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Une présentation intéressante…: Quel statut pour la Palestine aux Nations Unies ?

Publié le par Patrick Kaczmarek

Quel statut pour la Palestine aux Nations Unies ?

Ghislain Poissonnier 25 novembre 2012

La Palestine va solliciter le 29 novembre prochain son admission comme Etat observateur non-membre aux Nations Unies. Première interrogation : la Palestine est-elle un Etat ?

En droit international, l’existence d’un Etat implique que l’entité concernée dispose d’un gouvernement souverain, exerçant sa juridiction sur un territoire défini et une population permanente. Ces trois critères juridiques font consensus, mais la manière de les interpréter fait débat.

Il est possible de considérer que la Palestine remplit les trois critères exigés par le droit international : un gouvernement souverain (institutions, administration, police dont les Nations Unies considèrent aujourd’hui qu’elles répondent à des critères de fiabilité et de gouvernance) installé sur un territoire défini (bien que ce gouvernement souverain n’exerce ses pouvoirs que sur une partie du territoire palestinien, en raison de l’occupation israélienne) ayant autorité sur une population permanente (bien qu’il n’ait pas autorité sur les colons israéliens installés en Palestine). Une fois que ces trois éléments sont réunis, les Etats membres de la communauté internationale décident ou non de reconnaître à l’entité concernée le statut d’Etat. Une telle reconnaissance procède d’un choix souverain d’un gouvernement à l’égard d’une entité à laquelle il reconnaît le statut d’Etat. Il s’agit d’une décision politique, qui se fait sous la forme d’une déclaration unilatérale.

A ce jour, 132 Etats (mais pas la France) ont reconnu l’Etat de Palestine sur les 193 Etats membres que comptent les Nations Unies. La reconnaissance internationale n’est pas un critère de l’existence d’un Etat mais un outil indispensable à son fonctionnement sur la scène internationale, car cela lui permet d’avoir des relations bilatérales et multilatérales avec les autres Etats. Au regard de l’ensemble de ces éléments, il est donc possible de dire que la Palestine est un Etat, même s’il reste du chemin à parcourir avant qu’il soit un Etat totalement souverain et reconnu par tous.

 Pourquoi la Palestine n’est-elle pas un Etat
membre des Nations Unies ?

Il faut bien comprendre au préalable que l’admission d’un Etat aux Nations Unies est différente de la reconnaissance de cet Etat par les Etats membres de la communauté internationale. Les deux questions ne sont pas sans lien. L’admission d’un Etat aux Nations Unies facilite sa reconnaissance par les Etats membres et la reconnaissance préalable d’un Etat par des Etats membres facilite son admission aux Nations Unies. Mais, juridiquement, elles restent distinctes. La reconnaissance d’un Etat est régie par le droit international général, alors que l’admission d’un Etat aux Nations Unies est régie par la Charte des Nations Unies.

Quel que soit le statut d’une entité aux Nations Unies (Etat membre, Etat observateur non membre ou entité observatrice), ce statut n’a pas d’effet juridique sur les reconnaissances formulées à titre bilatéral par les Etats. L’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) peut certes adopter une résolution ayant une valeur de recommandation aux Etats membres. La Résolution 181 (II) de novembre 1947 avait ainsi décidé « l’établissement de l’indépendance des Etats juif et arabe », résolution sur laquelle Israël s’était appuyé pour sa déclaration d’indépendance en 1948. Mais l’AGNU n’a pas compétence pour reconnaitre un Etat à la place des Etats membres des Nations Unies. A l’inverse, l’admission d’un Etat membre aux Nations Unies répond à une procédure précise prévue par la Charte des Nations Unies, peu important le nombre de reconnaissances dont il bénéficie déjà. Jusqu’à présent, bien que 132 Etats reconnaissent la Palestine comme Etat, les conditions juridiques n’ont pas été réunies pour que la Palestine soit reconnue comme Etat membre aux Nations Unies.

 Quelles sont ces conditions juridiques d’admission qui
n’ont pas été réunies jusqu’à présent ?

L’admission comme membre des Nations Unies est régi par l’article 4 de la Charte des Nations Unies. Cet article prévoit deux étapes formelles et cumulatives : l’adoption par le Conseil de sécurité d’une résolution recommandant à l’AGNU d’examiner la candidature de l’Etat concerné ; et un vote à majorité des deux tiers à l’AGNU. Cet article prévoit, par ailleurs, cinq critères d’admission : être un Etat ; être pacifique ; accepter les obligations de la Charte ; et au jugement de l’Organisation, être capable de les remplir et disposé à le faire. Toutefois, ces critères ne lient en rien le choix des membres du Conseil de sécurité. Le vote d’une résolution favorable à l’admission d’un Etat est donc la résultante de considérations politiques.

Le plus souvent, les membres du Conseil de sécurité comme de l’AGNU soutiennent l’admission d’Etats qu’ils ont reconnus ou ont l’intention de reconnaître à titre bilatéral, bien qu’il n’existe pas, comme déjà indiqué, de lien juridique entre l’admission aux Nations Unies et la reconnaissance bilatérale. Le 193ème Etat admis, le Sud-Soudan, l’a été par cette procédure en juillet 2011.

En septembre 2011, la Palestine a voulu solliciter son admission aux Nations Unies comme Etat membre. Mais cette demande a été abandonnée, car elle s’est heurtée aux réalités politiques liées à la composition du Conseil de sécurité. Le vote à l’AGNU en faveur de l’admission palestinienne comme Etat membre n’aurait pas posé de difficultés. La majorité des deux tiers à l’AGNU est requise, soit 128 votes. Hors, la Palestine est déjà reconnue comme Etat par 132 Etats membres. Logiquement, la candidature palestinienne aurait obtenu au moins 132 votes, ce qui était suffisant. Le principal obstacle était, en revanche, celui du Conseil de sécurité. Les Palestiniens devaient réunir une majorité au Conseil de sécurité, soit au moins 9 votes sur 15 et éviter le veto d’un des 5 Etats membres permanents. Hors, d’une part, il n’était pas certain qu’ils obtiennent 9 voix sur 15 et, d’autre part, les Etats-Unis avaient annoncé qu’ils feraient usage de leur veto.

 Quel est le statut actuel de la Palestine aux Nations Unies ?

La Palestine ne jouit pas d’un statut d’Etat membre des Nations Unies. Mais l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) a obtenu par la résolution 3237 du 22 novembre 1974 de l’AGNU le statut d’observateur aux Nations Unies. C’est de ce statut dont bénéficie, par exemple, le Comité International de la Croix-Rouge. L’OLP, de ce fait, a pu participer aux sessions et aux travaux de l’AGNU et disposer d’une mission permanente d’observation au Siège de l’Organisation à New York, ainsi qu’à Genève.

Le 15 novembre 1988, le Conseil National de l’OLP a proclamé unilatéralement l’établissement de l’Etat de Palestine. A la suite de cette proclamation, l’AGNU, qui a le pouvoir de faire évoluer le statut d’une entité observatrice pour ce qui est de l’Organisation des Nations Unies, a décidé par sa Résolution 43/160A du 9 décembre 1988 que les communications transmises par l’OLP seraient désormais diffusées comme documents officiels des Nations Unies. Puis, par la résolution 43/177 du 15 décembre 1988, l’AGNU a également décidé que la désignation d’OLP serait remplacée par celle de Palestine. Enfin, par la résolution 52/250 du 7 juillet 1998, l’AGNU a élevé le statut de la délégation de la Palestine à celui d’observateur permanent, lui donnant ainsi une sorte de statut hybride entre celui d’observateur et celui d’Etat non membre.

