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ENSEMBLE SAUVONS MUMIA

Publié le par Patrick Kaczmarek

ENSEMBLE, SAUVONS MUMIA

Collectif Unitaire National de Soutien à Mumia Abu-Jamal

43, boulevard de Magenta 75010 Paris - TEL : 01 53 38 99 99 - FAX : 01 40 40 90 98 - E MAIL : abujamal@free.fr

http://www.mumiabujamal.net

 

 

IN PRISON MY WHOLE LIFE / TOUTE MA VIE EN PRISON

Le film documentaire dédié à l’affaire Mumia Abu-Jamal continue son tour de France. Il a déjà été projeté dans plus d’une vingtaine de villes, suivi la plupart du temps d’un débat avec la participation d’un représentant du Collectif Unitaire National. Nous encourageons vivement les collectifs locaux, les municipalités et les organisations à prendre l’initiative d’une projection et d’un débat. Pour ce faire, il vous suffit de prendre contact avec le Collectif Unitaire (coordonnées en entête) et de respecter les nouvelles conditions de diffusion définies avec les producteurs (voir en pièce jointe). Pour mémoire, ce film a été primé en 2008 au Festival du film & forum international sur les droits humains de Genève et au Festival international du film des droits de l’homme de Paris. Il sera à l’écran lors du 4ème congrès mondial contre la peine de mort qui se teindra à Genève en février prochain.

 

 

10.000 LETTRES-PETITIONS A BARACK OBAMA POUR SAUVER MUMIA

Le 9 décembre, jour du 28ème anniversaire de l’arrestation de Mumia, une délégation s’est rendue à l’Ambassade des Etats-Unis à Paris. Cette délégation, qui comprenait notamment Pierre Mansat (adjoint au Maire de Paris), Alain Rouy (conseiller délégué aux relations internationales de la ville de Villejuif) et des représentants de plusieurs organisations (LDH, PCF, Lutte Ouvrière, CGT)  a remis 10.000 lettres-pétitions à l’attention du Président Obama demandant son intervention dans l’affaire Mumia afin de faire respecter la Constitution américaine. Un rassemblement a également eu lieu à Rennes devant le Consultat des Etats-Unis à l’appel du MRAP, du Mouvement de la Paix et du collectif  « Vie sauve pour Mumia ». La campagne de signatures doit bien évidemment se poursuivre avec la lettre-pétition à Barack Obama (en ligne sur www.mumiabujamal.net et en fichier joint).

 

 

25.000 LETTRES REMISES AU MINITRE DE LA JUSTICE DES ETATS-UNIS

Une imposante délégation américaine des soutiens à Mumia et d’organisations de défense des droits humains s’est rendue à Washington le 9 décembre pour interpeller Eric Holder en sa qualité de Procureur Général des Etats-Unis et de Ministre de la Justice fédérale américaine. Porteuse de 25.000 lettres et de messages en provenance du monde entier, la délégation a formulé l’exigence d’un nouveau procès conforme aux normes internationales d’équité et de justice, et dans le respect de la Constitution américaine. A la conférence de presse, qui s’est déroulée devant le ministère, ont notamment pris la parole : les soutiens à Mumia de New-York et de Philadelphie, Amnesty International, la NAACP (la plus ancienne et la plus importante organisation de défense des gens de couleur), la National Lawyers Guild (syndicat des avocats), le Riverside Eglise Prison Ministry et des représentants de plusieurs groupes menant campagne pour l’abolition de la peine de mort.

 

100.000 SIGNATAIRES POUR L’ARRET DES EXECUTION DES MINEURS

Le 20 novembre, à l’occasion du 20ème anniversaire de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, une délégation de la Coalition Mondiale contre la peine de mort s’est rendue à Paris auprès des Ambassades d’Arabie Saoudite, d’Iran, du Soudan et du Yémen. Plus de 100.000 pétitions, collectées dans 30 pays, ont été remises aux autorités de ces quatre pays qui pratiquent encore des exécutions de mineurs. Les portes des Ambassades d’Iran et d’Arabie Saoudite sont restées fermées contrairement à celles du Soudan et du Yémen. Notre Collectif Unitaire National, en sa qualité de membre de la Coalition mondiale contre la peine de mort, a participé à cette délégation.

 

INFORMATIONS DIVERSES

 

► Veronica Jones, témoin à charge lors du procès de Mumia en 1982 vient de décéder. Cette afro-américaine avait été subornée par la police. Elle regrettera publiquement son faux témoignage. Dans le film « In Prison My Whole Life », Veronica dit sa souffrance à l’évocation de son mensonge qui aurait pu coûté la vie à Mumia. Notre Collectif Unitaire National a tenu à souligner le courage de cette femme qui, malgré les menaces persistantes, avait déclaré être prête à se repentir devant la justice.

 

► Sur ARTE, l’émission « Le dessous des cartes » - mardi 5 janvier à 0h15 et le mercredi 13 janvier à 23h10 - dresse l’état des lieux de l’évolution de la peine de mort dans le monde (à enregistrer absolument).

 

► Le Collectif de Thau (agglomération sètoise) « Ensemble sauvons Mumia » a organisé une semaine d’animation du 28 octobre au 4 novembre (exposition-vente d’œuvres offertes par des artistes locaux, projection du film « In Prison My Whole Life », vente-dédicace du livre de Claude Guillaumaud-Pujol « Un homme libre dans le couloir de la mort ». Pierre Bouldoire, président de l’agglomération, François Liberti, conseiller général et ancien maire de Sète (Mumia est citoyen d’honneur de cette ville), ainsi que Jean Kouchner, représentant de Reporters sans Frontières dans l’Hérault ont apporté leur contribution au succès de ces initiatives. Mille €uros ont été collectés pour la défense de Mumia. Un grand merci à tous amis sètois.

 

Décembre 2009

 

 

POUR LA LIBERATION DE MUMIA ABU-JAMAL

Rassemblement hebdomadaire le mercredi de 18h à 20h

face au Consulat des Etats-Unis – Place de La Concorde à Paris.

Publié dans POLITIQUE

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A LA RENCONTRE DES PERSONNALITES QUI ANIMENT NOTRE VIE CULTURELLE: PIERRE DESBUREAUX.

Publié le par Patrick Kaczmarek

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OBAMA PRIX NOBEL APOTRE DE LA GUERRE PERMANENTE

Publié le par Patrick Kaczmarek

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DU COTE DES PRUD'HOMMES AVEC JOEL FORTIN

Publié le par Patrick Kaczmarek

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LA GREVE DES MERES

Publié le par Patrick Kaczmarek

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COURRIER PICARD DU 11 DECEMBRE 2009 : OBAMA PRIX NOBEL

Publié le par Patrick Kaczmarek

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UN GOURMEL CA VA DEUX GOURMEL C'EST MIEUX

Publié le par Patrick Kaczmarek

Au sommaire

Nouvelles du monde 9/12/9

I) Changements en Amérique latine.

1-a) Evo Morales réélu triomphalement avec 62 % des voix (Bolivie).

1-b) URUGUAY : UN EX-GUERILLERO REMPORTE LA PRESIDENTIELLE

1-c) « Le Honduras est le gendarme des États-Unis en Amérique centrale » contre

1-d) Chili, Victor Jara :

obsèques populaires en chansons

Les assassins toujours impunis

 

II) Copenhague …

2-a) AL GORE, Nobel de la Paix 2007 :

2-b) Enjeux secrets : Quel est le souci majeur de Nicolas Sarkozy à Copenhague ?

2-c) Déclaration de la délégation du Front de Gauche et de l'Alliance des Outre-mers au Parlement européen 01/12/09

 

III) Paradis fiscaux, les listes truquées de l'OCDE

 

IV) Disparitions de sommes colossales aux USA. Un document passé inaperçu.

Le département de la défense ne peut expliquer la disparition de 25% des fonds : 2,3 trillions de dollars - 2.300 milliards US$ ! ! ! … avant 2001, beaucoup plus aujourd’hui.

 

V) Gigantesque vague violette contre Silvio Berlusconi

 

VI) Israël-Palestine

6-a) Salah Hamouri depuis 1732 jours en prison

* Pétion pour la libération de Salah Hamouri avant Noël

* François Cluzel, Salah Hamouri :

6-b) Israël UE

* Colonisation de la Cisjordanie, le rapport de l’UE qui accuse Israël

* Et pourtant, dans de nombreuses occasions, les dirigeants de l’UE considèrent qu’Israël est un pays démocratique ! ! ! digne d’être considéré comme le 28ème état de l’UE. EUROPE ISRAËL - Le crime paye ! ! !

6-c) Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien : dimanche 29/11/09.

6-d) INFO-PALESTINE NOVEMBRE 2009

6-e) Le rapport Goldstone adopté par le Conseil des droits de l'homme. 17/10/2009

6-f) Interview du ministre des Affaires étrangères de Syrie sur les menaces israéliennes.

6-g) Rencontres à Paris des chefs d'état-major israélien, américain et français.

 

VII) LA TRAQUE, LES CRIMINELS DE GUERRE ET MOI (Carla del Ponte)

 

VIII) Kouchner s’achète une morale, grâce aux médias et à MAM.


Le Net est un vaste déballage comme un marché, de vraies informations et des analyses pointues voisines avec la désinformation, les mensonges et les ragots. Alors que les grands médias officiels de la pensé unique n’accordent la parole qu’à ceux qui pensent comme les plus riche occidentaux, les plus puissants, les notables, les élites, les maîtres du mondes qui s’auto-désignent et s’auto-proclament entre eux (voir nomination de Van Rompuy par le club de Bilderberg). Internet, ses blogs et ses petits journaux, c’est un peu d’air échappé de cette chape de plomb !


 

 



1-a) Evo Morales réélu triomphalement avec 62 % des voix.

Pourquoi les boliviens le plébiscitent ?

Après ce succès qui lui donne une majorité écrasante au parlement, le président veut accélérer les changements qu’espèrent les couches populaires.

Evo Morales a remporté les élections présidentielles en Bolivie, et cela dès le premier tour, en améliorant son score précédent de huit points ! Difficile de ne pas parler de triomphe !

Son parti le MAS remporte la majorité absolue au sénat et au parlement.

Il promet d’utiliser son nouveau mandat pour « accélérer le changement »

 

Près de 40 points de plus que le principal parti de droite ! ! !

À droite, si la déroute présidentielle était prévue, ce n’était pas à ce point.

Le premier candidat d’opposition, Manfred Reyes Villa, n’obtient qu’entre 24 % des voix. Il l’emporte cependant dans trois des neufs départements du pays, trois départements autonomistes de l’Est bolivien, dont le fameux bastion de Santa Cruz. « La polarisation politique continue », a-t-il déclaré après avoir reconnu sa défaite.

 

Pour tous les Boliviens qui ont décidé de lui renouveler leur confiance, c’est surtout la victoire des populations les plus humbles. « Nous sommes venus en famille fêter le triomphe de notre président, s’exclame cette femme, brandissant un drapeau floqué du visage de Morales. Il a montré qu’il était compétent et, de tous les présidents que nous avons eus, il est le seul à n’avoir jamais oublié les plus pauvres. »

Source, suite : http://www.humanite.fr/2009-12-08_International_Reelection-triomphale-d-Evo-Morales-en-Bolivie


Compléments d’info :

* « ça change des présidents corrompus qui ne faisaient rien pour les pauvres »

Evo Morales doit sa popularité aux nombreux programmes sociaux qu’il a mis en place

http://www.humanite.fr/2009-12-05_International_Bolivie-ca-change-des-presidents-corrompus-qui-ne-faisaient

 

* carte blanche pour Morales après sa réélection

http://www.humanite.fr/Bolivie-carte-blanche-pour-Morales-apres-sa-reelection

 

* Evo Morales met sur le métier la refondation de la Bolivie

http://www.humanite.fr/article2756577,2756577



1-b) URUGUAY : UN EX-GUERILLERO REMPORTE LA PRESIDENTIELLE

http://www.humanite.fr/URUGUAY-UN-EX-GUERILLERO-REMPORTE-LA-PRESIDENTIELLE

L’ex-guérillero José Mujica, blessé par balles puis emprisonné 14 ans avant et pendant la dictature (1973-85), a remporté le second tour de la présidentielle hier en Uruguay avec 51% à 52% des voix.

