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Publié le par Patrick Kaczmarek

pour information :

- une analyse très complète sur Gaza et la position du gouvernement français,

par M Gabrelle, militante afps 59/62 (groupe afps membre de bds-france) :

http://www.nord-palestine.org/2014-07-27DiscoursMireille.pdf

 

 

- position de CGT Thalès sur la

Relation entre THALES et l’Etat d’Israël :

http://www.aurdip.fr/DOCS/CGT-Thales-Courrier-PDG-%20relation-THALES-Etat%20Israel.pdf

 

 

Le blog de Arié Alimi (conseillé par Claire) :

http://blogs.mediapart.fr/blog/arie-alimi/270714/francais-avocat-juif-ne-sarcelles-dans-le-desordre

Et des portraits de refuzniks isaréliens :

http://www.mediapart.fr/portfolios/israeliens-ils-refusent-de-porter-les-armes

 

Et en pièce jointe une liste de produits/chaînes à boycotter (transmise par Kamel).

 

En plus :

Un coup de gueule :

http://blogs.mediapart.fr/blog/jplabonde/050714/culture-contre-education-populaire

Et un coup bas en préparation : 

http://www.cartederesident.org//

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PHOTOS DE JEAN MARIE FAUCILLON DE LA MANIF DU 02 AOUT POUR LA PAIX EN PALESTINE

Publié le par Patrick Kaczmarek

PHOTOS DE JEAN MARIE FAUCILLON DE LA MANIF DU  02 AOUT POUR LA PAIX EN PALESTINE
PHOTOS DE JEAN MARIE FAUCILLON DE LA MANIF DU  02 AOUT POUR LA PAIX EN PALESTINE
PHOTOS DE JEAN MARIE FAUCILLON DE LA MANIF DU  02 AOUT POUR LA PAIX EN PALESTINE
PHOTOS DE JEAN MARIE FAUCILLON DE LA MANIF DU  02 AOUT POUR LA PAIX EN PALESTINE
PHOTOS DE JEAN MARIE FAUCILLON DE LA MANIF DU  02 AOUT POUR LA PAIX EN PALESTINE
PHOTOS DE JEAN MARIE FAUCILLON DE LA MANIF DU  02 AOUT POUR LA PAIX EN PALESTINE
PHOTOS DE JEAN MARIE FAUCILLON DE LA MANIF DU  02 AOUT POUR LA PAIX EN PALESTINE
PHOTOS DE JEAN MARIE FAUCILLON DE LA MANIF DU  02 AOUT POUR LA PAIX EN PALESTINE
PHOTOS DE JEAN MARIE FAUCILLON DE LA MANIF DU  02 AOUT POUR LA PAIX EN PALESTINE
PHOTOS DE JEAN MARIE FAUCILLON DE LA MANIF DU  02 AOUT POUR LA PAIX EN PALESTINE
PHOTOS DE JEAN MARIE FAUCILLON DE LA MANIF DU  02 AOUT POUR LA PAIX EN PALESTINE
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PHOTOS DE JEAN MARIE FAUCILLON DE LA MANIF DU  02 AOUT POUR LA PAIX EN PALESTINE
PHOTOS DE JEAN MARIE FAUCILLON DE LA MANIF DU  02 AOUT POUR LA PAIX EN PALESTINE
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PHOTOS DE JEAN MARIE FAUCILLON DE LA MANIF DU  02 AOUT POUR LA PAIX EN PALESTINE
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Pour la libération de MUMIA : rassemblement à Paris le mercredi 6 août

Publié le par Patrick Kaczmarek

DIFFUSION NATIONALE AUX SOUTIENS A MUMIA ABU-JAMAL

 

Mercredi 6 août : rassemblement à Paris pour la libération de Mumia

à 18 heures place de la Concorde / face au Consulat des Etats-Unis / angle rue de Rivoli - jardin des Tuileries / Métro : Concorde

Comme chaque premier mercredi du mois, nous donnons rendez-vous aux franciliens pour exiger la libération de Mumia Abu-Jamal. Rappelons que cet homme a déjà passé plus de 33 ans en prison dont 30 dans l'enfer du couloir de la mort. Il a toujours clamé son innocence sans jamais pouvoir la défendre face à un système judiciaire raciste et inéquitable. Arrêté et incarcéré à l'âge de 28 ans, il a eu 60 ans le 24 avril dernier. Marié, père et grand-père, Mumia veut "rentrer à la maison". Agissons pour que sa libération et son retour auprès de siens interviennent le plus vite possible.

 

Fête de l'Humanité les 12/13/14 septembre à La Courneuve

Comme c'est le cas depuis de très nombreuses années, le Collectif "Libérons Mumia" sera présent au Village du Monde de la Fête de l'Humanité. D'ores et déjà nous vous donnons rendez-vous à notre stand avenue Che Guevarra ... L'occasion de rendre également visite à nos amis du Mrap, de l'association Ensemble contre la peine de mort" et du CSIA Nitassinan (solidarité avec Leonard Peltier et les indiens d'Amérique), lesquels disposeront d'un stand à nos côtés. Nous reviendrons sur cet évènement lors d'un prochain message.

 

LE COLLECTIF FRANÇAIS "LIBÉRONS MUMIA"

rassemblant une centaine d'organisations et de collectivités publiques

www.mumiabujamal.com

 

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Cinq points de discussion israéliens sur Gaza: démystifiés

Publié le par Patrick Kaczmarek

 

 

Images invisibles? Cliquez ici...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cinq points de discussion israéliens sur Gaza: démystifiés

 

 

 

 

"Israël prétend qu’il ne fait qu’exercer son droit à la légitime défense et que Gaza n’est plus occupée. Voici ce que vous devez savoir sur ces points de discussion, et plus encore."

