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LE PROGRAMME EN VINGT POINTS DE L’UMP (Union des Mauvais Perdants de l’année)

Publié le par Patrick Kaczmarek

1) Les français accepteront de vivre à partir du 6 mai 2012 avec un bol de riz et une tisane à la sauge officinale pour éviter les excès et les dépenses d’assurance maladie.
2) Le siège de la Présidence de la République sera transférée au Fouquet’s où le président de la République sera plus facilement à la disposition des riches.
3) Les patrons seront  totalement exonérés d’impôts pour malfaisance envers la nation.
4) Chacun devra verser son obole aux banquiers pour que ceux-ci soient en mesure de gérer le fruit de cette bienfaisance en faveur de tous les exilés des paradis financiers.
5) Plus aucune poursuite pénale ne sera instrumentalisée contre les fortunés pour fugue à l’étranger.
6) Les salaires ne reposeront plus sur les prix mais sur la tête du client.
7) Les femmes bénéficieront enfin de la fameuse maxime « à travail égal salaire égal » elles seront toutes payées au minimum : désormais la règle du minimum s’imposera à toutes et tous à compter du 6 mai 2012.
8) La grève sera autorisée que lorsque l’acheminement des voyageurs sera totalement libre, de même un travailleur ne pourra faire grève qu’en dehors des heures de travail.
9) Il sera permis à tous les travailleurs de poursuivre le travail bénévolement après les heures légales pour le bien du capital.
10) Dorénavant les jours fériés seront supprimés et remplacés par une seule journée en souvenir des fêtes religieuses, des commémorations nationales comme le 14 juillet et le 11 novembre etc.
11) Le premier mai de chaque année, l’on reviendra à la fête du travail non chômée et chaque chômeur inscrit à pool emploi sera invité à visiter les lieux de travail pour se rendre compte que pendant qu’il reste à la maison, d’autres travaillent à sa place.
12) Chaque travailleur devra tenir un cahier notant tous ses faits et gestes et notamment les bonnes actions qu’il réalise chaque jour : par exemple aller faire le jardin du patron ou aider à faire les courses de la patronne.
13) Les immigrés devront rentrer dans leur pays chaque soir après leur journée de souffrance au boulot.
14) Il sera proposé à la fille Le Pen de devenir ministre anti-IVG
15) La justice sera très sévère contre les petits et tolérante pour les nantis, qui, par leurs prises de risques, sont l’honneur de la France qui spécule.
16) La laïcité sera respectée : les élèves ne porteront plus de signes distinctifs quel qu’ils soient, une robe de bure suffira.
17) Il n’y aura plus de travée de gauche à l’Assemblée nationale, elle sera détruite et ne subsistera que la travée de droite.
18) A la télévision, les programmes seront composés par un conseil de régence composée du chanoine de Latran (président de la république), d’un sénile de l’académie française, d’un perroquet de la télévision (voir TFI)
19) Tous les ans, comme du temps de Vichy, le jour de l’anniversaire de Nicolas, les enfants des écoles chanteront Maréchal nous voilà dans la cour devant le drapeau portant la francisque.
20)  Enfin le jour de l’an sera remplacée par la fête des rois et des couronnes seront déposées sur toutes les têtes des freluquets qui hanteront le palais du Fouquet’s.
Programme adopté à l’unanimité des délégués- es de l’UMP (Union des mauvais perdants).


Publié dans POLITIQUE

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Compte rendu de la délégation auprès du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale

Publié le par Patrick Kaczmarek

Date :Décembre 2011

Composition de la délégation du Mouvement de la Paix : Annie Frison, Roland nivet, Guillaume Souich

Composition de la délégation parlementaire : Mme Adam député socialiste de Brest, accompagnée de deux assistants parlementaires

Annie introduisit la discussion

Nous avons ensuite parlé des choix gouvernementaux. Le fait que le budget de l'armement représente de l’ordre du cinquième du budget de l'État mérite discussion, d'autant que ce budget est en augmentation et que dans  le même temps on supprime par dizaines de milliers des emplois qui répondent à des besoins sociaux fondamentaux en particulier pour des missions de service public.

Mme Adam indique que sur Brest en raison de la RGPP 1200 emplois ont été perdus en particulier dans le domaine de l'armement. Elle indique que  les citoyens ont peu d'accès aux données concernant le secteur de l'armement. Elle affirme partager notre choix que ce débat soit plus public. Elle rappelle que le Président de la République est chef des armées. À ce titre il estime ne pas devoir consulter la représentation nationale par exemple sur la réintégration de la France dans l’OTAN. Ainsi en mars 2008 le groupe socialiste a déposé une motion de censure défendue par Hollande afin de de pouvoir avoir une expression et défendre un positionnement. C'est un des seuls outils dont nous disposons.

Nous avons indiqué à la députée que les nouveaux mécanismes budgétaires initiés par la LOLF rendaient plus difficile pour nous la lecture du document budgétaire.