Ce statut lui confère des droits et privilèges supplémentaires pour ce qui est de participer aux sessions et aux travaux de l’AGNU (elle peut se porter coauteur des projets de résolution et de décision touchant à la Palestine et au Moyen-Orient) ainsi qu’aux conférences internationales et aux conférences des Nations Unies. Le statut d’observateur présente toutefois deux limites fondamentales : il ne confère ni le droit de vote, ni celui de présenter de candidats au sein des organes des Nations Unies.

 Que est le statut que la Palestine va solliciter
le 29 novembre prochain ?

La Palestine va ce jour-là déposer un projet de résolution auprès de l’AGNU en vue du rehaussement de son statut aux Nations Unies, en passant de celui d’observateur permanent à celui d’Etat observateur non membre. Pour les Palestiniens, cette option est un peu un pis-aller par rapport à leur demande initiale de septembre 2011, mais ils n’ont pas d’autre choix compte tenu du rapport de force au Conseil de sécurité.

Il s’agit d’acquérir un statut dont bénéficie aujourd’hui le Saint-Siège fondé sur la résolution 58/314 de l’AGNU du 16 juillet 2004, après que ce statut d’Etat observateur lui ait été accordé le 6 avril 1964. La Suisse, entre 1948 et 2002, avait un statut identique d’Etat observateur. L’élévation du statut onusien de la Palestine doit se faire selon une procédure peu usitée, qui n’est pas prévue par la Charte de l’ONU. Si l’admission d’un État comme membre de plein droit est jugée comme une question importante qui exige le 2/3 des voix  (art. 18§2 de la charte des Nations Unies), la Charte de l’ONU ne dit rien sur l’admission d’un État non-membre. Mais que l’on parle de majorité simple des membres présents et votants (97/193 au maximum) ou de majorité qualifiée des 2/3 (129/193 au maximum) sur la question du nombre requis de votes à l’AGNU en faveur de cette admission, la majorité suffisante semble acquise, puisque 132 Etats membres reconnaissent déjà la Palestine comme Etat.

Le suspense est donc très relatif. Il porte plus sur le sens du vote de la France, des Etats européens et certains autres pays occidentaux (Canada, Australie, Nouvelle-Zélande) qui reste incertain : favorable, abstention ou défavorable. En septembre 2011, lors de son passage au Siège des Nations Unies, le président Sarkozy s’était déclaré en faveur d’une telle option, en alternative à la demande palestinienne d’admission comme Etat membre. Et le soutien à une reconnaissance internationale de l’Etat palestinien était un des 60 engagements pour la France de François Hollande.

 Pourquoi la Palestine se porte-t-elle candidate
à ce statut d’Etat non-membre ?

Politiquement, le rehaussement du statut onusien de la Palestine est un moyen pour la Palestine d’imposer son existence sur la scène internationale, alors que les négociations de paix avec l’Etat d’Israël semblent complètement dans l’impasse et que la colonisation qui se poursuit mine chaque jour un peu plus les fondements de l’Etat palestinien. Sur le plan juridique, la conséquence la plus importante sera très certainement la possibilité pour la Palestine de devenir partie aux principales conventions internationales. Le secrétariat des Nations Unies estime en effet qu’une résolution de l’AGNU conférant le statut d’Etat, même non membre, revient à reconnaître la qualité d’Etat dans le cadre des Nations Unies.

Par conséquent, s’agissant d’organes internationaux fondés sur des Conventions dont les Nations Unies sont dépositaires (la plupart des Conventions), le rehaussement de statut à celui d’Etat non membre ouvrirait la voie à une adhésion de la Palestine. Elle pourrait ainsi devenir partie au Statut de Rome relatif à la Cour pénale internationale (CPI). Le 3 avril 2012, le procureur de la CPI a indiqué que l’octroi de ce statut d’Etat non membre par l’AGNU lèverait l’indétermination actuelle sur le statut international de la Palestine et pourrait donc servir de base à la compétence de la Cour. La Palestine ayant, le 22 janvier 2009, fait une déclaration acceptant la juridiction de la CPI, elle deviendrait par conséquent immédiatement partie au Statut de Rome.

Seule la date d’entrée en vigueur de cette compétence de la CPI sur la Palestine demeurerait à déterminer. Avec cette compétence, le procureur de la CPI pourrait décider d’ouvrir une enquête sur les violations du droit international humanitaire commises dans les frontières de l’Etat de Palestine. Ce qui donnerait juridiction à la Cour pour tous les crimes relevant de sa compétence (notamment les crimes de guerre et crimes contre l’humanité) commis sur le territoire palestinien ou par un ressortissant palestinien.

A cet égard, il faut mentionner que figure parmi les crimes de guerre énoncés dans le Statut le « transfert par une puissance occupante d’une partie de sa population civile dans le territoire qu’elle occupe ». Or, cela correspond à la politique de colonisation menée par Israël en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, comme l’ont relevé le Conseil de sécurité  dans de nombreuses Résolutions et la Cour internationale de Justice (CIJ) dans l’Avis sur les conséquences juridiques de l’édification d’un mur dans le territoire palestinien occupé du 9 juillet 2004. L’adhésion au Statut de Rome [1] aurait donc pour effet de rendre responsables devant la CPI les dirigeants israéliens.

Sans être directement liée, l’admission de la Palestine comme Etat non membre aux Nations Unies devrait lui permettre de rejoindre plus facilement diverses organisations internationales. L’admission à l’UNESCO en 2011 constitue un précédent. Le Conseil exécutif de l’UNESCO a recommandé (40 membres sur 58) à la Conférence générale d’admettre la Palestine comme Etat membre. La demande d’admission a été confirmée à la Conférence générale de l’UNESCO à la majorité de deux tiers de ses 193 Etats membres. La France a d’ailleurs voté en faveur de la demande palestinienne.

L’adhésion ad hoc n’est pas possible dans les organisations internationales qui renvoient au statut défini par l’AGNU. Mais elle sera possible dans les organisations pour lesquelles l’admission est de la compétence d’un organe directeur se prononçant sans préjudice du statut du candidat aux Nations Unies. La Palestine pourrait se voir accorder le statut d’Etat membre à la FAO, à l’OIT, à l’OMS, à l’ONUDI ou encore à l’OMI.

 


Article printed from Grotius International: http://www.grotius.fr

URL to article: http://www.grotius.fr/quel-statut-pour-la-palestine-aux-nations-unies/

URLs in this post:

[1] Statut de Rome: http://www.icc-cpi.int/Menus/ICC/Legal+Texts+and+Tools/Official+Journal/Rome+Statute.htm

Copyright © 2010 Grotius.fr. Tous droits réservés.

 

__._,_.___

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Le SMG vous informe : Communiqué du Collectif Europe et Médicaments : Vers le retour à une politique de santé soumise à la politique industrielle ?

Publié le par Patrick Kaczmarek

Une info de nos ami(e)s du SMG - Amicale solidarité Michel

Le SMG, membre du collectif Europe et Médicaments, transmet cette alerte à propos de la version actuelle du projet de décret sur la question des conflits d'intérêts.

 

Vous pouvez télécharger le communiqué en format pdf à l’adresse : http://www.smg-pratiques.info/Communique-du-Collectif-Europe-et,669.html

 

FIRMES PHARMACEUTIQUES ET GOUVERNEMENT :

VERS LE RETOUR A UNE POLITIQUE DE SANTE SOUMISE A LA POLITIQUE INDUSTRIELLE ?