Lire l'article de l'avocate Noura Erekat publié dans le quotidien américain "The Nation",  traduit en français sur le site de l'Agence.

 

 

 

 

 

 

 

 

"Plus de 1000 morts à Gaza, et ça continue"

 

 

 

 

'Le bilan s’alourdit au dix-neuvième jour de l’offensive militaire israélienne contre la bande de Gaza et sa population civile :

1020 morts palestiniens jusqu’à cette heure-ci, dont 200 enfants, 110 femmes et 83 personnes âgées suite à des bombardements israéliens en dix-neuf jours."

Lire le billet de Ziad Medoukh publié sur le site de l'Agence.

 

 

 

 

 

 

 

 

La France s’abstient lors d’un vote de l’ONU demandant le respect du droit international dans les territoires palestiniens dont Jérusalem Est

 

 

 

 

 

 

 

La France s’est abstenu le 22 juillet dernier lors d’un vote de l’ONU  pour “faire respecter le droit international dans les territoires palestiniens dont Jérusalem Est”.

Lire la suite sur le site de l'Agence.

 

 

 

 

 

 

 

 

Rassemblement du Samedi 26 juillet à Paris: COMMUNIQUÉ

 

 

 

 

"Une réunion du Collectif aura lieu dès demain pour convenir des moyens de poursuivre dans la plus grande unité les actions de soutien dans les rues, au peuple palestinien dans les jours qui viennent malgré l’attitude partiale du gouvernement."

Lire le communiqué publié sur le site de l'Agence.

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTO: Respect à Massive Attack pour leur soutien à #GAZA durant leur concert

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Gaza est occupée ou sous restrictions depuis 1948". C'est à travers ces mots que le groupe "Massive Attack" a témoigné de son soutien à Gaza au festival Longitude 2014 .

Lire la suite sur le site de la Campagne BDS France. Un article à ce sujet dans le Figaro  également.

 

 

 

 

 

 

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Dr. Mustapha Barghouti

Publié le par Patrick Kaczmarek

  http://www.humanite.fr/israel-vise-lannexion-de-la-cisjordanie-et-la-consolidation-du-systeme-dapartheid-548763#sthash.FxHEAmla.dpuf

 

« Israël vise l’annexion de la Cisjordanie et la consolidation du système d’apartheid »

Entretien réalisé par Rosa MoussaouiSamedi, 2 Août, 2014 –

See more at: http://www.humanite.fr/israel-vise-lannexion-de-la-cisjordanie-et-la-consolidation-du-systeme-dapartheid-548763#sthash.FxHEAmla.dpuf

Entretient avec le Dr Mustapha Barghouti. Le climat reste très tendu en Cisjordanie, où un Palestinien de vingt-deux ans a été tué par l’armée israélienne ce vendredi au cours de heurts à Tulkarem. À Hébron, cinq-mille personnes ont manifesté pour réclamer qu’Israël soit traduit devant la justice internationale pour ses crimes de guerre à Gaza. Le secrétaire général de l’Initiative nationale palestinienne parle de soulèvement populaire.

De Ramallah (Palestine), envoyée spéciale

Que change cette nouvelle guerre contre Gaza dans l’esprit des Palestiniens ?

Dr Mustapha Barghouti. Rien ne sera plus comme avant. Israël est en train de commettre à Gaza le pire des crimes humanitaires. Le problème ne se pose pas seulement avec Israël, il se pose avec tous les pays qui se rendent complices de ces crimes. C’est honteux, inacceptable. Les dirigeants du monde devraient venir constater par eux-mêmes qu’Israël a le droit de se défendre, tandis que les Palestiniens ne peuvent exercer ce droit. Ce sont eux, pourtant, qui sont opprimés depuis plus de 70 ans par l’occupation et par un système de ségrégation. Nous assistons aujourd’hui à la fin d’une ère, celle du processus d’Oslo. L’approche des Palestiniens est désormais complètement différente, ils réalisent qu’Israël ne comprend malheureusement que le langage de la force. D’importants efforts seront déployés à l’avenir, pour adopter une nouvelle stratégie unifiée, basée sur la résistance, que nous espérons non violente. Il nous faudra aussi renforcer la campagne en faveur du boycott et des sanctions. Enfin, les Palestiniens doivent impérativement s’unir. Les trois formations qui sont encore à l’extérieur de l’OLP, le Hamas, le Jihad islamique et l’Initiative nationale devront y entrer. La direction palestinienne devra être rajeunie et plus attentive aux besoins de notre peuple. Avec cette agression, Benyamin Netanyahou a tenté de faire voler en éclat nos efforts d’unification. Jusqu’ici, nos divisions lui permettaient d’affirmer qu’aucune force n’était représentative des Palestiniens. La constitution d’un gouvernement d’entente nationale l’a rendu fou. Avec le Hamas, nous avons de profonds désaccords idéologiques. Mais ils sont issus de notre peuple, c’est aux Palestiniens de choisir qui les représente. Ces évènements ne feront en définitive que renforcer le Hamas. Il incarne désormais la résistance, au détriment du Fatah, qui apparaît comme incapable de combattre l’occupation.

Comment expliquez-vous la complaisance qui permet à l’armée et au gouvernement israéliens de violer le droit international, le droit humanitaire, en toute impunité ?