Son adversaire, l’ancien chef de l’État Luis Lacalle qui a recueilli 44% à 45% des suffrages exprimés, selon les instituts de sondage, a rapidement reconnu sa défaite après avoir eu au téléphone le président sortant Tabaré Vazquez.

"Pepe" Mujica, cofondateur de la guérilla des Tupamaros dans les années 60 aujourd’hui âgé de 74 ans, est le deuxième ancien révolutionnaire armé d’Amérique latine à conquérir le pouvoir par les urnes, après le sandiniste Daniel Ortega au Nicaragua.



1-c) « Le Honduras est le gendarme des États-Unis en Amérique centrale » Carlos H. Reyes

Court extrait ; texte complet sur : http://www.humanite.fr/2009-12-07_International_Carlos-H-Reyes-Le-Honduras-est-le-gendarme-des-etats-Unis

Carlos H. Reyes est l’un des coordinateurs du Front de résistance. Candidat indépendant aux élections du 29 novembre, il a jeté l’éponge pour ne pas cautionner un processus frauduleux. Il revient sur l’origine du coup d’état et les enjeux d’une assemblée constituante.

Le Front national de résistance est organisé dans toutes les régions du Honduras. Comment est née l’idée de vous constituer en coordination revendicative et politique ?

Carlos H. Reyes. Le Front de résistance a pour base la Coordination nationale de résistance populaire composée de divers organismes populaires : des syndicats, des associations de paysans de communautés indigènes, de défense des droits de l’homme, des organisations contre l’exploitation des mines, et la déprédation des forêts. Cette coordination est née au début de ce siècle contre les privatisations, les traités de libre-échange, l’Alca (1), mais elle lutte aussi en faveur du droit au travail et à la terre. La coordination a donné son sceau pacifiste à la résistance pour mettre en échec le terrorisme politique des putschistes depuis plus de cinq mois.

Selon vous, qu’est-ce qui a réellement motivé les auteurs du putsch ?

Carlos H. Reyes. La question clé est la Constitution de 1982. Elle a été approuvée durant la période de guerre de basse intensité, selon la doctrine de Washington. Elle a été rédigée sous trois principes fondamentaux : l’apparition et la promotion de l’entreprise privée sous l’impulsion du patron phare hondurien, Miguel Facussé, pour qui le Honduras est un pays à vendre. Le second est la réduction des dépenses de l’État au prétexte qu’elles génèrent du déficit fiscal et de la corruption. Le troisième, moins connu, établit que les forces armées (FFAA) sont le garant de la Constitution alors que le pays sort de gouvernements militaires.

Quelles ont été les conséquences de cette Constitution ?

Carlos H. Reyes. 30 % du territoire sont aux mains des transnationales (mines, pétrole, et ressources hydrauliques). Parallèlement, le rapport de forces a été modifié. Le rôle de l’État, ses institutions et ses ressources ont été terriblement affaiblis. Les droits du peuple ont disparu. La dévaluation monétaire et l’importation de produits des États-Unis, sans taxes douanières, ont conduit à la faillite de très nombreuses entreprises nationales.

Le président Zelaya va pourtant être à l’initiative de réformes sociales importantes (…)



1-d) Chili, Victor Jara :

* obsèques populaires en chansons

Près de 5 000 personnes ont rendu, samedi, un dernier hommage au chanteur compositeur chilien Victor Jara, sauvagement assassiné par les hommes du dictateur Pinochet (°).

(…) Il y a trente-six ans, le 18 septembre 1973, seules trois personnes, sans fleurs ni chants, enterraient Victor Jara. « C’est grâce à un fonctionnaire du registre civil qui a reconnu Victor Jara à la morgue, que son corps n’a pas été lancé dans une fosse commune et que Victor n’est pas devenu un des disparus de la dictature. (…) Il manquait des obsèques populaires à cet immense personnage, qui a révolutionné la musique folklorique chilienne et le théâtre, qui s’est engagé pour son peuple corps, âme et art. ». (…)

Source et suite : http://www.humanite.fr/2009-12-07_International_Victor-Jara-obseques-populaires-en-chansons


* Victor Jara. Les assassins toujours impunis

http://www.humanite.fr/2009-12-07_International_Victor-Jara-Les-assassins-toujours-impunis

Qui a tué Victor Jara ? La justice n’a répondu qu’en partie à ces questions. Ordonnée en juin dernier, l’exhumation du corps a permis de l’authentifier grâce à l’ADN. Également de révéler qu’il fut criblé de 44 balles et brutalement frappé dans le Stade Chili où Victor a été détenu le jour même du coup d’État qui a renversé Salvador Allende, le 11 septembre 1973. Seules deux personnes ont été jusqu’ici mises en examen pour ce crime. Il y aurait davantage de meurtriers, selon l’avocat de la famille. Notamment l’officier qui aurait tiré le premier, surnommé le « prince ».


(°) Victor Jara, clefs pour comprendre :

* Son martyre correspond aussi à la naissance d'un mythe. Ses derniers instants sont devenus immédiatement célèbres dans le Chili grâce aux témoignages. Après l'avoir passé à tabac, les militaires lui ont coupé les mains ainsi que la langue avant de lui intimer l'ordre de jouer de la musique et chanter. Victor Jara a défié les sbires de Pinochet en se tournant vers les militants détenus avec lui et en entonnant d'une voix brisée l'hymne de l'Unité Populaire. Les militaires furieux l'ont alors exécuté par balles, ainsi que la majorité des militants qui avaient repris son chant en chœur. Cet épisode est chanté par Julos Beaucarne dans son texte Lettre à Kissinger (*), par Los de Nadau dans Auròst tà Victor Jara et par Michel Bühler dans Chanson pour Victor Jara.

 

* Kissinger en 1973 était Secrétaire d'État US. Kissinger a mené en sous main, pour le compte des Trusts US (comme ITT) le coup d'État du 11 septembre 1973 au Chili « dirigé en apparence » par le général Pinochet contre le gouvernement légal de Salvador Allende (marxiste léniniste). Des éléments déclassifiés ont montré que la CIA avait soutenu un projet de coup de force dès 1970.

* Le 13 septembre 1973, la junte dissout le congrès, suspend la constitution et interdit les partis politiques. Les libertés publiques sont supprimées, l’Etat d’urgence proclamée et le couvre-feu instauré. La liberté de la presse est abolie. La répression est particulièrement violente : « Pendant des jours, on voyait des cadavres joncher les bords des routes ou flotter sur le fleuve Mapocho qui traverse Santiago. ». Le stade national est temporairement transformé en une immense prison ; 130 000 personnes sont arrêtées en trois ans, dont des dizaines de milliers dans les premiers mois. Les exécutions qui suivent le coup d'État sont alors très nombreuses. Une note interne à la junte militaire établit à 320 le nombre des exécutions ayant eu lieu dans la période du 11 au 30 septembre. Les exactions se poursuivent pendant toute la durée de la dictature.

* Kissinger fut aussi prix Nobel de la paix fin 1973 pour la signature du traité de paix au Vietnam … mais aussi sans doute pour son rôle hautement criminel au Chili, 2 mois avant d’être couronné, et qui ne pouvait être ignoré du jury Nobel.



II) Copenhague …


2-a) Copenhague : AL GORE, Nobel de la Paix 2007 :

http://www.humanite.fr/2009-12-08_Idees-Tribune-libre-Histoire_Ils-ont-ose-le-dire

« La crise ne fait qu’empirer à la vitesse grand V, il nous faut prendre davantage de décisions politiques à l’échelle de la planète pour essayer d’obtenir les changements nécessaires et faire en sorte que les pays clés du monde résolvent la crise. » …

Au fait, qui était vice-président, lorsque, en 1997, les États-Unis ont refusé de signer le protocole de Kyoto ? … AL GORE, Vice-Président US de 1992 à 2.000… et donc, de par la constitution US, Président du Sénat … qui à l’unanimité a rejeté Kyoto ! ! !


2-b) Enjeux secrets : Quel est le souci majeur de Nicolas Sarkozy à Copenhague ?

http://www.humanite.fr/2009-12-07_Idees-Tribune-libre-Histoire_Enjeux-secrets

Quel est le souci majeur de Nicolas Sarkozy à Copenhague ? L’avenir de la planète, la couche d’ozone, les ours polaires bien sûr… Mais il y a aussi cet autre problème qui s’appelle Barack Obama. On sait bien entendu que la partie planétaire engagée se joue entre lui et le président de la première puissance mondiale. Lui, dressé sur ses ergots et se remontant les épaules comme s’il voulait se grandir de manière compulsive, prêt à convaincre, voire à contraindre l’Amérique et son président à des engagements fermes et chiffrés. Car Nicolas Sarkozy aime les engagements. Pour les tenir, c’est autre chose, mais il aime… Et derrière cela, cet autre combat, intime, qui vient du fond de lui-même, des humiliations de l’enfance peut-être, on ne sait.

« Sur la scène internationale, a-t-il confié voici quelques jours à des journalistes, il n’y a que les Obama et nous. » Nous ? Mais non, pas les Français, lui et Carla. Qui est vraiment la première dame du monde ? Michelle ou Carla ? Qui est le président que le monde entier admire, Barack Obama ou Nicolas Sarkozy ? Le grand décontracté ou le petit stressé ? Et qui, dans les dîners de gala, ravit les suffrages des autres chefs d’État et de leurs bobonnes mal attifées, capte les objectifs des photographes du monde ? Qui ? Voilà l’un des enjeux secrets de la politique internationale de la France.

Il est permis de se demander si, comme le Roi Soleil, Sarko dit « nous » en parlant de lui



2-c) Déclaration de la délégation du Front de Gauche et de l'Alliance des Outre-mers au Parlement européen 01/12/09

http://mcvergiat.over-blog.com/article-delegation-francaise-du-front-de-gauche-et-de-l-alliance-des-outres-mers-au-pe-declaration-sur-le-sommet-de-copenhague-sur-le-climat--40395623.html

Le Sommet de Copenhague est une occasion historique de changer le sort de la planète. Il est nécessaire que les dirigeants politiques qui y seront représentés parviennent à une décision plus contraignante qu'à Kyoto, qui constitue une avancée par rapport aux objectifs fixés à Kyoto.

 

La délégation du Front de Gauche et de l'Alliance des Outre-mers demande:

 

*          la création d'un fonds d'adaptation aux changements climatiques conséquent, à la hauteur des enjeux; financé d'une part par les pays qui émettent le plus de CO2 et par les pays les plus riches, et d'autre part par une taxe carbone mondiale ainsi qu'une taxe sur les transactions financières. Ce fonds devra venir en plus et non en soustraction des aides publiques au développement.

*          la création d'une organisation internationale, telle l'OMC, qui se voit attribuer pour charge la régulation des questions du changement climatique et de l'environnement, et la gestion des fonds d'adaptation aux changements climatiques.

*          la pleine prise en considération de la position des États insulaires; de très nombreuses îles étant directement menacées de disparition par les effets des changements climatiques.

*          une priorité de la prise en compte du problème de la déforestation

*          l'abandon du système d'échange de droits d'émission de carbone qui constitue un vrai droit à polluer.

*          la création d'une norme mondiale valorisant la production d'énergie propre et non émettrice de carbone.

*          l'instauration de contraintes sur les industries pour les obliger à rechercher des solutions moins polluantes.

