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Sauvez Ali al Nimr

Publié le par Patrick Kaczmarek

 

Arrêté en février 2012 lorsqu'il avait 17 ans, Ali al Nimr a été condamné à mort en mai 2014 par le Tribunal pénal spécial de Djedda, instance très déficiente qui l'a déclaré coupable de 12 infractions, notamment de participation à des manifestations contre le gouvernement, d'attaque à l'encontre des forces de sécurité.
Les aveux utilisés pour le condamner ont très certainement été extorqués sous la torture et sa mère a déclaré à Amnesty International qu'elle a remarqué « des blessures et des hématomes » sur son corps lorsqu'elle lui a rendu visite en prison et qu'il était visiblement frêle et faible.

 

 

JE SIGNE LA PETITION

 

 

 

La Convention relative aux droits de l'enfant, que l’Arabie saoudite est tenue de respecter, indique clairement que la peine de mort ne peut être prononcée pour des infractions commises par des personnes mineures.
La peine de mort est un châtiment cruel, inhumain et dégradant et il n’existe aucune preuve qu’elle ait un effet dissuasif sur la criminalité. Son utilisation dans le but de punir une personne qui était mineure au moment des faits qu’on lui reproche est une violation flagrante du droit international.

Merci de votre soutien si précieux.

 

 

 

 

 

Sylvie Brigot-Vilain
Directrice générale d'Amnesty International
France

 

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Communiqué - Action unitaire devant l'Assemblée Nationale contre les milliards investis dans l'arme nucléaire

Publié le par Patrick Kaczmarek

Communiqué de presse commun du Réseau "Sortir du nucléaire", du Mouvement pour une Alternative Non-violente, du Mouvement de la Paix, des Désobéissants, du Collectif "En marche pour la Paix" et de la Maison de Vigilance - 22 novembre 2016

Ce matin, des militants se sont rassemblés devant l’Assemblée Nationale à l’occasion du vote en première lecture du budget 2017. Rejoints par les députés Michèle Bonneton, Jean-Jacques Candelier, Jean-Louis Roumégas et Isabelle Attard, ils demandaient aux parlementaires de ne pas voter un budget où les dépenses consacrées aux armes nucléaires sont en hausse du fait de leur « modernisation » et atteignent 3,87 milliards d’Euros pour la seule année 2017. Cette augmentation en préfigure d’autres bien plus considérables encore dont certains responsables politiques rêvent pour les années à venir. On n’en finira donc jamais de financer la préparation de crimes contre l’humanité ?

Cette politique de « prolifération verticale » va totalement à l’encontre de ce qui a été récemment voté par la Commission « désarmement » de l’Assemblée générale des Nations Unies. En effet, le 27 octobre 2016, à New York, 123 États contre 38 se sont exprimés pour l’ouverture en 2017 de négociations en vue d’établir un traité d’interdiction et d’élimination des armes nucléaires. Parmi les 9 Etats nucléaires existants, la France fait partie de ceux ayant voté contre cette résolution.

À l’occasion du vote du budget 2017, les associations ont remis aux députés qui les ont rejoints sur le parvis de l’Assemblée nationale des initiatives correspondantes à différentes sensibilités exprimés contre la force nucléaire :

 la pétition "Pour une France sans armes nucléaire et le désarmement unilatéral de la France" (11 550 signatures) initiée par le MAN et soutenu par 13 organisations - voir http://fsan.fr

 la pétition contre le doublement des crédits de l’arme atomique et contre l’augmentation du budget de la défense en France initiée par le Mouvement de la Paix et le collectif En marche pour la paix - voir http://www.mvtpaix.org

Les armes nucléaires sont présentées par leurs défenseurs comme indispensables à notre « sécurité ». En fait, si elles peuvent créer chez certains un « sentiment de sécurité » il est évident qu’elles ne peuvent garantir une réelle sécurité à la France, qui serait anéantie en cas de conflit nucléaire. Elles ne garantissent pas la paix et ne préviennent en rien des menaces actuelles comme le terrorisme. Depuis le lancement de son programme nucléaire, la France a déjà consacré plus de 300 milliards pour la bombe atomique… Il est temps d’arrêter les frais et de revenir aux valeurs humanistes !

Contacts presse :

Serge Perrin : 06 03 80 39 95

Dominique Lalanne : 06 32 71 69 90

Patrice Coulon : 06 21 23 23 98


Chargée de communication :
Charlotte Mijeon - 06 64 66 01 23

 

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Armes nucléaires versus autocollants : Une amende avec sursis pour les deux militants

Publié le par Patrick Kaczmarek

Lundi 21 novembre: Communiqué de presse des Désobéissants.

