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REUNION DEBAT LE SAMEDI 3 DECEMBRE 2011

Publié le par Patrick Kaczmarek

Je vous transmets cette information concernant le comité national pour des Etats généraux du Service Public, dans ce cadre, ATTAC80 vous propose une réunion débat avecFrédéric PIERRUco-auteur du “Manifeste pour une santé égalitaire et solidaire” , éditions Odile Jacob,  le samedi 3 décembre de 16h à 19h , salle MAURICE HONESTE, bd DU cange à Amiens,  merci aux différentes organisations de transmettre l’information à leurs adhérents et sympathisants

 

Publié dans SANTE

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MANIFESTE

Publié le par Patrick Kaczmarek

« Pour résumer, on sait aujourd’hui qu’il n’est pas possible de gérer une administration comme une entreprise. Tous les constats convergent : la gestion publique n’est pas fongible dans les règles de la gestion privée, la plus-value de l’administration ne se mesure pas à la même aune que celle du profit privé, les agents publics ne sont pas principalement motivés par les différences de rémunérations, l’esprit d’équipe et les valeurs s’effritent dans les administrations lors de la mise en place de l’individualisation. Mais force est de constater que, malgré la récurrence de ces bilans assez négatifs, l’idéologie du New Public Management continue à susciter ici ou là des réformes du même type que celles qui ont échoué ailleurs. »

(Annie Chemla – Lafay)

 

Des praticiens et des chercheurs croisent leurs diagnostics et leurs pronostics

Les politiques publiques nationales et européennes ont créé les conditions de la privatisation et de la libéralisation de notre système de santé solidaire. Dans une opacité totale, sans que jamais le débat démocratique ne puisse véritablement s’emparer de ce sujet crucial et offrir un choix clair aux citoyens. Ce déni de démocratie est la marque de fabrique des récentes réformes (financement des hôpitaux, Loi HPST) et il est aujourd’hui à l’origine d’une spirale de défiance qui abime les relations entre les soignants, certains administratifs et les patients. Or, sans confiance il n’est point de médecine efficace et solidaire au service de tous.

 

Qui sait que les décisions administratives au sein des hôpitaux sont désormais motivées par la rentabilité forcenée, la mise en concurrence acharnée et la conquête de parts de marché ? Qui sait qu’aujourd’hui le médecin qui vous prend en charge ne vous soigne plus seulement en conscience, et a perdu une part de son autonomie, de son indépendance et de son libre arbitre. Une analyse attentive des réformes démontre que la conversion du monde de l’hôpital aux valeurs mercantiles est le fruit d’une volonté délibérée et d’une impulsion programmatique d’une technocratie gestionnaire et des lobbies assurantiels et industriels. Ces évolutions progressives et insidieuses, ont été difficiles à dénoncer par  les professionnels accaparés par leur activité quotidienne auprès des malades, et non équipés pour comprendre et faire barrage à cette offensive du marché et de l’État, lesquels avaient scellé de longue date un pacte inavoué consacrant la dissolution de l’Hôpital Public.

 

Nous portons l’ambition de proposer une vision différente et un projet à contre-courant de la pensée dominante : rétablir l’autonomie et la prééminence des professionnels et des intellectuels en lieu et place des « experts » ; proclamer que la santé n’est pas un bien de consommation ; défendre une recherche médicale et une formation médicale continue indépendantes. ; affirmer que les valeurs professionnelles d’éthique et de déontologie sont porteuses d’avenir pour nos métiers, et sont au fondement de la relation de confiance qui nous lie aux patients ; redonner su sens au travail d’équipe serein, davantage vecteur d’efficience que les coûteuses politiques de l’évaluation et de l’enfermement dans des normes élaborées en dehors. Nous sommes mus par la conviction forte qu’il existe une place pour un Hôpital Public d’excellence dans notre société, qui doit être étendue, investir de nouveaux champs d’activité, en particulier la médecine de proximité.

Une nouvelle ambition pour l’Hôpital Public : un Hôpital réformé, instrument de lutte contre les déserts médicaux, s’appuyant sur de nouveaux modes de gouvernance locale et régionale, ouvert sur son environnement, modèle de démocratie sanitaire.

 

Des réformes contre le service public ? L’hôpital public anesthésié par la pharmacopée réformatrice

 

Section I : La grande transformation néolibérale de l’hôpital

 

Les réformateur sont enclins à placer le débat à un niveau de généralité si élevé qu’il devient impossible d’infirmer leurs préconisations (grâce à l’emploi  de mots-valises à peu près vides de sens tels que « qualité », « performance », « efficience », « gouvernance », « régulation », etc.), ou à un niveau si localisé que l’on perd de vue la logique politique d’ensemble de leur projet. C’est l’analyse patiente de l’arbitraire des structures idéologiques, institutionnelles, juridiques, instrumentales avec lesquelles les soignants doivent composer dans leur pratique quotidienne que ces réformes vont perdre leur caractère de nécessité et d’inéluctabilité et vont être marquées comme le produit d’une rationalité politique originale et historiquement datée (le néo-libéralisme). Le programme d’assimilation de la gestion publique à la gestion privée (le New Public Management), promue par des intérêts (les assureurs notamment),  après construction d’une réalité financière (le « trou de la Sécu », les déficits des établissements) permet de légitimer in fine les mesures impopulaires (fermeture, fusions, reconversions d’établissements, suppressions d’emplois, etc.).

 

Chapitre 1 - Une petite histoire de l’hôpital : de la logique compassionnelle à la logique économique. François Danet.

L’Hôpital public, une institution aussi ancienne que notre vieux pays, n’a cessé de rajeunir au fil des ans : de l’Hospice compassionnel lieu d’accueil de toutes les misères, à la construction du savoir médical, « de l’Hôtel-Dieu à l’Hôpital Européen Georges Pompidou » l’hôpital a accompagné toutes les évolutions de notre histoire. Aujourd’hui, le respect des logiques compassionnelles, sociales, cliniques et scientifiques doit assurer son avenir, que l’oxymore hôpital-entreprise ne doit pas nous faire oublier.

 

Chapitre 2 - La rationalité néolibérale à l’assaut des services publics . Christian Laval.

 

Le néolibéralisme n’est pas un libéralisme poussé à l’extrême, mais une logique d’ensemble qui transforme toutes les institutions et tous les champs sociaux. La rationalité néo-libérale s’accompagne d’un contrôle étatique étendu pour mieux libéraliser, et la Loi HPST est une excellente illustration de cet encadrement fort étatique, dont chaque soignant constate les effets pervers sa pratique hospitalière.

 

Chapitre 3 - New Public Management made in France. Philippe Bezes.

 

Ensemble d’idées, d’instruments et de pratiques d’origine anglo-saxonne, la « nouvelle gestion publique » accompagnée d’outils de contrôle de l’administration, s’est fortement développée grâce au nouveau cadre budgétaire de la LOLF et influence, certaines des mesures adoptées dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) depuis 2007. Si l’objectif est les économies budgétaires et la réduction du secteur étatique, elle nécessite une augmentation des activités de contrôle et de bureaucratie : davantage de procédures, de règles, d’instruments de mesure des résultats et des performances … Et qui contrôlera les contrôleurs ?

 

Chapitre 4 : Le patronat prend de l’assurance. Frédéric Pierru.

 

La grande transformation néolibérale de l’hôpital n’est ni le résultat d’une « nécessité » économique ni la consécration des « idées vraies » du néo-management : des intérêts économiques, sociaux et politiques sont à l’ouvrage, en raison d’enjeux financiers colossaux : l’Assurance maladie, deuxième poste des dépenses sociales après les retraites, représente 174 milliards d’euros. Ces masses financières énormes ont pour « défaut » de ne générer aucun profit puisqu’elles transitent par les caisses de Sécurité sociale. Il leur faut donc capter une partie de cette manne contre l’attachement massif de la population à la Sécurité sociale et singulièrement à l’Assurance maladie et à l’hôpital. Épicentre de cette offensive contre la Sécurité sociale, le patronat déploie ses efforts et ses investissements tous azimuts : médias, haute fonction publique, monde politique. Le foyer de « la réforme » est bien patronal, assurantiel plus précisément.

 

Chapitre 5 - Agences de santé et consultants dans les hôpitaux : gouverner sans en avoir l’air. Nicolas Belorgey.