*          la nécessité de créer des obligations pour que les transports (avions, bateaux, voitures) deviennent moins polluants.

*          l'instauration d'obligations favorisant le tri et le recyclage des déchets (industriels, agricoles et ménagers).

 

La régulation mondiale des atteintes à l'environnement est une nécessité pressante, comme celles des marchés financiers et de l'internet.

 

Nous avons l'opportunité d'ouvrir cette marche de l'histoire par l'environnement : les conclusions et décisions qui ressortiront de ce Sommet doivent être à l'image de nos plus hautes aspirations humaines. L'Union européenne, et notamment le Parlement européen doivent y peser de tout leur poids, à défaut de quoi ses représentants apparaîtront comme des responsables n'ayant aucune prise sur la réalité des choses.



III) Paradis fiscaux, les listes truquées de l'OCDE

L’organisation qui regroupe les pays développés, chargée par le G20 de recenser les États non coopératifs en matière fiscale, a blanchi quelques pirates patentés.

http://www.humanite.fr/Paradis-fiscaux-les-listes-truquees-de-l-OCDE

En septembre, le président de la République nous annonçait sur un ton péremptoire : « Les paradis fiscaux, c’est fini ! » Effectivement, selon l’OCDE, organisme de concertation des pays capitalistes les plus développés de la planète, « il n’y a plus actuellement aucune juridiction dans la liste des paradis fiscaux non coopératifs du comité des affaires fiscales de l’OCDE ».

L’organisation a établi trois listes qu’elle met à jour régulièrement. La « blanche » regroupe 59 États qui seraient en règle avec les standards internationaux et comprend notamment les pays du G20 mais aussi quelques territoires inattendus comme Monaco, les îles Caïman et les îles Vierges. La « grise » compte 31 pays qui ont pris des engagements en vue de s’y conformer mais qui ne remplissent pas encore tous les critères, avec des territoires aussi opaques que l’Andorre, les Bahamas, le Panama… Une « noire », enfin, rassemblant la flibuste en matière fiscale, soit tous les pays qui font un bras d’honneur aux règles internationales de bienséance en matière fiscale. La liste noire est désormais vide. Il n’y a plus de pirates à l’horizon !

Quel est le critère discriminant ? Pour appartenir à la liste des « justes », il faut à la fois accepter de mettre en œuvre les principes de l’OCDE de transparence et d’échange effectif de renseignements en matière fiscale et avoir signé au moins 12 conventions d’échange de renseignements fiscaux avec d’autres pays. Ce classement douteux est totalement contesté par un réseau international d’experts et d’associations, le TJN (Tax Justice Network), auquel participe en France la plate-forme Paradis fiscaux et judiciaires regroupant Attac, le CCFD, le Crid, Eau vive, le Réseau foi et justice, le Secours catholique/Caritas France, Survie, Transparence international. L’exemple de Monaco permet de comprendre pourquoi. La principauté a rejoint la liste blanche après avoir conclu des conventions fiscales avec 12 États, notamment le Liechtenstein, Andorre et Samoa… Les paradis fiscaux se sont « blanchis » les uns les autres !

Autre vice de forme : les échanges d’informations réclamés par l’OCDE sont envisagés à la demande, ils ne sont pas automatiques et ne sont possibles que si la demande est « pertinente », sans que ce terme soit défini. TJN a, lui, établi un tout autre classement, fondé sur un « critère d’opacité » défini à partir de 12 critères. L’État du Delaware, aux États-Unis, le Luxembourg, la Suisse, la City de Londres y figurent en tête. Et l’on découvre ainsi que les principaux paradis fiscaux sont dans des pays capitalistes développés.



IV) Disparitions de sommes colossales aux USA. Un document passé inaperçu.

La guerre contre les « pertes » (financières). CBS. LOS ANGELES, 29/01/02.

Le département de la défense ne peut expliquer la disparition de 25% des fonds : 2,3 trillions de dollars ! ! ! (2.300 milliards US$)

Envoi de Miss Moon, traduction Michel Gourmel.

http://www.cbsnews.com/stories/2002/01/29/eveningnews/main325985.shtml

Le 10 septembre 2001, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld a déclaré la guerre. Pas à des terroristes étrangers ", l'adversaire est plus proche de chez eux. « C’est la bureaucratie du Pentagone » dit-il ! ! ! (en fait il s’agit d’une toute autre chose bien plus terrifiante)

Il a dit que l'argent perdu par les militaires constitue une menace grave.

« En fait, on pourrait dire que c'est une question de vie ou de mort », dit-il.

Rumsfeld a promis le changement, mais le lendemain - le 11 sept. - le monde a changé et dans la précipitation pour financer la guerre contre le terrorisme, la lutte contre les pertes semble avoir été oubliée.

 

La semaine dernière, le président Bush a annoncé, « mon budget pour 2003 prévoit plus de 48 milliards de dollars en nouvelles dépenses pour la défense. »

Plus d'argent pour le Pentagone, rapporte Vince Gonzales Correspondent CBS News, alors que ses propres commissaires aux comptes militaires admettent ne pouvoir présenter d’explication sur, à quoi cela a été dépensé 25 % (de celle-ci).

 

« Selon certaines estimations, nous ne pouvons pas suivre les transactions sur 2,3 trillions de dollars (2.300 milliards US$) », a-t-il admis (sur plusieurs années, mais le document ne dit pas combien, cependant, le 25 % donne une idée ; cela représente sans doute environ 25 ans ?). 2.300 milliards de dollars - soit 8000 $ pour chaque homme, femme et enfant en Amérique (USA).

 

Pour comprendre comment le Pentagone peut perdre la trace de centaines de milliards, prenons le cas d'un comptable militaire qui a cherché à savoir ce qui s'est passé pour la modique somme de 300 millions. "Nous savons qu'il est parti. Mais nous ne savons pas à quoi cela a été dépensé, dit Jim Minnery du Defense Finance and Accounting Service.

Minnery, un ancien marine devenu whistle-blower, mit en péril son emploi en dévoilant pour la première fois qu’il avait remarqué les millions qui manquaient dans un des bilans de l’agence de la Défense.

Minnery tenta de suivre la trace de l'argent, allant même jusqu’à sillonner le pays, à la recherche des dossiers.

"Le directeur m'a regardé et m'a dit:« Pourquoi vous vous souciez de ce genre de choses ?

« Cela m'a pris de court, vous savez ? Mon superviseur me demanda pourquoi je faisais soigneusement un bon travail », a déclaré Minnery.

 

Il (Minnery) a été changé d’affectation, et les officiels ont ensuite dissimulé le problème simplement en l'annulant. « Ils doivent couvrir çà » dit-il.

 « C'est là que la corruption entre en jeu. Ils doivent se dissimuler le fait qu'ils ne peuvent pas faire le travail. »

 « L’Inspection générale du Pentagone a partiellement justifié plusieurs allégations Minnery, mais n'a pas pu prouver que des fonctionnaires essaient « de manipuler les états financiers. »

 

Il ya vingt ans, Franklin C. Spinney analyste du Département de la Défense fit les gros titres en exposant ce qu'il appelle les « jeux de comptables. »

Il est toujours là, et bien qu'il ne parle pas au nom du Pentagone, il estime que le problème a empiré.

 « Ces chiffres sont des chimères. Les livres (de comptes) sont systématiquement "cuisinés" année après année », dit-il.

 

Un autre critique des pertes du Pentagone, le vice-amiral à la retraite Jack Shanahan, commandait la marine sur la 2ème la flotte, la première fois que Donald Rumsfeld a servi comme secrétaire à la Défense, en 1976.

À son avis, « Grâce à une bonne surveillance financière on pourrait trouver 48 milliards de dollars de « petite monnaie » (mais loose change qui a aussi le sens d’échappé ou disparu) dans ce bâtiment, sans avoir à s’en prendre aux contribuables. »



V) Gigantesque vague violette contre Silvio Berlusconi

Plus de 350 000 personnes ont parcouru les rues de Rome pour réclamer la démission du président du Conseil, Silvio Berlusconi. La mobilisation avait pour origine l’appel de citoyens au travers du site No Berlusconi Day.

http://www.humanite.fr/2009-12-07_International_Gigantesque-vague-violette-contre-Silvio-Berlusconi

Internet permettra-t-il à l’opposition italienne de trouver le chemin pour battre Silvio Berlusconi ? Samedi, un gigantesque cortège a traversé les rues de Rome à l’appel d’un collectif de citoyens né sur Facebook. La couleur dominante du cortège, le violet, est à cet égard un symbole, c’est la seule couleur qui ne soit pas déjà utilisée par la multitude de formations politiques qui peuplent la Péninsule. Pour autant, les drapeaux des partis d’opposition n’étaient pas absents du cortège.

« Berlusconi, démission »

Le mot d’ordre de la manifestation était simple : « Berlusconi, démission ». Les manifestants en ont assez de voir le président du Conseil user de sa fonction pour faire adopter des lois d’amnistie ou changeant les règlements, dans le but de ne pas avoir à affronter les juges. L’arrêt de la Cour constitutionnelle, rendu en octobre qui annule son immunité, va l’amener à comparaître dans deux affaires. « La politique se fait avec les mains propres, scandait une banderole. Démissionne et accepte d’être jugé », tandis que de nombreux manifestants criaient « Mafioso ! » Les organisateurs de ce « No Berlusconi Day » ont d’abord annoncé aux manifestants qu’ils étaient 350 000 avant d’en compter 1 million. La préfecture se contente d’un chiffre aussi modeste que provocateur : 90 000. « C’est l’entrée officielle de la politique dans l’ère d’Internet », se réjouissait hier le quotidien la Repubblica.

(…) De la politique du "Cavaliere" il n’est dit mot. L’appel s’en prend à « certains courants de l’opposition » jugés trop mous. Contrairement au reste de l’opposition, le Parti démocrate n’a pas appelé à la manifestation. L’incapacité des précédents gouvernements de centre gauche à faire respecter un arrêt de la Cour constitutionnelle interdisant les télévisions privées nationales et le fait qu’une grande partie du Parti démocrate se refuse à réclamer la démission d’un Berlusconi qui fait face à des ennuis judiciaires amènent ces dernières années l’opposition citoyenne à s’organiser en dehors de forces politiques incapables d’en finir avec le berlusconisme. Le 3 octobre, le syndicat des journalistes avait rassemblé des dizaines de milliers de personnes pour la défense de la liberté de la presse. Le président du Conseil avait porté plainte contre plusieurs titres. Par ailleurs, une partie minoritaire de l’opposition se tourne vers des forces populistes menées par le comique Beppe Grillo ou l’ancien magistrat Antonio Di Pietro. (…)



VI) Israël-Palestine


3-a) Salah Hamouri, un innocent depuis 1732 jours en prison dans une geôle israélienne.

*- Pétion pour la libération de Salah Hamouri avant Noël

" On peut envoyer des mails par milliers, et rapidement, vers l’Elysée et le Quai d’Orsay. Ensemble faisons en sorte que, comme il est certain qu’il en sera ainsi pour Gilad, Salah Hamouri soit libéré. Pour Noël ! "

Veuillez trouver ci-dessous ce message de JC Lefort.

Les adresses e-mail se trouvent en bas du message, ainsi qu'une lettre type si nécessaire

Cordialement

http://www.salah-hamouri.fr/

http://soutiensalahhamouri.over-blog.com/

*- Salah Hamouri : Vidéo L’acteur François CLUZET parle de Salah HAMOURI.

http://www.dailymotion.com/video/xb31pm_francois-cluzet-parle-de-salah-hamo_news




6-b) Israël UE.