 

 

● Le désastre Médiator® est le révélateur de pratiques néfastes en termes de santé publique bien documentées, en aucun cas un "soupçon" injustifié à balayer d’un revers de main. La société civile ne peut accepter que le gouvernement fonde sa stratégie en santé sous la dictée des seuls intérêts industriels.

 

Lors des ”4e rencontres internationales de recherche” le 13 novembre 2012, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé la reprise du "dialogue" du gouvernement avec les firmes pharmaceutiques, avec des propos ambigus : « Ce dialogue équilibré et responsable doit nous permettre de sortir définitivement de l’ère du soupçon. L’affaire du Médiator a créé une vive émotion dans l’opinion publique, elle a mis en évidence les risques de conflits d’intérêt ou de politiques d’influence contraires à l’intérêt public. Cela s’est traduit par une perte de confiance des Français à l’égard des médicaments dans leur ensemble » (1).

 

 

DESASTRE MEDIATOR® : LE REVELATEUR DE PRATIQUES NEFASTES A LA SANTE PUBLIQUE

 

En 2010, la prise de conscience de l’ampleur et des causes du désastre Mediator® avait permis au ministre de la santé de conduire une politique de santé plus indépendante des politiques industrielles.

Le Collectif Europe et Médicament constate que le gouvernement actuel semble renoncer à conserver cette distance et céder à ceux qui veulent enterrer au plus vite le désastre Mediator®, avec tout ce qu’il a révélé en termes de dysfonctionnements, notamment la trop grande collusion des "experts" et des autorités sanitaires avec les firmes pharmaceutiques.

 

Le désastre Mediator® n’est pas un cas isolé que l’on peut balayer d’un revers de main. Sur les 6 derniers mois seulement, deux autres scandales, trop peu médiatisés en France, ont encore révélé les pratiques inacceptables de plusieurs firmes pharmaceutiques : dissimulation d’effets indésirables de médicaments aux autorités sanitaires européennes et étatsuniennes, promotion de médicaments hors indication chez des populations vulnérables malgré les risques, etc. (a). Les trop fréquentes mauvaises pratiques des firmes pharmaceutiques, qui sont notamment révélées à l’occasion d’investigations lors de procès, se traduisent par des milliers de victimes parmi les patients.

Au-delà du désastre Mediator®, ces nombreux exemples montrent le danger de la confusion entre politique de santé et politique industrielle : vouloir promouvoir une politique de "santé industrielle" revient à faire passer à nouveau la santé publique et l’intérêt des patients après l’intérêt économique à court terme des firmes.

 

 

DECRET "SUNSHINE" A LA FRANÇAISE : TRAHISON DE LA LOI !

 

Le Premier ministre a également voulu rassurer les chercheurs du domaine biomédical : « Les médecins chercheurs et les industries de santé n’ont pas à cacher leur collaboration, au service de l’innovation et du progrès médical » (1). Il a aussi précisé, et c’est bien le moins : « Les patients doivent pouvoir connaître ces liens ».

Pourquoi alors le ministère de la santé de Madame Touraine a-t-il proposé dans un projet de décret d’exclure ces liens de la transparence pourtant prévue par la loi du 29 décembre 2011 sur la sécurité du médicament et des produits de santé (2) ?

 

Le Collectif Europe et Médicament dénonce l’organisation par le ministère de la santé de l’opacité sur les cadeaux des firmes aux "acteurs de la santé". En cours de finalisation, le décret "sunshine" vide en effet la loi de son sens : pas de déclaration au premier euro mais par "tranches", déclarations dispersées sur les sites des firmes, désindexation des déclarations pour empêcher les patients de les retrouver en utilisant des moteurs de recherche (2).

 

 

Les membres français du Collectif Europe et Médicaments n’accepteront pas ce recul et n’hésiteront pas à déposer un recours en Conseil d’Etat.

 

Le Collectif Europe et Médicament demande au gouvernement de ne pas sacrifier la santé publique aux intérêts particuliers industriels.

 

Le Collectif Europe et Médicament appelle au contraire le gouvernement à promouvoir une politique de santé d’abord au service de la santé publique, ce qui nécessite notamment :

- de garder une distance salutaire avec les firmes pharmaceutiques en matière de politique de santé ;

- d’inciter les firmes à recentrer leurs efforts sur la recherche de médicaments offrant un bénéfice tangible pour les patients ;

- d’œuvrer résolument en faveur de la transparence des liens d’intérêts dans le domaine de la santé.

 

Le Collectif Europe et Médicament

 

 

Note

a- Mi-2012 par exemple, la firme GlaxoSmithKline a accepté de payer une amende record de 3 milliards de dollars pour mettre un terme à plusieurs poursuites intentées par les autorités étatsuniennes (réf. 3). En cause, notamment : la dissimulation à la Food and Drug Administration étatsunienne (FDA) des effets indésirables cardiovasculaires de la rosiglitazone (Avandia®, finalement retiré du marché européen du fait de ces effets indésirables) (réf. 4) et la promotion trompeuse et hors indication de l’anti dépresseur paroxétine (Deroxat® ou autre) aux jeunes de moins de 18 ans malgré le risque accru de suicides (réf. 3).

En Europe, une inspection de routine menée en 2012 pour le compte de l’Agence européenne du médicament (EMA) a révélé que la firme Roche n’avait pas analysé ni transmis aux agences du médicament plus de 80 000 cas suspectés d’effets indésirables, dont plus de 15 000 chez des patients décédés (réf. 5).

 

___

Références :

1- ”Discours du Premier ministre à l’occasion des 4es rencontres internationales de recherche” (13 novembre) : http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/discours-du-premier-ministre-a-l-occasion-des-4es-rencontres-internationales-de-rec

2- Collectif Europe et Médicament “Cadeaux des labos : le recul du gouvernement ? communiqué de presse du 25 octobre 2012. http://www.prescrire.org/fr/3/31/48186/0/NewsDetails.aspx

3- “GlaxoSmithKline to plead guilty and pay $3 billion to resolve fraud allegations and failure to report safety data”. Site www.justice.gov consulté le 30 juillet 2012 : 3 pages.

4- "European Medicines Agency recommends suspension of Avandia, Avandamet and Avaglim" http://www.ema.europa.eu/ema/index.jsp?curl=pages/news_and_events/news/2010/09/news_detail_001119.jsp&mid=WC0b01ac058004d5c1 : 2 pages.

5- “European Medicines Agency acts on deficiencies in Roche medicine-safety reporting”. Site www.ema.europa.eu consulté le 26 juillet 2012 : 2 pages.

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Communiqué intersyndical santé

Publié le par Patrick Kaczmarek

COMMUNIQUE DE PRESSE

Les syndicats de salariés et de médecins hospitaliers,

ensemble pour le changement

 

Les Organisations Syndicales de salarié-es et de médecins hospitaliers réunies ce jour ont fait le point

sur la situation actuelle de l’hôpital.

 

Elles conviennent de l’urgence d’avoir des signes forts et tangibles de changements :

 

· En reconsidérant les modalités de financement de notre système de santé. Cela nécessite

l’arrêt de la T2A et de sortir de la logique de l’enveloppe fermée de l’ONDAM.

· En marquant un coup d’arrêt quant aux dispositions de la loi HPST, et d’en tirer un véritable

bilan.

· En prenant une loi organique restaurant le service public hospitalier, ce qui suppose dans

l’immédiat de suspendre les fermetures de lits ou de services.