 

Avec la RGPP et sa déclinaison sanitaire qu’est la loi HPST, les cabinets de conseil se sont ouverts en grand les marchés de la réforme de l’État, en amont comme en aval. Les cabinets de conseil, envoyés par des agences d’État sont là pour aider les établissements via un discours que nul ne saurait contester : celui de la « qualité » et des soins optimaux au moindre coût, et légitimer les contraintes dues à l’accroissement de la productivité des actes de soins? C’est le rôle confié aux agences et aux consultants que d’amener à intérioriser cette vision gestionnaire, restrictive, de la qualité au risque de générer une mauvaise conscience chez des soignants qui verraient leurs valeurs fondamentales écornées…

 

Chapitre 6 – Hospital Inc. ou l’hôpital au pays des soviets ? Frédéric Pierru

 

Le néolibéralisme ne saurait en aucune façon être assimilé au « moins d’État ». Il est au contraire une rationalité politique originale qui confère à l’État, la mission de généraliser les relations concurrentielles et la forme entrepreneuriale, y compris et surtout au sein de la sphère publique. L’État néolibéral est un État très actif, mais d’une façon très différente de l’Etat de l’après-guerre. Dès lors, il n’y a aucune contradiction, à assister concomitamment à une dynamique d’étatisation et de centralisation de la gestion de l’hôpital, arraché à son ancrage communal, et à la mise en marché de ce dernier, à grand coup d’instruments de gestion et de règles juridiques.

 

Chapitre 7 - La « gouvernance » Canada dry ou la reprise en main de l’hôpital par une nouvelle bureaucratie gestionnaire. Jean-Paul Domin.

La concurrence dictée par l’Etat entre hôpitaux et cliniques, somme les hôpitaux de se transformer en entreprises de soins, et d’appréhender leur environnement sous l’angle d’accroissement de parts de marché ou, à l’inverse, de menaces qui nécessitent de passer des « alliances » (fusions, acquisitions, partenariats public-privé, etc.). La « corporatization » des hôpitaux, véritable mode managériale dans les pays développés, qui consiste à appliquer les règles de la gouvernance d’entreprise aux établissements de santé, se traduit alors par l’affirmation des pouvoirs d’un « patron » aux dépens des élus locaux, des syndicats de personnels et, surtout, des médecins. Là encore, ne nous y trompons pas : loin de « débureaucratiser » l’hôpital, l’affirmation du néolibéralisme dans le secteur se traduit par la montée en puissance d’une nouvelle bureaucratie, néolibérale ou gestionnaire, qui s’immisce dans les affaires et les pratiques de la médecine.

 Chapitre 8 - Les agences régionales de santé : une bonne idée au service d’une mauvaise politique. Frédéric Pierru

Depuis les années 1990, l’administration de la santé n’a de cesse de regrouper ses forces, de renouveler ses moyens et instruments d’actions, d’affirmer son emprise sur les hôpitaux. Le secteur de la santé est travaillé par un processus d’intégration centripète qui fait émerger des cartels d’établissements et des administrations imposantes. La loi HPST a ainsi précipité la réalisation d’une idée ancienne, la création d’agences régionales de santé, fusionnant, au niveau régional, des segments administratifs jusqu’alors dispersés et, par conséquent, relativement faibles. Décidément, à l’heure néo-libérale, Big is Beautiful.

Section 2 : L’hémiplégie de la pensée comptable

 

Chapitre 1 - Le déficit : obstacle financier ou problème politique ? Julien Duval

 Le débat public sur la Sécurité sociale semble devoir se réduire à la complainte du « trou de la Sécu », qui, deux fois par an, ouvre les portes des studios de télévision, les ondes de radio et les colonnes des journaux aux « experts » patentés en déficit. Ces derniers stigmatisent volontiers le comportement irresponsable des assurés sociaux/malades, portés à tous les abus et même aux fraudes. On ne peut que s’étonner de la très grande pauvreté, et de l’inanité de cette problématique ancienne et envahissante du « Trou de la Sécu ». La Sécurité sociale a, en effet, en quelques décennies, bouleversé notre rapport à la vieillesse, à la maladie, à la famille, au travail. L’assurance maladie, en collectivisant le coût de la maladie, a contribué, avec les progrès de la santé publique, à l’allongement de l’espérance de vie. De ces bénéfices collectifs, dans le débat public, il n’est point question. Comme si la Sécurité sociale n’était qu’un « coût », une « charge », un « fardeau » qu’il faudra tôt ou tard alléger pour la plus grande satisfaction des assureurs.

 

Chapitre 2 - La santé : un coût, certes, mais aussi des bénéfices collectifs et individuels. Brigitte Dormont.

 

Le débat sur le système de santé est d’ordinaire abordé sous l’angle du financement, avec la perspective des sacrifices à consentir. Une telle approche privilégie les moyens aux dépens des fins, que sont les résultats de santé, et leur valeur en termes de bien-être. La hausse des dépenses de santé permet en effet une amélioration de la qualité de vie, une baisse des handicaps, et un accroissement de la longévité. Certaines études qui quantifient la valeur de ces progrès suggèrent que dépenser plus pour la santé serait un gain pour la société. Dépenser plus pourrait alors répondre aux préférences collectives, d’où la nécessité d’organiser un débat public sur le niveau désirable de l’effort que nous voulons consentir en faveur de ces dépenses. Dépenser plus pour la santé implique nécessite de s’interroger sur la pertinence de l’utilisation de ces fonds publics. Parce qu’ils ne sont pas illimités et qu’ils correspondent à un prélèvement sur la richesse produite quotidiennement par les Français, ils n’ont pas vocation à alimenter indûment les revenus des médecins, les profits des cliniques ou de l’industrie pharmaceutique sans réelle contrepartie pour la santé des patients. Augmenter les ressources oui, maîtriser les dépenses, oui, mais intelligemment.

Chapitre 3 - La métamorphose silencieuse des assurances maladie. D’après et avec l’accord de Didier TABUTEAU.

Les statistiques peinent à masquer que les soins courants sont de plus en plus soustraits à la solidarité collective. La part des assurances maladie complémentaire dans le financement des prestations de santé ne cesse de croître, creusant les inégalités d’accès aux soins. La récente réforme « Hôpital, Patients, Santé, Territoire » prolonge, pour l’hôpital, la tendance à la confusion des secteurs public et privé, déjà bien engagée pour l’assurance maladie. Il est utile de démonter les engrenages de la mécanique qui « vaporise » insidieusement notre système de santé (de moins en moins) solidaire.

 

Chapitre 4 - Une dérive à l’Américaine ? La santé aux États-Unis, un marché plutôt qu’un droit ! Catherine Sauviat.

En France, au moyen de la dramatisation du thème du « trou de la Sécu », une révolution souterraine est en cours qui désengage la Sécurité sociale du financement des soins courants, la recentrant sur le financement des soins lourds et aux plus démunis. Soit exactement une évolution à l’Américaine. La privatisation rampante du risque maladie est une impasse économique (elle ne permettra pas de maîtriser les dépenses), sociale (elle aggravera les inégalités sociales d’accès aux soins), sanitaire (elle creusera les inégalités devant la maladie et la mort) et politique (elle institutionnalise l’intervention des assureurs, qu’il sera très difficile de déloger par la suite).

Chapitre 5 - La tarification à l’activité, instrument bénéfique ou maléfique ? Zeynep Or.

 La « T2A » est en passe de devenir l’instrument de gestion le plus connu du grand public. Aller à marche forcée vers ce nouveau mode de financement a plongé dans le rouge les comptes des hôpitaux. Les pouvoirs publics ont alors enjoint les directions hospitalières de supprimer des emplois pour revenir à l’équilibre à l’horizon 2012. De facto, ces suppressions ont des répercussions sur les conditions de travail, aggravées par la raréfaction de certaines compétences médicales, et donc, in fine, sur l’accessibilité et la qualité des soins. La T2A n’est pas sans provoquer des doutes éthiques chez les soignants, incités à sélectionner les malades selon les sommes qu’ils vont rapporter au service, au pôle et, au-delà, à l’établissement. Pour autant, est-ce que la T2A est maléfique en elle-même ? Non, c’est surtout sa mise en œuvre, liée à la fétichisation de l’outil par l’administration, qui semble poser problème.

 

Des réformes contre les soignants et les patients

 

Par quelles modalités l’accumulation des réformes joue-t-elle sur les pratiques soignantes et, in fine, sur les soins reçus aux patients ?  Ces réformes sont confrontées aux résistances de celles et ceux qui sont chargées de les mettre en œuvre. Les soignants se trouvent pris dans des engrenages qui les contraignent à se plier aux injonctions réformatrices. La mise en concurrence à tous les niveaux, la multiplication des procédures et des normes, l’introduction de primes à la performance individuelle, la précarisation et la dégradation des conditions de réalisation du travail sont de puissants leviers de mise en conformité des pratiques soignantes avec les structures gestionnaires. L’organisation et l’éthique professionnelles en sont atteintes, l’alourdissement de la charge mentale du travail venant se surajouter à un processus de production à flux tendu. De surcroît, les réformes cherchent à enrôler les patients –  saisis tour à tour comme des « consommateurs », des « usagers », des « justiciables », des « citoyens » – contre les soignants eux-mêmes qu’ils sont chargés de discipliner. Les réformateurs se présentent alors comme les défenseurs et les avocats des patients contre les abus, les déficiences et les « archaïsmes » du monde médical.