*- Colonisation de la Cisjordanie, le rapport de l’UE qui accuse Israël

Le quotidien israélien de gauche Haaretz a dévoilé un document accablant sur la colonisation de Jérusalem-Est rédigé par les consuls de l’UE à Jérusalem et à Ramallah.

http://www.humanite.fr/2009-12-07_International_Colonisation-de-la-Cisjordanie-le-rapport-qui-accuse-Israel

Un document des consuls européens à Jérusalem-Est et à Ramallah « accuse à la fois le gouvernement israélien et la mairie de Jérusalem de travailler délibérément à modifier l’équilibre démographique de la ville et à séparer Jérusalem-Est de la Cisjordanie », écrit le quotidien israélien de gauche Haaretz dans son édition du 2 décembre dernier. « Étant donné la sensibilité du document, l’UE ne l’a jamais publié auparavant. Les années précédentes, Israël avait exercé d’intenses pressions en ce sens de peur que cette publication n’aggrave encore plus la vision déjà négative du public européen à l‘égard d’Israël », explique Haaretz. Le document, note le journal, « affirme » que les deux institutions – gouvernement et mairie de Jérusalem – « aident des organisations de droite, telles Ateret Cohanim et Elad pour réaliser cette vision stratégique spécialement dans les quartiers situés autour du mont du Temple ». (…)


*- Et pourtant, dans de nombreuses occasions, les dirigeants de l’UE considèrent qu’Israël est un pays démocratique ! ! ! digne d’être considéré comme le 28ème état de l’UE. EUROPE ISRAËL - Le crime paye ! ! ! 14/11/09.

Selon le vocabulaire des dirigeants d'Israël soutenus par les occidentaux ... tout palestinien, même un enfant est un terroriste du Hamas

NDLR : Pendant que l’UE soutien financièrement Israël (et ses crimes), les 27 devront supprimer des services publics et des fonctionnaires en quantité industriels d’ici 2. 013 … pour faire des économies.

Israël devrait recevoir, au cours des sept prochaines années, 14 millions d’euros au titre de la coopération financière de la communauté européenne.

Face au boycott international des peuples contre Israël, l’UE donne du cash ! ! !

D’après ne nombreux sites dont le blog sioniste : http://www.juif.org/go-blogs-19477.php

Selon des sources IsraelValley et provenant de l’Union européenne : "L’UE et Israël se sont engagés dans un partenariat visant à instaurer des relations politiques étroites et des relations de commerce et d’investissement mutuellement bénéfiques, ainsi qu’une coopération dans les domaines économique, social, financier, civil, scientifique, technologique et culturel.

 

Le plan d’action a pour but d’intégrer progressivement Israël dans les politiques et programmes européens. Ce plan est adapté afin de refléter les intérêts et les priorités d’Israël, ainsi que son niveau de développement".

La coopération UE-Israël prévoit pour la première fois un volet d’aide financière, Israël devant recevoir, au cours des sept prochaines années, 14 millions d’euros au titre de la coopération financière de la communauté européenne.

L’accord d’association comporte cependant une clause (article 2) qui explique que les relations entre les parties doivent être fondées sur le respect des droits de l’homme et le respect de la démocratie.

L’UE et Israël ont achevé leurs négociations sur la libéralisation du commerce des produits agricoles. Cet accord a été acquis le 20 octobre et devrait être signé dans un avenir proche. Un autre accord sur la mise en place d’un cadre pour la certification des produits pharmaceutiques est annoncé et devrait être finalisé très prochainement.

Depuis Jérusalem, où il se trouvait à l’occasion d’une conférence sur « Israël et l’élargissement de l’UE », le vice-président de la Commission européenne, Günter Verheugen, a expliqué qu’« Israël est un partenaire naturel », c’est un « pays atypique, qui mérite un statut spécial car il est proche de l’UE en ce qui concerne le développement économique et la stabilité de sa démocratie et de ses institutions ». « Les relations à développer seront peaufinées afin qu’elles soient aussi proches et semblables que possible de celles avec la Norvège et l’Islande, qui sont membres de la zone économique européenne. » Il a souhaité que soit fixé un « agenda positif » pour tracer “des perspectives nouvelles et intéressantes pour le développement futur des relations UE-Israël. Nous travaillons déjà ensemble sur un large éventail de questions, notamment l’environnement, l’énergie, la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme”.

 

NDLR : L’article 2 pourrait sembler rédhibitoire et provoquer un blocage total des relations. En fait il ne semble n’être là que pour faire joli dans le décor ! ! ! On voit bien dans tous le reste que les relations se développent de manière intense, et que ce n’est pas l’assassinat délibéré de 500 enfants palestiniens, sans compter de femmes et de vieillards dans des horreurs épouvantables qui vont peser lourd dans la morale de l’UE. L’Union Européenne ose même appeler Israël une démocratie stable … qui fait crever un peuple entier, cela ne compte pas ! ! !


6-c) Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien : dimanche 29/11/09.

GAZA : OUVREZ LE GHETTO !

Le vendredi 27 novembre à 18 h 00, un rassemblement a eu lieu devant l'Opéra de Lyon, demandant au gouvernement français, d’agir enfin fermement pour obtenir :

- La réouverture complète de la bande de Gaza, afin notamment d’en permettre la reconstruction ;

- La mise en place d’un dialogue avec les représentants du Hamas ;

- La mise en œuvre, par le Conseil de sécurité des Nations unies, des recommandations du rapport de la mission du Conseil des droits de l’Homme menée par le juge Goldstone.

- Et toujours, la suspension de l'accord d'association UE / Israël !

COLLECTIF 69 DE SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN

http://www.france-palestine.org/



6-d) INFO-PALESTINE NOVEMBRE 2009

2 Novembre: Hillary Clinton qualifie, sans rire, «d’avancée sans précédent » l’appel de Netanyahou à la négociation sans geler la colonisation !! Toute activité de colonisation est illégale réplique M. Abbas.(L’Huma)

- José Gendrot, militant rennais de l’AFPS, blessé par balles lors d’une manif non-violente à Bil’in (AFPS)

4 Novembre : Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, se dit « consterné par la poursuite de la colonisation à Jérusalem » , il déplore « la démolition d’habitations palestiniennes, l’expulsion de familles palestiniennes, l’installation de colons dans les quartiers palestiniens.(AFP, Reuters)

- Khaled Mechaal, responsable du Hamas a rencontré une délégation américaine à Damas

5 Novembre : Mahmoud Abbas ne se présentera pas aux élections du 25 janvier : décision irrévocable….

- Ismaïl Haniyeh remercie l’Egypte pour l’ouverture de Rafah durant 4 jours et appelle à renouveler l’opération. (AFPS)

- Six pages de T.C. Dorothy Noor, Israélienne qui combat le mur en Cisjordanie occupée « ..à cause de ce vol des terres Israël est devenu une des pires choses qui soient arrivées au peuple juif après la Shoah… »

«  C’est la justice qui crée la paix. Une injustice n’est jamais une condition de Paix. (Mgr J. Gaillot, l’Huma)

6 Novembre : Israël « arraisonne » un cargo chargé d’armes… le jour de l’examen du rapport Golstone à l’ONU. Démenti syrien et iranien. (Le Monde)

- Le rapport Goldstone approuvé par l’Assemblée Générale des Nations Unies par 114 voix contre 18. La résolution recommande de « prendre des mesures pour faire respecter la 4ème convention de Genève, dans les territoires occupés y compris à Jérusalem. » (L’Huma)

7 Novembre : Le comédien François Cluzet accusé d’ « incitation à la haine » pour avoir évoqué la passivité de l’État français devant la détention de Salah Hamouri. François Coppé ignorait l’existence de ce « ressortissant » !!

10 Novembre : « Démantelez le mur , nous voulons la Paix ! » C’est le cri des manifestants de Bil’in qui ont abattu un pan du mur de la honte en Palestine, au premier jour d’une semaine de résistance au mur.(Le Monde)

- Yaakov Teitel, proche le l’extrême droite aura, pendant neuf ans, commis des actes de violence contre des Palestiniens, des Arabes israéliens ou des Israéliens homosexuels.. (Le Monde)

11 Novembre : Accueil très réservé de Netanyahou à Washington.. « La politique des États-Unis depuis des décennies, c’est la fin de la colonisation, ce n’est pas une nouveauté de cette administration.. »

12 Novembre : « Nous pensons que le gel des colonisations est absolument indispensable, et déplorons qu’il n’y ait plus en Israël d’ « aspiration à la paix » (Bernard Kouchner, L’Huma)

13 Novembre : Les Européens poursuivent l’intégration d’Israël malgré les accusations de crimes de guerre, la poursuite de la colonisation et les atteintes aux droits de l’homme, oubliant l’Article 2 de l’accord d’association qui stipule que les relations doivent être fondées sur le respect des droits de l’homme et de la démocratie.(l(Huma)

17 Novembre : Les Palestiniens sont tentés de proclamer unilatéralement leur indépendance, Netanyahou menace d’annexer les colonies de Cisjordanie !! (L(Huma)

18 Novembre : 42 pays donateurs, 30 agences de développement concourent à la construction d’un État Palestinien fantôme : Un service de douane haut de gamme qui ne contrôle pas les frontières. L’enregistrement de centaines de milliers de parcelles de terre qu’Israël ne cesse d’exproprier. Des policiers formés à l’étranger qui ne sont pas autorisés à circuler d’une ville à l’autre « Nous jouons les bons élèves. Mais si dans deux ans l’Etat Palestinien n’existe pas, la solution à deux états disparaîtra dans les poubelles de l’Histoire. » (Salam Fayed)

19 Novembre : Le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon appelle l’occupant israélien à mettre fin au blocus de Gaza et à rétablir la liberté de circulation en Cisjordanie. Jimmy Carter, en visite à Gaza déclare « je dois retenir mes larmes en voyant les destructions qui ont été infligées à votre peuple » (El Watan)

21 Novembre : Un émissaire israélien envoyé aux Iles Salomon.. « ..Le rapport Goldstone est comme le signe de Caïn gravé sur le front d’Israël. Notre image à l’étranger est en pleine chute libre »(Yediot Aharonot)

- France 2 tient sa promesse et diffuse au 13h00, un reportage du Salah Hamouri.. Suite à la plainte du BNVCA, Le SNJ-CGT se dit solidaire de François Cluzet et le NPA estime « qu’en mettant sa notoriété de comédien au service d’une cause juste et étouffée, il a agi en citoyen responsable et en intellectuel digne ce de nom. » (L’Huma)

- Depuis sa cellule Marwan Barghouti appelle à la réconciliation entre Fatah et Hamas. (Reuters)

23 Novembre : Mahmoud Abbas annonce le report des élections et confirme qu’il ne se représentera pas. (Reuters)

24 Novembre :B’Tselem fête ses 20 ans avec le « cœur lourd ». 8 900 Palestiniens et Israéliens ont trouvé la mort dans ce conflit. À l’origine des milliers de Palestiniens étaient torturés au cours des enquêtes, cette pratique a disparu. En 1989, 1794 Palestiniens étaient en détention sans procès, ils sont 335 dans ce cas aujourd‘hui.. mais 7398 Palestiniens ont été tués par les forces de l’ordre dont au moins 1537 mineurs, 4300 maisons ont été détruites faute de permis ou a titre de punition et 3540 maisons ont été rasées dans le cadre d’opérations militaires. En 1989, 68 000 colons vivaient en Cisjordanie et 118 000 à Jérusalem-Est, ils sont aujourd’hui 300 000 de l’autre côté de la ligne verte et plus de 190 000 à Jérusalem-Est.