· En rejetant fermement toutes les « propositions d’assouplissement du statut des

établissements et des personnels» faites par certains participants aux réunions du pacte de

confiance notamment la Fédération Hospitalière de France (FHF), propositions qui remettent

fondamentalement en cause le statut des personnels médicaux et non médicaux et à terme,

la nature juridique des établissements.

 

Pour les Organisations Syndicales, les représentants de la FHF ne sont pas nos employeurs, ils ne

peuvent pas se comporter comme les « patrons » de la Fonction Publique Hospitalière.

 

C’est pourquoi, les organisations affirment leur détermination pour que cessent les attaques contre les

garanties collectives, contenues dans le Titre IV pour les personnels non médicaux, ou le Statut des

Praticiens Hospitaliers, comme celles qui sont contenues dans les conventions collectives (CCN) du

secteur sanitaire (CLCC, FHP ou la FEHAP dont la CCN51 est actuellement dénoncée).

 

Alors que la mission « Pacte de Confiance pour l’hôpital » rassemble l’ensemble des acteurs du monde

de la « santé » poursuit ses travaux, les Organisations Syndicales restent dubitatives sur l’issue même

de la mission.

 

Les organisations syndicales proposent de tenir des réunions pour informer les hospitaliers sur

l’ensemble de ces préoccupations.

 

Paris, le 21 novembre 2012

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Pour une paix juste et durable, reconnaissance de l'Etat palestinien

Publié le par Patrick Kaczmarek

 

Signez la Cyber-Lettre : Pour une paix juste et durable,

Reconnaissance de l'Etat palestinien

Israël-Palestine : face à l’impasse permanente de la solution militaire,
soutenons la fin des hostilités et la reconnaissance de l'Etat palestinien



Signez la cyber-pétition en ligne

Les récents événements survenus à Gaza inquiètent considérablement l’opinion française. On ne peut que constater l’impasse permanente de la solution militaire qui a conduit 163 Palestiniens et 6 Israéliens à trouver la mort en une semaine.

Le soutien, à l'assemblée générale des Nations unies, le 29 novembre prochain, de la reconnaissance de l'Etat de Palestine peut constituer un pas décisif pour éviter un nouvel embrasement au proche-orient.

Une telle posture de la France et de l'Europe peut être déterminante pour l'arrêt définitif des hostilités, la levée du blocus, le respect du droit international.
Elle serait alors un encouragement colossal pour les populations qui aspirent à voir leur territoire pacifié, qui ont fait le choix de la non-violence, et qui souffrent face à l'impunité d'une politique agressive de l'Etat d'Israël.

Le Mouvement de la Paix vous invite à prendre des initiatives larges pour mobiliser l’opinion publique, pour donner une chance à l’établissement d’une paix juste et durable au Proche-Orient.


Pour cela :

  • Signez la cyber-pétition en ligne qui sera envoyée en votre nom à la Présidence, aux Affaires étrangères, et aux parlementaires de votre département - cela ne prend que quelques instants;
  • Faites signer cette lettre autour de vous (en téléchargeant la lettre en un fichier doc) et renvoyez les signatures au comité du Mouvement de la Paix de votre département ou au siège national du Mouvement de la Paix, Maison de la Paix, 9 rue Dulcie September, 93400 Saint Ouen;
  • Demandez un rendez-vous aux parlementaires de votre département pour les mettre devant leur responsabilité;
  • Faites suivre ce message (en format html) à vos connaissances pour former la chaîne de la paix.

Nous comptons sur vous.

Le Mouvement de la Paix

www.mvtpaix.org

 

 

Pour visualiser ce message correctement, il vous faut autoriser l'affichage des images.

Ce message est en html. S'il ne s'affiche pas correctement, cliquez ici

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Syrie : la menace salafo-djihadiste enfin reconnue

Publié le par Patrick Kaczmarek

Georges Malbrunot

djihadistes.jpg
Depuis des mois sur ce blog, nous mettons en garde contre l’infiltration de militants djihadistes étrangers sur le territoire syrien, ainsi que sur la présence à leurs côtés d'activistes salafistes syriens, dont les agendas ne correspondent nullement à celui de l’immense majorité des révolutionnaires syriens. 

Dès le mois de décembre 2011, la lecture des communiqués du groupe islamiste radical Jound al-Sham à partir de son sanctuaire, le camp de réfugiés libanais d’Ein Héloué, était inquiétante. (Voir note: La marque al Qaida commence à s'imprimer). 

Il y eut ensuite en janvier 2012 les premiers attentats contre des bâtiments des services de sécurité du régime à Damas et Alep
, attribués par beaucoup à un pouvoir « au bord du point de rupture », comme il était parfois présenté avec beaucoup de hâte. Nous étions sceptiques, même si le régime libéra en début d’année des activistes liés à Al Qaida, dont Abou Moussab al-Souri, vieux briscard syrien du djihad mené avec Oussama Ben Laden en Afghanistan. 

Personne ne voulut entendre, quelques semaines après, les déclarations du patron du Renseignement américain, James Clapper, qui voyait derrière ces violences la main des djihadistes du groupe Jabhat al-Nosra, proche de la branche al Qaida en Irak. Soutenir que des djihadistes pénétraient en Syrie, c’était reprendre la propagande du régime, lançaient les porte-parole de l’opposition. 

Fin avril, Le Figaro publia une page sur "la Syrie nouvelle terre de djihad", fruit d’une enquête menée au nord du Liban, par où transitaient à l'époque les candidats à la guerre sainte, dont plusieurs Français, arrêtés in extrémis à la frontière libano-syrienne. 

Jusqu’à récemment encore, les dirigeants du Conseil national syrien niaient la présence massive de djihadistes ou de salafistes en Syrie, des alliés certes gênants."Pas plus de 200", assuraient mi-octobre devant les députés français, Georges Sabra et Abdel Bassit Sida, tandis que deux semaines auparavant, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, Lakhdar Brahimi, médiateur international, estimait lui à 2 000 environ le nombre des combattants étrangers infiltrés en Syrie. 

Il y a trois semaines, un diplomate américain affirma à un dirigeant de l’opposition craindre qu'« Alep et sa région se transforment en Ramadi », cette ville sunnite de l’ouest de l’Irak qui devint à partir de 2005 le sanctuaire des djihadistes liés à Al Qaida en Mésopotamie. A l’image des Américains, les diplomates britanniques ne cachaient plus ces derniers temps leur inquiétude sur la présence islamiste radicale dans le nord de la Syrie, une région qui pourrait tomber un jour entre les mains des rebelles. 

Bien tardivement, les responsables français partagèrent publiquement ces craintes. Mais aujourd’hui, il n’est plus possible de nier la réalité – fut-elle dérangeante pour tout ceux qui défendent une cause juste, celle des révolutionnaires syriens en quête de davantage de liberté. 

Au Quai d’Orsay, on reconnait désormais qu’il y a « urgence » à restructurer l’opposition, afin que celle-ci soit à la fois plus représentative et donc plus attractive pour la population syrienne, mais surtout qu’elle puisse marginaliser les djihadistes et autres salafistes, qui au-delà de la chute de Bachar el-Assad veulent surtout instaurer un Etat islamique dans sa version la plus rigoriste. De ce point de vue, l’annonce par 14 factions islamistes armées, ce lundi, qu’elles rejettent la nouvelle « Coalition nationale » mise sur pied il y a dix jours à Doha résonne commeun défi clairement posé à son autorité. 

Plus question de tergiverser et de minimiser l’ampleur des dégâts lorsque les 14 groupes salafistes et djihadistes annoncent vouloir établir un « état islamique » à partir de leurs bastions d’Alep et de sa province. Il y a donc urgence à réagir. Mais n’est-il pas déjà trop tard ?