 

Section 1 - L’éthique soignante empoisonnée par le curare gestionnaire

Chapitre 1 - On ne naît pas marchand, on le devient : la construction du marché de la santé. Philippe Batifoulier.

 

« LE » Marché n’existerait pas en dehors des manuels pour étudiants en économie et dans les travaux académiques de la science économique. Il s’agit d’une fiction qui, à la faveur de la conversion des économistes en conseillers du Prince, cherche à se rendre réelle : les économistes bien en cour et les hauts fonctionnaires pétris de culture économique souhaiteraient glisser du « modèle de la réalité » à la « réalité du modèle ». Si l’État a toujours été essentiel dans la création et la « régulation » des marchés, la forme néo-libérale prise depuis les années 1980 le conduit à n’être que le vecteur de la « marchéisation » ou de la mise en marché d’activités sociales régies jusqu’alors par d’autres logiques de fonctionnement. Il en va ainsi de la médecine, de plus en plus saisie comme un marché sur lequel opèrent des « entreprises de soins » et des médecins-ingénieurs délivrant des « prestations » standardisées à des « consommateurs ».

Chapitre 2 - Rémunération à la performance et mérite individuel : des limites d’une approche par les incitations. Virginie Forest.

 La prime à la performance est l’un des instruments dont les adeptes du management façon entreprise privée veulent équiper leur boîte à outils et l’appliquer aux hôpitaux publics. Une étude très récente vient confirmer les difficultés et les effets pervers du système dans le secteur de la santé. L’entêtement des promoteurs de la prime à la performance n’est pas rationnel et étayé par des preuves, mais bien le fruit d’une idéologie obsolète.

Chapitre 3 - Mieux que le taylorisme, la précarisation subjective. Danièle Linhart.

Les restructurations hospitalières sont l’occasion de modifier profondément les propriétés du travail hospitalier. Les maîtres mots tels que mutualisation, interchangeabilité, productivité, rentabilité qui désormais gouvernent la gestion hospitalière, induisent une perte profonde du sens du travail et de ses repères. D’où une fuite inquiétante des soignants vers des cieux plus sereins, et des problèmes de recrutement qui risquent de devenir dramatiques pour l’offre de soin. Les établissements, mettent en place des stratégies diverses plus ou moins heureuses pour attirer et embaucher, sans jamais réfléchir aux mobiles des défections.

Chapitre 4 - Statuts ou contrats ? Les oripeaux de la modernisation des relations de travail dans la fonction publique. Nicole Maggi-Germain.

Les réformateurs de l’hôpital ont un modèle : les cliniques. Là où l’hôpital public est disqualifié comme « lourd », « dépassé », « bureaucratique », les cliniques sont célébrées pour leur « souplesse », leur « capacité d’adaptation », leur « réactivité », leur « bonne organisation ». Dans le collimateur des réformateurs : le statut de la fonction publique hospitalière, considéré comme un obstacle majeur à la réorganisation « impérative » des hôpitaux. Certains dirigeants de la Fédération Hospitalière de France (FHF), pourtant chargée de la défense des hôpitaux publics, estiment qu’il serait bénéfique d’en finir avec ce statut, qui pénaliserait ces derniers dans la concurrence avec le secteur privé. Aussi, plusieurs mesures récentes s’efforcent de le détricoter par les marges, avant peut-être d’en finir plus radicalement.

 

Chapitre 5 - De l’utilité des ordres institués ou comment enrayer l’engrenage de la défiance. Olivier Favereau.

 

Et si les grandes professions traditionnelles étaient le lieu de la résistance ultime à la généralisation de l’ordre marchand ? Après que toute une génération de médecins se soient opposée à l’Ordre des Médecins, décrit dans les années 1970-1980 comme porteur d’un ordre moral rétrograde et inacceptable, c’est la référence aux professions dans tout ce qui semblait archaïque à l’époque qui devient implicitement le refuge des valeurs constitutives du métier, éloigné du corporatisme auto-protecteur mais barrage à la marchandisation. Entre l’État et le marché, il existe une troisième forme de régulation des sociétés humaines : l’organisation professionnelle. S’il convient de rénover le professionnalisme, il faut néanmoins le défendre contre l’offensive de l’alliance de l’État et du marché qui caractérise le néo-libéralisme.

 

Chapitre 6 - Comptabilité et gratuité ou le néo-management vu du don. Philippe Chanial.

 

Les « réformes » inspirées par le néo-libéralisme se distinguent par leur utilitarisme. Les soignants sont saisis comme des hommes économiques, des êtres égoïstes, rationnels, foncièrement intéressés. Leur gouvernement à distance, pour aller dans le sens de « l’efficience », passerait donc par le déploiement d’une batterie d’incitations positives et négatives finement calibrées. On comprend alors les réticences de nombre de soignants face aux réformes : les professions de santé portent une tout autre rationalité que la rationalité économique. Les professionnels sont rationnels, certes, mais en valeur. De leur point de vue, la santé d’un patient est considérée comme incommensurable à celle d’un autre et inestimable, et le soin, loin de se réduire à une transaction marchande, est un don supposant un engagement moral du médecin ou de l’infirmière. Les « résistances au changement » des réformateurs sont en réalité une guerre des Dieux,  autrement dit des conflits indépassables entre des rationalités et des valeurs irréconciliables.

 

Chapitre 7 - Pourquoi il faut défendre l’autonomie professionnelle, et comment. Florent Champy.

 

La managérialisation de l’hôpital a eu pour conséquence la prolifération des normes et des protocoles, l’empilement des instruments de gestion, l’affirmation de couches bureaucratiques intermédiaires en charge du contrôle de l’activité des soignants. Du point de vue des professionnels de santé, cela s’est traduit par le sentiment d’être confronté à la restriction progressive de leur autonomie dans leur activité quotidienne. Or, l’autonomie est une valeur cardinale du professionnalisme, primordiale pour dispenser des soins de qualité. La défense de l’autonomie professionnelle passe avant tout par une réflexion individuelle et collective des soignants sur la façon de concilier cette dernière avec, entre autres, les impératifs de maîtrise des coûts, de qualité et de sécurité des soins, de rénovation des relations entre médecins et patients. A la révolution conservatrice des réformateurs, il ne saurait être opposé une autre révolution conservatrice, celle des professionnels de santé.

 

 

Section 2 - Hôpital : chantier interdit au public ?

 

Chapitre 1 – Les démocratisations en trompe-l’œil du système de santé. Frédéric Pierru

 

La privatisation rampante du financement des soins courants, la libéralisation du secteur hospitalier, la dérégulation de la médecine de ville se sont accompagnées de l’affaissement puis de l’enterrement du projet de démocratie sociale après-guerre. La « gestion par les intéressés » - salariés et patronat – a été dès le départ un trompe-l’œil puisque l’État s’est réservé le monopole des décisions financières sensibles. Avec la mise sur agenda de la maîtrise des dépenses de santé, l’État n’a cessé de s’affirmer face à des partenaires sociaux hésitants à prendre des mesures impopulaires. Moins à une étatisation, c’est à une technocratisation de l’assurance maladie à laquelle l’on a assisté, puisque les pouvoirs ont été accaparés par une petite élite de hauts fonctionnaires au profil gestionnaire. Le Plan Juppé a tenté de substituer la démocratie représentative classique à la démocratie sociale, mais les parlementaires ne peuvent pas réellement peser sur les choix budgétaires clés. Pour mener à bien des politiques impopulaires, rien de mieux que de laisser les commandes à des hauts fonctionnaires et des « experts » opérant dans l’obscurité des cabinets ministériels, des administrations centrales et des agences…

 

Chapitre 2 - Patient ou client : l’éthique médicale est-elle soluble dans la T2A ? Dr Serge Duperret,

 

Rechercher les conflits entre éthique et T2A, c’est opposer de manière simpliste deux groupes professionnels avec des valeurs supposées contradictoires : les soignants qui dépensent et les administratifs qui gèrent. Et si, plutôt, il s’agissait d’avancer en travaillant à partir de valeurs communes ? La recherche du bien pour le malade et l'équité dans la répartition d'un bien limité ne sont pas deux valeurs antagonistes. En fait, penser un système de santé qui permette l’intégration des progrès scientifiques, l’égal accès aux soins et le juste soin au juste coût, suppose le même niveau d’exigence éthique des acteurs, patients inclus. Satisfaire les exigences éthiques de tous les acteurs du service public est sûrement la meilleure piste pour l’hôpital de demain.