Mme Adam nous a indiqué que malheureusement c'était aussi un peu le cas de la représentation nationale en particulier pour ce qui concerne le suivi de l'exécution budgétaire

Nous avons indiqué que cette question intéressait pourtant le grand public.

Mme Adam nous a indiqué que le travail parlementaire sur cette question ne se réduisait pas au vote du budget. Il y a un travail important surtout en commission à travers l'élaboration de rapports , de comptes-rendus de missions etc. En ce qui concerne le document budgétaire il y a effectivement un problème de visibilité pour un document qui compte pas moins de 650 pages. Pour ce qui concerne les questions des crédits d’équipement d'une année à l'autre pour  un programme donné les périmètres  varient  ce qui complique voir empêche toute comparaison ou étude sur le moyen long terme.

Nous avions interrogé la député sur la question des bases militaires à l'étranger et la nécessité de supprimer.

Mme Adam nous indique la construction de la base d'Abou-Dhabi en Arabie Saoudite n'apparaissait pas dans la programmation et ses coûts sont dissimulés dans le bleu. Il a fallu aller ailleurs pour avoir les informations .Elle souligne qu'il existe en fait des techniques pour masquer la réalité des dépenses. Elle indique qu'en fait le ministre de la défense fait ce qu'il veut. Elle rapelle que les dépenses militaires sont décrites à travers trois titres du budget de l'État titre V, titre III et  le titre II. Pour ce qui concerne les opérations extérieures dites OPEX elles existent sur une ligne qui dans le budget initial était budgété à 630 millions et qui se trouve aujourd'hui avec  la Lybie à 1,2 million en fin d'exercice. Elle nous indique que la différence a été prélevée sur « une réserve interministérielle de précaution » qui aurait pu servir à autre chose.

Mme Adam poursuit son intervention en indiquant que le parti socialiste est favorable une défense européenne. Les citoyens européens attendent que l'Europe protège. Une des premières compétences de l'Europe c'est un rôle de  défense, pour cela il faut une politique commune. Elle indique le souhait de son groupe de faire avancer l'Europe dans la définition d'une politique commune de défense. Prochainement une rencontre aura lieu sur cette question avec le parti socialiste allemand. Elle indique que sur les questions européennes les militaires travaillent aussi beaucoup ensemble entre différents Etats. Ainsi à Djibouti l'Europe intervient enfin de manière commune sur les questions posées par la protection de la circulation maritime contre les pirateries (espagnols, italiens et français travaillent ensemble sur cette question). Le groupe socialiste pense qu'en rassemblant nos forces nous pouvons peut-être faire des économies en matière de défense sans abandonner notre souveraineté.

Nous intervenons pour  interroger sur la pertinence du concept de défense. Pour notre part nous préférons le concept de sécurité voir de sécurité humaine qui est porté par le concept de culture de la paix qui pour nous constitue une alternative aux politiques actuelles.

Mme Adam nous indique son accord sur le principe de paix universelle. On considère depuis Jaurès que l'armée est un outil au service de la nation. L’'armée correspond en fait à la Nation en armes. Ce sont les politiques qui donnent la logique à l'armée. Par ailleurs les  militaires disent « nous sommes des citoyens comme les autres ». Pour qu'il y ait sécurité il faut des outils. La France considère qu'il ne peut y avoir de sécurité collective sans avoir des capacités de défense. Le fait d'abandonner des forces y compris de dissuasion ferait la France dépendre des USA en matière de dissuasion nucléaire et de l'Europe pour ce qui concerne les forces conventionnelles. Il faut que les autres pays dotés de l'arme nucléaire avancent car leur attitude pousse à la prolifération. Il indique que la France applique le TNP et qu'on ne peut descendre plus bas. Il ne lui semble pas raisonnable que la France abandonne la dissuasion. Par contre le groupe socialiste est effectivement pour  inverser les tendances en consacrant plus d'efforts et de moyens à la diplomatie et aux moyens diplomatiques. Depuis Sarkozy il y a eu un changement ce domaine. Ce qui va au Quai d'Orsay diminue de même que les dotations pour les ambassades et le travail diplomatique culturel de coopération qu'elles font.

Nous soulignons que lors de notre délégation aux Nations unies nous avons pu constater combien la France était  à contre-courant des évolutions actuelles. Nombre de diplomates en particulier des pays non-alignés nous ont signalé que la France bloquait des évolutions possibles, que la France n'était pas à l'initiative loin s'en faut en matière de désarmement nucléaire.

Nous avons souligné que nous étions à  un moment historique. Nous avons pu le constater nous-mêmes non seulement par l'engagement du Secrétaire Général des Nations Unies qui est venu ouvrir la session d'examen du TNP en 2010 en venant prononcer un discours devant l'ensemble des O.N.G.. Nous avons également constaté lors d'une réunion à l'ONU à l'initiative de l'association des maires pour la paix (Mayorsforpeace) que quasiment tous les grands mouvements sociaux  d’importance  planétaire étaient présents à la tribune de cette conférence (les maires , les parlementaires, les syndicats, les différentes religions, et même la Croix-Rouge internationale etc.).

