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Communiqué : Après le massacre de Saint-Étienne-du-Rouvray : être unis dans la solidarité et la fraternité

Publié le par Patrick Kaczmarek

Après le massacre de Saint-Étienne-du-Rouvray :
être unis dans la solidarité et la fraternité



Le Mouvement de la Paix affirme sa solidarité, sa compassion avec toutes les personnes atteintes par l’odieux assassinat qui a eu lieu à Saint-Étienne-du-Rouvray.

Par-delà nos différences de convictions, d’appartenances ou de sensibilités philosophiques, religieuses, politiques, syndicales ou autres, notre indignation ne peut que nous conduire à affirmer encore plus notre unité et notre solidarité.

C’est autour des valeurs de liberté, d’égalité, de justice, de fraternité, de dignité et de paix que nous devons construire ensemble la résistance à la haine, à la violence, au racisme, à la xénophobie.

C’est autour de ces valeurs que nous devons, dès à présent, et là où nous sommes, agir pour construire avec et au sein de la population et plus particulièrement de la jeunesse, une culture de la paix et de la non-violence.
 

Saint-Ouen, le 28 juillet 2016
Le Mouvement de la Paix

Contact : Roland Nivet, 06 85 02 87 14

 

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MUMIA : rassemblement mercredi 3 août Place de la Concorde à Paris

Publié le par Patrick Kaczmarek

 - RASSEMBLEMENT -

à proximité de l'Ambassade des Etats-Unis

MERCREDI 3 AOÛT (18 heures)

PLACE DE LA CONCORDE

Angle rue de Rivoli - Jardin des Tuileries

 

Comme chaque premier mercredi du mois, nous donnons rendez-vous aux franciliens pour exiger la libération de Mumia Abu-Jamal et les traitements médicaux dont il a absolument besoin.

Rappelons que Mumia a déjà passé 34 ans en prison dont 30 dans l'enfer du couloir de la mort. Il a toujours clamé son innocence sans jamais pouvoir la défendre face à un système judiciaire raciste et inéquitable. Son état de santé reste préoccupant. La mobilisation internationale doit donc se poursuivre pour qu'il puisse au plus vite obtenir un traitement afin d’éradiquer l’hépatite C dont il est atteint, ce que lui ont refusé l’administration pénitentiaire et la justice de Pennsylvanie depuis le début de l’année 2015. Aujourd’hui, c’est la justice fédérale qui a été saisie par son équipe de défense. Les audiences (voir nos infos sur www.mumiabujamal.comqui ont eu lieu en décembre 2015 ont été particulièrement éloquentes sur les pratiques dont use l’administration pénitentiaire pour attenter à sa vie, avec notamment la falsification de documents médicaux pour minorer la gravité de la maladie, pour fausser le diagnostic et pour limiter - voire empêcher - l’accès aux soins et traitements indispensables. La vie de Mumia est désormais entre les mains de la Cour fédérale (dont nous sommes toujours dans l'attente du jugement qu'elle doit rendre), mais dépend aussi et surtout de notre mobilisation.

 

QUELQUES INFORMATIONS EN BREF ...

> A l’invitation de notre Collectif et de Patrick Le Hyaric, directeur du journal l’Humanité et député européen, une importante délégation américaine de la défense et des soutiens à Mumia participera à la fête de l’Humanité (10 & 11 septembre) et se rendra ensuite à Strasbourg au siège du Parlement européen. Rappelons qu’en début d’année 2016, à l’initiative de Patrick Le Hyaric, plus de 120 parlementaires (toutes tendances) de 15 pays européens ont interpellé le Gouverneur de Pennsylvanie sur la santé de Mumia.

> Le congrès mondial contre la peine de mort qui s’est tenu en Norvège en juin dernier a été l’occasion de nombreuses rencontres pour la délégation française du Collectif « Libérons Mumia » qui était présente à Oslo. Sa situation et son état de santé continuent de préoccuper les abolitionnistes du monde entier. En attestent les nombreux témoignages de sympathie reçus à l’exemple du passage de Robert Badinter au stand Mumia (photo en pièce jointe). Ce congrès a rassemblé 1.300 personnes de 121 pays différents dont 220 officiels venus de 65 pays, parmi lesquels on comptait 14 représentants d’organisations intergouvernementales et 38 ministres et secrétaires d’État. Bravo et merci pour ce succès à nos amis de l’association Ensemble contre la peine de mort (ECPM), organisateurs de ce congrès en partenariat avec la Coalition Mondiale contre la peine de mort. Vous trouverez en pièce jointe la déclaration finale du congrès.