 

Chapitre 3 - Les palmarès ou le guide Michelin des hôpitaux. Frédéric Pierru

 

Tout un chacun a pu consulter un « palmarès » des hôpitaux publié par un newsmagazines. Si les premiers palmarès ont suscité énormément de critiques des acteurs concernés, leur banalisation a conduit à une certaine indifférence à leur endroit. Cependant, il faut les interpréter comme emblématiques d’une posture consumériste hypocritement encouragée par l’État ; ce dernier, en effet, s’efforce de saisir le patient en « consommateur éclairé faisant des choix avisés » pour faire pression de l’extérieur sur les pratiques médicales. En ce sens, la multiplication des palmarès est révélatrice de la rationalité politique néo-libérale.

 

Chapitre 4 - Patients et justiciables. Les nouvelles donnes de la responsabilité médicale. Dr Richard Torrielli.

 

La relation du citoyen avec la justice a considérablement évolué ces dernières années. Chacun recherche de plus en plus souvent réparation à des dommages réels ou supposés, et ce aussi bien devant la juridiction civile que pénale. Dans le même temps est apparu dans le champ social et juridique le concept d’aléa thérapeutique, tandis que la marchandisation de la santé transformait les patients en consommateurs. Les grandes compagnies d’assurance jouent leur partition dans ce concert de soi-disant « modernisation ». Ces bouleversements ne doivent en aucun cas donner l’occasion aux médecins d’échapper à leurs responsabilités, mais au contraire de repenser le type de relation qu’ils entretiennent avec les malades.

 

Section 3 – La « modernisation » est aussi une affaire de médecins

 

Chapitre 1 - « Disposés au combat ». Les anesthésistes-réanimateurs, des médecins socialement armés pour la défense du service public. Yann Faure.

 

L’anesthésiste-réanimateur occupe une position privilégiée et ubiquitaire dans le parcours de soin du patient : c’est à lui qu’il confie ses appréhensions lors de la consultation, c’est lui qui est chargé de le protéger de l’agression chirurgicale, c’est lui qui rassemble les éléments éparpillés et éclatés de la pathologie et de la personne, c’est encore lui qui parcourt en tous sens les arcanes du labyrinthe hospitalier. Est-ce cette position privilégiée qui en fait un observateur attentif et critique du système hospitalier et qui l’a conduit aux avant-postes de la bataille pour la défense de l’hôpital public, bien au-delà des lignes de sa spécialité ?

 

Chapitre 2 - Le Service Public (Hospitalier) : une « ringardise » pleine d’avenir. Dr Nicole Smolski,

 

Se pencher sur l’histoire des services publics amène à réaliser que c’est un mode d’organisation aussi nécessaire à une société que boire ou respirer à un individu. Si le concept est différent selon les âges et les pays, ses bases sont universelles : l’intérêt général, le service rendu, les principes d’égalité, de continuité, d’adaptabilité sont remis en question dans les sociétés à économie de marché. Les valeurs intrinsèques à tous les services publics et à leurs acteurs sont un des socles de notre société, les gommer au bénéfice de rapports marchands conduira à des conséquences qui iront au delà des inégalités sociales ou territoriales.

 

Chapitre 3 - Une nouvelle ambition pour l’Hôpital. Dr Bertrand Mas.

 

Le démantèlement du service public hospitalier est-il inéluctable ? Les concepts de mise en concurrence, de privatisation, d’individualisation, de performance, d’évaluation, de déprofessionnalisation sont-ils devenus les paradigmes absolus de la « modernité », y compris à l’hôpital ?

 

 

Conclusion, afin que l’hôpital ne soit plus un chantier interdit au public

 

Le puzzle est assemblé, faisant émerger un tableau sombre de la vie quotidienne des services publics en général et des hôpitaux publics, en particulier. Dans ce futur gestionnaire radieux imposé au nom de la Performance, chacun des acteurs du système sera « upgradé » au goût d’une pensée sans alternative. Ainsi, après avoir intériorisé qu’il n’est lui-même qu’un producteur de service dans un monde marchandisé et que le patient doit être par lui apprécié en fonction de sa rentabilité, l’acteur du soin devra docilement se plier aux règles de la concurrence pour atteindre son maximum d’Efficience dans un univers rendu censément Transparent par la vertu du monitoring permanent. On voudrait nous faire croire à une certaine vérité qui ne pourrait se révéler que par la quantification comparative tous azimuts. Continuer à nier la raison d’être et l’existence même de centaines de milliers d’anonymes de l’hôpital public serait alors une désastreuse injustice sociale et une vision catastrophique de la société. Ce qui fait l’essence de la créativité échappe pourtant à toute évaluation : et c’est bien d’une création renouvelée chaque jour qu’il s’agit, cet entre-deux soignant-soigné, création obscure et gratuite, dont nulle trace n’est inscrite dans aucun registre ou logiciel.

 

Bien sûr, il ne s’agit pas dans un élan de mélancolie nostalgique visant à revenir au confort du prix de journée dans les établissements de santé, et à balayer d’un revers de main la maîtrise des dépenses de santé. Les tutelles doivent être dotées d’outils pour savoir qui fait quoi quand et comment. Mais la dimension tant qualitative qu’individuelle de l’activité de soin est loin d’être soluble dans la T2A, si complexifiée soit-elle, et le benchmarking, cette comparaison qui se voudrait raison.

 

Au même titre que le désir du soin optimum, celui d’une utilisation justifiée des deniers publics doit être une préoccupation éthique, fondement de la motivation de ceux qui se consacrent au bien public.

 

C’est dans le plein exercice de ses attributions régaliennes en matière de protection de la santé des populations que l’Etat doit intervenir pour conforter le service public hospitalier contre les appétits des grandes compagnies d’assurances et des groupements d’établissements de soins privés. Il serait contraire à la morale que les secteurs « bénéficiaires » de la santé tombent dans l’escarcelle privée, tandis que ceux qui ne le seraient point soient à la charge exclusive du service public, ou seulement accessibles aux plus aisés des citoyens, ceux qui sont capables d’acquitter des primes d’assurance très élevées.

 

La fréquentation quotidienne des services  prouve que l’hôpital public jouit d’une grande vitalité : il soigne encore, plutôt bien et souvent mieux qu’ailleurs, toutes, tous et chacun de nous, d’où que nous venions. La précarisation des êtres et des lieux en route sous l’influence de la logique explicitement décrite dans les chapitres précédents n’est pas inéluctable. Tous les lecteurs, soignants ou administratifs, patients ou citoyens, tous doivent savoir ce qui se passe afin de pouvoir réfléchir, puis agir, pour consolider l’hôpital public d’aujourd’hui et adapter celui de demain aux transformations nécessaires afin qu’il reste au service de tous.

Publié dans SANTE

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VERNISSAGE DE L EXPOSITION AU CONSEIL REGIONAL

Publié le par Patrick Kaczmarek

Ci-dessous le lien vidéo de l'intégralité du vernissage de l'exposition au Conseil régional, avec les prises de paroles des jeunes scolarisés , de Thibaut Viguier , de Mourad et de Jean Michel Bavard. Vous découvrirez également à la fin l'intervention
de Bernard à la sortie de la préfecture.

http://www.dailymotion.com/video/xmk0rn_expo-resf-laissons-les-grandir-ici-de-mourad-laffitte_news

Publié dans POLITIQUE

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Les 99% s'expriment

Publié le par Patrick Kaczmarek

Les indignés du mouvement "Occupy" ont déclenché une extraordinaire bataille d'idées -- et l'élite corrompue qui représente 1% du monde risque de tout perdre. Aujourd'hui, nous pouvons aider le mouvement à gagner en révélant l'immense soutien populaire à la fin de la prise en otage de nos gouvernements par cette élite. Faites un don pour aider à financer un vaste sondage mondial qui montrera ce que pensent exactement les 99% d'entre nous:


Faites un don!

Le mouvement des indignés, dit "mouvement Occupy", se répand dans le monde comme une traînée de poudre et a provoqué un changement radical dans notre manière de percevoir la politique. Aujourd'hui, le monde se demande comment le mouvement peut gagner.

De New York à Londres, les politiciens et la police ont été achetés pour protéger les intérêts des entreprises. Ils expulsent de force des manifestants pacifiques hors de lieux publics et discréditent le mouvement dans les médias en parlant de "hippies" et de "criminels violents" qui n'auraient aucune revendication claire. Il n'est pas difficile de comprendre leur nervosité: les indignés ont déclenché une bataille d'idées vitale, et l'élite corrompue qui représente 1% du monde pourrait bien tout perdre.

Le moment est décisif! Aidons le mouvement à gagner en finançant un vaste sondage mondial dans des dizaines de pays qui montrera clairement qu'il ne s'agit pas d'un mouvement marginal qui peut être écrasé, mais d'un projet politique bénéficiant d'un large soutien populaire.