(Crédit photo: AFP)

 

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MUMIA infos

Publié le par Patrick Kaczmarek

POURSUIVRE LE COMBAT POUR LA LIBERATION DE MUMIA

Vous avez été nombreux (organisations, collectifs, municipalités, militants et soutiens) à répondre à notre message pour manifester votre accord unanime avec cet objectif. Sorti du couloir de la mort grâce à la mobilisation internationale, Mumia, en l’état de la situation judiciaire, reste en effet condamné à mourir en prison. Sur le fond de cette affaire, le déni de justice dont Mumia est la victime depuis plus de 30 ans est aussi insupportable aujourd’hui qu’hier. Ceci nous a conduits, avec les soutiens à Mumia du monde entier, à interpeller le Ministre de la justice du gouvernement fédéral en sa qualité de premier magistrat des Etats-Unis. Prochainement, nous donnerons un nouvel élan à cette campagne sous la forme d’une CARTE-PETITION avec ce mot d’ordre (appel solennel de Desmond Tutu) : une seule justice pour Mumia, sa libération !

 

VISITE A MUMIA ET AUX PRISONNIERES DE MOVE

Claude Guillaumaud-Pujol et Jacky Hortaut rendront visite à Mumia le 2 décembre, presqu’un an après sa sortie du couloir de la mort. Toujours un moment de grande émotion réciproque, tant la solidarité qui lui apporte le Collectif français compte pour lui, au point, comme il le dit souvent, que son premier voyage d’homme libre sera de se rendre en France. Claude et Jacky rendront également visite aux trois femmes afro-américaines incarcérées depuis 34 ans (elles avaient alors 20 ans, elles en ont aujourd’hui 54), victimes elles aussi d’un déni de justice, tout comme leurs maris condamnés collectivement à cent ans de prison pour un meurtre qu’ils et elles nient avoir commis. L’histoire dramatique de ces femmes a inspiré un livre remarquable écrit par Claude Guillaumaud-Pujol (Prisons de femmes) que vous pouvez vous procurer à l’aide du bon de commande en pièce jointe. Les droits d’auteur sont intégralement reversés à ces femmes et à leurs familles (par l’intermédiaire du Collectif Mumia), pour améliorer leur quotidien et assurer leur défense. Sachez que Mumia, alors journaliste en exercice, avait couvert cette affaire en soutenant ces femmes et ces hommes maltraités par la justice en raison de la couleur de leur peau.

Vous trouverez également en pièce jointe un texte de Mireille Mendès-France rendant compte de sa visite à Mumia début octobre.

 

SOUTIEN FINANCIER POUR MUMIA ET SA DEFENSE

Sans la solidarité financière apportée par nombre d’entre vous (près de 300.000 € collectés depuis 15 ans par le collectif), Mumia n’aurait pas eu les moyens de se défendre efficacement. Cette question est toujours d’actualité au regard de l’objectif que nous poursuivons : sa libération ! A cet effet, nous lançons un nouvel appel au versement de dons que vous pouvez effectuer directement par internet sécurisé en cliquant sur ce lien : http://secure.mrap.fr/Soutien-a-Mumia-Abu-Jamal.html?var_mode=recalcul

Vous pouvez également apporter votre contribution par chèque à l’aide de l’imprimé que vous trouverez en pièce jointe. Nous vous rappelons que pour 100 € de don, sur production d’une attestation que nous vous délivrerons, vous bénéficierez d’une réduction d'impôts de 66 € ... Si votre don nous parvient avant la fin de l'année, vous bénéficerez d'une réduction au titre de vos revenus 2012. Pour celles et ceux d'entre vous qui ont déjà fait un don, nous leur adresserons une attestation fiscale en début d'année 2013.

Publié dans FAITS DE SOCIETE

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POUR INFO Communiqué Mission de Palestine en France et Délégation de Palestine à l'UNESCO

Publié le par Patrick Kaczmarek

Alors que les raids aériens sèment la mort et les destructions à Gaza, il est primordial de rappeler que cette nouvelle agression israélienne contre le peuple palestinien recouvre plusieurs formes.

 

D'une part, l'agression militaire que subit aujourd'hui Gaza, qui vise directement des civils et qui prend place "ponctuellement" (l'Histoire en témoigne) à quelques jours de la demande palestinienne devant l'ONU, et à quelques mois des élections législatives en Israël.

 

D'autre part, une agression peut-être moins choquante à première vue, plus pernicieuse, inscrite dans l'espace et le temps. Celle-ci est continue, journalière, elle marque durablement le quotidien des Palestiniens de Cisjordanie, de Jérusalem-Est, et de Gaza sous blocus. Ses instruments sont la colonisation, l'occupation, le contrôle systématique et permanent d'une population en constant état de siège. S'il existait une échelle pour illustrer les degrés de violence, l'occupation figurerait en haut de l'échelle.

Ces deux formes d'agression partagent néanmoins un objectif commun : l'éradication de tout espoir de d'aboutir à une solution de paix.

 

La stratégie conjointe de Lieberman et Netanyahu, cautionnée de manière directe par le soutien américain, et de manière indirecte par la passivité européenne, vise à faire passer notre peuple à Gaza, notre peuple tout entier et notre Autorité Nationale pour des terroristes ("Abou Mazen mène un terrorisme diplomatique", accusait Lieberman en août dernier), qualificatif assimilé à la résistance armée, la résistance pacifique, et toute initiative diplomatique.

Le scénario de guerre permanente, qui est une constante au sein de l'administration israélienne, alimente et légitime la propagande mensongère, et loin d'être objective, relayée par certains partis européens et américains, et qui choisit l'expression unilatérale d'une souffrance en se gardant bien d'omettre le récit de l'autre. C'est avec colère et indignation que nous accueillons ces déclarations, lesquelles viennent régulièrement décimer la moindre volonté d'explorer les moyens de l'établissement d'une paix juste, et dont les paramètres sont pourtant reconnus par l'ensemble de la communauté internationale.

La folie destructrice du gouvernement israélien vise fondamentalement à empêcher l’accès de la Palestine à l’ONU, notamment, alors même que cette adhésion jouit de l’appui de la écrasante majorité de la communauté internationale.

 

Cette stratégie israélienne vise à mettre la Palestine au pied du mur et à répondre au coup par coup, alors empêchée d'établir une stratégie viable dans le temps. Nous ne renonçons cependant pas à ce travail engagé depuis plusieurs mois et qui a pour objectif l'établissement d'une stratégie durable. Au sein même de cette procédure, le rôle de la France est crucial. Depuis son soutien au droit à l'autodétermination du peuple palestinien, en passant par l'invitation par Mitterrand Président Yasser Arafat (qui constituait une reconnaissance de facto), de la signature des premiers accords bilatéraux avec l'OLP, avant et après Oslo, jusqu'au projet de résolution présenté en septembre 2011 ainsi que le vote de la France pour l’admission de la Palestine à L’UNESCO. Les liens entre la France et la Palestine ont souvent été ponctués de grandes étapes positives.

 

Aujourd'hui, il est primordial que la France persiste dans cette lignée, qui traduit avant tout le sens des valeurs universelles qu'elle véhicule, et qui lui confère une crédibilité certaine sur la scène internationale.

Les intérêts stratégiques de la France passent par un positionnement clair. Le monde aspire à la paix et la stabilité.

 

Plus qu'un problème, la Palestine en est la clé.