Dr Mustapha Barghouti. Les Israéliens laisseront derrière eux, à Gaza, un désastre. Toutes les infrastructures sont détruites. Les pertes humaines sont au-delà de toute description. Des civils, des femmes, des enfants sont massacrés. Comment l’armée israélienne aurait-elle pu se permettre de bombarder une école de l’ONU où des civils étaient réfugiés, sans la complicité, sans le silence du monde ? Je constate toutefois qu’il y a un abîme entre les peuples, révoltés par ce massacre, et les gouvernements, soumis aux pressions des lobbies pro-israéliens. Selon la propagande israélienne, cette offensive militaire serait dirigée contre le seul Hamas, qualifié d’organisation terroriste. Mais cette agression vise en réalité tous les Palestiniens ! C’est toute la population qui souffre aujourd’hui à Gaza ! Tous ceux qui se taisent devant cette catastrophe devront rendre, un jour, des comptes. Nous exhortons le président Abbas à porter l’affaire devant la justice internationale et je ne doute pas que des démarches en ce sens seront engagées dans les heures qui viennent. Des commissions d’enquête internationales feront, j’en suis sûr, la lumière sur ces crimes de guerre.

Vous parlez d’un soulèvement populaire en Cisjordanie…

Dr Mustapha Barghouti. Ceux qui pensaient que la Cisjordanie resterait calme et silencieuse devant le spectacle du massacre à Gaza se trompaient. La manifestation durement réprimée qui a réuni près de 30 000 personnes à Qalandiya le 24 juillet a marqué un tournant. Mais ce qui se passe aujourd’hui à Gaza révolte le monde entier. Aux antipodes des positions honteuses de certains pays, États-Unis en tête, et du silence des Européens, il y a aussi la réaction de ces huit pays d’Amérique latine qui ont rappelé leurs ambassadeurs en Israël. Quant à la plupart des dirigeants arabes, c’est peu dire qu’ils se sont mal comportés.

Pensez-vous à l’Egypte ?

Dr Mustapha Barghouti.   L’Egypte pose des limites à son implication à cause de ses conflits internes avec les Frères musulmans. Nous disons aux pays arabes que la Palestine ne peut être ni le terrain de règlement de leurs affaires interne, ni l’enjeu de compétitions régionales, au prix du sang.

Cette nouvelle guerre contre Gaza permet-elle au gouvernement israélien de faire oublier la poursuite de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-est ?

Dr Mustapha Barghouti. Bien sûr. Gaza serait à part, il n’y aurait pas de problème palestinien… En fait, leur jeu vise l’annexion de la Cisjordanie et la consolidation du système d’apartheid. Rappelons que cette guerre a commencé en Cisjordanie, avec l’arrestation de plus de 1000 personnes, avec les actions de punition collective. Les Israéliens poursuivront cette politique tant qu’on les laissera s’affranchir du droit international. À mon avis, le problème ne se résume pas au gouvernement israélien. C’est toute la société israélienne qui a glissé. Un profond racisme s’y exprime désormais ouvertement. Un pays qui accepte qu’un membre de la Knesset appelle en séance à l’assassinat des femmes palestiniennes pour qu’elles ne puissent plus donner naissance à « des serpents »,  un pays qui tolère que l’un de ses scientifiques de renom appelle publiquement à user du viol comme arme de guerre, un pays où l’écrasante majorité de la population s’oppose au cessez-le-feu est, à mon avis, un pays qui a déjà glissé vers le fascisme.

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Dominique de Villepin : « Lever la voix face au massacre perpétré à Gaza »

Publié le par Patrick Kaczmarek

Dominique de Villepin : « Lever la voix face au massacre perpétré à Gaza »


Dominique de Villepin est avocat. Il a été ministre des affaires étrangères et premier ministre de Jacques Chirac.


Lever la voix face au massacre qui est perpétré à Gaza, c'est aujourd'hui, je l'écris en conscience, un devoir pour la France, une France qui est attachée indéfectiblement à l'existence et à la sécurité d'Israël mais qui ne saurait oublier les droits et devoirs qui sont conférés à Israël en sa qualité d'État constitué. Je veux dire à tous ceux qui sont tentés par la résignation face à l'éternel retour de la guerre qu'il est temps de parler et d'agir. Il est temps de mesurer l'impasse d'une France alignée et si sûre du recours à la force. Pour lever le voile des mensonges, des omissions et des demi-vérités. Pour porter un espoir de changement. Par mauvaise conscience, par intérêt mal compris, par soumission à la voix du plus fort, la voix de la France s'est tue, celle qui faisait parler le général de Gaulle au lendemain de la guerre des Six-Jours, celle qui faisait parler Jacques Chirac après la deuxième intifada. Comment comprendre aujourd'hui que la France appelle à la «retenue» quand on tue des enfants en connaissance de cause? Comment comprendre que la France s'abstienne lorsqu'il s'agit d'une enquête internationale sur les crimes de guerre commis des deux côtés? Comment comprendre que la première réaction de la France, par la voix de son président, soit celle du soutien sans réserve à la politique de sécurité d'Israël? Quelle impasse pour la France que cet esprit d'alignement et de soutien au recours à la force.

Je crois que seule la vérité permet l'action. Nous ne construirons pas la paix sur des mensonges. C'est pour cela que nous avons un devoir de vérité face à un conflit où chaque mot est piégé, où les pires accusations sont instrumentalisées.

L'État israélien se condamne à des opérations régulières à Gaza ou en Cisjordanie, cette stratégie terrifiante parce qu'elle condamne les Palestiniens au sous-développement et à la souffrance, terrifiante parce qu'elle condamne Israël peu à peu à devenir un État ségrégationniste, militariste et autoritaire.