Ce sondage va suralimenter le mouvement et offrir à la fois une vision unitaire et la légitimité fondée sur la masse des citoyens dont il a besoin pour affronter et faire tomber le système qui nourrit les 1%. Le besoin est urgent -- si nous sommes 10 000 à faire un petit don maintenant, nous aurons assez pour réaliser ce sondage la semaine prochaine et passer à la vitesse supérieure dans ce combat:

https://secure.avaaz.org/fr/fund_the_99_poll/?vl

Cela fait déjà trois ans que la crise financière a mis en évidence la cupidité et l'imprudence qui guident notre système financier et détruisent nos économies. Nous perdons nos emplois, nos logements, nos allocations, et pourtant nos politiciens continuent de dépenser l'argent public pour maintenir les grandes banques à flot et leur permettre de spéculer et distribuer des bonus faramineux. Jour après jour, les 1% s'en sortent bien, grâce à d'immenses dépenses de lobbying, des réseaux de copinage avec des politiciens en poste ou d'anciens responsables politiques, et grâce aux médias qu'ils utilisent pour diffuser des menaces et entretenir la peur.

Trop c'est trop! Nous savons que des gens ordinaires agissant ensemble peuvent faire trembler les pouvoirs les plus profondément enracinés -- nous l'avons vu à plusieurs reprises cette année. Ces deux derniers mois, le message des indignés "occupant" des quartiers comme Wall Street à New York, la City à Londres ou La Défense à Paris, a résonné dans les maisons, les cafés et les lieux de travail partout dans le monde -- les gens commencent à s'exprimer contre les systèmes financiers et politiques pourris qui détruisent nos démocraties. De plus, contraints de couvrir ces manifestations en continu, nos médias ne peuvent qu'examiner les abus de pouvoir qui pour beaucoup devaient rester invisibles et inébranlables.

Il y a du changement dans l'air. C'est une nouvelle année 1968 partout dans le monde. De Madrid à Rio et New York, les membres d'Avaaz ont rejoint le mouvement, signé une promesse de solidarité forte de 750 000 voix, appelé les responsables politiques à stopper les expulsions et donné du matériel et des équipements essentiels. Mais à présent, pour gagner, nous devons montrer que ce mouvement est véritablement mondial et représente des millions de personnes qui se font entendre d'une seule voix, avec force et clarté. Si nous sommes seulement 10 000 à faire un don aujourd'hui, nous pourrons rapidement mener ce sondage et répandre dans les médias notre appel unitaire au changement. Cliquez ici pour rendre ce sondage possible:

https://secure.avaaz.org/fr/fund_the_99_poll/?vl

Lorsque la police arrive, les indignés chantent: "Vous ne pouvez pas expulser une idée quand son temps est venu." Et vous ne pouvez pas réduire au silence les milliards d'entre nous aux quatre coins du monde qui forment les 99%. Faisons tout notre possible aujourd'hui pour encourager et renforcer ce mouvement et le mener à la victoire.

Avec espoir et détermination,
Alex, Maria Paz, Emma, Ricken, Alice, Carol, Pascal et toute l'équipe d'Avaaz

SOURCES

Occupy Wall Street promet d'aller plus loin, après une journée "historique" (AFP)
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/occupy-wall-street-determine-a-continuer-apres-son-expulsion-15-11-2011-1721284.php

Etats-Unis: des lobbyistes proposent de saper "Occupy Wall Street" (Le Point)
http://www.lepoint.fr/monde/etats-unis-des-lobbyistes-proposent-de-saper-occupy-wall-street-19-11-2011-1398088_24.php

"Vous ne pouvez pas expulser une idée quand son temps est venu" (Le Parisien)
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/occupy-wall-street-determine-a-continuer-apres-son-expulsion-15-11-2011-1721284.php

Occupy Wall Street: Aux Etats-Unis, les maires sortent le bâton et les gaz (NouvelObs)
http://globservateur.blogs.ouest-france.fr/archive/2011/10/30/occupy-wall-street-les-maires-sortent-le-baton-et-les-gaz.html

Les "indignés", indignés par les médias (Acrimed)
http://www.acrimed.org/article3709.html

Les "indignés" de Londres inaugurent leur troisième site d’occupation (RFI)
http://www.rfi.fr/europe/20111120-indignes-londres-inaugurent-leur-troisieme-site-occupation

Les Indignés de la Défense s'expriment (20 minutes)
http://www.20minutes.fr/societe/819144-indignes-defense-on-mouvement-plus-sympathique-existe



Avaaz est un réseau citoyen mondial de 10 millions de membres
qui mène des campagnes visant à ce que les opinions et les valeurs des peuples influent sur les décisions mondiales. ("Avaaz" signifie "voix" dans de nombreuses langues). Nos membres sont issus de tous les pays du monde; notre équipe est répartie sur 13 pays et 4 continents et travaille dans 14 langues. Pour découvrir certaines de nos plus grandes campagnes, cliquez ici ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter.

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En 2012, on va leur faire un dessin !

Publié le par Patrick Kaczmarek


La série à découvrir et à partager sur http://2012.pcf.fr/dessin


L'idée est finalement assez simple : mettre en image le programme "l'humain d'abord" du Front de gauche pour les élections de 2012. Chacun le sait, mieux vaut un dessin clair qu'un long discours. Un exercice qui n'est toutefois pas si aisé et qui prouverait peut-être, si tous les candidats s'y astreignaient, que leur "dessein" n'est pas toujours très clair.

Le Parti communiste français entame cette série en espérant qu'elle vous aidera à mieux cerner les enjeux de cette campagne, les propositions du Front de gauche, et qu'elle saura vous faire sourire en ces temps de crise.

4 films sont déjà sortis à ce jour et d'autres sont annoncés.

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Reconnaissance de l’Etat palestinien. à L’ONU

Publié le par Patrick Kaczmarek

Par ailleurs dans le cadre de la journée de solidarité avec le peuple palestinien, des actions sont organisées pour appuyer la demande de reconnaissance de l’état palestinien à l’ONU (ci-joint des informations sur le débat qui se déroule au Conseil de sécurité de l’ONU) plus le communiqué du CNJPDPI (collectif pour une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens)  signé par de très nombreuse organisations

A Paris un rassemblent organisé par le CNJPDPI aura lieu le 3 décembre à la Bastille à 17h30.

La palestine aux nations unies

 

Les déclarations/ analyses du jour :

 

 

 

Analyse très claire de René Backman, du Nouvel Observateur

 

http://renebackmann.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/11/12/que-dit-le-rapport-du-conseil-de-securite-sur-l-admission-de.html

 

Que dit le rapport du Conseil de sécurité sur l’admission de la Palestine ?

 

Comme prévu, le Comité des admissions du Conseil de sécurité de l’ONU, chargé d’instruire la candidature de la Palestine, a adopté hier, vendredi, un rapport dans lequel il se déclare « incapable d’émettre une recommandation unanime au Conseil de sécurité ». En clair, les Palestiniens ne disposent pas des 9 voix (sur 15) qui auraient permis au Comité de formuler une recommandation favorable pour l’adoption d’une Résolution sur l’admission de la Palestine. Comme on le sait, même dans cette hypothèse, la Palestine n’aurait pas été admise, les Etats-Unis ayant prévenu qu’ils étaient résolus à opposer leur veto à cette décision.

 

Il revient désormais aux Palestiniens de décider s’ils souhaitent aller jusqu’au vote, ce qui obligerait les 15 membres du Conseil à rendre public leur choix, mais donnerait un caractère plus visible à leur échec. Ou si, en attendant une nouvelle tentative au Conseil de sécurité, ils vont demander, comme le leur suggère Paris, un vote à l’Assemblée générale pour obtenir le statut d’Etat-non membre, semblable à celui du Vatican.

 

Ce scrutin, où aucun veto n’est possible, ne leur réserverait aucune – mauvaise – surprise : près de 140 Etats sur 194 ont déjà fait connaître leur intention de voter en faveur de l’octroi de ce statut à la Palestine. Selon Nimr Hammad, conseiller politique du président palestinien Mahmoud Abbas, cette hypothèse est actuellement l’objet de discussions au sein de la direction palestinienne qui a décidé de consulter sur ce point la Ligue arabe. Une rencontre entre Mahmoud Abbas et des représentants de la Ligue arabe est prévue mercredi.

 

Le Conseil de sécurité coupé en deux

 

« Après notre admission à l’UNESCO, le 31 octobre, nous existons désormais dans le système de l’ONU, constate de son côté le représentant de la Palestine à l’ONU, Riyad Mansour. Nous allons décider très rapidement quelle sera notre nouvelle initiative au sein des Nations Unies. » L’obtention du statut d’Etat-non membre donnerait aux Palestiniens la possibilité d’adhérer à toutes les organisations et agences des Nations Unies comme, par exemple, la Cour internationale de Justice, ce qui ne manque pas d’inquiéter Israël.