> La prochaine journée mondiale contre la peine de mort aura cette année pour thématique « la peine de mort et le terrorisme ». A cette occasion, les organisations françaises de défense des droits humains (ACAT, LDH, ECPM, MRAP, Collectif MUMIA, Amnesty International, Lutte Pour la Justice…) et l’association française des victimes du terrorisme organiseront ensemble une initiative de sensibilisation de l’opinion le samedi 8 octobre prochain à Paris.

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Edgar Morin : « Eduquer à la paix pour résister à l’esprit de guerre

Publié le par Patrick Kaczmarek

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Déclaration de Pierre hier : État d'urgence : « Nos groupes parlementaires ne voteront pas la prolongation »

Publié le par Patrick Kaczmarek

Cinq jours après la terrible tuerie de Nice, qui a vu les vies de 84 femmes, hommes et enfants fauchées et des centaines d'autres blessées ou marquées pour toujours, notre nation reste endeuillée et profondément choquée. Cette folie terroriste aveugle a plongé le pays dans un angoissant questionnement sur les motivations du meurtrier Mohamed Lahouij-Bouhlel et sur les moyens de faire face à la terreur que cherchent à imposer de tels actes.

Au chagrin s'est mêlée depuis la colère devant les polémiques et les surenchères indécentes auxquelles se sont livrés sans recul nombre de responsables politiques.

Dès le 15 juillet, le Parti communiste français a refusé ce manque de dignité en appelant à la solidarité et au respect des familles endeuillées, en demandant le temps nécessaire à l'enquête et à la réflexion pour évaluer les nouvelles mesures à prendre face au palier franchi dans l'horreur. D'autres, singulièrement à droite et à l'extrême droite, ont préféré faire assaut de déclarations irresponsables et de surenchères sans fondement. Oui, nous le redisons avec force, contre la marée nauséabonde de tous les démagogues, il va falloir raisonner, penser pour pouvoir agir mieux et plus efficacement contre la menace terroriste grandissante, contre la violence criminelle qui se pare d'alibis ou de mobiles religieux ou politiques, et contre les haines et les divisions.

Le gouvernement a décidé, sans débat, de prolonger l'état d'urgence, sous la pression de la droite et de l'extrême droite qui veulent durcir encore le régime d'exception.

Or, force est de constater que l'état d'urgence n'a pas permis d'éviter le carnage de Nice, dans une ville que les élus de droite ont faite laboratoire de leurs expérimentations sécuritaires.

Avant d'annoncer précipitamment sa prolongation, le président de la République venait de la déclarer inutile en indiquant que les lois récemment votées après son déclenchement permettaient de prendre le relais. Le risque s’accroît donc d'une dérive répressive sans efficacité pour la sécurité de nos concitoyen-ne-s, et d'une atteinte à nos libertés publiques fondamentales.

Nos groupes parlementaires ne voteront donc pas cette prolongation.

Nous appelons en revanche à une réorientation profonde de nos politiques nationales, européennes et internationales. La lutte contre l'action terroriste et l'insécurité du monde est inséparable de la reconstruction d'une nouvelle civilisation commune à toute l'humanité.

Riposter à la violence terroriste et au projet politique meurtrier et dictatorial de Daesh, par la seule voie militaire, par l'engagement de notre pays dans une logique de guerre aveugle, sans stratégie politique visant le retour de la paix et de la sécurité internationale est une grave erreur. Elle alimente la propagande de Daesh sur les esprits qu'il domine.

Tous les promoteurs et artisans de la logique de « guerre des civilisations », depuis Daesh jusqu'à ceux qui prétendent la combattre sur le même terrain, entraînent notre pays et l'humanité dans une voie sans issue.

Les communistes appellent à résister à cette logique meurtrière, à faire reculer ensemble les violences, les haines et les politiques de la peur.

Nous avons, ensemble, la capacité de rejeter le terrorisme et tout ce qui le nourrit, ici en France et ailleurs dans le monde où les guerres et le chaos qu'elles entraînent lui servent de terreau pour son développement.

La France doit enfin accepter de réviser en profondeur ses choix internationaux pour des évolutions de paix au Proche-Orient et en Afrique. Les peuples du Proche-Orient et d'Afrique y aspirent profondément ; ce sont eux et les forces démocratiques et pacifiques que la France doit soutenir avec ardeur.

Ici en France, il est temps de déclarer l'état d'urgence sociale afin de stopper les politiques d'austérité (baisse des dotations aux collectivités locales, suppression de services et de personnel) et de déployer des moyens sans précédent de présence de l’État et des services publics dans tous les territoires de la République.

Sécurité de proximité, éducation, santé publique, accompagnement psychiatrique, prévention, aide psychologique, lutte contre les violences faites aux femmes, contre les trafics mafieux… sont des priorités d'une urgence absolue

C'est seulement dans ce cadre nouveau que les efforts immenses faits par les services de sécurité, de police et de gendarmerie, dont il faut saluer le dévouement, trouveront leur pleine efficacité.