Ayons le courage de dire une première vérité: il n'y a pas en droit international de droit à la sécurité qui implique en retour un droit à l'occupation et encore moins un droit au massacre. Il y a un droit à la paix qui est le même pour tous les peuples. La sécurité telle que la recherche aujourd'hui Israël se fait contre la paix et contre le peuple palestinien. En lieu et place de la recherche de la paix, il n'y a plus que l'engrenage de la force qui conduit à la guerre perpétuelle à plus ou moins basse intensité. L'État israélien se condamne à des opérations régulières à Gaza ou en Cisjordanie, cette stratégie terrifiante parce qu'elle condamne les Palestiniens au sous-développement et à la souffrance, terrifiante parce qu'elle condamne Israël peu à peu à devenir un État ségrégationniste, militariste et autoritaire. C'est la spirale de l'Afrique du Sud de l'apartheid avant Frederik De Klerk et Nelson Mandela, faite de répression violente, d'iniquité et de bantoustans humiliants. C'est la spirale de l'Algérie française entre putsch des généraux et OAS face au camp de la paix incarné par de Gaulle.

Il y a une deuxième vérité à dire haut et fort: il ne saurait y avoir de responsabilité collective d'un peuple pour les agissements de certains. Comment oublier le profond déséquilibre de la situation, qui oppose non deux États, mais un peuple sans terre et sans espoir à un État poussé par la peur? On ne peut se prévaloir du fait que le Hamas instrumentalise les civils pour faire oublier qu'on assassine ces derniers, d'autant moins qu'on a refusé de croire et reconnaître en 2007 que ces civils aient voté pour le Hamas, du moins pour sa branche politique. Qu'on cite, outre les États-Unis, un seul pays au monde qui agirait de cette façon. Même si les situations sont, bien sûr, différentes, la France est-elle partie en guerre en Algérie en 1995-1996 après les attentats financés par le GIA? Londres a-t-elle bombardé l'Irlande dans les années 1970?

Troisième vérité qui brûle les lèvres et que je veux exprimer ici: oui il y a une terreur en Palestine et en

Il n'y a pas de partenaire en Palestine car les partisans de la paix ont été méthodiquement marginalisés par la stratégie du gouvernement d'Israël. La logique de force a légitimité hier le Hamas contre le Fatah. Elle légitime aujourd'hui les fanatiques les plus radicaux du Hamas voire le Djihad islamique.

Cisjordanie, une terreur organisée et méthodique appliquée par les forces armées israéliennes, comme en ont témoigné de nombreux officiers et soldats israéliens écœurés par le rôle qu'on leur a fait jouer. Je ne peux accepter d'entendre que ce qui se passe en Palestine n'est pas si grave puisque ce serait pire ailleurs. Je ne peux accepter qu'on condamne un peuple entier à la peur des bombardements, à la puanteur des aspersions d'«eau sale» et à la misère du blocus. Car je ne peux accepter qu'on nie qu'il y a quelque chose qui dépasse nos différences et qui est notre humanité commune.

Il n'y a aujourd'hui ni plan de paix, ni interlocuteur capable d'en proposer un. Il faut tout reprendre depuis le début. Le problème de la paix, comme en Algérie entre 1958 et 1962, ce n'est pas «comment?», c'est «qui?».

Il n'y a pas de partenaire en Palestine car les partisans de la paix ont été méthodiquement marginalisés par la stratégie du gouvernement d'Israël. La logique de force a légitimité hier le Hamas contre le Fatah. Elle légitime aujourd'hui les fanatiques les plus radicaux du Hamas voire le Djihad islamique. Se passer de partenaire pour la paix, cela veut dire s'engager dans une logique où il n'y aurait plus que la soumission ou l'élimination.

Il n'y a plus de partenaire pour la paix en Israël car le camp de la paix a été réduit au silence et marginalisé. Le peuple israélien est un peuple de mémoire, de fierté et de courage. Mais aujourd'hui c'est une logique folle qui s'est emparée de son État, une logique qui conduit à détruire la possibilité d'une solution à deux États, seule envisageable. La résignation d'une partie du peuple israélien est aujourd'hui le principal danger. Amos Oz, Zeev Sternhell ou Elie Barnavi sont de plus en plus seuls à crier dans le désert, la voix couverte par le vacarme des hélicoptères.

Il n'y a plus non plus de partenaire sur la scène internationale, à force de lassitude et de résignation, à force de plans de paix enterrés. On s'interroge sur l'utilité du Quartette. On désespère de la diplomatie du carnet de chèques de l'Europe qui se borne à payer pour reconstruire les bâtiments palestiniens qui ont été bombardés hier et le seront à nouveau demain, quand les États-Unis dépensent deux milliards de dollars par an pour financer les bombes qui détruisent ces bâtiments.

Face à l'absence de plan de paix, seules des mesures imposées et capables de changer la donne sont susceptibles de réveiller les partenaires de leur torpeur. C'est au premier chef la responsabilité de la France.

Le deuxième outil, c'est la justice internationale. L'urgence aujourd'hui, c'est d'empêcher que des crimes de guerre soient commis. Pour cela, il est temps de donner droit aux demandes palestiniennes d'adhérer à la Cour pénale internationale, qui demeure aujourd'hui le meilleur garant de la loi internationale.