 

Conformément à l’usage, les votes exprimés sur le rapport de la Commission des admissions n’ont pas été rendus publics. En recoupant les confidences de diplomates impliqués dans le dossier, on peut cependant constater que le Conseil de sécurité s’est coupé en deux sur le sujet. La Russie, la Chine, le Liban, le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud ont voté en faveur de l’admission de la Palestine. Les votes du Gabon, du Nigeria et de la Bosnie-Herzégovine sont discutés. Les deux premiers pourraient avoir soutenu la Palestine tandis que la dernière se serait abstenue, comme la France et le Royaume-Uni, qui avaient officiellement annoncé leur décision. Se seraient également abstenus le Portugal et la Colombie. Le choix de l’Allemagne est plus difficile à établir : certains indiquent qu’elle aurait imité les Etats-Unis en votant non ; d’autres qu’elle aurait choisi l’abstention.

 

L’étrange, dans cette affaire, est que le texte du rapport est dans l’ensemble plutôt favorable à l’admission de la Palestine. Résultat de plus d’un mois de travaux, de deux réunions plénières - le 30 septembre et le 3 novembre - mais aussi de cinq réunions informelles – dont quatre tenues au niveau des experts –, ce document de trois pages, en 21 points, dont le Nouvel Observateur a obtenu une copie, rappelle les critères d’admission d’un Etat au sein de l’ONU, tels qu’ils sont définis à l’Article 4 de la Charte, et examine en détail la manière dont la Palestine répond à ces critères.

 

La Palestine peut-elle devenir un Etat ?

 

« Les experts, lit-on au point 3 du rapport, ont examiné si la Palestine remplit les conditions permettant de devenir un Etat, si elle est un Etat pacifique et si elle a la volonté et la capacité de remplir les obligations définies par la Charte. » Des « vues différentes », indique le rapport, ont été exprimées sur ce point. Mais « il a été affirmé que ce travail du Comité, quel qu’en soit le résultat, doit tenir compte du contexte politique général. Il a été rappelé qu’une solution négociée demeure la seule option pour atteindre une paix durable et que le statut final doit être décidé par la négociation.

 

Un soutien a été affirmé à une solution à deux Etats basée sur les frontières d’avant 1967, résultant de négociations politiques débouchant sur un Etat indépendant de Palestine avec Jérusalem-Est pour capitale.

 

Il a aussi été indiqué, avec une insistance particulière, que le fait de « garantir à la Palestine son droit à l’autodétermination et à la reconnaissance ne peut être vu comme contraire au droit inaliénable d’Israël à exister ». Les auteurs du rapport ont également noté que « la candidature de la Palestine n’était ni contradictoire avec le processus politique ni une alternative aux négociations.» « Des inquiétudes, ajoutent-ils, ont été soulevées à propos de la poursuite de l’activité israélienne de colonisation. Elle est illégale au regard du droit international et constitue un obstacle à une paix totale. »

 

Sur la question de savoir si la Palestine remplit les conditions requises pour devenir un Etat, le texte fait référence à la Conférence de Montevideo en 1933 sur les Droits et devoirs des Etats, selon laquelle une entité doit posséder, pour accéder à la personnalité juridique d’Etat, une population, un territoire défini, un gouvernement et la capacité à entrer en relations avec d’autres Etats.

 

Plus de 130 Etats ont reconnu la Palestine

 

La Palestine, selon le rapport du Comité d’admission, remplit clairement les deux premières conditions. Même si le Hamas exerce une « autorité de fait dans la bande de Gaza » et même si « l’occupation israélienne empêche le gouvernement palestinien d’exercer un contrôle complet sur l’ensemble de son territoire ».

 

Le Comité a également admis que la Palestine remplissait le critère lié à l’existence d’un gouvernement, même si le Hamas contrôle environ 40% de la population. « C’est l’OLP, note le document, et non le Hamas, qui est le représentant légitime du peuple palestinien ». Le Comité rappelle d’ailleurs que les rapports de la Banque Mondiale, du FMI, et du Comité de liaison pour la coordination de l’aide internationale aux Palestiniens ont conclu que les fonctions gouvernementales actuelles de la Palestine permettaient le fonctionnement d’un Etat.

 

Sur le dernier des quatre points définis par la conférence de Montevideo – l’aptitude à nouer des relations avec d’autres Etats –, il a été également indiqué que la Palestine répondait à ce critère. Le texte rappelle que la Palestine est membre du Mouvement des non-alignés, de l’Organisation de la Conférence islamique, de la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie occidentale, du groupe des 77, et de l’UNESCO. Et que plus de 130 Etats l’ont reconnue comme un Etat indépendant et souverain. La question a été cependant soulevée de savoir si le fait pour l’Autorité palestinienne de nouer des relations avec d’autres Etats n’est pas contradictoire avec les Accords d’Oslo.

 

L’exemple …d’Israël

 

La Palestine est-elle pacifique ? La question a visiblement fait débat. L’opinion a été exprimée que la Palestine répond aussi à ce critère par « son engagement en faveur d’une résolution juste et durable du conflit israélo-palestinien ». Attitude confirmée par sa disposition à « reprendre les négociations sur tous les points du statut final, sur la base des termes de référence endossés par la communauté internationale, des résolutions des Nations Unies, des principes de Madrid, de l’initiative de paix arabe et de la Feuille de route du Quartette. »

 

Certains membres du comité ayant soulevé la question du Hamas, qui refuse de renoncer au terrorisme et conserve pour objectif la destruction d’Israël, d’autres ont avancé la position de la Cour internationale de Justice sur la Namibie, en 1971, selon laquelle « les seuls actes qui peuvent être attribués à un Etat sont ceux accomplis par les autorités reconnues de cet Etat ».

 

Le point le plus paradoxal du rapport est abordé lorsque le Comité s’interroge sur l’aptitude – et la volonté – de la Palestine de respecter la charte des Nations Unies. Pour certains membres du Conseil, un engagement verbal ne suffit pas. Un candidat doit « démontrer son intention de résoudre pacifiquement les conflits et renoncer à la menace de la force dans la conduite des relations internationales, obligations que le Hamas n’a pas acceptées ».

 

A l’appui de leur thèse, les parties favorables à l’admission de la Palestine rappellent un précédent qui remonte à plus de 60 ans et concerne…Israël. A l’époque, indique le rapport, lorsque l’ONU avait examiné la candidature d’Israël, il avait été avancé que « l’engagement solennel d’Israël à remplir ses obligations telles que définies par la Charte était suffisant ».

 

Après avoir constaté que l’unanimité n’avait pas pu être obtenue à l’issue de ses travaux, le Comité suggère qu’à titre de « mesure intermédiaire » l’Assemblée générale adopte une résolution faisant de la Palestine un Etat-Observateur (non-membre). C’est ce à statut provisoire que les dirigeants palestiniens pourraient se résigner dans les jours prochains, avec l’aval de la Ligue arabe et l’approbation de plusieurs capitales, dont Paris. Comme le rappelle un diplomate palestinien, « Israël non plus n’a pas été admis à l’ONU à sa première candidature. Nous recommencerons autant de fois que nécessaire ».

 

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SALAH HAMOURI DOIT ETRE LIBERE le 28 novembre

Publié le par Patrick Kaczmarek

Voici la lettre envoyée par le mouvement de la paix au Président de la république et aux Ministères de la Défense et des Affaires étrangères. qui peut nous servir à interpeller le gouvernement français pour qu’il intervienne pour la libération de Salah Hamouri. et qui jusqu’à présent est resté totalement sourd à cette injustice flagrante.  

 

Pas un jour de prison  n’aura été épargné à Salah Hamouri sur  la condamnation inique de l’Etat d’Israël sans aucun fait qui puisse lui être reproché.

 Il risque de rester  en prison au-delà du 28 novembre, date prévue initialement pour sa libération au nom d’une nouvelle loi restreignant encore les droits des prisonniers

Monsieur le Président de la République,

 

Après l’annonce de l’échange de prisonniers aboutissant à la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit et de plusieurs centaines de prisonniers palestiniens, ce dont Le Mouvement de la Paix se félicite, vous avez déclaré le 18 octobre à propos de Salah Hamouri, autre Français emprisonné : « J’espère que le Franco-palestinien emprisonné fera partie de la seconde vague de libération" qui doit avoir lieu le 18 décembre.

Or, la libération de Salah Hamouri était prévue  le 28 novembre, selon des informations de la Croix-Rouge. La prévoir en décembre  reviendrait à accepter qu’il soit maintenu en prison au-delà du temps prévu. De plus, les media ont fait écho aujourd’hui à des déclarations israéliennes selon lesquelles il resterait  en prison jusqu’en  mars 2012, ce qui serait particulièrement inique !