Nous avons rappelé que nous n'admettions pas ce concept de dissuasion que la seule solution en matière d'armes nucléaires pour éviter la prolifération était l'élimination telle qu'elle est prévue par l'article six du TNP. Dans ce contexte même en se plaçant du point de vue de ceux qui admettent la dissuasion, le programme M 51 est incompréhensible et constitue une véritable violation du traité de non-prolifération nucléaire par la France. En effet comment comprendre qu'après avoir effectué une modernisation de l'outil de dissuasion à travers la mise en place de nouveaux sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, de nouveaux missiles M 45, et de nouvelles bombes atomiques pour des coûts qui avoisinent 100 milliards d'euros la France se lance dans le programme M 51 qui vise à remplacer les missiles M 45 et les têtes nucléaires TN  75 que la France a fini d'installer en 2010. Il y a là une gabegie inadmissible qui n'a aucun sens militaire.

Nous soulignons par ailleurs que des personnalités du parti socialiste partagent pour une part notre point de vue que ce soit Paul Quilès par certaines de ses déclarations mais aussi Michel Rocard qui signe un article avec le général Norlain pour souligner l'urgence du désarmement nucléaire.

 Nous rappelons enfin que l'urgence du désarmement nucléaire et de l'application de l'article six du TNP et soutenu par le secrétaire général des Nations unies, par les Nations unies elles-mêmes, par une majorité d'États à l'assemblée générale des Nations unies, et par les peuples à travers de nombreuses O.N.G.

Mme Adam indique qu'il n'est pas possible d'arrêter le programme M 51 car l'ensemble des programmations budgétaires pluriannuelles ont déjà  été effectuées. Ça devient en fait très compliqué. Elle indique par ailleurs qu'il faut mesurer l'impact de la diminution par deux de la Fost.

À ce moment de la discussion un des conseillers de la député intervient pour indiquer que la vraie question c'est la prolifération des armes nucléaires en Chine et au Pakistan. Il souligne en effet que le Pakistan est un État défaillant.

Nous soulignons les augmentations budgétaires en matière de défense en France.

La député indique qu'il n'y a pas eu véritablement d'augmentation du budget  militaire de la France au cours des dernières années. En Europe les budgets diminuent et le budget est à 1,7 % du PIB. Elle fait mention du rapport Trucy présenté au Sénat.

Nous soulignons pour notre part dans certaines régions de France nous procédons à une votation citoyenne pour demander à la population de formuler ses choix en ce qui concerne les 25 à 30 milliards qui seront affectés au programme M 51. Le choix proposé est entre la poursuite du programme M 51 ou la création d'emplois utiles pour satisfaire les besoins sociaux. Les réponses sont quasi unanimes pour le deuxième terme de choix.

Mme Adam indique qu'elle trouve ce type d'initiative un peu simplificatrice par rapport aux questions posées en termes de sécurité de la France. Par ailleurs elle indique que si on diminue l'emploi cela va poser des problèmes. Elle indique qu'elle connaît de nombreux militants de Brest qui tout en étant militants pacifistes se sont prononcée pour la création d'un deuxième porte-avions. La question de diminution des dépenses militaires ne la choque pas sur le principe. Mais compte tenu que les budgets européens sont descendus à 1 ou 1,2 % du PIB, la France est le seul pays en capacité d'intervenir militairement sans les USA. Il faudrait que nous puissions intervenir sous mandat de l'ONU. Dans ce contexte il faut réfléchir .Quels sont les moyens nécessaires et suffisants ?

 Nous abordons ensuite la question du commerce des armes qui alimentent les conflits locaux.

Les conseillers de la députée  nous indiquent qu'il faut être attentif à cette question et à la nature des exportations. Ils soulignent que la France n'exporte pas des armes légères mais plutôt des radars, des missiles des équipements électroniques.

Mme Adam souligne par contre le danger de la privatisation des armées à travers la création de sociétés militaires privées. Elle souligne que cette évolution est encouragée y comprises en France. Ils affirment avoir lu des documents émanent de l’Elysée où il est fait mention du retard de la France dans ce domaine. Les militaires Français sont totalement opposés à ce mouvement de privatisation qui confisque la légitimité républicaine de l’usage de la force. Si on diminue les dépenses publiques en matière d'armement cela signifie qu'il y aura une augmentation des compagnies privées qui ont déjà trouvé de gros débouchés dans la lutte contre la piraterie maritime et qui pratiquent de véritables expéditions dans les eaux internationales.