Au-delà, c'est un autre avenir de développement et de solidarité, un avenir d'humanité commune, qu'il faut mettre à l'ordre du jour, en France, en Europe et dans le monde. Nous ne voulons plus de ce monde de l'argent, des concurrences et des guerres, qui nourrit tous les égoïsmes et les racismes.

Contre le déferlement de haine et de démagogie qui ouvrent aujourd'hui la voie aux populismes en tous genres et aux extrêmes droites violentes et xénophobes, les communistes œuvreront sans relâche pour que notre peuple, et toutes celles et ceux qui ont choisi la France pour y vivre, puissent débattre sereinement et démocratiquement de ces enjeux majeurs.

2017 sera pour cela une année cruciale durant laquelle nous ne laisserons pas le débat politique se rouler dans la fange.

Notre pays mérite mieux, afin de construire un dialogue avec les forces démocratiques du monde pour une humanité de paix, d'égalité et de partage.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF,

Paris, le 19 juillet 2016.

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Tragédie de Nice : par solidarité avec les victimes et refusons l’instrumentalisation

Publié le par Patrick Kaczmarek

Une tragédie meurtrière a fait plus d’une centaine de victimes le 14 juillet à Nice, dont 84 sont décédées. Aussitôt, le mot attentat est lâché. Aussitôt, les méthodes sécuritaires sont justifiées. Et pourtant …

Le premier ministre indique « nous sommes face à une guerre que les terroristes nous livrent. La France ne se laissera pas déstabiliser ». L’opposition en profite pour tirer sur le gouvernement, qui de son côté annonce la prolongation de l’Etat d’urgence. Cette agitation est indécente pour les victimes.

Quelques heures après le drame, nous ne savons pas grand-chose et nous voudrions tout expliquer !

Ce que nous savons, c’est que :

  • aucun n’attentat n’est à cette heure revendiqué.

  • le conducteur du camion n’était pas fiché pour des liens avec des groupes djihadistes.

  • la vidéo-surveillance ultra-présente à Nice n’a servie à rien.

On peut se demander comment dans la ville la plus surveillée de France avec 1250 caméras, un camion a pu circuler deux kilomètres sur l’artère la plus touristique, de plus interdite à la circulation.

« La France va devoir vivre avec le terrorisme » affirme une nouvelle Manuel Valls. Mais donner si vite la victoire aux terroristes est-il de nature à rassurer la population ? Certes, on peut considérer que le mode opératoire et la date correspondent aux objectifs des groupes non-étatiques qui veulent semer la terreur, mais rien ne le confirme actuellement.

Force est de constater que les mesures sécuritaires développées en France depuis les attentats du 7 janvier et renforcées depuis ceux du 13 novembre, n’ont pas été de nature à empêcher cette tragédie. C’est le même constat sur la scène internationale. Les choix de la guerre et de la violence, mis en œuvre depuis les attentats du 11 septembre 2011 n’ont renforcé que la guerre et la violence.

Dans l’immédiat, apportons le réconfort nécessaire aux familles des victimes, sans exploiter leurs souffrances à des fins sécuritaires.

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Communiqué : Halte à la répression contre les militants palestiniens non-violents en Palestine !

Publié le par Patrick Kaczmarek

Halte à la répression contre les militants palestiniens non-violents en Palestine !
 

Abdullah Abu Rahma, un des responsables du comité de résistance populaire non violente de Bil'in  passe en jugement en Israël le 23 juillet. Il doit être relaxé !

De nouveau, les autorités d'occupation israéliennes s'acharnent contre le mouvement de résistance non violente palestinien en la personne d'Abdallah Abu Rahma. Ce militant est un animateur infatigable du comité de résistance populaire de Bil'in, village qui mène la lutte depuis plus de 11 ans contre le mur qui a confisqué une partie des terres des habitants. La résistance populaire non-violente s'est étendue un peu partout en Cisjordanie et à Jérusalem où des manifestations non violentes sont organisées toutes les semaines. Abdullah est un militant internationalement connu pour cela.
Il a déjà fait 16 mois de prison, entre 2010 et 2011 pour « incitation à manifestation violente » alors que toutes les semaines, il participe aux manifestations dans son village en compagnie de militants pacifistes internationaux avec parmi eux, des citoyens israéliens, justement pour empêcher les violences. À chaque fois, il  risque sa vie et sa liberté. Il a été blessé de nombreuses fois.

