licenciement a été interrompue, un congé sabbatique de 18 mois avec prise en charge par l’employeur de 60 % de la protection médicale est obtenu et, en lien avec les négociations dans la chimie, une discussion pour une mise à disposition auprès de l’organisation syndicale a été actée.

Ce résultat est à considérer comme une victoire au regard des prétentions patronales. C’est l’aboutissement d’une démarche syndicale de l’ensemble des structures de la CGT (Syndicat, UL, UD, Région, FD et Confédération) basée sur la transparence et le rassemblement au service de la conquête de moyens syndicaux au service de l’activité revendicative interprofessionnelle.

C’est un point d’appui pour poursuivre le combat contre toutes les atteintes aux droits syndicaux, pour le gain de droits nouveaux et un grand 19 mars.

Amiens, le 12 mars 2009

Publié dans FAITS DE SOCIETE

Partager cet article

Repost 0

Le courrier picard aussi parle de Strasbourg

Publié le par Patrick Kaczmarek









Publié dans PAIX

Partager cet article

Repost 0

Repas section d'Amiens du 22 mars 2009

Publié le par Patrick Kaczmarek

Publié dans POLITIQUE

Partager cet article

Repost 0

APPEL AU SUCCES DE STRASBOURG

Publié le par Patrick Kaczmarek




La semaine prochaine à la même heure nous serons des milliers à Strasbourg pour manifester contre le sommet de l’OTAN qui nous impose son 60ème anniversaire. Comme au temps de la guerre froide, l’OTAN reste un appendice du Pentagone entièrement aux mains du commandement militaire US et des décisions du président des Etats-Unis. Des cars sont annoncés d’aussi loin que la Finlande, la Pologne, la Russie, la Grèce, Turquie… des trains sont annoncés d’Allemagne et de Grande-Bretagne ainsi que des délégués du Canada, des États-Unis, d’Afghanistan, du Japon et de l’Australie. Partout se développe la mobilisation pour dénoncer la vieille alliance atlantique et sa guerre de civilisation. Partout dans le monde monte une grande aspiration à la Paix à travers la souffrance des populations civiles, des réfugiés et parfois des militaires eux-mêmes, alors que l’OTAN nous propose d’assouvir les appétits des grandes puissances en brandissant la menace de l’arme nucléaire, en imposant à ses alliés une augmentation du budget militaire.

C’est pourquoi nous sommes opposés à l’ancrage structurel de la défense européenne dans l’OTAN contenu dans le traité de Lisbonne. Dans le même sens nous condamnons le retour de la France dans le commandement militaire de l’OTAN.

 Jamais depuis la dernière guerre Strasbourg n’avait été ville morte occupée. Les villes de Strasbourg et Kehl sont en état de siège. Le délire sécuritaire n’a plus de borne : les habitants des « Zones rouges » sont fichés et badgés. La cathédrale, les musées, le lycée et 114 établissements scolaires seront fermés quant à l’Université, évacuée de force par la police elle ne réouvrira que le 6 avril. Dans le centre ville, les transports publics seront stoppés, partout on renonce à travailler ces jours-là et les journaux « conseillent » de quitter la ville. On bouclera le centre ville avec 30 km de barrières et 60 hélicoptères surveilleront Strasbourg ainsi qu’un ballon dirigeable !

 Allez à Strasbourg, c’est non seulement dire non à l’OTAN, non à la guerre mais c’est refuser une militarisation de nos sociétés, c’est préserver la démocratie.

Vous pouvez encore vous inscrire pour prendre le car direction Strasbourg le 4 avril à 5H45 devant le cirque.

Publié dans PAIX

Partager cet article

Repost 0

photos du matraquage + récit des faits

Publié le par Patrick Kaczmarek

http://amiensebouge.canalblog.com/

je vous fais part du communiqué de presse qui a été fait au sujet de  
l'action de ce matin, rue st fuscien, suite à la violence des forces  
de l'ordre à notre égard

nous lycéens, étudiants, enseignants-chercheurs et parents d'élèves  
mobilisés, étions réunis le 23 mars 2009 au 83 rue saint-fuscien à  
Amiens où se rendait monsieur le ministre de l'éducation nationale,  
Xavier Darcos, afin de contester une nouvelle fois, de manière  
pacifique, les réformes de l'éducation de la maternelle à  
l'université. à cette occasion, nous avons refusé d'envoyé la  
délégation initialement prévue pour discuter avec monsieur le ministre.
en effet, dès l'arrivée des manifestants sur le trottoir du 83, les  
Compagnies Républicaines de Sécurité ont reçu l'ordre de nous  
repousser par tous les moyens.
ainsi, nous avons estimé que les conditions nécessaires à un dialogue  
serein n'étaient pas remplies suite à l'intervention violente  
(matraquage, coups, charges...) des forces de l'ordre, ayant causée  
des blessures constatées par les pompiers, sur les manifestants  
présents.
nous déplorons cette nouvelle provocation de surcroît d'une violence  
disproportionnée marquant le climat de violence sociale actuel, ainsi  
que le mépris des dirigeants. pour cela nous avons exigé des excuses  
publiques que nous attendons....


voila ce que nous avons déposé au média.
la nouvelle fait la une sur france bleu, on peut écouter sur le net
et revoir les images du journal de france 3 de ce midi

nous n'avons pas pu nous exprimer du tout puisque à peine arrivés, on  
nous a demandé de rester sur le trottoir et de ne pas bloquer la rue.  
nous l'avons fait. mais les crs ont commencé à charger directement.  
nous nous sommes regroupés, assis par terre et les violences ont  
commencé... bref voila où en est le droit de manifester, de  
s'exprimer, de s'opposer....