 

Mission de Palestine en France et Délégation de la Palestine auprès de l'UNESCO 

 

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POUR INFO: Leïla Shahid: "Notre stratégie non-violente face à Israël est un échec"

Publié le par Patrick Kaczmarek

Leïla Shahid: "Notre stratégie non-violente face à Israël est un échec"

RTBF – info : | Mis à jour le dimanche 18 novembre 2012 à 11h05

"Notre politique est un échec depuis 19 ans"

La déléguée générale de l'Autorité palestinienne auprès de l'Union européenne a accordé un entretien poignant à la RTBF. Leïla Shahid estime que le conflit qui se ravive à Gaza sert les intérêts électoraux de Benjamin Netanyahou et pointe la responsabilité de la communauté internationale. Surtout, elle constate l'échec de la stratégie de la négociation avec Israël. "Nous avons commencé à négocier à Madrid en 1990, (...) on a arrêté la lutte armée, (...) et Israël nous a donné une claque", constate-t-elle. "Dites-moi à quoi ont servi les négociations pendant 20 ans?".

Et aussi

- Leïla Shahid, l’armée israélienne a mobilisé 75 000 réservistes. Les blindés se déploient petit à petit. Vous craignez un conflit terrestre ?

- Oui, je pense que cette situation absolument tragique, parce que c’est la répétition de ce que la population de Gaza a vécu il y a à peine 4 ans, c'est une guerre annoncée. C’est presque indécent de prétendre qu’on est surpris que ça recommence puisque, depuis l’offensive de 2008-2009, rien n’a changé à Gaza et qu’une population occupée depuis 45 ans ne peut pas continuer à vivre humiliée comme elle l’est et qu’il était évident que la communauté internationale aussi est responsable parce qu’elle n’a rien fait de tout ce qu’elle a promis, Union européenne incluse.

Et je pense que l’arrière-pensée de Monsieur Netanyahou dans cette nouvelle guerre qu’il prépare est vraiment beaucoup plus électorale qu’autre chose. Il n’a pas le scrupule d’en faire payer le prix ni à la population civile israélienne, qui est bien sûr incessamment terrorisée par les missiles et les obus que les Palestiniens tirent de Gaza, ni à une population palestinienne encore plus terrorisée…

- Donc, pour vous, on est dans un contexte électoral ?

- Mais bien sûr ! Le 22 janvier, le Premier ministre israélien a décidé qu’il voulait faire des élections anticipées. Il a pris comme partenaire dans sa coalition, Monsieur Lieberman, l’actuel ministre des Affaires étrangères israélien, qui est un homme qui ne cache pas ses positions très radicales. Monsieur Netanyahou a essayé de convaincre le Président Obama de partir en guerre contre l’Iran, il n’a pas réussi. Donc il choisit de faire la guerre contre l’ennemi le plus faible, le moins équipé sur le plan militaire, qui est la population civile de Gaza. Vous n’allez pas me dire que le Hamas, avec les quelques obus qu’ils fabriquent dans les petits ateliers locaux, va tenir tête à une armée nucléaire et aussi puissante que l’armée israélienne. Et ça va être un nouveau massacre.

- Alors, justement, le gouvernement israélien dit défendre sa population. Les Occidentaux pointent, eux aussi, la responsabilité du Hamas dans cette affaire, dans le déclenchement de ce conflit. Quelle est la position de l’Autorité palestinienne sur cette question justement ?

- Ecoutez, nous, nous avons décidé, il y a 19 ans, d’arrêter toute la lutte militaire pour décider de négocier la solution de deux Etats. Mais soyons honnêtes, nous avons échoué. La solution préconisée par le Président Mahmoud Abbas, par le Premier ministre, par Yasser Arafat avant son décès, ça fait 20 ans que nous négocions soi-disant une solution de l’occupation militaire de nos territoires depuis 45 ans. Et qu’est-ce que nous avons fait ? Nous n’avons même pas réussi à faire retirer l’armée israélienne ni de Gaza ni de Cisjordanie, ni de Jérusalem-Est. Donc regardons la réalité en face : la communauté internationale est responsable aussi de notre propre échec, parce qu’il est évident que nous avons un déséquilibre de forces total en faveur d’Israël.

- Et le Hamas, lui, il est responsable ? Le Hamas en lui-même ?

- Oui, mais le Hamas, qui n’est pas le parti que je représente, mais le Hamas représente une population. D’ailleurs, je vais vous dire : ce n’est pas le Hamas qui tire, ce n’est pas vrai que c’est le Hamas. C’est le Jihad islamique et les autres organisations. Le Hamas, ça fait 5 ans, pour des raisons tout à fait évidentes d’opportunisme, a fait respecter un cessez-le-feu intégral, il n’y a plus eu de tirs. Le Hamas a vraiment imposé un cessez-le-feu. Les tirs, ils ont sûrement un peu à voir avec la situation régionale. Mais ils sont possibles parce que la population est excédée que rien n’ait changé dans sa vie.

La tragédie de la Palestine, c’est que la communauté internationale est de mauvaise foi, d’un côté, y compris d’ailleurs l’Union européenne et les Américains, ou incapable de se mettre d’accord sur une vraie politique. Israël est traité comme l’Etat le plus démocratique, le plus gentil, il a les meilleures relations. L’Union européenne vient de lui accorder tous les privilèges au niveau des accords d’association. Et la population palestinienne a le droit aussi de se défendre comme elle pense qu’elle peut le faire. Nous, autorité, nous pensons qu’on peut le faire sur le plan politique, mais on n’a pas vraiment acquis beaucoup de crédibilité, à vous dire vrai, depuis 20 ans, puisque nous avons échoué. Les organisations comme le Hamas et le Jihad islamique, eux, préconisent qu’il faut revenir à une lutte armée.

- Ce point de vue du Hamas, ça vous inquiète ?

- Ça ne me surprend pas mais ça m’inquiète. Je vais vous dire pourquoi ça m’inquiète : ça m’inquiète parce que la disproportion du rapport de force est telle que c’est encore une fois la population civile de Gaza qui va payer le prix. Qui est mort il y a 4 ans ? 1400 femmes, enfants, et vieillards qui ont été bombardés. Qui est en train de mourir depuis maintenant 3 jours ? Ce sont 30 civils palestiniens, ce ne sont pas les combattants qui meurent. Lorsque Israël tire avec des avions F16, ce n’est pas le Hamas ni le Jihad islamique qu’on punit, c’est la population de Gaza qui ne peut même pas fuir parce que toutes les frontières de Gaza sont fermées par Israël.

- On a assisté, avant-hier, à des scènes assez rares en Cisjordanie. On avait certaines personnes qui brandissaient sur le territoire de la Cisjordanie des drapeaux en signe de ralliement au Hamas.

- Mais c’est normal parce que je vous dis que moi, je suis l’ambassadeur de Palestine, et je vous dis que, malheureusement, la stratégie de ma direction, la mienne, celle que je défends maintenant depuis 45 ans, elle a échoué. Dites-moi à quoi ont servi les négociations pendant 20 ans ? Nous avons commencé à négocier à Madrid en 1990. On a continué en 1993, on a arrêté la lutte armée, on a voulu montrer qu’on était respectueux du droit international, et Israël nous a donné une claque.