Nous terminons notre rencontre en interrogeant sur la politique du parti socialiste. Le parti socialiste va-t-il s'engager vers de nouvelles orientations en la matière et bâtir sa politique extérieur en soutenant la campagne ICAN et en mettant en valeur les huit grands axes de la culture de Paix. De notre point de vue, il est nécessaire de porter une autre vision du monde que celle de la dette et du conflit systémique et de faire valoir les perspectives  de coopérations internationale et les transformations concrètes que cela permettrait auprès de nos concitoyens. Il nous paraîtrait judicieux que des orientations novatrices en la matière soient posées au moment des élections. Nous rappelons les principes de la campagne ICAN, pour laquelle Mme le député se montre sceptique.

Nous faisons observer que la France n’est pas moteur dans la mise en valeur de la culture de  Paix. Nous rappelons que, le 21 septembre, la  journée mondiale de la paix est en concurrence avec la journée d’Alzheimer et que pour nous celà veux dire beaucoup ; car cela limite la capacité à communiquer à travers les médias, notamment les grands médias nationaux. Nous soulignons que depuis son adoption, notre association fait un véritable travail de terrain autour de cette journée et que celà se heurte à la campagne soutenue par les pouvoirs publics autour de la cause légitime de cette maladie.

  Nous suggérons que la journée d’Alzheimer soit déplacée et que les pouvoirs publics s’enorgueillissent de faire de la journée mondiale de la paix une réussite de l’ampleur de la fête de la musique. Nous  soulignons  que c’est le type d’acte fondateur qui marque un mandat.

Mme Adam réagit positivement à cette suggestion, après avoir paru tombé des nues à l’énoncé du problème, et déclare que la journée d’Alzheimer peut être déplacée. Son conseiller technique nous indique être en contact étroit avec l’équipe de François Hollande et nous certifie qu’il portera cette suggestion qui lui semble s’inscrire dans le projet socialiste.

Enfin nous évoquons la question de la Libye et du vote au parlement. Il nous a répondu qu'il y ait eu en la matière un dévoiement du vote des Nations unies. Enfin pour ce qui concerne les bases militaires à l'étranger Mme Adam souligne la nécessité d'avoir un minimum de force militaire pour protéger les civils français présents à l'étranger.

Nous remercions la député et ses conseillers de cette audience qui aura duré 2h et du bon climat qui a prévalu.

Mme Adam souligne l'intérêt de telles rencontres car   le Mouvement de la Paix, est une organisation qui compte pour l'expression de l'opinion publique ;Elle  souligne l'intérêt qu'elle porte à nos prises de position.

Annie  , Guillaume , Roland

Publié dans POLITIQUE

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Le modèle allemand: la fin d’un mythe?

Publié le par Patrick Kaczmarek

| Par Yves Besançon - Mediapart.fr

Les économistes d’inspiration néolibérale et nos gouvernants actuels, notre président de la République en première ligne, n’ont de cesse de vanter les mérites de l’économie allemande pour ses performances en termes de croissance économique, de chômage, de commerce extérieur et de maîtrise de la dette publique. Il est vrai, qu’en la matière, les statistiques peuvent séduire, avec notamment une croissance économique de 3 % en 2011 et un taux de chômage de 5,5 % en novembre 2011. Pour autant, ce succès ne saurait occulter des interrogations légitimes sur le bien fondé du chemin emprunté depuis dix ans par le soi-disant "modèle allemand" de compétitivité. Alors que les certitudes sur l’existence d’un paradigme allemand de compétitivité n’existent que du côté d’un aveuglement simulé de notre gouvernement et de sa majorité, l’Organisation internationale du travail (OIT) vient de publier, mardi 24 janvier, un rapport accablant et éclairant, sur la stratégie allemande de déflation salariale à l’œuvre depuis une décennie.

En plombant la croissance européenne, la politique des bas salaires allemands serait, selon l’institution onusienne, la cause structurelle des difficultés actuelles de la zone euro : "Les coûts du travail en Allemagne ont chuté depuis une décennie par rapport aux concurrents, mettant leur croissance sous pression, avec des conséquences néfastes pour la viabilité de leurs finances publiques". En effet, l’étroitesse du marché domestique allemand aurait constitué un frein à la croissance des exportations des autres économies de la zone euro, ce qui aurait représenté un facteur important de ralentissement de l’activité économique. Par ailleurs, la stratégie de déflation salariale de l’Allemagne aurait aussi contraint ses partenaires européens à durcir leur austérité salariale dans un souci de maintien d’un différentiel de compétitivité-prix compatible avec la préservation de leurs parts de marché extérieures. Et, une austérité salariale dont la généralisation à toute la zone euro ne peut que nourrir un cercle vicieux récessif européen.