Le 13 mai 2016, il a été arbitrairement arrêté par des soldats israéliens alors qu'il participait à une course cycliste à Bil'in pour marquer l'anniversaire de la Naqba. Maintenu en détention pendant 10 jours, malgré la décision de la Cour militaire d'Ofer de le libérer immédiatement, il a été contraint de payer une caution très élevée de 15.000 NIS (~ 3900 USD) pour être libéré, assortie d'une obligation de se présenter régulièrement à la prison. Il doit repasser en jugement le 13 juillet 2016, avec un nouveau chef d'inculpation d'agression de soldats - alors qu'une preuve vidéo de son arrestation par des soldats qui le frappent, sans aucune provocation de sa part, avait été transmise au juge.
Le procureur militaire demande d'une part, qu'il soit de nouveau incarcéré et/ou expulsé de son village. Les audiences ont clairement ciblé ses activités de défense des droits humains sans cause réelle lors de son arrestation.

L'action d'Abdallah Abu Rahma et de la population qui mène la résistance populaire non-violente à Bil'in, dans toute la Cisjordanie et à Jérusalem, a été popularisée dans plusieurs films : "Stop the Wall" de Muriel  Jacoub et "Cinq caméras brisées" réalisé par Emad Burnat et Guy Davidi, diffusé en salle en 2015.

Le Mouvement de la Paix exige l'arrêt des poursuites contre ce militant pacifiste exemplaire de la cause palestinienne et demande aux autorités françaises d'intercéder en sa faveur.

Il demande  également au gouvernement français d'intervenir auprès du gouvernement  israélien pour que celui-ci cesse toute  répression contre les militants palestiniens qui mènent pacifiquement la lutte pour vivre et travailler sur leurs terres. Au moment où la France a lancé une initiative pour relancer des négociations pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, le gouvernement israélien doit cesser de tels agissements, contraires au droit international qui doit s'appliquer en Israël et dans les territoires occupés - L'ONU et les instances internationales devraient s'appliquer à le faire respecter.


 

Le 6 juillet 2016
Le Mouvement de la Paix



Contact : Nicole Bouexel , 06 70 57 91 23

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Appel à la solidarité pour la famille SIANOSYAN!

Publié le par Patrick Kaczmarek

La Préfecture de la Somme communique directement à des dizaines de milliers de lecteurs du quotidien « Courrier Picard » pour expliquer qu’il entend expulser humainement la famille SIANOSYAN en Azerbaïdjan et donne les bonnes raisons de ne pas héberger cette famille en omettant volontairement 2 éléments :

 

  1. Il est inhumain de vouloir expulser cette famille en Azerbaïdjan, un pays qu’elle ne connaît pas, compte tenu que celle-ci a fui ce pays en tant qu’enfants avec leurs parents respectifs en 1990 pour rejoindre la Russie, parents qui avaient souffert du conflit entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie à cette époque…D’ailleurs, le Tribunal Administratif d’Amiens doit encore statuer, le 6 septembre 2016 à 10h sur un recours contre leur OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) et la CNDA (Cour Nationale du Droit d’Asile) doit également statuer prochainement…

     

  2. Ne pas héberger la famille SIANOSYAN et leurs 3 enfants dont un bébé de 19 mois relève de la non protection de l’Enfance. Le prétexte est que la famille a refusé un hébergement à Soissons en février 2016. Sauf que la Préfecture de la Somme ne veut pas voir l’extrême précarité dans laquelle était plongée la famille SIANOSYAN, après 5 premiers changements d’hébergement (et d’école pour les 2 aînés) en 26 mois de présence dans l’Aisne…. Cette famille a choisi de partir à Amiens espérant trouver un peu plus de stabilité.

 

C’est totalement raté pour la stabilité…

 

Pour l’hébergement à Amiens, le Préfet veut maintenir sa position d’interdire la prise en charge de cette famille par le service d’urgence, le 115…

C’est pourquoi :

  1. Continuons de signer massivement la pétition demandant un hébergement pour la famille SIANOSYAN et leurs 3 enfants sur le site: http://resf.info/P3094 ou sur « papier » (voir en pj) . En attendant un hébergement provisoire semble se dessiner pour 2 mois avec une institution mécène…

     

  2. Aidons la famille SIANOSYAN pour assurer l’alimentaire pour ces 2 mois, en envoyant un chèque à l’ordre de « LDH » à RESF de la Somme, BP80713, 80007 Amiens Cdx01

 

Bien à vous, Pour le RESF de la Somme, Martine Tekaya, Sibylle Luperce, Mireille Hanin, Suzanne Cardon, Florence Grimout, Danièle Bouty, Nathalie Seguin, Martine Lefebvre, Dikanaïna Harrivel, Claire Bizet, Christophe Collafarina, Carole Prompsy, Valéria Vélasco, Christophe Clavet, Marie Claire et Didier Cottrelle, Paul Doublet, Bertille et Marcel Dekervel