Kelly (etudiante)



Chronique de la violence policière ordinaire, je confirme le récit de
Marie Domitille pour ce qui est de ce matin rue st fuscien. Les CRS
étaient en tout état de cause là pour faire fort, l'un d'eux nous a
dit "on se fout pas mal que vous ayez convoqué la presse, nous seront
violents". A croire qu'ils avaient des ordres en ce sens non ? comment
s'appelle notre préfet au fait... (syndrome st lô). La presse a, pour
sa part, été très vite enfermée derrière les grilles du 83 rue St
Fuscien par les CRS, des fois qu'ils prennent des photos et parlent
avec nous. Le regoupement de 100 à 150 personnes étaient pourtant à 9h
bon enfant. Tous étaient venus très naïvement avec une pair de
vieilles chaussures et nous étions même disposés à former une
délégation pour rencontrer Darcos. Les CRS nous ont demandé de libérer
la route pour ne pas perturber les gens qui se rendent au travail.
Nous nous sommes exécutés, contre la garantie, apportée par la
commissaire, de pouvoir rester sur le trottoir (d'en face)en attendant
ce cher Darcos. Nous nous sommes tous assis et c'est là que, sans
sommation, ils ont chargés tout de go très très fort, coups de
matraques, empoignement puis "jet de nains "(sorry pour l'image et
pour les personnes atteintes de nanisme, mais c'est comme cela que je
me suis sentie éjectée par des gros balaises de 2 fois sup en taille,
poids et force). Ils ont tapé, et fort je vous assure sur des gamins
et gamines, sur nous tous, comme ça sans raisons, sauf celles exprimée
sous la forme lapidaire "dégagez".
Plusieurs étudiants étaient mal en point, aussi les Ec présents ont
décidé de  téléphoner au SUMPS (ex médecine préventive de l'UPJV), le
médecin de garde nous a dit qu'elle arrivait. Après une longue
attente, elle nous a fait savoir que la présidence de l'UPJV ne
l'autorisait pas à se déplacer. Nous avons alors téléphoné aux pompiers.

Voilà, il me semble important de conter cet épisode, sans doute banal
dans la France d'aujourd'hui, qui m'a profondément fait du mal et que
je refuse de banaliser. Ce n'est pas cette France là que j'aime.
Bon, un peu de rire dans ce monde de bruts, aucun de nous n'a osé
sortir ses vielles godasses, mais on les garde pour une prochaine
fois, sauf moi qui les ai filé à Véro qui les trouvaient jolies.
Myriam



Nous étions 150 à peu près ( les fidèles Denis B, Jean-Michel E.,
Geneviève P. et une autre EC de Sciences, Véronique Q., Myriam B.,
Jacques W. Emmanuelle C. de Sciences Po et quelques autres, une bonne
vingtaine d'EC de l'UPJV en tous cas) plus des enseignants du
secondaire, des lycéens, des étudiants et çà s'est remarquablement
mal passé dans un quartier "bouclé". Les CRS très très agressifs ont
chargé sans raison aucune, juste un "nettoyage" de
la rue St Fuscien.
Le ministre ne supporte pas de nous voir. Des blessé, vu l'équipement
c'est normal ( il suffit qu'ils nous marchent dessus, les chaussures
sont plombées) et à titre personnel, je puis t'assurer que les coups
de matraque dans le dos aussi... Mais Dieu merci ils n'ont pas tapé
sur la tête (la mienne). CRS et RG venant d'ailleurs, ils ne
connaissaient visiblement pas le quartier, ce qui explique peut-être
leur fébrilité à nous faire dégager violemment.
Partie à 10h30, les jambes en coton pour rejoindre la fac d'arts où
l'AG des EC a voté la reconduction de la grève jusqu'à la prochaine
AG de lundi prochain plus un communiqué fait à l'AG unitaire juste
après (12h) prenant position sur la validation ou non du semestre.
Bref nous convoquons tous les étudiants à nos heures habituelles de
cours la semaine prochaine pour leur expliquer qu'un rattrapage
éventuel ( dont nous ne pouvons actuellement définir les modalités)
dépend uniquement du retrait des réformes (le préalable) et que si le
semestre devait être invalidé ce serait du à l'obstination du
gouvernement.
je te ferais passer le communiqué exact dès que je l'aurai.
A demain à Paris. Normalement la fac d'arts travaille une banderole
UPJV bien visible. Et nous serons nombreux.
Amitiés
Marie-Domitille



Publié dans PAIX

Partager cet article

Repost 0

Vidéo front de gauche zénith le 8 mars 2009

Publié le par Patrick Kaczmarek

Publié dans POLITIQUE

Partager cet article

Repost 0

Communistes Citoyens Bulletin de communication des élu-e-s d'Amiens

Publié le par Patrick Kaczmarek

      Réorienter les politiques municipales autour du projet que nous avons élaboré  et porté ensemble victorieusement il y a un an, nécessite de dresser un bilan d’étape de notre action.

 

 

          Nous entendons les impatiences et les critiques, tant l’exigence qui se heurte à 20 ans de « gestion critique de droite » s’est nourrit d’espoirs et de résultat immédiat après le succès de la « Gauche Unis et Solidaires ».

 

          Les élu-e-s « Communistes et Citoyens » siègent dans la majorité municipale et participent à faire vivre l’identité communiste dans les décisions opérées quotidiennement pour répondre aux besoins des amiénois.

 

          Cela nous impose une « obstination argumentée, ouverte à la culture du débat collectif » pour peser sur les choix d’une politique de gauche et de rupture avec le passé,  prenant en compte les pièges et  « décisions financières aventurières » de nos prédécesseurs qui continueront de plomber notre autonomie d’investissement sur le long terme. La ZAC cathédrale est un premier révélateur des dérives qui s’invitent au quotidien…

 

          20 ans après le retrait de Mr René Lamps, ancien Maire communiste d’Amiens, les élu-e-s « Communistes et Citoyens » ont travaillé en calquant leur pas sur les chantiers ouverts, laissés en héritage et abandonnés par la droite.