Mais, la déconstruction du mythe du paradigme allemand ne s’arrête pas là. En s’appuyant sur d’autres données récentes de l’OCDE, selon l’OIT, le diagnostic que l’on connaissait déjà, est clairement entendu : "La politique de déflation salariale n'a pas seulement amputé la consommation, restée plus d'un point de pourcentage en retrait du reste de la zone euro sur la période 1995 à 2001. Elle a aussi conduit à un accroissement des inégalités de revenus, à une vitesse jamais vue, même durant le choc de l'après réunification". Comme le souligne le rapport, ce sont tout particulièrement les catégories de salariés les plus fragiles qui ont supporté le poids de l’ajustement salarial, puisque les créations d’emplois ont porté essentiellement sur des emplois précaires à bas salaires dans le secteur tertiaire. Les "working poors" (travailleurs pauvres) qui alimentent la progression de la pauvreté en Allemagne ne sont donc plus un mythe depuis longtemps Outre-rhin, la politique de flexibilisation du travail du chancelier social-démocrate Gerhard Schröder, engagée en 2003, politique synonyme de précarisation de l’emploi, ayant une lourde responsabilité en la matière selon le rapport.

Et pour enfoncer définitivement le clou dans le mur des fausses certitudes néolibérales et inepties sarkozystes sur le sujet, le rapport de l’OIT attire l’attention sur deux points importants de la compétitivité allemande. D’une part, la bonne compétitivité-prix de l’économie allemande en termes de coût salarial unitaire (1) ne doit pas faire illusion sur l’importance de ses performances en matière de productivité du travail, ses bons résultats en la matière étant davantage expliqués par sa politique de déflation salariale menée depuis dix ans que par ses succès dans le domaine de l’efficacité productive du travail : "peu de choses ont été faites pour améliorer la compétitivité par le biais d'une progression de la productivité", peut-on lire dans le rapport (2). D’autre part, comme d’autres études l’ont déjà montré, l’institution genevoise rappelle que le dynamisme à l’exportation de l’économie allemande affiché ces derniers années, doit peu à sa politique salariale, et s’explique d’avantage par la bonne spécialisation de l’appareil productif allemand, lui permettant un positionnement efficace et porteur sur des marchés émergents par ailleurs dynamiques. On en revient, à travers ce dernier constat, au vrai débat de fond volontairement éludé par le gouvernement Fillon, et qui devrait pourtant mobiliser toutes les attentions, celui autour de la compétitivité structurelle de l’économie française, dont l’amélioration appelle de la part des pouvoirs publics une politique industrielle ambitieuse de très longue portée, qui manque cruellement aujourd’hui à la France.

_______________________

(1) Le coût salarial unitaire est le coût du travail supporté en moyenne pour une unité produite. En adoptant les notations suivantes : H(nombre d’heures travaillées), S (coût horaire de la main d’œuvre) et Q (niveau de la production), le coût salarial unitaire est donc par définition égal à (HxS)/Q. Ce rapport peut aussi s’écrire : S/(Q/H), donc comme le rapport entre le coût horaire du travail (S) et la productivité horaire du travail (Q/H) .

(2) Sur les performances comparées en matière de productivité du travail entre l’Allemagne et la France, on pourra utilement consulter :

Éloge de l’efficacité productive du travail en France

Publié dans POLITIQUE

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HARCELEMENT A SUP DE CO AMIENS

Publié le par Patrick Kaczmarek

Harcèlement à Sup de Co Amiens : "du

jamais vu", selon l'inspection du travail

Le tribunal correctionnel d'Amiens a commencé mercredi à juger pour harcèlement

moral les dirigeants de Sup de Co Amiens, en entendant le témoignage

d'inspecteurs du travail qui ont évoqué "brimades", "pressions" ou "mises au placard",

ainsi que celui d'un enquêteur.

e n'avais jamais vu autant d'éléments caractérisant du harcèlement dans une

entreprise", a témoigné mercredi l'un des deux inspecteurs qui ont mené une

enquête de plusieurs mois dans l'entreprise.

Il a reçu l'appui de Bruno Pelletier, officier de police judiciaire qui a dirigé l'enquête

ouverte après le suicide d'une ancienne directrice, rétrogradée, qui s'était jetée par la

fenêtre de son bureau en juillet 2009.

Le policier a détaillé la situation de sept victimes identifiées, comme Marylène

Caboche, une assistante pédagogique qui a tenté à deux reprises de mettre fin à ses

jours en laissant une lettre dénonçant ses conditions de travail.

Un rapport médical constatait qu'elle était victime d'un "management pathogène et

dictatorial", selon l'officier, qui décrit "l'attitude méprisante" de son supérieur et une

"discrimination" par rapport à des salariés plus jeunes dans la distribution des

promotions.

harcèlement

 

 

 

«Ils pensent qu'insulter via Internet, ça reste virtuel»

Il a aussi parlé du "déclassement" progressif de Patrice Toto et Thierry Léger, deux

délégués CGT, au point que chacun a, un temps, occupé un bureau surnommé "des

punis", situé derrière une vitre au rez-de-chaussée, où les étudiants les prenaient

pour des concierges, selon l'officier.

Plusieurs victimes ont vu leurs arrêts maladie reconnus comme accidents du travail

par la Sécurité sociale, a-t-il rappelé.