 

Contacts RESF : tel 07 88 99 64 67, E-mail: resfsomme@gmail.com, Site: www.educationsansfrontieres.org

 

Réseau Education Sans Frontières de la Somme, avec le soutien de: Ligue des Droits de l’Homme, SUD-Education, FCPE, Léo-Lagrange, FSU, CGT-Education, SGEN-CFDT, UNSA-Education, Union  CGT80, Union syndicale "Solidaires", UNEF, l'ASMA, l’Union pour la Dignité des Chômeurs, ATTAC, Confédération Paysanne, Ligue de l'Enseignement, Mouvement de la Paix, Compagnie de théâtre «Charnière», Femmes Solidaires, Association «Vie Brisée», Association de lutte contre l’illettrisme«CARDAN», Espéranto 80, Femmes en Mouvement, Compagnie de théâtre «Les BEN’ARTS», Coordination des Intermittents et Précaires de Picardie, les CEMEA de Picardie, Etudiants Musulmans de France, Fédération Syndicale Etudiante, Journal «ch’Fakir», la CIMADE, SUD-Santé Sociaux, Association d’Ethno-Psychanalyse, Association «Faites de la Résistance», Nouvelle Afrique, Association Générale des Etudiants de Picardie, Théâtre «La Roue Libre», Association «Culture, Animation, Prévention, Sports», Association «Défense-Enfants-International», Association CAP-VERT d’Amiens, Association « Bulles de Théâtre », Groupe Musical « Bordel de Mel et Boris-PELOSOF-TRIO », Association de Solidarité aux Arméniens «ARATTA», Association «Boite Sans Projet», Association de Solidarité aux Yézides «Mala-Ezdîye-Amiens ou la Maison des Yézidis d’Amiens», Association des Russophones «Bouledeneige», Chorale «Bande à Rosa», Syndicat Amiens-Métropole SUD  …

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Déclaration du Mouvement de la Paix : La France devrait sortir de l’OTAN

Publié le par Patrick Kaczmarek

DECLARATION DU MOUVEMENT DE LA PAIX

La France devrait sortir de l’OTAN
 

Abstract : « Le strict respect du droit international et des principes de la Charte des Nations Unies basés sur la prévention et la résolution politique des conflits ne peut que conduire à demander la dissolution de l’Otan et dans un premier temps : le retrait de la France de cette organisation militaire qui n’a résolu aucun problème mais les a aggravés tous. A la question de la légalité de l’Otan s’ajoute en effet le fait que les guerres auxquelles l’Otan a participé au nom de la lutte contre le terrorisme (Afghanistan, Irak , Libye etc.) n’ont rien résolu et ont aggravé considérablement la situation internationale en plongeant par exemple  le Moyen-Orient dans des guerres sans fin qui fragilisent la paix et étendent la guerre en Afrique occidentale et subsaharienne. D’autres solutions pour la construction de la paix doivent être envisagées à travers une démilitarisation des relations internationales, une diminution des dépenses militaires, et des politiques audacieuses en faveur de la paix, de la promotion d’une culture de la paix, de la réalisation concrète de tous les droits humains à travers la mise en œuvre des ODD (1) sous l’égide des Nations Unies. Ces exigences seront portées par la délégation du Mouvement de la Paix présente au contre- sommet de l’Otan de Varsovie et conduite par Yves-Jean Gallas membre du Bureau national du Mouvement de la Paix et représentant du Mouvement de la Paix au sein du collectif français OTAN-Afghanistan ».


L'organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) a été mise en place en 1949 et regroupait alors 12 pays : les États-Unis, le Canada et 10 pays d'Europe de l'Ouest et du Nord.

Si l'OTAN est une organisation militaire, l'article 2 de la convention constitutive initiale en date du 4 avril  1949 stipulait que les parties « s’efforceront d'éliminer toute opposition dans leurs politiques économiques internationales » définissant aussi l’OTAN comme un outil au service d’intérêts économiques et géostratégiques précis dans le contexte de l’époque. Dans la réalité d'une Europe détruite, l'OTAN est dès le début sous la domination des USA. Par souci d’indépendance nationale à l’initiative du général De Gaulle, la France, sans quitter l’OTAN, se retire en 1966 du commandement militaire intégré de l’Otan qu’elle réintègre en Avril 2009 à l’initiative de Nicolas Sarkozy alors qu’au sommet de l’Otan à Chicago en 2012 sous la Présidence de François Hollande, la France accepte de participer au bouclier antimissile antérieurement appelé « guerre des étoiles ».