Le premier outil pour réveiller la société israélienne, ce sont les sanctions. Il faut la placer devant ses responsabilités historiques avant qu'il ne soit trop tard, tout particulièrement à l'heure où il est question d'une opération terrestre de grande envergure à Gaza. Cela passe par un vote par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution condamnant l'action d'Israël, son non-respect des résolutions antérieures et son non-respect du droit humanitaire et du droit de la guerre. Cela signifie concrètement d'assumer des sanctions économiques ciblées et graduées, notamment pour des activités directement liées aux opérations à Gaza ou aux activités économiques dans les colonies. Je ne crois guère aux sanctions face à des États autoritaires qu'elles renforcent. Elles peuvent être utiles dans une société démocratique qui doit être mise face aux réalités.

Le deuxième outil, c'est la justice internationale. L'urgence aujourd'hui, c'est d'empêcher que des crimes de guerre soient commis. Pour cela, il est temps de donner droit aux demandes palestiniennes d'adhérer à la Cour pénale internationale, qui demeure aujourd'hui le meilleur garant de la loi internationale. C'est une manière de mettre les Territoires palestiniens sous protection internationale.

Le troisième outil à la disposition de la communauté internationale, c'est l'interposition. À défaut de pouvoir négocier une solution, il faut l'imposer par la mise sous mandat de l'ONU de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem Est, avec une administration et une force de paix internationales. Cette administration serait soumise à de grands périls, du côté de tous les extrémistes, nous le savons, mais la paix exige des sacrifices. Elle aurait vocation à redresser l'économie et la société sur ces territoires par un plan d'aide significatif et par la protection des civils. Elle aurait également pour but de renouer le dialogue interpalestinien et de garantir des élections libres sur l'ensemble de ces territoires. Forte de ces résultats, elle appuierait des pourparlers de paix avec Israël en en traçant les grandes lignes.

Nous n'avons pas le droit de nous résigner à la guerre perpétuelle. Parce qu'elle continuera de contaminer toute la région. Parce que son poison ne cessera de briser l'espoir même d'un ordre mondial. Une seule injustice tolérée suffit à remettre en cause l'idée même de la justice.

 

 


http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2014/07/31/31002-20140731ARTFIG00381-dominique-de-villepin-lever-la-voix-face-au-massacre-perpetre-a-gaza.php#

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MANIFESTATION A AMIENS LE 02 AOUT 2014 POUR LA PAIX EN PALESTINE

Publié le par Patrick Kaczmarek

MANIFESTATION A AMIENS LE 02 AOUT 2014 POUR LA PAIX EN PALESTINE
MANIFESTATION A AMIENS LE 02 AOUT 2014 POUR LA PAIX EN PALESTINEMANIFESTATION A AMIENS LE 02 AOUT 2014 POUR LA PAIX EN PALESTINE
MANIFESTATION A AMIENS LE 02 AOUT 2014 POUR LA PAIX EN PALESTINEMANIFESTATION A AMIENS LE 02 AOUT 2014 POUR LA PAIX EN PALESTINEMANIFESTATION A AMIENS LE 02 AOUT 2014 POUR LA PAIX EN PALESTINE

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Info Palestine Juillet  +  Réfutation des 11 principaux mensonges d'Israël sur GAZA

Publié le par Patrick Kaczmarek

> Passez donc ça aux propagandistes israéliens comme Mark Regev. Ils sont maîtres en relations publiques. En fait, comme Patrick Cockburn de The Independant l’a révélé au cours du week-end, « la référence qu’ils utilisent est une étude professionnelle, approfondie et confidentielle sur les moyens d’influencer les médias et l’opinion publique en Amérique et en Europe ».

> Soyons clairs : je ne suis pas un fan de Hamas, un groupe brutal et antisémite qui a été accusé par Amnesty International et d’autres O.N.G. de violations des droits humains contre le peuple de Gaza et de crimes de guerre contre le peuple d’Israël. D’après le droit international, les tirs de roquettes dans des zones civiles sont injustifiés, même s’ils entrent dans le cadre d’une lutte (légitime) contre une occupation militaire étrangère.

> Cependant, ceci dit, ces derniers jours j’ai débattu avec des supporters du dernier assaut d’Israël sur Gaza à la radio et sur Twitter et j’ai été stupéfait non seulement du nombre d’affirmations sans base faites par ses supporters, mais aussi par leur confiance en soi, leur roublardise, et le complet conformisme des messages. D’après la foule pro Israël, pro-IDF, Hamas doit être blâmé pour tout.

> C’est, bien sûr, un non-sens absolu. Pour citer feu le sénateur US Daniel Patrick Moynihan : « Vous avez droit à votre opinion. Vous n’avez pas droit à vos propres faits ».

> Alors, dans l’esprit de Moynihan, voici des réfutations fondées sur des faits et des preuves, des 11 principaux mythes, demi vérités et ‘éléments de discussion’ intéressés mis en avant par divers porte-parole israéliens, sur les ondes et dans les médias sociaux :
>
> 1) La bande de Gaza n’est pas occupée par Israël

> Boston Globe: “Les zones tampons imposées par Israël absorbent maintenant près de 14 % du territoire de Gaza et au moins 48 % des terres cultivables. Pareillement, la zone tampon maritime couvre 85 % de la zone maritime promise aux Palestiniens dans les accords d’Oslo, réduisant 28 milles nautiques à trois ». Human Rights Watch: « Israël continue aussi de contrôler le registre de la population des habitants de la bande de Gaza, des années après qu’il en ait retiré ses forces terrestres et ses colonies ». B’Tselem, 2013: « Israël continue de maintenir un contrôle exclusif de l’espace aérien et des eaux territoriales de Gaza, comme il l’a fait depuis qu’il a occupé la bande de Gaza en 1967 ».