Quatre dirigeants - Jean-Louis Mutte, directeur général de Sup de Co, Isabelle

Mathieu, directrice administrative et financière, Georges Pouzot et Roger Davis,

respectivement directeur délégué de l'Institut supérieur d'administration et de

management (ISAM) et directeur délégué de l'Ecole supérieure de commerce (ESC),

deux entités du groupe - sont poursuivis.

Environ la moitié des salariés, soit 45 d'entre eux, en grande majorité des personnels

administratifs, ont été entendus par les inspecteurs Julien Eggenschwiller et Jacques

Thellier.

Ces derniers ont conclu qu'une vingtaine souffraient

Les quatre hauts responsables de Sup de Co Amiens encourent jusqu'à un an

d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende. L'association Sup de Co, représentée

par son président Bernard Désérable, encourt jusqu'à 75.000 euros d'amende.

http://actu.orange.fr/france/harcelement-a-sup-de-co-amiens-du-jamais-vu-selon-l-inspectiondu-

travail-afp_45

http://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/harcelement-a-sup-de-co-amiens-du-jamais-vuselon-

l-inspection-du-t

Quatre dirigeants de Sup de Co Amiens et l'association de l'école de

commerce sont jugés à partir de ce mercredi pour harcèlement moral

devant le tribunal correctionnel d'Amiens.

Guillaume Kretz/Wikimedia Commons

Après le suicide d'une ancienne directrice, sept salariés

dénoncent des mises au placard et des propos humiliants de

leur hiérarchie. Quatre hauts responsables de l'école

encourent jusqu'à un an de prison.

Le 23 juillet 2009, Mireille Dimpre se défenestrait depuis son bureau,

au deuxième étage du bâtiment principal de l'école supérieure de

commerce d'Amiens. Cette ancienne membre du comité de direction

de 48 ans aurait, selon l'accusation, difficilement vécu sa

rétrogradation. Six mois plus tard, le 21 janvier 2010, une

assistante pédagogique tentait elle aussi de mettre fin à ses jours à

son domicile. Elle avait dénoncé ses conditions de travail dans un

courrier retrouvé après son passage à l'acte, puis deux mois plus

tard, lors d'une seconde tentative.

Leurs supérieurs -quatre dirigeants de Sup de Co Amiens et

l'association de l'école de commerce- sont jugés à partir de ce

mercredi pour harcèlement moral devant le tribunal correctionnel

d'Amiens. Hauts responsables de l'école, ils encourent jusqu'à un an

d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende, l'association Sup de

Co jusqu'à 75.000 euros d'amende.

Des salariés "dans la crainte et la terreur"

Un psychologue avait relevé dans un rapport des "troubles

d'effondrement psychique" liés à un "cruel manque de

reconnaissance". Au total, sept victimes ont été prises en compte

dans la procédure. Certains salariés ont vu leur arrêt de travail pour

dépression reconnu par l'Assurance maladie comme relevant d'un

accident du travail. Selon les cas, les salariés dénoncent une "mise

au placard", "des propos humiliants", une surcharge de travail ou

une pression de la hiérarchie pour les pousser à la démission.

"Ce procès est emblématique d'un système qui malheureusement se

répand, et qui consiste, pour les dirigeants, à faire vivre leurs

salariés dans la crainte et la terreur, en pensant que cela fera croître

les performances de leur entreprise", résume Me Fiodor Rilov,

avocat de la CGT qui s'est constituée partie civile.

Pour Me Stefan Squillaci, avocat du président de la Chambre de

commerce et d'industrie et de l'association qui chapeaute le groupe,

le suicide a été "instrumentalisé", et que son client "a été anéanti"

par le décès de l'ancienne directrice de l'administration et de la

communication interne. Il rappelle que sa rétrogradation remontait à

2003.

AFP

Publié dans FAITS DE SOCIETE

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SOUTIEN A XAVIER MATHIEU

Publié le par Patrick Kaczmarek

Publié dans POLITIQUE

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FNAC EN GREVE

Publié le par Patrick Kaczmarek

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LANCEMENT DE LA CAMPAGNE FRONT DE GAUCHE

Publié le par Patrick Kaczmarek

Publié dans POLITIQUE

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Afghanistan : quel objectif de morts acceptable s’est fixé le gouvernement ?

Publié le par Patrick Kaczmarek

Quatre soldats Français de plus décédés en Afghanistan :

« Quel objectif de morts acceptable s’est fixé le gouvernement ? »

questionne le Mouvement de la Paix

 

Quatre soldats français viennent de trouver la mort en Afghanistan, portant à 82 le nombre de militaires français victimes d’une guerre qui n’est ni la leur, ni la nôtre.

«Il est temps de quitter l’Afghanistan, de tirer les conclusions d’une présence militaire désastreuse et de s’engager dans un processus civil pour un Afghanistan souverain » déclare Pierre Villard, président du Mouvement de la Paix.