Pourtant, avec la chute du mur de Berlin, la fin de la guerre froide et la dissolution du Pacte de Varsovie, les raisons initiales de la création de l’Otan n’existaient plus et  cette organisation aurait dû être progressivement dissoute au bénéfice d’une revalorisation de la charte des Nations Unies et de systèmes de sécurité régionaux construits dans le respect de la charte tel que l’OSCE pour l’Europe.

Mais à l’inverse et à l’instigation des USA, cette occasion historique a été ratée et - progressivement sous couvert de lutte contre le terrorisme - l’OTAN a élargi son implantation géographique jusqu’à encercler la Russie  au nom du « partenariat pour la paix » avec les ex-pays socialistes, et s’est attribuée de nouvelles compétences au nom de son nouveau concept stratégique (NSC) allant jusqu’à s’autoriser à intervenir militairement  hors du territoire de ses membres et sans l’accord des Nations Unies ou avec des positionnements contraires à la charte. Les Guerres au Kosovo, en Afghanistan, en Irak, en Libye illustrent cette évolution mais se traduisent toutes par des échecs notables et une extension dangereuse des conflits.

A la question de la légalité de l’OTAN en termes de droit international eu égard au respect de la charte et de ses principes, s’ajoute le fait que les guerres précitées n’ont rien résolu et ont aggravé considérablement la situation internationale en plongeant le Moyen-Orient dans des guerres sans fin qui fragilisent  la paix et étendent la guerre en Afrique occidentale et subsaharienne. Par ailleurs, l’OTAN contribue ainsi à l’augmentation des dépenses militaires et appelle ses partenaires européens à augmenter le niveau de leurs budgets militaires. Est-ce la meilleure contribution que l’Europe puisse apporter à la construction de la paix ?

Aussi, le strict respect du droit international et des principes de la charte des Nations Unies basé sur la prévention et la résolution politique des conflits ne peut que conduire à demander la dissolution de l’OTAN et dans un premier temps : retrait des structures militaires de l’OTAN.

C’est pourquoi la France devrait se retirer de cette organisation et agir pour sa dissolution au bénéfice d’une revalorisation du rôle des Nations Unies et de systèmes de sécurité régionaux basés sur les principes de la charte. Mais le plus important dans un premier temps c’est un grand débat national sur le thème « Quelle politique de la France pour la paix et la sécurité ? ». Les deux attentats de 2015 rendent ce débat nécessaire. Plusieurs associations ont commencé à écrire un projet de livre Blanc pour la Paix comme contribution à ce débat. Il faut encourager de telles initiatives citoyennes.

Ces exigences seront portées par la délégation du Mouvement de la Paix présente au contre-sommet de l’OTAN de Varsovie et conduite par Yves-Jean Gallas, membre du Bureau national du Mouvement de la Paix et représentant du Mouvement de la Paix au sein du collectif français OTAN-Afghanistan.

 


1. ODD : Objectifs de développement durable. 17 objectifs mondiaux pour mettre fin à la pauvreté, lutter contre les inégalités et l’injustice, et faire face au changement climatique d’ici à 2030


Le 7 juillet 2016
Le Mouvement de la Paix

Contact : Roland NIVET,
Porte-parole du Mouvement de la paix, 06 85 02 87 14

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Myriam Benraad «Il est faux de penser qu’on va défaire Daech en lui reprenant des villes»,Libération du 05 juillet 2016

Publié le par Patrick Kaczmarek

Pour Myriam Benraad, spécialiste de l’Irak, les élites chiites ont échoué à assurer la sécurité et à partager le pouvoir.