> 2) Israël veut un cessez-le-feu mais pas Hamas

> Al Jazeera: «Meshaal a dit que Hamas veut que ‘l’agression stoppe demain, aujourd’hui ou même cette minute. Mais [Israël doit] lever le blocus avec des garanties et non avec une promesse de futures négociations’. Il a ajouté ‘nous ne fermons pas la porte à tout cessez-le-feu humanitaire renforcé par un véritable programme d’aide’». Jerusalem Post : « Un jour après qu’un cessez-le-feu arrangé par l’Égypte, accepté par Israël mais rejeté par Hamas, ait échoué, l’organisation terroriste a proposé un arrêt des hostilités de 10 ans en échange de l’acceptation de ses conditions par Israël, a rapporté Channel 2 mercredi. Les conditions de Hamas étaient la libération des prisonniers palestiniens libérés lors de l’accord Shalit et arrêtés de nouveau, l’ouverture des passages frontaliers Gaza-Israël pour permettre aux citoyens et aux biens de passer, et une supervision internationale du port de Gaza au lieu du blocus israélien actuel ». BBC: « Le cabinet de sécurité d’Israël a rejeté ‘tel qu’il est’ une proposition de cessez-le-feu d’une semaine mise en avant par le secrétaire d’État US John Kerry ».

>
> 3) Israël, contrairement à Hamas, ne vise pas délibérément et civils

> The Guardian: « C’est là que le deuxième obus [israélien] a touché la plage, ceux qui tiraient ajustant apparemment leur feu pour viser les survivants qui s’enfuyaient. Alors qu’il explosait, les journalistes situés sur la terrasse on crié : ‘Ce ne sont que des enfants’». Navi Pillay, haut commissaire de l’ONU pour les droits humains: « Un certain nombre d’incidents, ainsi que le grand nombre de morts civiles, dément l’affirmation [israélienne] que toutes les précautions nécessaires ont été prises pour protéger les vies civiles ». Mission d’enquête de l’ONU sur le conflit de Gaza, 2009: « Les tactiques utilisées par les forces armées israéliennes dans l’offensive de Gaza sont en accord avec les pratiques précédentes, le plus récemment pendant la guerre du Liban en 2006. Un concept appelé doctrine Dahiya a alors émergé, impliquant l’usage d’une force disproportionnée et causant de grands dommages et destruction aux biens et aux infrastructures civiles et de grandes souffrances aux populations civiles. La mission conclue de l’examen des faits sur le terrain que ceci semble précisément ce qui a été mis en pratique ».

>
> 4) Seul Hamas est coupable de crimes de guerre, pas Israël

> Human Rights Watch: « Les forces israéliennes peuvent aussi avoir volontairement ou imprudemment attaqué des personnes clairement civiles, comme de jeunes garçons, et des structures civiles, dont un hôpital – violation des lois de la guerre indicatrices de crimes de guerre ». Amnesty International: « Attaquer délibérément un habitat civil est un crime de guerre, et l’échelle écrasante de destructions des habitats civils, dans certains cas avec des familles entières dedans, indique une disposition alarmante à des violations répétées des lois de la guerre ».

> 5) Hamas se sert des civils de Gaza comme « boucliers humains »

> Jeremy Bowen, éditeur à BBC Moyen-Orient: « Au cours de ma semaine à Gaza, je n’ai pas vu d’indices de l’accusation israélienne que Hamas utiliserait les Palestiniens comme boucliers humains ». The Guardian: « Cette dernière semaine, le Guardian a vu beaucoup de gens s’enfuir de différents quartiers, et aucune indication que Hamas les forçait à rester ». The Independent: « Certains Gazaouis ont admis qu’ils avaient peur de critiquer Hamas, mais aucun n’a dit qu’ils avaient été forcés par l’organisation à rester dans des lieux dangereux et à devenir des boucliers humains involontaires ». Reuters, 2013: « Un organisme des droits humains des Nations unies a accusé mardi les forces israéliennes de mauvais traitements des enfants palestiniens, y compris de torture d’enfants en détention et d’utilisation d’autres comme boucliers humains ».

> 6) Le conflit actuel de Gaza a commencé avec un tir de roquettes de Hamas le 30 juin 2014

> Times of Israel: « Les membres de Hamas ont été derrière une grande salve de roquettes qui a touché Israël lundi matin, pour la première fois depuis des années, le groupe islamiste a défié directement l’État juif, d’après les responsables israéliens de la défense. Les sources sécuritaires, parlant sous condition d’anonymat, ont estimé que Hamas avait probablement lancé ce tir de barrage en riposte à une frappe aérienne israélienne quelques heures auparavant, qui avait tué une personne est blessé trois autres. Hamas n’a pas tiré de roquettes sur Israël depuis la fin de l’opération Pilier de défense en novembre 2012 ». The Nation: « Pendant les 10 jours de l’opération Brother’s Keeper en Cisjordanie [avant le début du conflit à Gaza], Israël a arrêté environ 800 Palestiniens sans motif ni procès, tué neuf civils et opéré des raids sur environ 1300 immeubles résidentiels, commerciaux et publics. Son opération militaire a visé les membres de Hamas relâchés au cours de l’échange de prisonniers avec Gilad Shalit en 2011 ».