 

          L’adoption des premiers budgets d’Amiens ville et d’agglomération intègrent ainsi les principes progressistes  de justice sociale pour tous, pour les populations les plus fragilisées et tous les amiénois.

 

           6 millions annuel pour le logement social ; c’est quelque 500% d’augmentation du budget, pour reprendre un programme de rénovation et la construction de nouveaux logements.

 

          6 millions annuels pour les écoles ; c’est quelque 200% d’augmentation du budget, pour reprendre un programme d’entretien et de travaux d’isolation, de reconstruction et de renouvellement du mobilier

 

          2 325 568 pour le Centre Communal d’Action Sociale ; c’est 15% d’augmentation du budget avec aussi le doublement des aides facultatives pour répondre aux difficultés croissantes des populations en proie à la crise et aux politiques gouvernementales de Sarkozy et de la droite européennes.

 

          250 000 euros pour faire vivre la démocratie, 160 000 euros pour mettre en place les dispositifs de lutte contre les discriminations, 180 000 euros pour les politiques de la jeunesse, ce  sont trois nouveaux postes budgétaires crées en complément des réorientations budgétaires logement, écoles, action sociales.

 

          Le bouclier fiscal de Sarkozy exonérant  de 15 milliards les plus riches, offrant  350 milliards aux banques pour effacer leurs erreurs de gestion qui ont conduit à la crise, ont invité les élu-e-s communistes et citoyens à porter plus fort au sein de l’assemblée municipale des propositions de justice sociale pour résister, être à l’offensive et ouvrir des perspectives audacieuseuses.

 

Notre contrat de gestion validé il y a un an est engagé. Beaucoup reste à faire. Nous comptons sur votre participation pour réussir collectivement

Alerte expulsion locative 

Proposition des élu-e-s « Communistes-Citoyens »

 

Le 31 mars prochain sonnera la fin de la trêve hivernale qui faisait opposition aux expulsions locatives.

 

Une nouvelle fois, les familles amiénoises les plus fragilisées vivront le quotidien avec la crainte de l’expulsion.

 

Les élu-e-s « Communistes et Citoyens » réfléchissent autour d’une proposition visant à encadrer, prévenir et stopper ces procédures.

 

Ainsi, la mise sur pied d’une « cellule de veille contre les expulsions » permettrait de :

 

-          Réunir mensuellement tous les acteurs du logement (Bailleurs sociaux, travailleurs sociaux, services municipaux, élu-e-s, CCAS, maison de l’écoute…) afin d’étudier les dossiers sensibles, anticiper les mesures d’expulsions avec des propositions d’apurement de la dette ou de recouvrement. (dispositions au cas par cas)

 

-          De mobiliser en dernier lieu, les élu-e-s, les travailleurs sociaux, différents acteurs militants associatifs pour empêcher l’expulsion et motiver en délégation préfectorale les arguments pour la défense des familles menacées.

 

C’est une proposition d’actualité. Elle mérite d’être enrichie par vos réflexions, vos expériences de militant du droit au logement et de défense des locataires.

 

Nous sommes disponibles pour entendre vos arguments afin de construire un projet  qui réponde à la mise en place de cette « Cellule de Veille contre les expulsions ».

 

Contact et rendez vous auprès du secrétariat du groupe, Melle  Elsa Chavinier :

 Tel : 03.22.97.40.14



Suppression de la Taxe Professionnelle

Les élu-e-s « Communistes et Citoyens » réagissent.

"La décision de Nicolas Sarkozy de supprimer la taxe professionnelle dès 2010, dans les conditions énoncées par lui, est une atteinte inadmissible à la liberté des collectivités territoriales doublée d’une ineptie économique.

Le coût de la suppression de cette taxe s’élève à plus de 26 milliards d’euros - et non 8 milliards comme l’a annoncé le Président de la République, qui n’a compté que la part que versait l’État aux collectivités, en compensation partielle des allègements déjà accordés aux entreprises.

Nicolas Sarkozy s’apprête en fait à supprimer une recette majeure pour les collectivités territoriales : la TP représente 44% des produits de fiscalité locale de l’ensemble des collectivités, plus de 90% des produits de fiscalité locale des groupements à fiscalité propre.

Nicolas Sarkozy n’a assorti cette décision d’aucune mesure susceptible de financer la suppression de cette taxe : il s’en est tenu à évoquer une vague « taxe carbone », sans aucune précision sur les montants escomptés ni sur les modalités de mise en œuvre. Au regard de tels enjeux financiers, on s’étonne de cette improvisation.

Cela ne fait aucun doute : Nicolas Sarkozy veut d’abord faire porter l’effort sur les collectivités territoriales, déjà asphyxiées par des transferts de charges de l’État et par la diminution de leurs dotations. Un bel exercice de démocratie : l’État décide sans autre préalable de faire payer les collectivités pour des allègements accordés aux entreprises que lui seul décrète !

Nicolas Sarkozy n’épargnera pas non plus les ménages, qui seront immanquablement mis à contribution, dans une période où l’urgence économique et sociale est à la défense de leur pouvoir d’achat.

Quant aux entreprises, destinataires de ce nouveau cadeau, aucune contrepartie ne leur est a priori demandée. Une exonération d’autant plus injuste alors que la TP assure un lien entre les entreprises et les territoires, quand les collectivités sont créatrices de 73% de l’investissement public. Pire, aucun raisonnement économique ne démontre d’impact de la suppression de la TP sur les décisions d’investissements des entreprises, encore moins sur les délocalisations.