Depuis treize ans, Myriam Benraad travaille sur la question irakienne. Chercheuse associée à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman, elle a publié l’an dernier Irak, la revanche de l’histoire (éd. Vendémiaire). L’Etat islamique revient-il à une logique d’attentats après la perte de ses territoires ? L’attentat de Karrada démontre que l’EI est bien présent à Bagdad et l’a toujours été. Certains pensent encore qu’on va défaire l’EI en lui reprenant des villes et que tout s’arrêtera là. C’est faux. C’est une guerre de longue durée, il est temps de l’admettre. L’EI a pour but d’éradiquer toute présence chiite en Irak et en Syrie. Depuis le renversement de Saddam Hussein et l’implantation de la branche d’Al-Qaeda qui deviendra ensuite l’Etat islamique d’Irak à partir de 2006, on a assisté à des attentats quasi-quotidiens, qui ont visé avant tout la communauté chiite. Sur le plan religieux, les jihadistes considèrent les chiites comme des apostats, sortis de la voie de l’orthodoxie, donc des non-musulmans. Sur le plan politique, ils sont perçus comme des alliés des Etats-Unis et de l’Iran, et accusés d’avoir livré l’Irak à Téhéran. Le Premier ministre, Haïdar al-Abadi, a été immédiatement critiqué pour son incapacité à assurer la sécurité de la population… Il avait fait d’importantes promesses, en 2014, disant qu’il allait s’atteler au rétablissement de l’ordre. Cet attentat vient sanctionner son échec. Mais la révolte contre Al-Abadi a commencé en août 2015, autour de la jeunesse, des partis progressistes, des associations, de tous ceux qui rejetaient le confessionnalisme et dénonçaient les courants sectaires. Le leader chiite Moqtada al-Sadr a lui même accompagné le mouvement en 2016. Il a joué la carte du populisme et du rejet du système des quotas dans la répartition des postes institutionnels. Il s’est présenté comme un héros national, apte à transcender les divisions. Il avait déjà joué sur ce registre en 2004, lorsqu’il avait apporté son soutien aux insurgés sunnites de Fallouja. Et il continue, car derrière cette révolte, il y a l’idée de mettre à bas l’ordre établi. Cette colère peut-elle déboucher sur une vraie réforme de l’Etat ? C’est une colère populaire profonde. Des manifestations chiites, parfois très violentes, s’étaient déroulées durant l’occupation américaine, dès 2003. Elles visaient déjà les élites. Et le mouvement ne se limite pas aux chiites. On assiste à un rejet global de l’appareil politique. L’occupation du Parlement, le 30 avril, en a été le symbole. Tant que cette élite népotique et clientéliste restera au pouvoir, je ne vois pas comment la situation pourrait s’améliorer sur le plan de la sécurité, de l’économie, de la justice. A moins d’une révolution de grande ampleur, rien ne semble pouvoir modifier cet état de fait. L’EI est aussi une forme de révolution radicale contre l’héritage de l’occupation américaine et les élites irakiennes. Le Premier ministre a-t-il entendu cette colère ? Haïdar al-Abadi a tenté de former un gouvernement de technocrates il y a quelques semaines, qui a tout de suite été rejeté : les contestataires ont estimé qu’il était simplement cosmétique. Désormais, on a dépassé l’étape où le Premier ministre peut gagner du temps en promettant des réformes. Soit le gouvernement s’effondre sous la pression, soit il répond par la répression. C’est cette dernière voie qu’Al-Abadi semble emprunter. Les dernières manifestations ont été étouffées. Al-Abadi se présentait comme plus ouvert que son prédécesseur, Nouri al-Maliki, mais pourrait basculer à son tour vers l’autoritarisme. La libération de Fallouja l’a bien montré : il laisse faire les milices chiites - dirigées directement par l’Iran, sans lui rendre de comptes - en toute impunité. Le fédéralisme est-il une option sérieuse pour reconstruire le pays ? Il est acté dans la Constitution de 2005, et une loi dans ce sens a été votée en 2006. Le Kurdistan a réalisé son autonomie, mais pour ce qui concerne les autres territoires, l’Etat central refuse de lâcher la main. En 2011, des partis arabes sunnites avaient demandé un référendum pour se constituer en région autonome. Maliki avait refusé catégoriquement. Trois ans plus tard, l’EI a pris le pouvoir dans une logique de sécession : Maliki lui a offert les sunnites sur un plateau d’argent ! Aujourd’hui, le pouvoir central refait les mêmes erreurs : dans les territoires libérés, ce sont les milices chiites qui sont dépêchées pour assurer la transition au lieu de mettre en avant des autorités locales sunnites. Or, sans dévolution du pouvoir, l’Etat irakien ne pourra jamais se relégitimer.

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Communiqué du Mouvement de la Paix sur l’accord de cessez-le-feu définitif en Colombie

Publié le par Patrick Kaczmarek

 

DECLARATION DU MOUVEMENT DE LA PAIX

La France devrait sortir de l’OTAN
 

Abstract : « Le strict respect du droit international et des principes de la Charte des Nations Unies basés sur la prévention et la résolution politique des conflits ne peut que conduire à demander la dissolution de l’Otan et dans un premier temps : le retrait de la France de cette organisation militaire qui n’a résolu aucun problème mais les a aggravés tous. A la question de la légalité de l’Otan s’ajoute en effet le fait que les guerres auxquelles l’Otan a participé au nom de la lutte contre le terrorisme (Afghanistan, Irak , Libye etc.) n’ont rien résolu et ont aggravé considérablement la situation internationale en plongeant par exemple  le Moyen-Orient dans des guerres sans fin qui fragilisent la paix et étendent la guerre en Afrique occidentale et subsaharienne. D’autres solutions pour la construction de la paix doivent être envisagées à travers une démilitarisation des relations internationales, une diminution des dépenses militaires, et des politiques audacieuses en faveur de la paix, de la promotion d’une culture de la paix, de la réalisation concrète de tous les droits humains à travers la mise en œuvre des ODD (1) sous l’égide des Nations Unies. Ces exigences seront portées par la délégation du Mouvement de la Paix présente au contre- sommet de l’Otan de Varsovie et conduite par Yves-Jean Gallas membre du Bureau national du Mouvement de la Paix et représentant du Mouvement de la Paix au sein du collectif français OTAN-Afghanistan ».