26 Novembre :Pourquoi est-il permis de parler au Hamas quand il s ’agit du soldat Shalit, alors qu’il est interdit de lui parler quand il est question du sort de deux nations ? (Gidéon Lévy, Haaretz)

- Dans son ouvrage, « Le grand Aveuglement » , Charles Enderlin montre comment les Israéliens ont soutenu le Hamas pendant des décennies, et contribué à transformer ce conflit en un affrontement religieux. (L’Huma-Dimanche)

30 Novembre : De plus en plus de voix s’élèvent pour défendre l’idée d’une dissolution de l’Autorité palestinienne. "C’est la seule menace crédible, explique Yossi Beilin. Elle consiste à dire aux Américains et aux Israéliens "vous n’êtes pas sérieux dans vos efforts de paix. Dès lors nous n’avons plus d’intérêt à collaborer avec vous, nous vous rendons les clés de la Cisjordanie, à vous de l’administrer." Il s’agirait alors d’un cadeau empoisonné pour Israël, obligé de reprendre en charge, notamment financièrement, la sécurité et les problèmes quotidiens de 3,7 millions de Palestiniens en situation de désobéissance civile. Mais l’Establishment et les 120 000 fonctionnaires ont intérêt au statu quo. (Yossi Beilin)


6-e) Le rapport Goldstone adopté par le Conseil des droits de l'homme. 17/10/2009

http://www.rfi.fr/actufr/articles/118/article_85727.asp

(…) l'Autorité Palestinienne s'est félicitée de cette décision, tandis qu'Israël a vivement condamné le vote et la résolution qu'elle qualifie d'« injuste ». Aux Etats-Unis, c'est l'embarras qui prévaut (…) Le document a donc été approuvé. Sur les 47 membres du conseil, 25 ont voté pour l'adoption du document, 6 ont voté contre, 11 se sont abstenus et 5 (dont la France) n'ont pas pris part au vote. (…)

* Il est important de rappeler que le rapport met à égalité la mort - durant l'offensive israélienne à Gaza l'hiver – de 13 de Israéliens et de 1.400 Palestiniens - dont la plupart des innocents (1/3 d'enfants). D'autre part, la majorité des soldats israéliens tués l'ont été par des tirs "amis" dus a des erreurs de leurs propres troupes - les israéliens tirant partout, tellement et dans tous les sens ont fini parfois par se tirer dessus.


6-f) Interview du ministre des Affaires étrangères de Syrie.

Selon Walid Al-Mouallem, "Israël pourrait entraîner l'Occident dans une confrontation avec l'Iran".

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EkVuVpFEuEwAqqnDGv.shtml

(…) "La majeure partie du discours de (Benyamin) Nétanyahou aux Nations unies constituait une provocation vis-à-vis de l'Iran. Comme le sont les exercices militaires en Méditerranée rapportés par les agences de presse, qu'il s'agisse d'Israël seul ou associé à d'autres pays comme les Etats-Unis, et dont il est dit qu'ils visent la Syrie et l'Iran.

Avec un gouvernement extrémiste de droite qui refuse l'arrêt de la colonisation et qui n'a pas de volonté politique pour faire la paix, nous ne devons exclure aucune décision irréfléchie pour entraîner l'Occident dans une confrontation avec l'Iran et échapper ainsi aux exigences du processus de paix."


6-g) Rencontres à Paris des chefs d'état-major israélien, américain et français.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=105824&language=fr

Le chef d'état-major de l'entité sioniste, Gaby Ashkenazi a rencontré, dimanche (12/10/09), en France ses homologues américain et français, respectivement l'amiral Michael Mullen et le général Jean-Louis Georgelin, c'est ce qu'a révélé lundi un porte-parole de l'armée d'occupation. (…)



VII) LA TRAQUE, LES CRIMINELS DE GUERRE ET MOI (Carla del Ponte) Livre

L'ancien Procureur du TPIR raconte comment les Etats-Unis ont bloqué les enquêtes sur les crimes de génocide, les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre commis par le Front Patriotique Rwandais de Paul Kagame contre des centaines de milliers de citoyens rwandais de l'ethnie hutu.

Editions Héloïse d'Ormesson ISBN-10: 2350871002

http://www.france-rwanda.info/article-la-traque-les-criminels-de-guerre-et-moi-carla-del-ponte--40708269.html 7/12/09

Livre de Carla Del Ponte, ancien Procureur du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) En collaboration avec Chuck Sudetic



VIII) Kouchner s’achète une morale, grâce aux médias et à MAM.

Michèle Alliot-Marie vient d’accepter la proposition de Bernard Kouchner de créer un pôle de droit pénal international au ministère de la Justice.

L’idée est de lutter contre l’impunité dont jouissent certains dirigeants étrangers impliqués dans des crimes contre l’humanité.

On peut parier que Kouchner a eu des assurances que ce pôle de droit pénal international aura l’ordre de ne pas enquêter sur le Kosovo et les crimes de … Kouchner et de la mafia albanaise ! ! !

Rappel, Kouchner est impliqué dans la traînée de sang au Kosovo, lorsqu’il était « proconsul » de l’ONU, et disposait de pouvoirs exorbitants : législatifs, exécutifs et judicaires. Il s’est opposé aux enquêtes du TPI sur la mafia albanaise impliquée dans les crimes d’enlèvements, d’assassinats et de ventes d’organes ; et cela a été dénoncé avec force mais vainement par Carla Del Ponte, ancien Procureur du Tribunal Pénal International (TPI)

Voir par exemple : http://nantes.indymedia.org/article/14089

I) Changements en Amérique latine.

Publié dans INFOS DIVERSES

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MOBILISATION POUR LA DEFENSE DE L'HOPITAL PUBLIC DE DOULLENS

Publié le par Patrick Kaczmarek

Publié dans SANTE

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DU COTE DE CHEZ MICHEL GOURMEL

Publié le par Patrick Kaczmarek

Au sommaire 

 


I) Racisme, xénophobie, haine et mensonges

1-a) Vidéo humoristique : Les mariages gris, par Stéphane Guillon

1-b) Minarets Suisses : l'Express participe à la campagne de haine de l’ultra-droite !

1-c) ONU, Suisse : L'interdiction de construire des minarets est discriminatoire.

1-d) protestation contre le résultat de la votation de dimanche.

1-e) C’EST UN SCANDALE ! Italie, Noël blanc ! ! !

 

III) Amérique latine :

3-a) Uruguay : Le candidat de gauche du Front élargi Mujica, élu haut la main

3-b) Honduras :

*) Sous la farce électorale au Honduras, la répression…

*) Manuel Zelaya. « Le Honduras n’est l’esclave de personne »

*) Compléments d’infos : Mascarade électorale au Honduras

3-c) « Le Monde » scrute le budget présidentiel du Venezuela, une désinformation somptueuse

3-d) Fidel alerte le monde sur les menaces d'agressions contre le Venezuela

3-e) Défiant d'éventuelles sanctions : Chavez va vendre de l'essence à l'Iran.

3-f) Marianne et l´Express : les mensonges anti-Chavez


 

 

 


 

I) racisme, xénophobie, haine et mensonges.

1-a) Vidéo humoristique :

Le commentateur Stéphane Guillon a encore frappé sur France Inter. Mercredi 25/11/09, dans une chronique particulièrement acerbe, l'humoriste a pris pour cible les "mariages gris", nouveau cheval de bataille d'Eric Besson, n'hésitant pas à prendre en exemple la jeune compagne tunisienne de 22 ans du ministre. « Ni pour son physique ni pour sa vigueur sa peut être suspect ! ! ! »

"Attention, le mariage gris, ça peut être dans les 2 sens (...) Je dis à Éric Besson, en toute amitié, qu'il faut qu'il fasse gaffe aux mariages gris. Tant qu'il n'est pas marié ça va, mais s'il franchit le pas, il y aura une enquête de vie privée. Avec plus de 30 ans d'écart, c'est obligatoire. Quand ça ne peut plus être ni pour ton physique ni pour ta vigueur, ils contrôlent."

Une comparaison restée en travers de la gorge d'Eric Besson qui envisage de porter plainte contre France Inter. Selon Le Journal du Dimanche (dans sa première édition publiée ce samedi), il serait en négociation avec Philippe Val, le directeur de la station. NDLR : Quel est ce trafic ? Qu’est-ce que çà veut dire ? Que mijote Besson ?

"Escroquerie sentimentale"

La semaine dernière, le ministre de l'Immigration a annoncé qu'il allait engager une "réflexion" sur les "mariages gris", qu'il a qualifiés "d'escroquerie sentimentale à but migratoire". Par "mariages gris", Eric Besson entendait désigner des unions qui seraient conclues entre une personne étrangère souhaitant obtenir un titre de séjour ou la nationalité française et une personne de nationalité française de bonne foi, abusée dans ses sentiments.

Le Cran (Conseil représentatif des associations noires) a dénoncé une prise de position de Besson remettant en cause les mariages mixtes en France.

Source: http://www.leblogtvnews.com/article-stephane-guillon-le-mariage-gris-d-eric-besson--40007598.html

Dans le même esprit voir la vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=yS1JUzUn_2g


1-b) Minarets Suisses : l'Express participe à la campagne de haine de l’ultra-droite !

Suivant le système Sarkozy, qui consiste à marteler une idée avec les grands médias à sa botte puis de faire immédiatement un sondage pour l’approuver, L’Express lance un sondage vote sur les minarets en France. Il y a bien longtemps qu'il n'y a pas eu autant de participation : bientôt 9.000 réponses en 10 heures contre 2.800 sur l'identité nationale en une semaine.

Cerise sur le gâteau : 86% des participants voteraient "oui" à l'interdiction de construire des minarets en France !

NDLR : De plus, le vote Suisse surfait sur la campagne de haine et de xénophobie qui est martelée dans les grands pays occidentaux, lancée par Bush et son gouvernement depuis 8 ans !


1-c) ONU, Suisse : L'interdiction de construire des minarets est discriminatoire. 30/11/09

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=20688&Cr=religion&Cr1=

(…) “J'ai de sérieuses inquiétudes quant aux conséquences négatives que le résultat du vote aura sur la liberté de religion ou de conviction des membres de la communauté musulmane en Suisse. En effet, une interdiction sur les minarets équivaut à une restriction disproportionnée sur la liberté de manifester sa religion et constitue une discrimination claire contre les membres de la communauté musulmane en Suisse”, a dit Mme Jahangir, Rapporteuse spéciale sur la liberté de religion ou de conviction.


1-d) Des jeunes appartenant à la mouvance autonome ( ?) ont érigé lundi matin un minaret en bois d'environ 5 mètres de haut sur la place Neuve à Genève pour protester contre le résultat de la votation de dimanche.

http://www.rtlinfo.be/info/monde/europe/290281/des-jeunes-erigent-un-minaret-sur-une-place-de-geneve/?article_comment_action=displayReportAbuseForm&newsCommentId=828580


1-e) C’EST UN SCANDALE ! L’Huma, 1/12/09

Le maire Coccaglio en Italie du Nord, le légiste Franco Claretti organise une sorte de nettoyage ethnique dans sa cité en vue d’un « Noël blanc », un Noël sans immigrés (…)

http://www.humanite.fr/2009-12-01_International_A-Coccaglio-un-Noel-sous-le-signe-du-nettoyage-ethnique


III) Amérique latine :


3-a) Uruguay : Le candidat de gauche du Front élargi Mujica, élu haut la main

Le candidat de gauche du Front élargi est victorieux à la présidentielle en Uruguay. Il succède à Tabaré Vasquez, dont il entend poursuivre l’action en faveur des plus pauvres.

http://www.humanite.fr/2009-12-01_International_Mujica-elu-haut-la-main-president-de-l-Uruguay

Favori de la présidentielle, José « Pepe » Mujica a gagné sans surprise au second tour du scrutin, dimanche. Le chef de file du Frente Amplio (Front élargi), regroupant toute la gauche, a totalisé plus de 53 % des suffrages, dix points de plus que son rival, l’ancien président libéral du Parti national, Luis Alberto Lacalle. « Pepe » Mujica va succéder au très populaire Tabaré Vazquez. Le premier président de gauche du pays, élu voilà cinq ans, est « notre meilleure publicité », a reconnu Mujica. Il a promis de « poursuivre son programme »  : investissements publics, redistribution des richesses, et maintien du nouvel impôt progressif qui a financé des programmes sociaux (éducation, santé) et qui a eu un réel impact sur la diminution du chômage et de la pauvreté.