Nous sommes favorables à une réforme globale de la fiscalité locale, que nous considérons effectivement comme injuste socialement et inefficace économiquement ; cela intègre des évolutions concernant la taxe professionnelle, dont la suppression de son plafonnement à 3,5 % de la valeur ajoutée et la prise en compte d’autres critères comme les actifs financiers des entreprises.

Mais une telle réforme appelle mesure et responsabilité. Nous n’accepterons pas ce type d’improvisation, dangereuse pour le devenir des territoires, de la solidarité et du pouvoir d’achat des Français, des Amiénois.

Le gouvernement doit retirer son projet afin de laisser le temps du débat démocratique, en associant les collectivités et les citoyens dans leur ensemble."

A quoi sert la TP ?

 

Cet impôt sert à redistribuer de la richesse pour répondre aux besoins des populations. 

 

La TP versée par les entreprises finance les actions liées aux compétences métropolitaines : infrastructures, culture, sport etc…

 

Cette recette dynamique représente 63 millions d’euros par an, soit 80% des ressources fiscales d’Amiens métropole.

 

Il est donc urgent que nous nous mobilisions tous ensemble pour exiger que le Président Sarkozy revoie sa copie.

 

Les élu-e-s « Communistes et Citoyens » sont disponibles pour engager le débat et ils vous invitent à signer la pétition

ci-dessous.

Loi du « Service Minimum d’Accueil »

C’est « NON » pour les élu-e-s « Communistes et Citoyens » d’Amiens

Considérant que toute organisation d’accueil des enfants doit être soumise à des règles d’organisation et de déclaration strictes, qui risquent de ne pas pouvoir être systématiquement remplies dans l’organisation du service d’accueil minimum dans les écoles les jours de grève des personnels de l’Education nationale.

Considérant que l’organisation du service minimum est exigée des communes pour répondre à un conflit national, dont les communes ne sont pas la cause mais qui en assument les coûts financiers et les responsabilités pénales éventuelles,

Considérant que le personnel employé par la ville pour l’accueil des enfants sur les temps périscolaires n’a pas vocation à être réquisitionné pour remplacer les personnels de l’Education nationale sur les heures de classe.

Considérant le bilan mitigé de l’organisation du SMA le 29 janvier dernier.

Considérant les nombreuses décisions des tribunaux administratifs de rejeter les recours des Préfets à l’encontre des Maires refusant la mise en œuvre de cette loi.

Par solidarité avec les Maires qui une nouvelle fois refuserons les diktats de l’Etat qui n’a qu’une intention réelle :

-          casser la grève et l’expression démocratique des salariés, des retraités, des lycéens, des privés d’emplois, des précaires…

Les élu-e-s du groupe « Communistes et Citoyens » de la ville d’Amiens dénoncent cette loi anti grève.

Elle est le fruit de l’autoritarisme grandissant du pouvoir qui s’ajoute à l’arsenal répressif qui progressivement se met en place depuis l’élection du Président de la république.

La loi SMA porte atteinte au droit constitutionnel de la grève. Elle tend à opposer parents – enseignants – grévistes.

Cette loi doit être abrogée.

Les élu-e-s « Communistes et Citoyens », proposent que s’engage une riposte associant les enseignants, les parents, les élu-e-s pour la défense, le renforcement et le développement des services publics et notamment celui de l’éducation nationale.

Pour une politique des transports efficace, de qualité, ambitieuse, au service de tous.

 

La CFT est le nouvel opérateur des transports à Amiens pour assurer la continuité du service public. Chacun aura constaté ce 1er pari réussi.

 

Avec la majorité municipale nous plaçons des ambitions avec ce nouveau partenaire. Nous optons pour un véritable plan de relance de l’offre transport et déplacement actuellement à  l’étude.  Déjà, l’achat de 43 bus neufs pour un coût de 14 millions marque notre volonté de répondre à « l’urgence transport ».

 

Maintenant il faut repenser les parcours et dessertes nouvelles pour les salariés, les quartiers isolés, les villes et villages non desservis, repenser la tarification. Les élu-e-s « Communistes et Citoyens » proposent l’allongement horaire du titre de transport sans surcout et Le retour en centre ville des bus.

Etre acteurs dans la majorité implique pour nous de rappeler nos engagements politiques pour qu’ils intègrent la réflexion engagée avec la CFT afin d’améliorer considérablement le « confort transport » pour les amiénois. Nous avons le devoir et l’autorité d’être exigeant comme d’inviter à travailler dans les meilleures conditions le nouveau délégataire pour la réussite de notre projet commun… soyons vigilants.

Ensemble, rappelons l’engagement figurant dans le projet de la liste « Unis et solidaires » approuvé par la majorité des Amiénois en Mars 2008

 

« Nos priorités seront…les transports et la participation citoyenne… »

 

« Nous réorganiserons des transports efficaces… »

 

« Nous souhaitons une ville dans laquelle se déplacer plus facilement… »

 

« La récente réorganisation (avant mars 2008) du réseau est un lamentable échec… elle a diminué la qualité du service public et empêche de nombreux usagers, notamment les personnes âgées, d’accéder au centre ville.

 

« Nous réorganiserons immédiatement le réseau de bus avec la participation des usagers… »

 

« Nous assurerons à nouveau la desserte du centre ville…

 

 « Nous améliorerons la fréquence des bus et étendrons les horaires de fonctionnement… »

 

« Nous étudierons sérieusement le projet tramway… »

La réforme Balladur - Sarkozy

C’est le charcutage des institutions

Attention danger !