L'organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) a été mise en place en 1949 et regroupait alors 12 pays : les États-Unis, le Canada et 10 pays d'Europe de l'Ouest et du Nord.

Si l'OTAN est une organisation militaire, l'article 2 de la convention constitutive initiale en date du 4 avril  1949 stipulait que les parties « s’efforceront d'éliminer toute opposition dans leurs politiques économiques internationales » définissant aussi l’OTAN comme un outil au service d’intérêts économiques et géostratégiques précis dans le contexte de l’époque. Dans la réalité d'une Europe détruite, l'OTAN est dès le début sous la domination des USA. Par souci d’indépendance nationale à l’initiative du général De Gaulle, la France, sans quitter l’OTAN, se retire en 1966 du commandement militaire intégré de l’Otan qu’elle réintègre en Avril 2009 à l’initiative de Nicolas Sarkozy alors qu’au sommet de l’Otan à Chicago en 2012 sous la Présidence de François Hollande, la France accepte de participer au bouclier antimissile antérieurement appelé « guerre des étoiles ».

Pourtant, avec la chute du mur de Berlin, la fin de la guerre froide et la dissolution du Pacte de Varsovie, les raisons initiales de la création de l’Otan n’existaient plus et  cette organisation aurait dû être progressivement dissoute au bénéfice d’une revalorisation de la charte des Nations Unies et de systèmes de sécurité régionaux construits dans le respect de la charte tel que l’OSCE pour l’Europe.

Mais à l’inverse et à l’instigation des USA, cette occasion historique a été ratée et - progressivement sous couvert de lutte contre le terrorisme - l’OTAN a élargi son implantation géographique jusqu’à encercler la Russie  au nom du « partenariat pour la paix » avec les ex-pays socialistes, et s’est attribuée de nouvelles compétences au nom de son nouveau concept stratégique (NSC) allant jusqu’à s’autoriser à intervenir militairement  hors du territoire de ses membres et sans l’accord des Nations Unies ou avec des positionnements contraires à la charte. Les Guerres au Kosovo, en Afghanistan, en Irak, en Libye illustrent cette évolution mais se traduisent toutes par des échecs notables et une extension dangereuse des conflits.

A la question de la légalité de l’OTAN en termes de droit international eu égard au respect de la charte et de ses principes, s’ajoute le fait que les guerres précitées n’ont rien résolu et ont aggravé considérablement la situation internationale en plongeant le Moyen-Orient dans des guerres sans fin qui fragilisent  la paix et étendent la guerre en Afrique occidentale et subsaharienne. Par ailleurs, l’OTAN contribue ainsi à l’augmentation des dépenses militaires et appelle ses partenaires européens à augmenter le niveau de leurs budgets militaires. Est-ce la meilleure contribution que l’Europe puisse apporter à la construction de la paix ?

Aussi, le strict respect du droit international et des principes de la charte des Nations Unies basé sur la prévention et la résolution politique des conflits ne peut que conduire à demander la dissolution de l’OTAN et dans un premier temps : retrait des structures militaires de l’OTAN.

C’est pourquoi la France devrait se retirer de cette organisation et agir pour sa dissolution au bénéfice d’une revalorisation du rôle des Nations Unies et de systèmes de sécurité régionaux basés sur les principes de la charte. Mais le plus important dans un premier temps c’est un grand débat national sur le thème « Quelle politique de la France pour la paix et la sécurité ? ». Les deux attentats de 2015 rendent ce débat nécessaire. Plusieurs associations ont commencé à écrire un projet de livre Blanc pour la Paix comme contribution à ce débat. Il faut encourager de telles initiatives citoyennes.

Ces exigences seront portées par la délégation du Mouvement de la Paix présente au contre-sommet de l’OTAN de Varsovie et conduite par Yves-Jean Gallas, membre du Bureau national du Mouvement de la Paix et représentant du Mouvement de la Paix au sein du collectif français OTAN-Afghanistan.

 


1. ODD : Objectifs de développement durable. 17 objectifs mondiaux pour mettre fin à la pauvreté, lutter contre les inégalités et l’injustice, et faire face au changement climatique d’ici à 2030


Le 7 juillet 2016
Le Mouvement de la Paix

Contact : Roland NIVET,
Porte-parole du Mouvement de la paix, 06 85 02 87 14

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