> 7) Hamas n’a jamais cessé de tirer des roquettes sur Israël

> Quotidien juif Forward: « Hamas n’avait pas tiré une seule roquette depuis [le conflit de Gaza en 2012] et avait largement supprimé les tirs de petits groupes jihadistes. Les tirs de roquettes, en moyenne 240 par mois en 2007, sont tombés à cinq par mois en 2013 ». International Crisis Group: « moins de roquettes ont été tirées depuis Gaza en 2013 que dans toute autre année depuis 2001, et presque toutes les roquettes tirées entre le cessez-le-feu de novembre 2012 et la crise actuelle ont été lancées par d’autres groupes que Hamas ; les organismes sécuritaires israéliens ont témoigné des efforts anti-roquette agressifs effectués par la nouvelle force de police de Hamas spécifiquement établie dans ce but. Comme Israël (et l’Égypte) sont revenus sur les accords de 2012 – dont certains étaient appliqués au mieux en pointillés – alors Hamas est revenu aussi sur ses efforts anti-roquettes ».

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> 8) Hamas a provoqué Israël en kidnappant et en tuant trois jeunes israéliens

> Quotidien juif Forward: « Le gouvernement [israélien] savait presque depuis le début que les garçons étaient morts. Il a maintenu la fiction qu’il espérait les trouver vivants comme prétexte pour démanteler les opérations de Hamas en Cisjordanie. Ce ne fut pas le seul bobard. Il était clair depuis le début que les kidnappeurs n’agissaient pas sur ordre de la direction de Hamas à Gaza ou à Damas. La branche de Hamas à Hébron – plus une famille criminelle qu’une organisation clandestine – avait un long passé d’actions sans que les leaders les connaissent, parfois contre leurs intérêts ». Correspondent BBC Jon Donnison: « Le policier israélien Mickey Rosenfeld m’a dit que les hommes qui ont tué trois jeunes israéliens sont carrément une cellule isolée, affiliée à Hamas mais n’agissant pas sous sa direction. Paraît contredire la ligne du gouvernement Nétanyahou ».

> 9) Le pouvoir de Hamas, pas le blocus israélien, est à blâmer pour la crise humanitaire dans la bande de Gaza
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> Câble du Département d’Etat US: « Les dirigeants israéliens ont confirmé aux responsables de l’ambassade en de multiples occasions qu’ils ont l’intention de garder le fonctionnement de l’économie de Gaza au plus bas niveau possible permettant d’éviter une crise humanitaire. Les dirigeants israéliens ont confirmé, en de multiples occasions, qu’ils ont l’intention de garder l’économie de Gaza à la limite de l’effondrement sans la faire basculer complètement ». The Guardian: « L’armée israélienne a fait des calculs précis sur les besoins caloriques quotidiens nécessaires pour éviter la malnutrition pendant un blocus imposé sur le territoire palestinien entre 2007 et mi 2010, d’après les dossiers rendus publics mercredi après une ordonnance du tribunal. Le groupe de défense israélien Gisha a mené une longue bataille judiciaire pour rendre public le document. Ses membres ont dit qu’Israël a calculé les besoins caloriques de la population de Gaza pour restreindre la quantité de nourriture lui étant permise ».

> 10) Le gouvernement israélien, contrairement à Hamas, veut une solution à deux Etats

> Times of Israel: « [Nétanyahou] a explicité clairement qu’il ne pourrait jamais en aucun cas approuver un État palestinien pleinement souverain en Cisjordanie. Au cœur du conflit actuel, a-t-il développé, ‘Je pense que le peuple israélien comprend maintenant ce que j’ai toujours dit : il ne peut pas y avoir de situation, sous aucun accord, dans laquelle nous renonçons au contrôle sécuritaire sur le territoire à l’ouest de la rivière Jourdain ».

> 11) Tous les analystes sérieux sont d’accord que Hamas et non Israël a commencé le conflit actuel

> Nathan Thrall, grand analyste Moyen-Orient à International Crisis Group, écrivant dans le New York Times: « L’escalade actuelle à Gaza est le résultat direct du choix par Israël et par l’Occident de faire obstacle à la réalisation de l’accord de réconciliation palestinien d’avril 2014 ». Henry Siegman, ancien directeur national à l’American Jewish Congress, écrivant pour Politico: « L’assaut israélien sur Gaza n’a pas été déclenché par les roquettes de Hamas dirigées sur Israël mais par la détermination d’Israël d’abattre le gouvernement palestinien d’unité formé début juin, même alors que ce gouvernement s’était engagé à honorer toutes les conditions imposées par la communauté internationale pour la reconnaissance de sa légitimité ».

> Mehdi Hasan est directeur politique de Huffington Post UK

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COMMUNIQUE POUR LA PAIX FEMMES SOLIDAIRES

Publié le par Patrick Kaczmarek

Depuis le début du conflit qui a commencé le 8 juillet 2014, on dénombre 7200 blessés à Gaza ( au 29 juillet

2014 ) et 1306 morts dont 229 enfants et 118 femmes. C’est un chiffre très provisoire : de nombreux corps

sont encore sous les gravats et n’ont pas été comptabilisés, et le conflit est ne cesse de s’intensifier… 170

000 personnes se sont réfugiées dans 82 bâtiments de l’ONU (presque 180 000 aujourd’hui, soit pratiquement 10% de la population gazaouie) soit 215 000 déplacés en tout selon l’ONU . 22 hôpitaux, cliniques et

centres médicaux ont été bombardés et détruits partiellement ou entièrement, 133 écoles ont été bombardées

et détruites partiellement ou entièrement

Un massacre en toute impunité.