 

Le point de vue des élu-e-s

« Communistes et Citoyens »

 

Le véritable objectif de cette réforme est de transformer totalement le paysage des collectivités, mettre les communes sous tutelle avant de les faire disparaître, mettre en concurrence les habitants, les salariés et les territoires, achever d’adapter les territoires aux objectifs du capitalisme européen, privatiser ou supprimer les services publics, réduire les marges de manœuvre et les moyens de celles et ceux que vous avez élus, museler les collectivités qui peuvent encore mettre en œuvre des politiques différentes pour répondre à vos besoins, ce qui gêne leur logique de profit à court terme.

 

C’est pourtant l’inverse qui est nécessaire. Il faut renforcer la démocratie en plaçant le citoyen au cœur de la République et  en donnant aux collectivités les moyens de leur politique.

Nous proposons de construire avec vous une alternative au dépeçage des collectivités  en s’appuyant sur les objectifs suivants :

 

1. Démocratiser les institutions locales.

 

Il faut combattre l’éloignement des lieux de décision et développer la démocratie participative de proximité. Le suffrage universel doit permettre la juste représentation des différentes familles de pensée. Il doit rester ancré dans les communes,  avec notamment une élection des conseillers communautaires clairement identifiés sur les listes municipales.

 

2. Développer et rééquilibrer durablement les territoires.

 

L’État doit garantir l’égalité entre les citoyens et les territoires et non organiser leur mise en concurrence. Oui, il faut repenser l’organisation territoriale et le développement de services publics démocratisés, mais sur la base de la satisfaction des besoins et des droits fondamentaux. La métropolisation des grandes zones urbaines doit faire l’objet d’une approche qui s’appuie sur la construction de projets et de coopérations volontaires, sans effacer les échelons communaux et départementaux.

 

3. Assurer de nouveaux moyens financiers aux collectivités.

 

Cela suppose des impôts  justes, progressifs et efficaces et donc une réforme globale de la fiscalité. Il faut moderniser la taxe professionnelle en taxant les produits financiers des entreprises pour qu’elles contribuent à une juste répartition des richesses. Les dotations doivent mieux remplir leurs rôles de justice sociale et de développement économique.

 

Habitants, salariés, acteurs économiques : nous avons tous besoin des collectivités territoriales, de leurs services, de leurs investissements.

 

NON aux projets du gouvernement.

Une autre réforme est possible.

Parkings payants

La SAGS doit respecter ses engagements, ou alors…

 

Les élu-e-s « Communistes et Citoyens » ont unanimement voté la délibération conférant en marché public la gestion des parcs de stationnement à la société SAGS auparavant détenu par Vinci.

 

Les engagements apportés par cette société lors de la procédure de mise en concurrence ont motivé notre vote qui n’a soulevé aucun débat municipal ou proposition d’un éventuel retour immédiat ou futur en régie directe.

 

Qu’en est-il aujourd’hui ?

 

Nous avons respecté une période de discrétion politique et administrative de rigueur pour laisser les chances à la concertation et ne pas entraver les démarches de la municipalité et de la majorité dans laquelle nous siégeons.

 

Depuis maintenant 3 semaines ce sont les salariés qui souffrent des seuls reniements de la SAGS.

 

Nous sommes évidement solidaires et partageons leur colère.

 

Les obligations contractuelles doivent être respectées comme le cahier des charges l’impose.

 

Dans quelques jours, SAGS sera sommée d’apporter des réponses positives auprès de la municipalité, sinon… sa responsabilité en tant que régisseur sera posée pour l’avenir…

 

C’est à ce moment que nous aurons à prendre de nouvelles dispositions qui aillent dans le sens du respect des salariés, de la continuité et de la crédibilité du service public.

 

Tout autre débat prétextant des mesures rapides, tel le retour à une régie directe semble précipité et irréalisable au regard de l’investissement à produire mais aussi des connaissances à maîtriser.

 

Cette éventualité peut au contraire faire l’objet d’une étude de réalisation et de financement afin d’évaluer d’ici quelques temps les scénarii les plus avantageux en terme de coût et de service.

 

Mais en étudiant aussi les contours du statut de l’agent afin qu’il ne soit pas pénaliser par la grille du service public restrictive en ce domaine.

 

Vous pouvez compter sur les élu-e-s « Communistes et Citoyens » pour faire des salariés la priorité de leur réflexion.

Réflexions pour un développement durable et solidaire a Amiens

 

Un nouveau développement est à construire, durable, solidaire et souhaité. Vaste travail où la commune et l’agglomération ne sont pas seules concernées.

 

Habituellement la prévention est cantonnée aux déchets. Certes il faut en produire moins. Mais l’efficacité de politiques préventives tient dans la possibilité de répondre aux besoins sociaux de manière juste et économe.

 

Les transports collectifs, l’urbanisme, l’habitat neuf et ancien, la consommation sont au cœur du sujet.

 

La commission « développement durable » a commencé le bilan sur l’air, l’eau, les déchets, l’énergie. Deux groupes de travail fonctionnent, sur les déchets et les transports.

 

Au niveau du bassin de vie, c’est à dire du Grand Amiénois, le diagnostic environnemental est presque achevé, différents scénarios d’évolution sont à l’étude.

 

La semaine du développement  durable donnera l’occasion de rencontrer un public et notamment les associations de consommateurs, d’éducation populaire et de protection de l‘environnement sur le thème de la consommation.

 

Comment pouvons-nous créer un regard critique sur le dispositif de production et de consommation ?

 

Comment pouvons-nous créer des circuits économiques courts ?

 

Comment pouvons peser sur l’évolution des pratiques agricoles intensives ?

     

En ce qui concerne l’énergie, différentes actions ont été initiées : sur l’éclairage public, sur la consommation des équipements communaux et des logements sociaux.

 

Nous sommes préoccupés par des dispositions prises par le gouvernement qui conduisent à une augmentation de la fiscalité sur les réseaux de chaleur. Des solutions sont recherchées à partir des ressources de la méthanisation des déchets.