Ce lundi 21 novembre, le Tribunal Correctionnel de Paris a rendu son verdict concernant les deux militants contre le nucléaire militaire: l’amende est fixée à 350 euros chacun, avec un sursis de cinq ans. Mais en resteront-ils là ?


Rappel des faits : Le 6 août dernier, lors du jeûne-action annuel organisé par le collectif « Armes nucléaires STOP » à l’occasion de la commémoration du bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki, plusieurs militants avaient entrepris de se coucher symboliquement devant le siège du Parti des Républicains pour protester contre le soutien au financement du nucléaire par les candidats du PR à l’élection Présidentielle, sans aucun débat citoyen. La plupart des candidats souhaitent même porter progressivement ce budget à 6 milliards d’euros pour la modernisation de l’arsenal.

Pour interpeller les candidats du parti Les Républicains, Rémi et Sophie avaient collé quelques stickers et écrit à la craie sur leur vitrine : « stop au nucléaire militaire, 4 milliards d’euros à économiser ». Vite interpellés, ils sont retenus 28h30 et accusés de « dégradation ayant entraîné des dommages graves ».

Convoqués par le tribunal le 7 novembre, en l’absence de tout représentant des Républicains, il leur a été interdit d’évoquer la question nucléaire, sommés d’en rester aux faits reprochés. La Présidente a admis dans ce verdict que leur garde à vue était bien illégale pour de tels faits et refusé la qualification de « dommage grave ». Elle n’a donc pas suivi l’avis du procureur qui demandait 500 euros d’amende chacun. En revanche, elle a considéré qu’il y avait eu délit de  « tag » et fixé la condamnation en conséquence.
Les 2 militants et leurs soutiens n’auront toujours pas réussi à faire entendre leurs arguments sur le danger avéré du nucléaire militaire, son maintien inutile ou son coût exorbitant. Pourtant, la France continue à bloquer au sein des Nations Unies les négociations d’un traité d’interdiction des armes nucléaires.

Des actions ont eu lieu dans plusieurs villes de France le samedi 5 novembre, en solidarité avec les militants poursuivis.

Les militants pacifistes antinucléaires chercheront dès demain matin, mardi 22 novembre, à faire valoir la nécessité d’un débat national sur cette question en se rassemblant devant l’Assemblée Nationale (RDV à 10h30, entrée du jardin des Tuileries, côté Concorde). On peut les soutenir en les y rejoignant, ou en interpellant les deux candidats républicains en lice.

Ce collage d’autocollant eu lieu à l’occasion du jeûne-action contre l’arme nucléaire, organisé comme chaque année par le collectif « Armes nucléaires stop » et soutenu par le Réseau Sortir du nucléaire, le Mouvement de la Paix, le collectif des Désobéissants, le Mouvement pour une Alternative Non-violente et la Maison de vigilance.

Les militants poursuivis remercient chaleureusement les donateurs; grâce à leur générosité non seulement tous les frais de justice seront payés, mais nous pourrons également envisager d’autres actions à l’avenir, pour promouvoir la paix et le désarmement nucléaire. On peut encore contribuer sur jusqu’au 31 décembre.


On ne lâche rien !

Pacifiquement,
Les Désobéissants
www.desobeir.net

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Déclaration : Le Mouvement de la Paix déplore l'élection de Donald Trump comme Président des Etats-Unis

Publié le par Patrick Kaczmarek

Le Mouvement de la Paix déplore l'élection de Donald Trump
comme Président des Etats-Unis

Le décompte très serré des votes individuels donne une avance de plus de 700 000 voix à Hillary Clinton sur son concurrent Donald Trump. Mais le système électoral avec le passage par Etat aux "grands électeurs", sans application de la proportionnelle (à l'exception mineure du Maine et du Nebraska), fait que ce score devient 290 pour D. Trump contre 228 pour H. Clinton.

Celui qui est élu a mené une campagne de caractère raciste et sexiste, homophobe et xénophobe, autoritaire et obscurantiste, anti immigrés, soutenue par le Ku Klux Klan et les Églises évangélistes.
Ses diatribes grossières et ses annonces réactionnaires ont montré son vrai visage. Une partie de la population partageant ses idées rétrogrades s'est mobilisée (des couches moyennes blanches craignant un déclassement, des habitants ruraux ou périurbains abandonnés des services publics, des travailleurs menacés dans leur emploi ou l'ayant déjà perdu ...). Il a aussi surfé sur la situation dramatique de millions de gens victimes de l'ultralibéralisme, des fermetures d'entreprises et des délocalisations, inquiets pour leur avenir dans une aggravation spectaculaire des inégalités sociales.