José Mujica, soixante-quatorze ans, ex-guérillero des Tupamaros, emprisonné durant quinze ans sous la dictature militaire des années 1970-1980, a été cofondateur du MPP (Mouvement de participation populaire), qui deviendra la principale composante du Frente Amplio. Député puis sénateur et enfin président du Congrès uruguayen, il sera nommé en 2005 ministre de l’Agriculture, secteur clé de l’économie du pays.

Mujica a affirmé qu’il travaillerait à unifier l’Amérique latine, rappelant que « gagner le scrutin ne signifie pas détenir la vérité absolue », et qu’il ferait appel « aux meilleurs hommes de tous les partis ». Il s’est approprié la stratégie du président brésilien, Lula, pour attirer une partie de l’électorat conservateur. Ses fonctions, jusqu’ici, ne lui ont pas fait abandonner une vie simple dans une petite ferme de la campagne près de Montevideo, ce qui lui vaut la sympathie et le soutien des plus démunis. Fort d’une majorité du Frente Amplio dans les deux chambres, le nouveau président prendra ses fonctions le 1er mars prochain.


 

 


3-b) Honduras :

 

*) Sous la farce électorale au Honduras, la répression…

http://www.humanite.fr/Sous-la-farce-electorale-au-Honduras-la-repression

Les putschistes célèbrent la grande participation des Honduriens aux élections générales ou le conservateur Lobo est élu à la présidence. Pour la résistance et le président Zelaya, la victoire est dans le camp de l’abstention. Tegucigalpa, envoyée spéciale

(NDLR : La dictature avait pourtant pris soin de rappeler que le vote était obligatoire et menacé les abstentionnistes de poursuites gravissimes)

Le monde allait voir ce qu’il allait voir. Au Honduras, grands médias et autorités de fait, issues du coup d’État du 28 juin, s’étaient juré de faire de ce 29 novembre, jour d’élections générales, « une grande fête civique » ou le peuple hondurien donnerait une « leçon transcendantale » à la « communauté internationale ».

Dimanche soir, après des heures d’atermoiements, le Tribunal suprême électoral a annoncé un taux de participation 61,3 %, du jamais vu au Honduras depuis le retour de la « démocratie » en 1981, octroyant, avec 52 % des suffrages, une victoire en trompe-l’œil au conservateur Porfirio « Pepe » Lobo. Trop gros. Le président déchu, Manuel Zelaya, depuis l’ambassade du Brésil ou il est consigné, a réfuté ces chiffres, en avançant une abstention de plus 60 %, la fondation Faisons de la démocratie l’estimant de son côté à 52,4 %. Les plus de 100 000 votes nuls et blancs, signe aussi du refus de cette mascarade électorale, ont été passés à la trappe. « Nous avons obtenu une victoire, la dictature a été défaite, la résistance populaire contre l’oppression a triomphé », a fait valoir, Manuel Zelaya.

Quoi qu’il en soit, en ce « jour de fête civique », près 40 personnes ont été arrêtées, a estimé Bertha Oliva, présidente du Cofadh, le comité des familles des détenus et disparus, qui a dénoncé « les abus des autorités de facto contre la population qui résiste et qui persiste à dénoncer les droits violés ». Dans les rues de Tegucigalpa, le quadrillage était assuré par des pick-up, bourrés de militaires, mitraillettes à la main. Même ambiance jusque dans l’enceinte des bureaux de vote, quasi déserts à Kennedy, San Franciso, ou encore à Hato del Medio. Á la sortie des centres scolaires, dans les stands des Partis national et libéral, les deux principales formations, les militants s’affairaient à recenser les électeurs qui manquaient à l’appel. Ce que les invités élevés au rang d’observateurs internationaux tout ce que le continent compte de réactionnaire ont fait mine de ne pas voir.

Á Pedragal, haut lieu de la résistance, Fausto Arrozola a été arrêté sous nos yeux, alors qu’il criait dans un mégaphone « la libération du président Zelaya ». « Le seul danger que je représente est de vouloir réveiller les consciences avec des mots », a-t-il clamé avant d’être ceinturé par une douzaine de policiers et militaires. « On va s’occuper de lui », a lâché l’un eux.

Selon un fonctionnaire du gouvernement de la direction exécutive des impôts, les effectifs de l’État ont été priés de se rendre aux urnes. « On nous a fait comprendre que les cahiers d’émargements seraient vérifiés », a-t-il dit sous couvert d’anonymat. En province, la répression a particulièrement visé les groupes et organisations de l’opposition comme à Santa Elena, ou 25 personnes ont fui vers le Salvador parce que leur communauté ethnique, qui compte déjà douze prisonniers politiques, participe activement au front de résistance. Le siège de l’ONG Red Comal à Siguatepeque (ouest) a fait l’objet d’une descente militaire. « Ces élections démontrent surtout des actes répressifs contre une partie de la population tandis que le gouvernement de facto s’appuie sur l’autre bord pour se consolider », a indiqué Reina Rivera, directrice du Comité de recherche et promotion des droits de l’homme (Ciprodeh). Á San Pedro Sula, la capitale industrielle, près de 2.000 manifestants, opposés à la « farce électorale », ont été violemment réprimés. En ce « jour de fête civique », le supposé nouveau président a parlé de « former un gouvernement d’unité nationale ». Une unité qui n’a jamais semblé aussi éloignée.



*) Manuel Zelaya. « Le Honduras n’est l’esclave de personne »

http://www.humanite.fr/2009-11-18_International_Manuel-Zelaya-Le-Honduras-n-est-l-esclave-de-personne

Joint par téléphone, le président du Honduras, Manuel Zelaya, a accepté de répondre à nos questions : les raisons du coup d’État du 28 juin, le double jeu des États-Unis, l’illigitimité des élections du 29 novembre…

Victime d’un coup d’État, le 28 juin, le président hondurien Manuel Zelaya est, depuis, privé du pouvoir d’exercer son mandat, en violation de l’accord conclu le 29 octobre avec les putschistes et supervisé par les institutions internationales et les États-Unis.

Monsieur le président, vous êtes confiné à l’ambassade du Brésil depuis votre retour au Honduras, le 21 septembre. Comment allez-vous ?

Manuel Zelaya. Bien. Physiquement, je me porte bien.

Vous venez d’adresser au président des États-Unis, Barack Obama, une lettre dans laquelle vous annoncez que vous n’accepterez aucun retour à la présidence, étant donné les conditions actuelles. Qu’est-ce qui vous a poussé à prendre cette décision ?

Manuel Zelaya. Je dis clairement que je n’accepte « aucun accord de retour à la présidence pour couvrir le coup d’État, qui, nous le savons, a un impact direct en raison de la répression sur les droits de l’homme des habitants de notre pays ». Je n’accepte aucune condition qui couvrirait le coup d’État et lui offrirait de la crédibilité. Or, aujourd’hui, c’est ce qui est proposé.

Pourquoi l’accord de San José-Tegucigalpa, qui stipulait, entre autres, votre retour au pouvoir et le rétablissement de l’ordre constitutionnel, n’a-t-il pas été appliqué ?

Manuel Zelaya. Il y a eu une négociation entre le gouvernement de M. Obama et le sénateur républicain Jim DeMint, qui a par ailleurs rendu la chose publique dans un communiqué (le 5 novembre - NDLR). Cette négociation a fait changer la position du gouvernement des États-Unis. Ce changement a fortifié le régime de facto, qui refuse de respecter l’accord.

Faites-vous référence à la déclaration de fonctionnaires du département d’État selon laquelle les États-Unis reconnaîtront les résultats des élections générales du 29 novembre indépendamment du fait que le pouvoir vous soit restitué ou non ?

Manuel Zelaya. C’est justement le sens de l’accord auquel est parvenu le sénateur DeMint avec le gouvernement d’Obama. En échange de quoi, il accordera son feu vert aux nominations d’Arturo Valenzuela, au poste de vice-secrétaire pour l’Amérique latine, et de Thomas Shannon (pressenti pour devenir ambassadeur des États-Unis au Brésil, il est actuellement sous-secrétaire d’État chargé des Affaires interaméricaines et a supervisé la dernière mouture de l’accord de sortie de crise - NDLR). Le changement stratégique des États-Unis dénature les mandats de l’Organisation des États américains (OEA), des Nations unies, et l’accord même que nous avions signé. Cela a permis aux putschistes de violer cet accord et, de fait, à la date du 5 novembre, le gouvernement d’unité ne s’est pas matérialisé. La logique veut que ce soit le président élu par le peuple qui le nomme et non le président de facto. C’est absurde.

Selon vous, les États-Unis ont-ils joué double jeu ?

Manuel Zelaya. Nous avions un accord, fruit d’un dialogue sous leurs auspices. Cet accord, réalisé avec l’OEA et les Nations unies, disait spécifiquement que les élections ne seront pas reconnues sans restitution du président. Les États-Unis ont changé de position. C’est évident.

Vous affirmez qu’en tant que président et citoyen, vous ne soutiendrez pas les élections du 29 novembre. Envisagez-vous un boycottage ?

Manuel Zelaya. Je suis le président démocratiquement élu par le peuple hondurien. Tous les instruments utilisés par le gouvernement de facto sont illégaux. Il n’a pas autorité pour mener à bien ses plans. La parole donnée doit être respectée. Si des gouvernements qui reconnaissent mon autorité décident de reconnaître monsieur Micheletti (le président de facto – NDLR), ils se trouveront face à une contradiction immorale et illégale, en opposition avec le droit international.

Quelles sont les solutions possibles pour sortir de l’impasse dans laquelle se trouve le pays ?

Manuel Zelaya. Tant que les valeurs et les principes de la démocratie et de la charte démocratique de l’OEA ne seront pas respectés, tant qu’il y aura un double jeu, ici, il n’y a absolument aucune chance d’arranger les choses. Il faut respecter les lois, la Constitution, les mandats de l’OEA et des Nations unies auxquels les États-Unis ont souscrit. Il faut respecter l’accord de San José. Et la parole donnée.

Vous dites que le coup d’État dissimule une guerre nouvelle contre les processus de réformes. En êtes-vous victime ?

Manuel Zelaya. Je finissais mon mandat. Je n’avais ni le temps ni l’espace pour entreprendre de nouvelles réformes. Les causes du coup d’État sont nombreuses, mais il s’agit surtout d’ambition de pouvoir et de jalousies politiques en vue de contrôler l’économie du pays, aux mains de grands groupes de l’énergie, des télécommunications, de l’alimentation… Le Honduras a besoin d’une démocratie ouverte. Les élites honduriennes, qui financent le coup d’État, s’y opposent. D’un point de vue historique, à chaque fois qu’il y a lutte pour mettre de l’ordre là où certains se sont accaparés les activités de la société – politiques, religieuses, économiques –, vous trouvez un état de « choc ». Ces élites capturent et expatrient ses leaders, comme elles l’ont fait avec moi. Elles ceinturent avec des militaires des processus sociaux qui sont pourtant partie intégrante de l’histoire. Ils peuvent être temporairement freinés mais jamais ils ne pourront mourir.

Quelle appréciation portez-vous sur le Front national de résistance contre le coup d’État qui réclame votre retour au pouvoir et l’élection d’une assemblée constituante ?

Manuel Zelaya. Une grande conscience est née chez les Honduriens. Nous assistons à une lutte pour l’identité de la nation hondurienne afin de parvenir à l’indépendance économique et politique, réduire les inégalités et la pauvreté. Le Front national de résistance contre le coup d’État a assumé ce degré de conscience en prenant la tête d’une lutte courageuse, patriotique, qui plus est, de grande sensibilité sociale au sein des processus de développement. Qu’on se le dise, le Honduras n’est l’esclave de personne.