 

D’ailleurs la précédente municipalité n’a pas donné une grande attention à l’unité IDEX – VALORGA qui a maintenant 20 ans. L’exploitant a fait de son mieux. L’ardoise laissée par l’ancienne équipe dépasse les 30 millions d’euros pour la mettre aux normes. C’est pourtant un équipement qui peut rendre de grands services.

 

Les propositions seront publiées après différents essais en cours sur la filière organique et la valorisation thermique des refus. La coopération avec  d’autres communes est  en principe acquise. Elle va permettre d’utiliser la capacité de l’usine (au deux tiers. actuellement).

 

La création d’une mission énergie auprès de la direction générale, avec la mission agenda 21,  d’une agence locale de l’énergie va permettre de donner un nouveau rythme à l’isolation des bâtiments tant municipaux que du parc social, aider les propriétaires privés à passer à l’acte. La production de chaleur et d’énergies renouvelables fait d‘objet d’une attention particulière tout comme l’éclairage public.

 

Enfin Amiens va répondre dans les prochains jours à un appel à projets sur la prévention.

 

Pour faire plus, il aurait fallu trouver des services en état de marche. Ce n’est pas leurs volontés et leurs capacités qui sont en cause mais bien l’insuffisance du pilotage politique de l’ancienne équipe.

 

Le service Agenda 21 était une structure du centre technique. Il a fallu le compléter et lui donner une place auprès de la direction générale. Le développement durable, c’est d’abord un travail collectif et horizontal à organiser, c’est une culture commune à créer, ce sont des économies, d’énergie notamment, à trouver. Il y a encore beaucoup à faire. .

 

Mais nous pouvons maintenant aller vers un Plan Climat.

Ce sera la prochaine étape.

Epicerie sociale

Des propositions en action…

 

Amiens où un habitant sur huit vit en dessous du seuil de pauvreté.

 

Amiens où, nous le voyons, la crise accentue les difficultés rencontrées par les habitants.

 

Amiens où, le recours à l’aide alimentaire a atteint un niveau record, touchant de plus en plus des travailleurs pauvres.

 

Pour faire face à ces conditions de vie dégradées, la politique de solidarité de la ville se doit d’être ambitieuse et les élu-e-s « Communistes et Citoyens » au sein de la majorité municipale se sont engagés dans un renouvellement des moyens d’action sociale à la hauteur des enjeux et des exigences humanistes du groupe.

 

La réflexion est aujourd’hui fermement engagée sur le dispositif des épiceries sociales et solidaires.

 

Ce type de structure existe à Amiens mais nous souhaitons aller plus loin, en concertation avec les acteurs de terrain.

 

Oui, l’enjeu des épiceries est de permettre de sortir d’une consommation de survie, réduite à la satisfaction des besoins élémentaires.

 

Il s’agit alors d’offrir du choix et, partant, de restaurer l’homme, la femme, dans leur dignité.

 

Oui, l’épicerie doit aussi devenir un lieu de recréation du contrat social.

 

Là, avec des opérations de « mains à la pâte » se tissent des liens trans-générationnels, transculturels, qui rompent les isolements.

 

C’est un enjeu profondément politique que celui qui transforme l’assistance - dans un premier temps sans doute nécessaire - en aide, qui relance une réflexion sur la solidarité.

 

Une solidarité dans tous les sens, où l’on n’est plus bénéficiaire mais acteur responsable.

 

Responsable localement par l’insertion dans des circuits de cycle court, responsable globalement par l’intégration de produits issus du commerce équitable dans la gamme proposée.

Centre Communal d’Action Sociale :

Au-delà de l’aide facultative.

 

La hausse de 15 % du budget du CCAS permet en première instance de doubler l’enveloppe dédiée aux aides facultatives.

 

Ces aides, véritables dispositifs d’urgence, permettent aux familles de faire face et de combler des manques dramatiques : il faut trouver un toit pour les prochaines nuits, de quoi se nourrir… Et les besoins sont aujourd’hui criants…

 

Le rôle du CCAS n’est certes pas de se substituer à la compétence – ô combien fondamentale – du Conseil Général mais, par son expertise d’acteur de proximité, de fédérer les actions tant institutionnelles qu’associatives.

 

La création de Observatoire Social Local va ainsi permettre d’analyser au plus près les besoins exprimés par nos concitoyens lors des demandes d’aides et d’être ainsi plus réactifs et pertinents dans la mise en place de dispositifs pérennes.

 

La dynamique impulsée il y a 10 mois est toujours au cœur des actions engagées.

 

L’accès à la culture et aux loisirs, aux vacances est aussi un droit.

D'ailleurs, l’équipe municipale a dès son arrivée favorisé par l’augmentation du budget du CCAS le départ en vacance de familles défavorisées.

 

 

 

 


Publié dans POLITIQUE

Partager cet article

Repost 0

ZENITH front de gauche le 8 Mars 2009

Publié le par Patrick Kaczmarek

Publié dans POLITIQUE

Partager cet article

Repost 0

COMMISSION REGIONALE SANTE PICARDIE DU 19 FEVRIER 2009

Publié le par Patrick Kaczmarek

 

 Rapport politique :

 

Les peuples et travailleurs du monde entier vivent depuis quelques mois une crise sociale d’une exceptionnelle gravité. Si de nombreux aspects la distinguent de celle, tragique, de 1929, elle n’en a pas moins les mêmes origines : les contradictions économiques et sociales du capitalisme, et les mêmes dangers.