 

Aujourd’hui, 70% des citoyens demandent le retrait des troupes.

 

Le 7 octobre 2001, Jacques Chirac, président de la République donnait à la présence militaire Française l’objectif de  « détruire les infrastructures des réseaux terroristes et de leur soutien ». 10 ans après, malgré 23 milliards de dollars destinés à former l’armée afghane, c’est de cette même armée que, selon le ministre de la Défense, des éléments infiltrés tirent sur des soldats de l’OTAN. Triste bilan.

 

Suite aux propos de Gérard Longuet, Pierre Villard dénonce « non, cette situation n’est pas le lourd tribut à payer des forces de la coalition. Quel objectif de morts acceptable s’est fixé le gouvernement avant de se décider enfin de retirer toutes les troupes d’Afghanistan ? »

 

La démonstration est une fois de plus faite : la guerre ne résout rien ; cette voie toujours jonchée de morts doit être définitivement abandonnée.

 

Pour briser ce cercle de la guerre et de la violence, seule une issue politique est envisageable. La société civile avec l'aide des institutions internationales et de l'Onu, doit reprendre la main pour reconstruire le pays.

Les missions « humanitaires » confiées à des militaires, en tenue ou non, ne sont qu’un leurre auquel la population n’adhère pas : pour tous les Afghans, il s’agit d’une force d’occupation étrangère imposée.

 

Le Mouvement de la Paix demande au gouvernement de cesser les opérations militaires, d’organiser le retrait complet des troupes françaises en 2012, et d’œuvrer à un processus démocratique sous l’égide de l’Onu, qui détient seule la légitimité internationale.

 

Pour cela, les fonds prévus pour la guerre sont à attribuer d'urgence à la reconstruction du pays, dans le respect de la volonté du peuple afghan. « L’intérêt de la France c’est un Afghanistan libre et souverain » conclut le responsable pacifiste.

 Contact : pierre.villard@mvtpaix.org - 06 82 92 29 46

LE MOUVEMENT DE LA PAIX - MAISONDELAPAIX  9, rue Dulcie September – 93400 Saint-Ouen

Tel : 01 40 12 09 12 - Fax : 01 40 11 57 87 - Site web : www.mvtpaix.org - mail : national@mvtpaix.org

Agréé Association Nationale de la Jeunesse et d’Education Populaire

Publié dans PAIX

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[Comites] Trois pays sur quatre en faveur d'un nouveau traité d'élimination des armes nucléaires

Publié le par Patrick Kaczmarek

Communiqué de presse :

Pour diffusion immédiate

Le 15 Janvier, 2012

 

Trois pays sur quatre réclament un nouveau traité pour éliminer les armes nucléaires, selon une nouvelle étude.



GENEVE, Suisse - Les trois-quarts des nations du monde soutiennent la proposition du Secrétaire Général de l'ONU Ban Ki-moon pour un traité visant à interdire et éliminer les armes nucléaires, selon une étude publiée aujourd'hui par la Campagne Internationale pour l'Abolition des Armes Nucléaires (ICAN). Sur les 146 pays à avoir déclaré leur volonté de négocier un nouveau pacte de désarmement mondial, quatre conservent des arsenaux nucléaires: la Chine, l'Inde, le Pakistan et la Corée du Nord.

Le rapport intervient une semaine après que le compte à rebours de la Doomsday Clock (L’horloge de l’Apocalypse) du Bulletin of the Atomic Scientists a été avancé d’une minute de l’heure fatidique de minuit, au vu de l’accroissement des dangers nucléaires dans le monde et l’absence de progrès dans le sens de l'abolition du nucléaire. "La grande majorité des nations croit qu'il est temps d'interdire les armes nucléaires de la même manière que les armes biologiques et chimiques ont été interdits", a déclaré Tim Wright,  militant ICAN et auteur de l'étude.

"Le désarmement nucléaire ne peut pas continuer à un rythme d'escargot, si nous voulons prévenir la propagation et l'utilisation des armes nucléaires. Il doit être accéléré, et la meilleure façon d'y parvenir est par un traité de désarmement nucléaire global avec des échéanciers et des repères pour éliminer les stocks d'armes nucléaires ", déclare Tim Wright. "Ce doit être le prochain grand objectif de négociation de la communauté internationale."

En Novembre dernier, la Croix Rouge Internationale et le Croissant-Rouge -qui compte près de 100 millions de membres et bénévoles du monde entier- a adopté une résolution historique soulignant les dangers humanitaires des armes nucléaires et appelant les gouvernements à «poursuivre de bonne foi et à conclure des négociations avec urgence et détermination pour interdire l'utilisation et éliminer complètement les armes nucléaires par un accord international juridiquement contraignant".