*) Compléments d’infos : Mascarade électorale au Honduras

http://www.humanite.fr/Mascarade-electorale-au-Honduras

Cinq mois après le coup d’état qui a renversé le président Zelaya les putschistes organisent des élections générales pour légitimer leur maintien au pouvoir. Boycott du Front national de résistance (…)



3-c) Le Journal « Le Monde » scrute le budget présidentiel du Venezuela

Source : Acrimed http://www.acrimed.org/article3257.html

Publié le 23 novembre 2009 par Lucho Ziegler

« Hugo Chávez augmente de 638 % le budget présidentiel du Venezuela », titre Le Monde du 26 octobre 2009. A la seule lecture de ce titre, le lecteur (qui se souvient de l’augmentation du budget de l’Elysée de quelques 200 %... seulement), s’inquiète et s’indigne. Qu’il sympathise ou non avec la « révolution bolivarienne ». Et pourtant (…)

Une désinformation somptueuse

On aurait pu s’arrêter là, constater qu’une fois de plus, Le Monde mêle grossièrement le détail non pertinent à l’ « information », ridiculise de façon générale les politiques menées sans toutefois les expliciter, et omet honteusement de rappeler (ou même d’évoquer pour la première fois) les menaces réelles qui pèsent sur la sécurité du président vénézuélien. (Ce dernier étant le seul à nous « assurer » qu’il est en fait complètement paranoïaque). Il ne s’agirait après tout que des habituelles turpitudes du Monde lorsqu’il est question de parler du Venezuela ou plus généralement des transformations sociales en cours en Amérique Latine.

Tout se passe comme si Le Monde avait pour seul objectif de démontrer qu’Hugo Chávez détourne l’argent public (ou, au mieux, dépense l’argent public sans compter). Sinon comment expliquer que l’article ne permet pas de comprendre l’origine de l’augmentation du budget présidentiel de 638% ? En effet, l’ensemble des sommes évoquées, censées entrer dans le budget présidentiel, atteignent tout au plus, pour le budget 2010, l’équivalent d’un peu moins de 12 millions d’euros (un peu plus en y incluant la blanchisserie). Douze millions d’euros sur un budget de 1025,82 millions d’euros (plus d’1 milliard d’euros ! !). Pourquoi Le Monde ne s’est-il pas étendu sur le reste des dépenses ? Pour expliquer cette augmentation de 638%, ne doit-il pas y avoir quelques frais de bouche atteignant allègrement les 100 millions d’euros (…)

Pour pallier l’étrange distraction du Monde, il ne reste plus qu’à effectuer un modeste travail de journaliste et chercher les informations à la source : le « projet de loi de finances pour l’exercice fiscal 2010 ».

Une simple lecture en diagonale de « l’exposé des motifs » permet de combler les étonnantes lacunes de l’article du Monde.

En effet, le projet de loi de finances énonce noir sur blanc que « le gouvernement national, en vue de garantir l’optimisation de l’exécution des missions sociales » [8] « [décide d’en imputer les dépenses sur le budget] du ministère du pouvoir populaire du bureau de la présidence, celles-ci atteindront 2826,2 millions bolivars forts [soit environ 878,5 millions d’euros] […] et représentent 85,1% des crédits budgétaires de cet organe de la république. »

Il y a donc réaffectation de crédits, autrefois imputés sur d’autres ministères lors des années précédentes (dont 2009) qui seront, pour 2010, directement imputés sur le budget de la présidence. Omettre cette précision, c’est vider de tout sens la fameuse « augmentation de 638% » (censée choquer les esprits), puisque ces crédits, en 2009, n’étaient pas supportés par le budget de la présidence. Plutôt que s’interroger sur le sens politique de cette réaffectation (qui est loin d’aller de soi), Le Monde la passe sous silence.

Le même document montre, une fois de plus noir sur blanc, à l’aide d’un tableau, comment les dépenses pour les missions sociales, imputées sur le budget de la présidence viennent abonder les dépenses des autres ministères (à titre d’exemple, 495 millions de bolivars forts, au titre de la « Mission Sucre » et 301,8 millions de bolivars forts au titre de la « Mission Samuel Robinson », imputés sur le budget 2010 de la présidence viennent abonder les dépenses respectivement du ministère de l’éducation supérieure et du ministère de l’éducation.

Ainsi, les baisses de crédits constatées dans les autres ministères (Education, Intérieur, Alimentation, Travail) « à l’inverse du budget présidentiel à la hausse » par les yeux affûtés du Monde, sont en fait en partie abondées par le budget de la présidence. Contrairement donc à ce que laisse entendre Le Monde, les dépenses prévues dans des domaines si cruciaux n’auraient pas tant diminué…



3-d) Fidel alerte le monde sur les menaces d'agressions contre le Venezuela

Réflexions du compañero Fidel LA RÉVOLUTION BOLIVARIENNE ET LA PAIX

http://socio13.wordpress.com/2009/11/19/reflexions-du-companero-fidel-la-revolution-bolivarienne-et-la-paix/ Fidel Castro Ruz. 19/11/09.

Je connais bien Chávez. Personne ne serait plus réticent que lui à faire couler le sang entre Vénézuéliens et Colombiens, deux peuples frères, autant que pourraient l’être les Cubains vivant à l’Est, au Centre ou à l’Ouest de notre île. Je ne trouve pas une meilleure manière d’exprimer la fraternité régnant entre les Vénézuéliens et les Colombiens.

L’accusation calomnieuse des Yankees selon laquelle Chávez prépare la guerre contre la Colombie voisine a poussé un organe de presse colombien influent à publier dimanche dernier, 15 novembre, sous le titre de « Les tambours de la guerre », un éditorial méprisant et injurieux contre le président vénézuélien, et où l’on peut lire, entre autres, que « la Colombie doit prendre tout à fait au sérieux ce qui constitue la plus grave menace à sa sécurité en plus de soixante-dix ans, car elle provient d’un président qui a reçu en plus une formation militaire… »

« La raison en est que les possibilités d’une provocation sont de plus en plus grandes, et elles peuvent aller d’un incident frontalier à une attaque contre des installations civiles ou militaires colombiennes. »

Puis l’éditorial envisage comme « très probable qu’Hugo Chávez intensifie ses attaques contre les “émaciés” – sobriquet qu’il donne à ses opposants – et tente d’expulser du pouvoir municipal ou régional ceux qui le contredisent. Il l’a déjà fait avec le maire de Caracas… et il veut maintenant le tenter avec les gouverneurs des États frontaliers avec la Colombie qui refusent de se soumettre à sa férule… Un heurt avec des forces colombiennes ou l’accusation que des paramilitaires planifient des actions en territoire vénézuélien peut fournir l’excuse dont a besoin le régime chaviste pour suspendre les garanties constitutionnelles. »

Ces explications ne servent qu’à justifier les plans agressifs des États-Unis et la vile trahison à leur patrie de l’oligarchie et de la contre-révolution vénézuéliennes.

Alors que cet éditorial voyait le jour, le dirigeant bolivarien jugeait dans sa chronique hebdomadaire (« Les lignes de Chávez ») le fait que la Colombie,  dont les frontières avec le Venezuela s’étendent sur 2 050 kilomètres, ait impudiquement concédé sept bases militaires aux USA.

Le président de la République bolivarienne explique sa position avec courage et lucidité.

« … je l’ai dit vendredi au meeting pour la paix et contre les bases militaires étasuniennes en Colombie : je suis obligé de vous appeler toutes et tous à vous préparer à défendre la patrie de Bolívar, la patrie de nos fils. Si je ne le faisais pas, je commettrais un acte de haute trahison… Notre patrie est aujourd’hui libre et nous la défendrons au prix de notre vie. Le Venezuela ne sera plus jamais la colonie de qui que ce soit ; il ne pliera plus jamais le genou devant un envahisseur ou un Empire… Les gouvernements latino-américains ne peuvent pas ne pas réagir face au problème gravissime et capital qui a lieu en Colombie. »

Il avance des idées importantes : « …tout l’arsenal de guerre gringo envisagé dans l’accord répond au concept d’opérations extraterritoriales… convertit le territoire colombien en une gigantesque enclave militaire yankee… la pire menace à la paix et à la sécurité de la région sud-américaine et de toute Notre Amérique. »

« L’accord… interdit à la Colombie d’offrir à qui que ce soit des garanties de sécurité et de respect, même pas aux Colombiennes et aux Colombiens. Car un pays qui a cessé d’être souverain et qui est un instrument du “nouveau colonialisme » qu’avait entrevu notre Libertador ne peut pas en offrir. »

Chávez est un vrai révolutionnaire, un penseur profond, sincère, courageux, un travailleur inlassable. Il n’est pas arrivé au pouvoir par un coup d’Etat. Il s’est soulevé contre la répression et les massacres commis par les gouvernements néolibéraux qui bradèrent les énormes ressources naturelles du pays aux États-Unis. Il a fait de la prison, il a mûri et développé ses idées. Il n’est pas arrivé au pouvoir par les armes malgré son passé militaire.

Il a le grand mérite d’avoir frayé la voie difficile à une profonde révolution sociale, dans le cadre de la démocratie dite représentative et en respectant absolument la liberté d’expression, alors pourtant que les plus puissants médias étaient et sont toujours aux mains de l’oligarchie et au service de l’Empire.

En onze ans à peine, le Venezuela a fait les plus grands progrès éducationnels et sociaux au monde, malgré le coup d’État et les plans de déstabilisation et de discrédit ourdis par les USA.

L’Empire n’a pas décrété un blocus économique contre le Venezuela – comme il l’a fait pour Cuba – après l’échec de ses attaques perfectionnées contre le peuple vénézuélien, parce qu’il se serait imposé à lui-même un blocus énergétique, compte tenu de sa dépendance envers l’étranger dans ce domaine, mais il n’a pas renoncé pour autant à son objectif de liquider la révolution bolivarienne qui aide généreusement en ressources pétrolières les pays caribéens et centraméricains, qui a de larges relations d’échanges avec l’Amérique du Sud, la Chine, la Russie et de nombreux États d’Asie, d’Afrique et d’Europe, qui jouit de sympathies dans de vastes secteurs de tous les continents. L’Empire souffre en particulier de ses relations avec Cuba à laquelle il a imposé un blocus criminel qui remonte à cinquante ans. La Venezuela de Bolívar et Cuba de Martí promeuvent à travers l’ALBA de nouvelles formes de relations et d’échanges sur des bases rationnelles et justes.

La Révolution bolivarienne a été spécialement généreuse envers les pays caribéens à des moments de crise énergétique extrêmement graves.

À cette nouvelle étape que nous traversons, la Révolution vénézuélienne se heurte à des problèmes absolument nouveaux qui n’existaient pas quand, voilà exactement cinquante ans, notre Révolution a triomphé à Cuba.

Le trafic de drogues, la criminalité organisée, la violence sociale et le para-militarisme existaient à peine. Les États-Unis ne s’étaient pas encore convertis en cet énorme marché des drogues que le capitalisme et la société de consommation y ont créé. Combattre le transit de drogues et empêcher leur entrée, et donc leur production et leur consommation, n’a pas été un gros problème pour la Révolution cubaine.

En revanche, ces fléaux signifient pour le Mexique, l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud une tragédie croissante qu’ils sont loin d’avoir surmontée. À l’échange inégal, au protectionnisme et au pillage de leurs ressources naturelles, se sont ajoutés le trafic de drogues et la violence de la criminalité organisée que le sous-développement, la pauvreté, le chômage et le gigantesque marché de drogues étasunien ont engendrés dans les sociétés latino-américaines. L’incapacité du riche Empire à empêcher le trafic et la consommation de drogues a fait surgir dans de nombreuses parties de l’Amérique latine des plantations de cette herbe dont la valeur en tant que matière première de drogues dépasse largement celle des produits agricoles, créant par là de très graves problèmes sociaux et politiques.