 

L’expérience historique nous rappelle, s’il en est besoin, que les crises du capitalisme n’entraînent mécaniquement, ni son effondrement, ni la volonté des travailleurs de mettre en chantier les transformations sociales qui répondent à leurs besoins de justice, de démocratie et de promotion. La responsabilité des militants communistes dans de telles circonstances est grande et la justesse de leurs choix, dépend principalement de la qualité des liens qu’ils contractent avec leur peuple : écouter, élaborer, défendre et proposer.

 

La Santé doit constituer un terrain privilégié de nos actions, de nos luttes. En effet, la crise du capitalisme aggrave les conditions de vie générale des travailleurs en raison de la baisse de leur pouvoir d’achat et de l’extension du chômage, partiel ou complet, mais elle détériore directement la santé des individus en rendant plus difficile et plus inégalitaire l’accès aux soins et cela, d’une part par l’affaiblissement de la protection sociale et d’autre part par la casse du Service Public de Santé, en premier lieu : l’hôpital public.

 

Ainsi, la Santé constitue donc un révélateur intolérable des injustices sociales et par conséquent un terrain de lutte que les communistes doivent investir. D’ailleurs, la très légitime importance accordée par tous aux questions de santé, suscitent « naturellement » notre engagement. Si nous sommes loin d’être à la hauteur des enjeux, la conscience de nos responsabilités à cet égard ne cesse de grandir et la présence des militants du Parti sur ce terrain semble assez favorable au développement des luttes dans la Santé.

 

Le projet de Loi « Hôpital – Patients – Santé – Territoire » défendu par Madame Roselyne BACHELOT constitue l’outil principal destiné à la destruction de notre Service Public de Santé. Cependant, il faut rappeler qu’avant l’arrivée de Nicolas SARKOZY aux affaires, le démantèlement de la Sécurité Sociale et la fragilisation du secteur public en général, ont été largement mis en œuvre, ainsi que l’application par anticipation de la Loi actuellement discutée à l’Assemblée Nationale.

 

Sur le plan idéologique, les attaques sont permanentes, associant dissimulation, omission et mensonges : « gouffre sans fond » de la Sécurité Sociale, disparition occultée de sa gestion démocratique,  thèmes du gâchis, de la surconsommation sanitaire et de la désorganisation des soins, quotidiennement repris par le personnel politique et administratif du Gouvernement…. Sont associés, les flagorneries démagogiques à l’égard des soignants et leur culpabilisation insidieuse et cyniquement médiatisée. Le tout sécuritaire nuit non seulement gravement aux libertés, mais il incite à la dénonciation sans vergogne et obsessionnelle sur les antennes nationales d’infirmières, d’auxiliaires de puériculture, ou pire à la désignation par le Chef de l’Etat des « dangereux criminels schizophrènes ».

 

Le travail incessant des chantres du « libéralisme » (terminologie  « distinguée » pour dissimuler la réalité du capitalisme, jusqu’à sa crise) tente de justifier la baisse continue des cotisations patronales de la Sécurité Sociale et sa fiscalisation (contribution sociale généralisée, loi de programmation de sécurité sociale, ……), fragilisant ainsi l’hôpital public déjà en grande difficulté du fait de la crise du recrutement des soignants : infirmières, sages-femmes et médecins et l’accumulation de leur déficit par le jeu redoutable de la tarification à l’activité (T2A). Tout cela est utilisé pour justifier les fermetures massives, provisoires puis définitives de lits et services hospitaliers, le regroupement- fusion, la disparition de maternités de proximité………

 

Et pendant cette période, les cliniques privées à but lucratif inondent les actionnaires de leurs bénéfices (400 millions d’euros reversés en 2008 aux actionnaires de la seule Générale de Santé) tout en bénéficiant d’aides, dites de restructuration, de l’Etat. Alors que les hôpitaux sont soumis à de scandaleux plans d’épuration de leurs dettes (plan de remise à l’équilibre budgétaire associant réduction de personnels et de moyens), la démonstration serait ainsi faite que les hôpitaux publics sont déficitaires parce que mal gérés, à l’inverse des cliniques privées à but lucratif qui accumulent les bénéfices. Une telle logique est l’expression la plus cynique de l’économie qui nous gouverne.

 

Puis, après cette préparation d’artillerie lourde, vient l’offensive générale qui se veut d’ailleurs définitive : la Loi « Hôpital – Patients – Santé – Territoire ».

 

Cette fois, il s’agit d’achever la destruction de l’hôpital public (psychiatrie comprise). Afin de transformer la Santé en une marchandise, un bien de consommation comme un autre, une source de profit extrêmement juteuse et ne cultivons pas d’illusions, même les soins des plus pauvres intéressent le capital. Il suffit d’en assurer le paiement par la fiscalité (injuste) lorsque mutuelles et assurances privées (autres sources de profit) ne le font pas.

 

La clé de voûte du dispositif est appelée : « convergence (vocabulaire recherché) publique – privée ». En clair, l’hôpital public va fonctionner avec les mêmes règles comptables que le secteur privé lucratif : il s’agit de dégager des bénéfices !

 

Et pour l’y aider, la « Gouvernance » (n’est-ce pas charmant ?) va se centraliser, se condenser, cultiver l’esprit d’entreprise et le clientélisme. A la tête des hôpitaux, un directeur-patron issu si possible du secteur privé, maître après Dieu, (Dieu, en l’occurrence le directeur de l’Agence Régionale de Santé, bras armé du ministère) sur son navire. Il choisit tout « son personnel », médical y compris. Il favorise « la concurrence libre et non faussée » entre établissement, entre service, entre les catégories de personnels et les individus eux-mêmes, se livrant s’il le juge utile à la vente de divers produits (pyjamas, couches pour bébé, fleurs et cosmétiques divers) et contracte d’intéressantes coopérations économiques avec le secteur privé (groupe d’intérêt économique, groupe d’intérêt sanitaire, ……) il s’agit bien sûr d’inoculer à tous le goût du profit et de l’échange marchand. Tout cela évidemment à l’abri de tout contrôle démocratique d’amont (et d’aval aussi d’ailleurs) par suppression des conseils d’administration, des hôpitaux des différentes structures de concertation, d’élaboration et de réflexion démocratique, remplacés des « conseils de surveillance » dont il n’est pas très compliqué d’imaginer le peu d’utilité réelle. Au point que le Conseil de l’Ordre des Médecins s’en inquiète ainsi que de nombreux syndicats médicaux habituellement plus conciliants.