La violence la plus intolérable s’est abattue de façon implacable sur les habitant-e-s de Gaza. La paix semble

une de fois plus compromise, mais l’association Femmes solidaires veut encore croire qu’elle est possible

et qu’elle reste la seule issue envisageable de cette guerre sans merci pour les femmes et les enfants de cette

région. L’Etat d’Israël doit se montrer responsable et arrêter le massacre qu’il perpétue sur le peuple palestinien enfermé dans cette prison à ciel ouvert de 360 km² qu’est la bande de Gaza. La crise humanitaire due à

la violence actuelle à Gaza touche en premier les femmes et les enfants. Selon l’ONU, 194 000 enfants ont

besoin d’un suivi psychologique suite aux bombardements.

Femmes solidaires contre les intégrismes et le colonialisme.

Femmes solidaires appelle l’Union européenne et l’ONU à peser de tout leur poids pour rendre sa liberté au

peuple palestinien et soulager ses souffrances en stoppant l’offensive terrestre engagée et le blocus de Gaza.

Ces instances internationales doivent faire respecter les droits des palestiniens, notamment par l’application

effective des résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies. Faute de quoi, en plongeant les habitants

de Gaza dans la misère, elles participeront une fois de plus à la montée du pouvoir des forces extrémistes

religieuses les plus radicales, dont le pouvoir grandissant ne peut amener cette paix propice à l’établissement

d’un Etat palestinien démocratique et, nous l’espérons, laïc. Le Hamas, mouvement religieux, extrémiste et

liberticide est particulièrement préjudiciable pour la liberté des femmes. Sa mainmise sur Gaza est un danger pour le peuple palestinien plus que pour Israël, car il sert aujourd’hui de caution à la politique coloniale

du gouvernement israélien. Seules la démocratie et la liberté pour le peuple palestinien peuvent réduire son

influence dans la région. Car la liberté appelle la liberté.

La voix des pacifistes.

Que les pacifistes fassent entendre leur voix pour exiger de chaque côté l’arrêt des violences, la reconnaissance

mutuelle de l’existence prochaine des deux Etats. Nous condamnons les agissements antisémites de ceux qui

en France instrumentalisent depuis des mois le combat du peuple palestinien. Les amis de la Palestine sont

ceux qui promotionnent la paix et non la haine des communautés. Cette guerre n’est pas une guerre de religions mais une guerre de pouvoir et de domination des territoires et donc des peuples. Nous voulons croire

qu’à Gaza et à Tel-Aviv des femmes, des hommes croient encore à une paix juste et durable.

La paix ne naît pas de la violence et de la haine mais du dialogue. Femmes solidaires appelle à l’arrêt de

l’offensive israélienne sur les civil-es palestien-nes et à la reprise des négociations avec la présidence de

l’Autorité palestinienne.

Paris, le 30 juillet 2014

Contact : femmes.solidaires@wanadoo.fr ou 01.40.01.90.90

Palestine - Israël

Nos voix de Femmes

pour la Paix

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ERRATUM - 31 juillet 2014 - centenaire de la mort de Jaurès

Publié le par Patrick Kaczmarek

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

31 juillet 2014 : centenaire de la mort de Jaurès

Le 31 juillet prochain marquera les cents de la mort d’une des plus grandes voix pacifistes françaises, celle de Jean Jaurès. Tour à tour professeur de philosophie, puis plus jeune député socialiste et enfin journaliste, cet homme brillant marqua l’histoire de la France par sa voix dissonante en ses heures les plus noires. Non seulement il s’engagea publiquement et avec force contre la guerre, mais il s’efforça de comprendre et soutenir le monde ouvrier pour qu’il accède à plus de droits, de respect et de dignité. Il était en effet animé par la quête de justice sociale.

Pour le Mouvement de la Paix, Jean Jaurès n’est pas seulement un grand pacifiste, c’est aussi une voix qu’il faut, et particulièrement aujourd’hui, écouter. En effet, au regard de l’actualité et des conflits qui perdurent au Proche Orient, en Europe de l’Est et en Afrique, ses discours contre le militarisme et la guerre font écho à une réalité que nous ne connaissons que trop bien. Selon Jeannick Leprêtre, Déléguée Générale du Mouvement de la Paix, « il est grand temps que nos politiques écoutent Jaurès et les autres grands pacifistes de 1914 comme Bertha Von Suttner et Romain Rolland ».

Selon Joël Frison, membre du Bureau National : « Le fait que le centenaire de sa mort ne soit pas au programme des commémorations officielles n’est donc pas anodin. C’est là l’expression des voix partisanes de la guerre et du surarmement qui s’expriment à nouveau ». Le Mouvement de la Paix déplore et condamne cette attitude du gouvernement car la paix est l’affaire de tous. En tant que pacifiste et acteur de la société civile, le Mouvement de la Paix pense qu’il serait bon que les idées de Jaurès en cette année de centenaire de la Première Guerre mondiale et de sa mort soient célébrées et diffusées au plus grand nombre. 

Pour cela, le Mouvement de la Paix organise en France des conférences, expositions et spectacles pour commémorer l’esprit pacifiste de Jaurès mais aussi pour sensibiliser la société civile à la culture de paix. Ainsi, en collaboration avec des collégiens de Lyon et la Compagnie « Traction Avant », le Comité de Lyon a mis en place un projet théâtral d’un an basé sur un des discours de Jaurès. Les ateliers d’écritures réalisés avec des collégiens se concrétiseront par plusieurs représentations entre juillet et septembre. Un cycle de conférence sur la culture de paix est également organisé avec La Caisse centrale d’activités sociales (CCAS) en France. Une journée d'hommage à Jean Jaurès aura également lieu à Trescléoux. C’est ainsi que peut prendre corps la culture de paix dont le monde d’aujourd’hui à tant besoin.  

 

                Le Mouvement de la Paix,

Saint Ouen, mercredi 30 juillet 2014

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