Nous avons des résolutions qui obligent Israël depuis maintenant 45 ans, c’est-à-dire la résolution 242, à quitter les territoires occupés parce que l’occupation de territoires par la force armée est illégale. Qui a fait appliquer ça dans les territoires palestiniens ? Personne. Donc ne donnez pas de leçon de morale à une population qui est excédée. Et nous devons, nous, faire une autocritique de dire que, malheureusement, nous n’avons pas réussi à mettre fin à l’occupation par des moyens non-violents, donc nous allons voir encore plus que Monsieur Netanyahou utilise cela pour son agenda électoral. Il va se mettre comme candidat, lui et Monsieur Lieberman, dans un mois comme le héros, je dirais, de l’unité nationale israélienne contre soi-disant les ennemis. Et il revient vers la guerre des civilisations et il reprend le discours de Monsieur Bush d’" axe du bien contre le mal ", et bien sûr il diabolise le Hamas et tout ce qui est islamique pour se faire lui le chantre de la liberté.

- Et d’après vous, quel rôle peut jouer l’Egypte ?

- Tout front militaire, à côté de la frontière de l’Egypte et de Gaza, va déstabiliser aussi le président Morsi. C’est pour ça qu’il a été très vite mobilisé et, bien sûr, il a une relation, en tant que parti politique, avec le Hamas. Mais je vous dis, le Hamas a pratiquement respecté intégralement le cessez-le-feu pendant 5 ans. Pourquoi aujourd’hui ça reprend ? Je pense que c’est aussi le contexte national israélien et les élections. Et Morsi va voir, et il a déjà appelé deux fois le président Obama pour essayer aussi de dire aux puissances internationales qu’il faut qu’elles l’aident à calmer les visées de Monsieur Netanyahou qui ne mettent pas seulement en danger les Palestiniens, mais aussi toute la région.

Propos recueillis par Pierre-Yves Meugens

Ecoutez ici l'entretien avec Leïla Shahid

Publié dans PAIX

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Infos Paix 359 du 17 novembre 2012

Publié le par Patrick Kaczmarek

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INFOS-PAIX n°359 - 17 novembre 2012.
Cette lettre est diffusée aux abonnés de la liste "Infos-Paix". Si elle ne s'affiche pas correctement, cliquez ici

A LA UNE


Israël-Palestine, l’impasse permanente de la solution militaire:
le Mouvement de la Paix demande l’arrêt immédiat des hostilités à Gaza

Avec la reprise d’opérations ciblées sur la bande de Gaza, qui ont eu pour conséquence l’assassinat d’Ahmad Jabbari, chef de la branche militaire du Hamas, Israël prend la responsabilité d’une relance de la violence au Proche-Orient.

Le communiqué du Mouvement de la Paix du 16 novembre 2012


Avant le vote au Sénat : Refusez le budget militaire 2013

Après les députés, les sénateurs sont appelés à voter dans deux semaines un budget de la Défense de plus de 39 Milliards d'euros. La pétition en ligne s'adresse maintenant à eux.

Signer la pétition (si ce n'est déjà fait)
Voir des réponses de parlementaires sur le forum

 

ACTUALITES

Les articles de la rubrique "Actualités" sont destinés à donner une information associative large et plurielle; ils ne reflètent pas nécessairement la position du Mouvement de la Paix.


Le point sur la situation à Gaza

Plateforme des ONG pour la Palestine

Palestine: Il est temps. La pétition Avaaz


Attac dit non au budget de la Défense pour 2013

Attac s'associe à la démarche du Mouvement de la Paix. Faites circuler vous aussi cette pétition


Notre-Dame-des-Landes : renoncer au projet d’aéroport et faire cesser la violence militaire

Le MAN dénonce particulièrement la répression qui s’abat sur les opposants à ce projet. Le 16 octobre 2012, un millier de militaires s’est rendu sur le terrain prévu pour le chantier du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, pour y expulser les opposant-e-s à ce projet.

Communiqué du MAN le 12 novembre


Essais nucléaires: les Hautes-Alpes l'ont échappé belle

Dans les années 50, le département a fait l’objet de recherches approfondies de l’armée française et du CEA afin d’y implanter un site d’essais nucléaires souterrains.

Le Dauphiné libéré le 28 octobre


Suite aux informations parues dans le Dauphiné Libéré

Les révélations publiées par le Dauphiné Libéré de ce 28 octobre, suite aux études de Jean-Marc Régnault, confirment l’indécent et scandaleux secret qui a prévalu à la politique du nucléaire militaire français depuis des décennies.

Le comité des Hautes-Alpes du Mouvement de la Paix communique

Rapport dirigé par le général Aillerait le 12 janvier 1959 (Recherche de Sites Souterrains en France pour Expérimentations Nucléaires)

 

DANS LA PRESSE

Les articles de la rubrique "Presse" sont destinés à donner une information large et plurielle; ils ne reflètent pas nécessairement la position du Mouvement de la Paix.


Gaza: Le gouvernement israélien va être mis à l'épreuve si l'offensive dure

Le Monde du 16 novembre


Pilier de défense: opération «Plomb durci», deuxième épisode

Dans la bande de Gaza, Israël et le Hamas se livrent une bataille que personne ne peut gagner.

Slate le 16 novembre

Avec Ahmed al-Jabari, Israël a tué un de ceux qui maintenaient sa sécurité (Slate le 15 novembre)

 

"Hessel antisémite" écrit à Paris sur l'immeuble de l'ancien résistant

Huffington Post le 16 novembre


Guerre anti Aqmi au Mali : la rébellion touareg veut être de la bataille

Blog le Monde le 15 novembre

Mali : les islamistes d'Ansar Dine assurent refuser le "terrorisme"

La dépêche du 6 novembre


Tamarii Moruroa veut "une reconnaissance digne de ce nom" des vétérans du nucléaire

Les nouvelles de Tahiti le 15 novembre


Tibet : face aux suicides, la Chine envoie la police armée antiémeute

En 48 heures, six Tibétains se sont immolés par le feu ou ont tenté de le faire alors que s'est ouvert à Pékin le 18e congrès du Parti communiste.
On compte maintenant près de 70 immolations depuis mars 2011.

Le Point du 9 novembre

La Chine refuse l'entrée d'observateurs étrangers au Tibet (dépêche)


Iran : un blogueur critique du régime meurt en prison sous la torture

Blog Le Monde le 9 novembre

En Iran : neuf prisonnières politiques d’Evin en grève de la faim

Blog Le Monde le 5 novembre


Pourquoi les Etats-Unis n'auront plus de président de temps de paix

Slate le 15 novembre


Pour s'y retrouver dans l'affaire Petraeus

Vous n'avez rien compris à ce qui se passe depuis la démission du général, directeur de la CIA?

Slate le 14 novembre

Paula Broadwell a stocké des données secret-défense (Les Echos)

CIA, héros de guerre, sexe, rivalité féminine : les ingrédients du scandale à l'américaine (TF1)


USA: des commandos sanctionnés pour avoir révélé des secrets dans un jeu vidéo

La dépêche du 9 novembre


La solidarité ne doit pas être sacrifiée sur l’autel de la crise

Les Assises du développement et de la solidarité internationale sont ouvertes par Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement.