 

Ce projet n’est pas mauvais, il est désastreux ! Notre Président de la République se veut fondateur d’une civilisation nouvelle et c’est bien de cela qu’il s’agit. Une civilisation profondément inégalitaire, « sécuritaire » où les plus faibles seront broyés et la grande majorité brisée par l’abaissement des principes républicains au rang de vieilles badernes, calcifiées sur les façades d’édifices livrés à la curiosité ébahie de « citoyens » auxquels on aura arraché jusqu’à leur citoyenneté.

 

Prophéties de malheur ? Certes, mais pour les réduire à l’état de mauvais rêves, il nous faut lutter, unir, comprendre, ouvrir grands les yeux, chacun à notre place, élus, membres d’associations et citoyens. Notre parti a pour but de rassembler notre peuple afin de livrer dans les meilleures conditions ces combats. Nous devons aussi nous-mêmes partager nos expériences, faire part de nos pratiques et confronter nos analyses. Il nous faut impérativement animer des commissions santé départementales et régionales. Cette réunion vient à point. Pérennisons cette expérience. L’élu, aussi conscient et expérimenté soit-il, ne peut sans lien militant, déterminer les choix les plus justes dans un Conseil d’Administration ou l’Assemblée d’une Collectivité Territoriale. Il en est de même pour l’animateur associatif et le responsable politique.

 

En Picardie, région menacée dont l’université est en danger, nombreux sont les hôpitaux de proximité désormais réduits à des structures de soins de moyens et longs séjours, unités de rééducation ou services de gériatrie (Corbie, Hirson, Montdidier, Chaumont-en-Vexin, Pont-Sainte-Maxence,……). Les rapprochements, fusions le plus souvent dissimulées et autres restructurations s’accompagnent constamment de contraintes budgétaires et d’obligations de « plans sociaux », de fermetures de lits et d’encouragements à de contrats public-privé visant à introduire le ver dans le fruit.

 

C’est évidemment le secteur public qui se privatise, poussé ainsi vers l’économie marchande « libre et non faussée » : seul le profit est créatif, novateur, en dernière analyse facteur de démocratie et de progrès social !

 

A deux pas des hôpitaux publics déficitaires de Senlis et de Creil, l’Etat soutien le projet lucratif d’une clinique chirurgicale absorbant l’Hôpital Privé de Creil participant au service public hospitalier (PSPH).

 

A Compiègne, la Clinique Privée Saint-Côme bénéficie de subventions au détriment de l’hôpital public qui n’a pu ainsi pour ressources que d’absorber celui de Noyon. Si l’hôpital de Chauny se réjouit que l’Agence Régionale d’Hospitalisation lui octroie une aide de 50 millions d’euros permettant la construction d’un nouvel hôpital public, nous n’attendrons pas pour voir comment évolue ce dossier.

 

L’hôpital public de Beauvais, cité comme très bon élève du Sarkozysme éclairé s’apprête, tout en jurant qu’il n’en est rien, à « fusionner » Clermont-de-l’Oise destiné ainsi à devenir une annexe rafraîchie de l’Hôpital Psychiatrique que l’A.R.H. se propose de restaurer à la tronçonneuse.

 

A Abbeville un traquenard public-privé vient d’être dénoncé par un syndicat du personnel : bravo, pas de progrès pour le service public hospitalier sans mobilisation citoyenne.

 

Et puis la capitale régionale verrait la disparition de son hôpital Nord au cœur d’un quartier populaire dont les besoins de proximité sanitaires sont considérables. A ce propos, il existe désormais depuis 5 ans une Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux publics des maternités de proximité regroupant environ 180 collectifs locaux : c’est un outil associatif qui mérite notre attention militante. En Picardie, les populations de Clermont et de Creil, largement soutenues par leurs élus et les syndicats des personnels hospitaliers, vont créer des comités de défense et de promotion participant à la coordination nationale. D’ailleurs les 12èmes rencontres nationales des comités de défense des hôpitaux publics auront lieu à Creil les 15, 16 et 17 mai prochains. Tous les militants communistes, élus, responsables fédéraux et régionaux sont appelés à y participer activement et à en faire un temps fort de la mobilisation populaire de promotion du service public de santé.

 

Voilà un beau chantier en perspective qui doit constituer pour nous un des objectifs principaux de notre action politique.

 

A suivi un débat mettant en avant :

 

-      la nécessité d’une commission régionale de santé

-      les difficultés des élus face aux problèmes de santé dont les multiples aspects apparemment techniques, gênent l’expression politique. En l’absence de lien avec la population, les militants, les travailleurs de la santé, leurs positions  peuvent être incomprises et parfois à juste titre,

-      l’impératif besoin d’un débat sur l’hôpital Nord d’Amiens,

-      une opposition ferme aux applications anticipées et futures de la Loi Bachelot, en particulier du rapport public-privé, aux restructurations aboutissant aux fermetures de services de médecine, chirurgie obstétrique, spécialement dans les petites unités hospitalières de proximité.


                                                                                     Paul Cesbron

Publié dans SANTE

Partager cet article

Repost 0

HUMOUR HUMOUR

Publié le par Patrick Kaczmarek








Partager cet article

Repost 0

1 2 > >>