Vous savez que de nombreuses actions ont été menées en faveur de la libération de Salah Hamouri, arrêté à 20 ans, qui aura passé plus de 6 ans en prison. Le gouvernement français se félicite à juste titre d’avoir contribué activement à la libération de Gilad Shalit. Nous regrettons vivement que les  nombreuses sollicitations dont vous avez fait l’objet au sujet de Salah Hamouri, en particulier de la part de Denise Hamouri, sa mère, soient restées sans suite. 

Il est du rôle du Gouvernement français de mener des démarches équitables concernant tout ressortissant français privé de liberté à l’étranger. A ce propos, la  déclaration du ministre de la Défense Gérard Longuet le 18 octobre est pour le moins  surprenante et choquante. Il affirmait en effet « découvrir le dossier » alors que tous les parlementaires ont été saisis de cette affaire par le Comité de soutien  à Salah Hamouri.

Monsieur le Président, le Mouvement  de la Paix espère que vous allez  réparer sans tarder ce déni de justice et revenir sur votre déclaration du 18 octobre. Le retour de Gilad Shalit a été fêté par sa famille et ses amis en Israël. Il doit en être de même dès  novembre pour la famille de Salah qui s’est dépensée sans compter pour la libération de leur fils avec un large  comité de soutien. Le Mouvement de la Paix et toutes les organisations solidaires de la cause de Salah Hamouri  attendent ce moment depuis plusieurs années.

Nous attendons votre intervention contre toute prolongation de la peine de Salah et  pour sa libération le 28 novembre.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président l’expression de nos salutations distinguées.

 

 

Pour le Mouvement de la Paix

Arielle DENIS, Pierre VILLARD, co-présidents

Nicole BOUEXEL, responsable du groupe de travail Proche-Orient

 

 

Copie à

Monsieur  le ministre des Affaires étrangères

Monsieur le ministre de la Défense.

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Diffusion du livre "Pour en finir avec l'arme nucléaire

Publié le par Patrick Kaczmarek

Proposition de mode d’emploi

 

Organisation d’une initiative autour du livre

« Pour en finir avec l’arme nucléaire »

Vente – Dédicace - Rencontre

 

 

Animateur d’un comité du Mouvement de la Paix, de l’Appel des Cent pour la Paix, ou d’une autre association pacifiste, d’un collectif anti-guerre, responsable d’une collectivité territoriale, d’un comité d’entreprise, enseignant, correspondant intéressé par le débat autour de l’arme nucléaire et de sa perspective d’abolition, vous souhaitez organiser une initiative de vente, de dédicaces et / ou de rencontres autour du livre « Pour en finir avec l’arme nucléaire » avec la participation de son auteur Pierre Villard.

 


Le nouveau contexte international - résultat du dépôt à l’ONU du modèle de Convention d’élimination des armes nucléaires, du discours de Prague de Barack Obama en avril 2009, de l’engagement du secrétaire général de l’ONU, des résultats de la Conférence d’examen de 2010 du Traité de non-prolifération nucléaire et de la naissance de la Campagne internationale pour abolir l’arme nucléaire (ICAN) - rend possible, plausible et crédible un processus d’abolition de l’arme atomique.

La période électorale qui s’ouvre en France, et les débats qu’elle doit susciter dans l’opinion, imposent de voir grand et d’avoir de l’ambition dans la diffusion de ce livre qui pose de manière publique les questions de la sécurité humaine. « Non, l’arme atomique n’est pas l’assurance – vie de la France, c’est la garantie – mort de la planète entière » affirme l’auteur avec conviction.


 

Une initiative, quelle qu’elle soit, doit permettre de viser une diffusion la plus large possible du livre, en favorisant la rencontre - sous des formes diverses - avec le plus de personnes possible, et en prenant des mesures pour un écho médiatique très large.

 

 

A)     Pour commencer, quelques démarches impératives à prendre :

 

1)                 Prendre contact avec l'auteur et lui suggérer deux ou trois dates (son calendrier est peut-être chargé). Ne bloquez pas une date et ne prenez pas d’engagement sans son accord. La disponibilité de l’auteur est obtenue auprès de Nadia Bennad au siège du Mouvement de la Paix :

Ä  Le Mouvement de la Paix, Maison de la Paix, 9 rue Dulcie September, 93400 St Ouen

Ä  Téléphone : 01.40.12.09.12

Ä  Fax : 01.40.11.57.87

Ä  Courriel : nadia.bennad@mvtpaix.org

 

2)      Si votre ville dispose d’une ou plusieurs librairies : prenez rendez-vous avec le ou la responsable et présentez-lui votre initiative. Il est rare de se voir opposer un refus. Cela permet de vous faire connaître, et d’engager d’autres partenariats comme la diffusion de l’Agenda.

 

Plusieurs cas de figure :

 

        La librairie est particulièrement intéressée, et peut se charger d'exposer les livres pendant la durée de votre initiative, dans son espace commercial et / ou sur le lieu de l'initiative. Certaines librairies sont très actives et organisent déjà des débats. Elles ont un fichier de lecteurs souvent important, et peuvent ainsi diffuser l'information plus largement. Si c’est la Librairie qui commande les livres et les diffuse dans votre initiative, vous pouvez essayer de négocier une remise sur les ventes (10% est une exigence correcte non démesurée).

 

        La librairie est particulièrement intéressée, et vous pouvez également lui proposer que l'auteur vienne dédicacer son livre dans la librairie, avant votre débat de la soirée par exemple. Si le libraire ne peut pas se déplacer pour vendre les livres, proposez-lui de gérer un dépôt : cela veut dire qu'il vous remet une certaine quantité d'ouvrages et vous lui rapporter les invendus. Là encore, vous pouvez essayer de négocier une remise sur les ventes (10% est une exigence correcte non démesurée).

 

        Pour le cas, toujours possible, où le libraire ne connaît pas les éditions La Dispute, là encore deux solutions, en fonction du temps que vous avez pour organiser l'initiative :

Ä  Si vous avez du temps, vous lui communiquez les coordonnées de l'éditeur :
Chantal Gazzola, Editions La Dispute, 109 rue Orfila, 75020 Paris,
Tél : 01 43 61 99 84, fax : 01 43 61 95 75, email :
la.dispute@wanadoo.fr
Elle se chargera de lui faire parvenir les livres rapidement.

Ä  La librairie ne veut pas ou ne peut pas se charger de commander des livres, contactez directement les éditions La Dispute qui vous fera parvenir un dépôt par la poste, vous retournez les invendus et le règlement dès la fin de l’initiative.

 

Pour votre information (à donner aux libraires le cas échéant) :

§  Les éditions La Dispute sont spécialisées dans les sciences sociales et humaines.

§  Les éditions La Dispute sont diffusées par la SODIS (Gallimard).

§  Le livre a été présenté aux diffuseurs de Gallimard le 13 mai 2011. Il s’en est suivie une discussion très intéressante digne d’une rencontre débat.

§  L’ouvrage est paru dans la Gazette des libraires du 19 août.

§  Le livre bénéficie actuellement d’un bon placement d’office dans les librairies.

§  Le livre a été présenté en avant-première au Village du livre de la Fête de l’Humanité 2011

 

3)                 Prendre contact avec d'autres réseaux de votre département, voire votre région : comités de paix, associations diverses, parents d'élèves, enseignants, syndicats, comités d'entreprise, partis politiques, Les Amis du journal L'Humanité, Les Amis du journal Le Monde Diplomatique, Les Amis de Témoignage Chrétien, etc. Toutes ces associations ou réseaux ont nécessairement un fichier de correspondants, souvent efficaces dans la diffusion des informations et leur participation à ce genre d'initiatives. Une initiative commune aux organisations locales de la Campagne internationale ICAN peut être bénéfique. Dans ce cas, commencez par les réunir afin d’en faire la proposition.

 

4)                 Prendre contact avec la presse locale, départementale et/ou régionale : écrite, parlée et télévisée. En province notamment, la presse est beaucoup plus attentive à ces initiatives autour d'un auteur et d'un thème. Proposer une interview exclusive de l’auteur. Pour des conseils et de l’aide, n’hésitez pas à contacter Catherine Rio, chargée de communication du Mouvement de la Paix.

Ä  Le Mouvement de la Paix, Maison de la Paix, 9 rue Dulcie September, 93400 St Ouen

Ä  Téléphone : 01.40.12.72.34

Ä  Fax : 01.40.11.57.87

Ä  Courriel : catherine.rio@mvtpaix.org

 

 

5)                 Faire une affichette à apposer dans des lieux divers, chez le libraire partenaire, là où se tient l’initiative, les salles de professeurs, les bibliothèques, dans les offices de Tourisme, … Editer un flyer reprenant l’affiche avec les informations essentielles. Si vous voulez en dire plus sur le livre, mieux vaut un document recto-verso, voire deux documents distincts. Dans tous les cas, utiliser la Une du livre est source de cohérence et d’identification.