Cdurable le 8 novembre


Etats-Unis: 17 ans de prison pour un projet d'attentat avec des mini-drones

Nouvel Obs le 1er novembre


Allemagne: Merkel veut encore développer les ventes d’armes

Mediapart le 28 octobre


Les femmes de militaires en ont plein le dos que leurs maris ne soient pas payés

Slate le 29 octobre


Simulation des essais nucléaires : la Cilas flashe pour la Gironde

Sud Ouest le 31 octobre


Premier tir complet pour la version sous-marine du Scalp Naval

Mer et marine le 26 octobre


3 sous marins en cours de réalisation

DCNS achève le premier tronçon de coque du SNA Tourville


Le Soudan accuse Israël d'avoir bombardé une usine militaire à Khartoum

La dépêche du 24 octobre

Les raisons du raid israélien sur Khartoum (Le Figaro)


Attaque israélienne contre l'Iran: "les paris sont ouverts"

Blog Le Figaro le 24 octobre


Kadhafi « exécuté » : les révélations d'un agent libyen

L'ancien coordinateur du renseignement extérieur auprès du Conseil national de transition (CNT) libyen, assure que «des agents français ont directement exécuté Kadhafi» pour éviter la «menace d’une révélation d’un financement de Sarkozy».

Mediapart le 2 octobre

Sarkozy-Kadhafi: des députés réclament une enquête (Réseau des démocrates le 27 octobre)

 

EN IMAGES

Les comptes-rendus de la Journée internationale de la paix
sont en ligne


 

A L'ONU

Préoccupé par la violence à Gaza et en Israël, Ban lance un appel aux parties et prévoit de se rendre dans la région (16 novembre)

L'ONU déterminée à tirer les leçons de sa gestion du conflit au Sri Lanka (14 novembre)

Un expert de l'ONU se rend au Japon pour y évaluer la réalisation du droit à la santé après Fukushima (12 novembre)

L'Assemblée générale élit 18 nouveaux membres du Conseil des droits de l'homme (12 novembre)

L'UNESCO se mobilise pour mettre en œuvre le Plan d'action des Nations Unies sur la sécurité de journalistes (6 novembre)

>> Autres infos : le Centre d'Actualités de l'ONU

 

LA BOUTIQUE DE LA PAIX

 

Nouveaux, les clés USB et les bodies pour bébé.

 


L'autocollant et l'affiche :
enfin un AAA qui résout la crise.




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L'AGENDA 2013


L’Agenda 2013 édité par le Mouvement de la Paix est un outil de grande qualité qui vous accompagnera tout au long de l’année, dans vos contacts, rendez-vous ou prises de notes et fourmille de renseignements utiles.

A commander en ligne

 

EVENEMENTS

Grenoble (38) :
- à partir du 23 novembre : Exposition Justes de l'Isère à la Maison des Droits de l'Homme (ancien Parlement du Dauphiné), à l'initiative du Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère
- sam. 24 novembre: 10 heures pour la Palestine. A partir de 14h - toujours à la salle œcuménique St Marc - 6 avenue Malherbe
- mer. 19 décembre: Exposition d'affiches historiques pour la paix à la Maison des Associations 2 rue Berthe de Boissieux. 19h: vernissage; 20h: Conférence-débat: Petite histoire du pacifisme et des idées de paix par Jean-Paul Vienne.
Infos : Comité du Mouvement de la Paix de l'Isère


Paris : « Hate Radio » au Théâtre à la Villette
du 4 au 15 décembre
Si on avait cherché un moyen efficace et rapide d'empêcher le génocide au Rwanda...
infos ici


Université de la culture de la paix et de la non-violence le 10 décembre, sur le thème des droits de l'Homme et de la paix : programme à venir


Lyon : Week-end de formation "France sans armes nucléaires"
Les 1 et 2 décembre 2012.
infos ici


Semaine de la Solidarité internationale
du 17 au 25 novembre 2012, 15° édition, dans toute la France
www.lasemaine.org

 

ADOPTONS LA PAIX-ATTITUDE

Lancement de la 7ème édition du Concours national de dessin "Adoptons la paix-attitude" parrainé par Plantu et le Secours Populaire

Règlement sur le site de l'association ICF

 

EN VIDEO

L'animation "Cette terre est à moi"

Une brève histoire de la terre qu'on appelle Israël/Palestine/Canaan/le Levant

et ce sous-commandant soviétique qui a refusé de donner l'ordre d'envoi de missiles nucléaires... et qui semble avoir sauvé le monde!

Documentaire en anglais de la BBC

 

1 €URO POUR LA PAIX

Voir le clip

 

LES PETITIONS EN COURS

 

Signez la CYBER-LETTRE pour une Convention d'élimination des armes nucléaires

Signez la cyber-pétition en ligne

Et faites-la signer autour de vous !

Affirmons notre solidarité avec le peuple syrien (pdf)

Afghanistan: passer du militaire au civil!

Pour une convention d'élimination des armes nucléaires

Solidarité avec l'appel des femmes du Kivu pour la Paix

Plus d'infos : www.mvtpaix.org

 

 

LA GALERIE L'ART ET LA PAIX

Artistes et citoyens :
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La Galerie est sur internet, maintenant
à l'adresse
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Un grand choix d'oeuvres
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Un appel gazaoui désespéré à une communauté internationale complice

Publié le par Patrick Kaczmarek

Cet appel est adressé par un simple citoyens palestinien de Gaza à la communauté internationale officielle qui ne se décide pas à réagir afin de mettre fin à l’agression israélienne poursuivie contre la population civile de Gaza , agression qui a fait des dizaines de morts et des centaines de blessés, en majorité des civils.

Je sais bien que cet appel ne sera pas entendu par ces pays et par ces organisations internationales, qui ferment les yeux devant les attaques israéliennes permanentes contre les enfants et les femmes de Gaza.

Mais, devant le sang de nos enfants et de nos femmes qui continue de couler sur la terre de Gaza,

Mais, devant les corps déchiquetés de ces civils palestiniens innocents, tombés suite à des bombardements israéliens aveugles,

Mais, au nom des Palestiniens de Gaza qui souffrent de cette escalade militaire israélienne, je m’adresse :

Au Conseil de sécurité qui prétend assurer la sécurité dans le monde : à Gaza, les habitants ne trouvent d’abris pour échapper aux raids israéliens intensifs lancés toutes les cinq minutes sur des maisons appartenant à des civils, elle est où cette sécurité ?

Aux Nations-Unies qui essayent d’assurer la paix dans le monde entier : jusqu’à quand l’impunité de cet état israélien hors la loi, qui agresse les Palestiniens tous les jours, et qui assassine la paix au mépris de toutes les décisions internationales ?

Aux Etats-Unis, le plus grand pays du monde : jusqu’à quand va-t-il soutenir l’état d’Israël dans toutes ses violations des droits des Palestiniens ?

A l’Europe, au nom des droits de l’homme et la démocratie : c’est vous qui avez encouragé cet état agressif à continuer sa politique  coloniale, cet état qui bafoue les droits les plus fondamentaux des Palestiniens. Au lieu de sanctionner cet état d’apartheid, vous êtes en train de défendre et de  justifier ses attaques.

 

Aux pays du printemps arabes, au nom de vos révolutions et de votre nouveau pouvoir basé sur le changement : pourquoi laissez-vous  les Palestiniens de Gaza seuls et abandonnés dans leur prison à ciel ouvert, face à la lâcheté et la barbarie de cette armée aveugle ?

Puisque vous ne bougez pas, puisque vous ne réagissez pas, puisque vous n’arrivez ni à dénoncer ni à critiquer Israël, cet état colonial va poursuivre ses attaques, et sa guerre contre les civils de Gaza.

Vous avez perdu votre crédibilité, et vous êtes en train de laisser notre région à l’arbitraire de cet état qui se moque de vous et de vos décisions.

Heureusement, qu’en ce monde, il y a des personnes de bonne volonté et une société civile consciente qui se mobilisent pour que cesse la violence israélienne contre Gaza et contre la Palestine.

Halte aux massacres israéliens à Gaza, et halte à cette communauté internationale impuissante.

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