Le soutien à un traité visant à abolir les armes nucléaires a considérablement augmenté depuis 2008, lorsque le Secrétaire général a fait d’un tel traité la pièce maîtresse de son plan d'action de désarmement nucléaire. Lors de la conférence d'examen de mai 2010 d’un traité de non-prolifération nucléaire bien mal en point, deux références à une convention d'armes nucléaires ont pu apparaitre  dans le document final, malgré les vives protestations de quelques nations possédant l'arme nucléaire.

Arielle Denis, responsable du bureau ICAN de Genève pour l’Europe, le Moyen Orient et l’Afrique, estime que les gouvernements ont un mandat populaire clair visant à interdire les armes nucléaires. "A travers le monde, même dans les nations qui possèdent un vaste arsenal nucléaire, les sondages d'opinion montrent qu'une majorité de citoyens appuient l'élimination de ces armes immorales, inhumaines et illégales. Les gens pensent que le moment est venu pour leurs dirigeants de se débarrasser de l'ombre de la menace nucléaire ", a-t-elle dit.

L'étude d'ICAN montre que toutes les nations d’Amérique latine, des Caraïbes et d'Afrique se prononcent en faveur d’un traité interdisant les armes nucléaires, de même que la plupart des nations de l'Asie, du Pacifique et du Moyen-Orient. Le soutien est plus faible en Europe et en Amérique du Nord, en particulier parmi les membres de l'alliance nucléaire de l'OTAN. Les nations qui appuient l'interdiction sur les armes nucléaires représentent environ 81% de la population mondiale. Seuls 26 pays sont opposés à un tel traité, et  22 d’entre eux sont plutôt hésitants, d’après l'étude.

 

Lire l’étude complète (en anglais) http://www.icanw.org/positions

 

 

 

Contacts :

Genève : Arielle DENIS +41 229 197 080

Paris : Pierre VILLARD +33 6 82 92 29 46

 

 

 

 

Les 62 organisations nationales françaises membres du Collectif ICAN France :

Abolition 2000 – France ; Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire – ACDN ; Américains contre la guerre – AAW ; Appel des Cent pour la Paix ; Armes nucléaires STOP ; Artistes pour la Paix ; Association des Libres Penseurs de France – ADLPF ; Association Française des Communes Départements Régions pour la Paix – AFCDRP ; Association France Palestine Solidarité – AFPS ; Association des Médecins Français pour la Prévention de la Guerre Nucléaire – AMFPGN ; Association Nationale des Cheminots Anciens Combattants, Résistants, Prisonniers et Victimes de Guerre – ANCAC ; Association Républicaine des Anciens Combattants – ARAC ; Association pour la Taxation des Transactions financières pour l’Aide aux Citoyens – ATTAC ; Association des Travailleurs Maghrébins en France – ATMF ; Centre Quakers International ; Collectif des Objectrices et objecteurs du Tarn – COT 81 ; Collectif Non au Missile 51 ; Comité des Iraniens contre la Guerre – CICG ; Comité National pour l’Indépendance et le Développement – CNID ; Confédération Générale du Travail – CGT ; Confédération paysanne ; Droit Solidarité – Association internationale des juristes démocrates – AIJD ; Enjeu – Pionniers de France ; Enseignants pour la Paix – EPP ; Fédération Espérantiste du Travail – FET ; Fédération Nationale des Travailleurs de l’Etat – FNTE-CGT ; Fédération Syndicale Unitaire – FSU ; Femmes Solidaires ; Fondation Copernic ; Forum Plutonium ; Greenpeace France ; Institut de Documentation et de Recherche sur la Paix – IDRP ; Institut Hiroshima-Nagasaki ; Le Mouvement de la Paix ; Les Alternatifs ; Les Verts ; Ligue des Droits de l’Homme – LDH ; Ligue Internationale de Femmes pour la Paix et la Liberté – LIFPL ; Maison de vigilance ; Mouvement pour une Alternative Non-violente – MAN ; Mouvement International de la Réconciliation – MIR ; Mouvement National de Lutte pour l’Environnement – MNLE ; Mouvement de l’Objection de Conscience – MOC ; Mouvement pour le Désarmement, la Paix et la Liberté ; Mouvement Jeunes Communistes de France – MJCF ; Mouvement politique d’Education populaire – M’PEP ; Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples – MRAP ; Observatoire des armes nucléaires françaises – CDRPC ; Parti communiste Français – PCF ; Parti communiste des ouvriers de France – PCOF ; Pax Christi ; Réseau féministe « Ruptures» ; Réseau franciscain Gubbio ; Réseau Sortir du Nucléaire ; Ritimo ; Syndicat National des Chercheurs Scientifiques – SNCS-FSU ; Syndicat National de l’Enseignement Secondaire – SNES-FSU ; Syndicat National des Travailleurs de la Recherche Scientifique – SNTRS-CGT ; Syndicat National de l’Enseignement Supérieur et de la recherche – SNESup-FSU ; Union Bretonne des Syndicats de l’Action ; Culturelle – USBAC-CGT ; Union nationale Peuple et Culture ; Union pacifiste.

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Publié le par Patrick Kaczmarek

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