Les paramilitaires colombiens constituent aujourd’hui la première troupe de choc de l’impérialisme pour combattre la Révolution bolivarienne.

Militaire, Chávez sait pertinemment que la lutte contre le trafic de drogues constitue un vulgaire prétexte par lequel les USA justifient un accord militaire qui répond entièrement à leur conception stratégique de l’après-guerre froide : étendre leur domination sur le monde.

Les bases aériennes, les moyens, les droits d’opération et l’immunité totale octroyés par la Colombie aux militaires et aux civils yankees sur son territoire n’ont rien à voir avec le combat contre la culture, la production et le trafic de drogues, qui sont devenus un problème mondial, puisqu’ils s’étendent non seulement en Amérique du Sud, mais qu’ils commencent aussi à gagner l’Afrique et d’autres régions. La drogue règne aujourd’hui en Afghanistan, malgré la présence massive des troupes yankees.

La drogue ne saurait être un prétexte pour établir des bases, envahir des pays et apporter la violence, la guerre et le pillage aux pays du Tiers-monde. C’est le pire environnement possible pour semer des vertus citoyennes et apporter l’éducation, la santé et le développement aux peuples.

Ils se trompent, ceux qui croient qu’en divisant les Colombiens et les Vénézuéliens, ils feront triompher leurs plans contre-révolutionnaires. Nombre des meilleurs et des plus modestes travailleurs au Venezuela sont des Colombiens, et la Révolution leur a apporté à eux-mêmes et à leurs êtres chers l’éducation, la santé, l’emploi, les droits citoyens et d’autres bienfaits. Les Vénézuéliens et les Colombiens défendront ensemble la grande patrie du Libertador d’Amérique ; ils se battront ensemble pour la liberté et la paix.

Les milliers de médecins, d’éducateurs et d’autres coopérants cubains qui font leur devoir internationaliste au Venezuela seront à leurs côtés !



3-e) Défiant d'éventuelles sanctions : Chavez va vendre de l'essence à l'Iran.

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EkVkuFZyZZjBgQnLnx.shtml

 

"Le Venezuela va vendre à l'Iran 20.000 barils d'essence par jour à partir d'octobre aux termes d'un accord d'un montant de 800 millions de dollars", c'est ce qu'a annoncé, dimanche, le président Hugo Chavez au terme de sa visite à Téhéran.

 

"Ce montant sera déposé dans un fonds établi en Iran et servira à financer l'achat d'équipements et de la technologie d'Iran", a ajouté M. Chavez, principal allié de Téhéran en Amérique latine.

 

L'Iran est le deuxième exportateur de pétrole au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), mais paradoxalement dépend des importations pour 40% de ses besoins en essence.

 

Les nouvelles sanctions que les Occidentaux pourraient imposer à l'Iran en raison de son programme nucléaire, porteraient sur l'importation de carburant.

Les deux pays ont, en outre, "convenu d'injecter dans les 30 prochains jours 100 millions de dollars dans la banque binationale Iran-Venezuela bank", selon M. Chavez. (…)



3-f) Marianne et l´Express : les mensonges anti-Chavez

Thierry Deronne, Laynel Fumero et Nelson Cova

 

L´article de Marianne s´appelle “Hugo Chavez vire - vraiment - autocrate”. Avec “Hugo Chavez” écrit en rouge. Une photo le montre brandissant un livre rouge. La légende confirme : “le président vénézuélien s´applique a bétonner son pouvoir personnel”.

On nous parle de violence, de blessés, d´arrestations, de fermeture de médias, d´un chaos qui “sent la mise au pas”, et de mystérieuses lois sur mesure pour bâillonner l´opposition. C´est signé Martine Gozlan (19 aout-4 septembre 2009).

Dans l´Express du 8 septembre Axel Gyldèn confirme : “le Venezuela est devenu, sous Chavez, une autocratie gérée comme une hacienda. La pauvreté n’a pas reculé. La criminalité a explosé. Les emprisonnements politiques arbitraires se multiplient. Les atteintes à la liberté d’informer sont devenues la norme. La guérilla "bolivarienne" des Farc (coupable de crimes odieux et d’enlèvements par centaines) compte sur l’appui déclaré du président "bolivarien".

Mais pourquoi le Venezuela excite-t-il à ce point la langue de bois du Parti de la Presse et de l´Argent ? Noam Chomsky, en visite à Caracas il y a quelques jours, expliquait au président vénézuélien : “La mafia des puissants ne vous pardonnera jamais tant que vous ne payez pas leur rançon. Si vous la payiez vous seriez traité comme “un remarquable homme d´État”. Mais vous êtes devenu le dangereux microbe á exterminer.” (1)
Deux sondages récents, celui de l´IVAD, agence publique et celui de Datanalisis, agence privée peu suspecte de sympathie pour Hugo Chavez, indiquent que la popularité du président continue de grimper. Près de 60 % d´opinions positives en aout 2009, conséquence logique des progrès économiques et sociaux, de la baisse continue de la pauvreté, de l´essor de la santé publique en milieu populaire, etc...

Samedi dernier opposants (minoritaires) et partisans (majoritaires) de la loi sur l´Éducation ont manifesté pacifiquement, sans heurts ni blessés. Les dirigeants de l´opposition sont dépassés par l´adhésion croissante de la population, dont une part de leur propre base, aux avancées sociales, à la démocratie participative. Divisée, incapable de proposer une alternative sociale, l´opposition voit fondre ses voix au fil des scrutins. Et ce malgré son quasi monopole des ondes télévisées, radio (80 % du spectre hertzien) et de la presse écrite.

Cette perte d´influence pousse de temps à autre quelques casseurs de droite à fournir les “illusions nécessaires” aux photographes d´AFP et de Reuters. Mais ces gros plans en circuit fermé mondial ne trompent plus la majorité des vénézuéliens, bénéficiaires d´une transformation pacifique menée depuis dix ans par la voie des urnes et des lois. Processus remarquable si on compare avec la violence des pays voisins, Colombie ou Mexique. Dans une société composée à 80 % de secteurs populaires, qui – mis á part une minorité raciste, hantée par la haine de classe comme en Bolivie - s´opposerait sérieusement à une loi créant "l´éducation publique et sociale, obligatoire, gratuite, de qualité, de caractère laïque, intégral, permanent, socialement pertinente, créative, artistique, innovatrice, pluriculturelle, multiethnique, interculturelle et multilingue” ? (2)

“Chavez a fermé une trentaine de radios” s´indigne Martine Gozlan. C´est tout le contraire. En révoquant légalement des concessions périmées ou acquises frauduleusement, la CONATEL - le CSA vénézuélien – se montre plus démocrate que son homologue français. Elle libère des fréquences que pourront occuper des médias associatifs. Elle tient compte de la revendication des citoyen(ne)s qui veulent s´exprimer en dehors du monopole commercial ou évangéliste. Faire passer, comme le fait Mme Gozlan, une démocratisation (timide) du spectre radioélectrique pour une atteinte a la liberté d´expression, était un classique des campagnes contre Salvador Allende. Le cinéaste Oliver Stone présentait hier son nouveau documentaire “South of the border” à la Mostra de Venise : “Le manque de liberté d´expression que dénoncent les médias et l´opposition vénézuélienne est un mensonge. Celui qui va au Venezuela se rend compte que 80, 90 % des médias sont contre Chavez. Ils disent des choses très dures sur lui et il le tolère. Il ne punit pas ces personnes, elles sont toujours en place. Aux États- Unis cela ne se passerait pas ainsi.” (3)

 

Mais “Chavez-est-le-grand-ami-du-tyrannique-Amadinejhad !” répète Martine Gozlan en début et en fin d´article pour mieux fixer l´adhésion du lecteur. Il est vrai que le président vénézuélien a reconnu (comme le Washington Post ou le Figaro) que le président iranien a été élu par la majorité et qu´il a précisé qu´une minorité ne peut remettre en cause le verdict des urnes. Le président Lula, qui n´est pas vraiment un intégriste, vient de critiquer vivement les occidentaux : “Les puissances occidentales se trompent dans leur politique vis-à-vis de l´Iran, en faisant pression sans dialoguer. Critiquer le processus électoral revient á s´immiscer dans les affaires intérieures. Je déplore le climat de sanctions que projette l´Occident sans nouer de relation directe avec Téhéran. Il est impératif de parler avec le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Cela vaut pour Barack Obama comme pour Nicolas Sarkozy ou Gordon Brown.” (4). Le coup de “l`axe du mal” Venezuela-Iran permet d´occulter que l´essentiel de la politique extérieure de Chavez, inspirée par l´esprit de Bandoeng et par la vision émancipatrice de Bolívar, vise l`unité et l´indépendance de l´Amérique Latine et des pays du Sud en général : Petrocaribe, Unasur, Banco del Sur, Moneda Común, ALBA, Sommet Latino-Africain... tant de chantiers dont on ne nous dira rien.

 

L´écrivain et historien pakistano-britannique Tariq Ali, auteur de “The Clash of Fundamentalisms : Crusades, Jihads and Modernity” (Verso 2002), est co-scénariste du film d´Oliver Stone. Pour lui, “Qualifier le président vénézuélien d´autocrate populiste est peu objectif ou mal informé. Les médias nord-américains et européens agissent contre l´Amérique du Sud et ses présidents. Nous avons fait ce film pour résister à ces campagnes. Oliver Stone s´est rendu sur place avec sa caméra et a interviewé 5 ou 6 présidents. Pour que le spectateur puisse se faire sa propre opinion. (..) Avant les pauvres étaient invisibles, personne ne se souciait d´eux. En Bolivie 85% de la population sont des indigènes mais on ne parlait jamais d´eux. Evo Morales les a rendus visibles. Au Venezuela les pauvres ne votaient pas parce qu´ils savaient que cela ne servait à rien, que cela ne ferait pas la différence. Aujourd´hui ils votent parce qu´ils savent qu´ils peuvent faire la différence et ils votent pour le président Chavez. Celui-ci a organisé plus d´élections que n´importe quel gouvernement d´Amérique Latine. Chaque fois qu´il l´a fait il avait 80% des médias contre lui et pourtant il a gagné. Plus démocratique que cela, impossible." (5).

Pourquoi Marianne ou l´Express embrassent-ils aveuglément la vulgate mondiale ? Un simple droit de suite démonterait facilement des années de mensonge. Ne nous annonçait-on pas, il y a deux ans, la militarisation du régime, le parti unique, le joug des lois spéciales, la “cubanisation” du Venezuela ? Or qu´en est-il aujourd´hui ? Le régime ne s´est pas militarisé, le parti n´est pas unique (on compte quarante partis de droite à gauche) et les lois spéciales (prévues dans la constitution antérieure à Chavez) ont simplement permis d`accélérer quelques grands projets au service de la justice sociale (nationalisations de secteurs-clefs comme l´électricité, la sidérurgie, les télé-communications, le ciment pour la construction, etc...). Les multiples scrutins ont tous été validés par les observateurs de l´UE, de l´OEA ou du Centre Carter comme “transparents, équitables, offrant les garanties nécessaires à l´opposition”. Des milliers de conseils communaux pratiquent le budget participatif pour attaquer la corruption et continuer à faire baisser la pauvreté.

Martine Gozlan demande sans rire que Marianne dénonce enfin l´autocrate... “après avoir tant critiqué dans nos colonnes ceux qui l´attaquent”. Certes transformer en “autocratie” une démocrate participative soutenue par les mouvements sociaux de tout le continent, présente quelque avantage au cas où les puissants de ce monde repassaient à l´action.

(1) (2) (3) (4) (5) http://www.michelcollon.info/index.php?view=article&catid=7&id=2251&option=com_content&Itemid=12


Publié dans INFOS DIVERSES

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