Deux affichettes ont été réalisées, l’une reprenant la couverture du livre, l’autre un texte émanant de la 4èmede couverture. Elles peuvent vous servir de modèle.

 

B)     Mesures à prendre pour un véritable écho dans les médiaux locaux

 

ÿ  Si vous faites un événement public, faire parvenir aux journalistes une présentation de votre initiative, avec l’argumentaire du livre qui accompagne ce mode d’emploi. Envoyer également une invitation à participer (éventuellement) à cet événement.

Ø  S’il s’agit d’une rencontre-débat, proposez-lui de l'animer, par exemple, si vous le jugez utile et efficace. Cela peut donner au débat un caractère moins partisan et plus ouvert. Cela valorise le professionnel de la presse et prouve que vous avez de la considération pour lui.

Ø  S’il s’agit d’une rencontre avec des élèves, des étudiants, des salariés, assurez-vous que la présence du journaliste sera bien acceptée. Dans tous les cas, il faut prévenir les personnes qui accueillent l’auteur de la présence de journalistes.

 

ÿ       proposer à un journaliste d'interviewer l’auteur pendant la journée d’initiatives ou auparavant. Lui faire parvenir un livre en service de presse, s'il le souhaite.

 

Dans ce cas précis, contactez  Chantal Gazzola à La Dispute et communiquez-lui les coordonnées précises (nom adresse téléphone, émail du journaliste et du journal) qui se chargera de lui envoyer un livre. Si c'est urgent, remettez-lui vous-même un ouvrage mais communiquez à Chantal toutes ses coordonnées, c'est très important pour la "vie du livre". Si aucun journaliste ne participe à l'initiative, n'oubliez pas d'envoyer un communiqué de presse. Pensez aussi au « Club de la presse » de certaines villes : faire organiser une rencontre par le club de la presse local est un gage de médiatisation.

 

ÿ  Après l’initiative, si certains journaux sont absents, n’hésitez pas à leur donner quelques lignes avec une photo prise par vous pendant la journée. Mieux vaut un «rattrapage» que le silence.

 

ÿ  N'oubliez pas de prévenir le journaliste de l'initiative à la librairie si celle-ci se fait. Demandez-lui une ou deux copies de son article ainsi que des photos.

 

ÿ  Très important : Adressez à La Dispute et au siège national du Mouvement de la Paix, un exemplaire du journal qui aura fait un compte rendu

 

 

C)     Comment ensuite réussir la vente :

 

Ø  Avoir suffisamment de livres à vendre,

Ø  Les placer bien en vue dans votre initiative : entrée de salle, avec une personne qui encourage à l’achat.

Ø  Organiser la dédicace par l’auteur avant et/ou après l’initiative, l’annoncer en début et en fin d’initiative. Pour faciliter la dédicace, placer quelqu’un à côté de l’auteur qui encaisse le livre, note le nom de l’acheteur pour la dédicace sur un feuillet qu’il glisse dans le livre avant de le remettre à l’auteur.

Ø  Penser à des lieux d’initiatives et de ventes originaux : une librairie mais aussi une bibliothèque municipale ou de comité d’entreprise, un restaurant d’entreprise, etc..

Ø  Vous pouvez demander des aides à votre communication : fichier image de la jaquette du livre, fichier photo de l’auteur, texte de présentation du livre, mini-interview de l’auteur sur les raisons d’avoir écrit son livre, modèle de dépliant promotionnel, etc.


Pour d’autres renseignements :

ÿ  Mouvement de la paix : 9, rue Dulcie September, 93400 Saint-Ouen 01 40 12 09 12 - national@mvtpaix.org

ÿ  La Dispute : 109 rue d’Orfila - 75020 Paris -  01 43  61 99 84 (Chantal) - la.dispute@wanadoo.fr

 

 

D)     En attendant de prendre une initiative publique ....

 

Nous vous encourageons à lire et faire connaître le livre de Pierre Villard lors de vos réunions internes sans attendre une initiative publique avec l’auteur. Dans ce cas, vous pouvez commander des livres directement au siège national du Mouvement de la paix (01 40 12 09 12) Les livres seront facturés 12 euros pièces plus les frais d’envois. C’est la procédure à suivre uniquement pour diffuser le livre en interne en décembre – janvier auprès de votre réseau proche d’amis, d’adhérents. Pour les initiatives publiques, se référer aux paragraphes ci-dessus.

 

 

L’équipe de diffusion du livre « Pour en finir avec l’arme nucléaire »

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Les cendres de Bigeard aux Invalides !

Publié le par Patrick Kaczmarek

Rien ne les arrête, ni donner des noms de places, d’avenues ou de ronds-points à ce général tortionnaire ni d’attribuer la Légion d’Honneur à un activiste de l’OAS…

Et à présent le ministre de la défense annonce que les cendres du général Bigeard vont être transférées aux Invalides. Ben voyons ! « A bas l’intelligence, vive la mort ! » avait dit un général franquiste pendant la guerre d’Espagne. Nous sommes ici dans le même registre. Bigeard était, avec ses fameuses « crevettes », un professionnel des exécutions sommaires ! Ça mérite bien les Invalides, à défaut du Panthéon !

Bigeard est honoré pour ce qu’il est, un baroudeur des guerres coloniales, que ce soit en Indochine ou en Algérie, tout ce que je déteste ! Et que je déteste d’autant plus qu’à vingt ans on m’a, merci Guy Mollet, merci aussi – certes à un degré moindre – Jacques Duclos, merci encore De Gaulle…  fait perdre vingt six mois de ma jeunesse pour que flotte, sans résultat notable d’ailleurs, le drapeau français aux confins du Sahara !

Ce transfert des cendres de Bigeard aux Invalides n’est à coup sûr pas étranger à la politique de la canonnière (ou plus exactement sans doute des frappes aériennes et terrestres) à laquelle conduit un système économique et social fondé sur la morale de la fable « Le loup et l’agneau », à savoir « la raison du plus fort est toujours la meilleure ! »

Bigeard aux Invalides participe de la même conception qui envoie un corps expéditionnaire en Afghanistan, un autre en Libye ou en Côte d’Ivoire et nous prépare psychologiquement à entrer militairement en scène en Iran ou ailleurs.

L’opération s’inscrit dans la politique de course à l’armement, nucléaire en priorité, qui se traduit pour l’année 2012 par une augmentation de 2,4% du budget de la défense.

Il faut ce qu’il faut, dussent certains des futurs voisins de la dépouille de Bigeard avoir un haut le cœur en la voyant prendre place à côté d’eux !

Jacques Cros

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Sur l’affaire de la stèle à la gloire des tueurs de l’OAS

Publié le par Patrick Kaczmarek

Rappelons que la  stèle érigée dans le cimetière neuf de Béziers porte les noms et les portraits en médaillon des quatre activistes de l’OAS condamnés à mort et exécutés pour leurs crimes.

Qui sont ces quatre tueurs ?

Bastien-Thiry, l’organisateur de l’attentat du Petit Clamart qui le 22 août 1962 a failli coûter la vie à Charles de Gaulle et à son épouse ainsi qu’aux autres occupants de la DS présidentielle.

Roger Degueldre, le créateur et le responsable des commandos Delta, à ce titre comptable de l’assassinat le  31 mai 1961 de Roger Gavoury, commissaire central d’Alger et de l’exécution à l’arme automatique de six dirigeants des centres sociaux alignés dans la cour de Château-Royal sur la commune d’El Biar près d’Alger le 15 mars 1962.

Albert Dovecar et Claude Piegts, les assassins de Roger Gavoury sauvagement tué à coups de dague dans son studio.

Un arrêt du Conseil d’Etat a annulé un arrêté de la municipalité de Marignane qui avait accordé à l’ADIMAD, une association de nostalgériques, un emplacement dans le cimetière de  Saint-Laurent Imbert pour ériger une stèle dont la vocation est la même que celle de Béziers.

Première question : est-il légal de faire l’apologie de criminels ?

Deuxième question : la fonction d’un cimetière est-elle de recevoir un monument rendant hommage à une organisation qui a tant de sang sur les mains et que l’histoire à jugée ?

Troisième question : peut-on, comme le fait le maire de Béziers, se déclarer en désaccord avec les idées de l’OAS et accepter les agissements de ses nostalgiques dans un lieu public et communal ?

Quatrième question : y a-t-il deux sortes de cimetières en France, celui de Marignane qui est l’objet d’un arrêt du Conseil d’Etat et celui de Béziers qui n’est pas concerné par la législation en vigueur ?

Aimé Couquet, conseiller municipal d’opposition, a demandé à Monsieur Couderc de respecter la décision de la plus haute autorité judiciaire du pays  et de faire enlever la plaque qui déshonore notre ville.

Jacques Cros

Publié dans FAITS DE SOCIETE

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