Par ailleurs, ses promesses démagogiques de relocaliser ces entreprises parties à l'étranger et de reprise économique par la rénovation des infrastructures des bâtiments publics, des services et des transports ont trouvé l'oreille d'une partie mystifiée des populations.
Ces mesures seraient de nature à commencer la sortie de la crise, encore faudrait-il qu'elles soient mises en œuvre au profit de la population, de l'emploi local, des services publics, sans effet d'aubaine pour un entrepreneur multimilliardaire tel que Trump, insatiable déclaré dans sa volonté d’accumulation de richesse.
 
La campagne de Bernie Sanders lors des primaires démocrates montrait déjà qu'il fallait agir d'urgence contre les dégradations sociales et écouter leurs victimes. Il fut vainqueur dans 22 États face à Hillary Clinton mais cette dernière, retenue finalement comme candidate du Parti Démocrate, était déjà très contestée, trop liée à Wall Street, peu nette, avec son mari et leur Fondation Clinton, dans les finances de leurs activités, trop "faucon" dans les relations internationales et les conflits actuels.

L'avenir est incertain :
- lourd de dangers sur les questions sociales aux Etats-Unis en particulier avec des majorités du Parti Républicain au Sénat et à la Chambre des Représentants, et avec la prochaine nomination du 9éme juge de la Cour Suprême qui rendra majoritaire sa partie la plus conservatrice. Il faut craindre des conclusions institutionnelles déplorables pour certains problèmes sociaux et humains (peine de mort, droit à l'interruption de grossesse, port des armes, mariage homo, lutte contre les discriminations et ségrégations, régularisation des immigrés, avenir de la couverture sociale et médicale etc.) et la mise en danger aussi pour l'accord de Paris contre le réchauffement climatique, problème planétaire qui ne doit pas être nié par un pays aussi impliqué que les Etats-Unis.
- plein d'interrogations sur les possibles remises en cause de l'Alena et des négociations sur le Tafta ou un traité transpacifique. Même expectative dans les futures relations internationales, alors qu'il faut les faire sortir des affrontements, des stratégies de la tension, des rodomontades, de l'inféodation à l'OTAN et aller vers des solutions politiques, des démarches diplomatiques et des conférences pour des solutions concertées pour la résolution, à la racine, des difficultés créant les affrontements guerriers, les menaces terroristes et les exodes de population.

Le peuple des États-Unis comporte, nous le savons, des forces pacifistes, antiracistes, démocratiques, progressistes importantes. Soyons persuadés qu'elles trouveront, dans le contexte grave postélectoral, le chemin pour exprimer et défendre leurs aspirations et leurs exigences.

 

A Saint-Ouen, le 23 novembre 2016
(déclaration qui avait été rédigée le 10.11.2016)

Le Mouvement de la Paix

Contact : Raoul Alonso au 06 13 22 72 52


 
Plus d’infos sur www.mvtpaix.org

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Arrêt du conseil d'Etat sur l'installation des crèches dans les bâtiments de la République

Publié le par Patrick Kaczmarek

9 novembre 2016 | Décision contentieuse

Installation de crèches de Noël par les personnes publiques

Le Conseil d’État précise les conditions de légalité de l’installation temporaire de crèches de Noël par des personnes publiques.

Lire la décision 395122 Fédération départementale des libres penseurs de Seine-et-Marne
Lire la décision 395223 Fédération de la libre pensée de Vendée

L’essentiel :

Le Conseil d’État rappelle la portée du principe de laïcité. Celui-ci crée des obligations pour les personnes publiques, en leur imposant notamment :

  • d’assurer la liberté de conscience et de garantir le libre exercice des cultes ;
  • de veiller à la neutralité des agents publics et des services publics à l’égard des cultes, en particulier en n’en reconnaissant, ni en n’en subventionnant aucun.

Le Conseil d’État juge que l’article 28 de la loi de 1905, qui met en œuvre le principe de neutralité, interdit l’installation, par des personnes publiques, de signes ou emblèmes qui manifestent la reconnaissance d’un culte ou marquent une préférence religieuse.

En raison de la pluralité de significations des crèches de Noël, qui présentent un caractère religieux mais sont aussi des éléments des décorations profanes installées pour les fêtes de fin d’année, le Conseil d’État juge que leur installation temporaire à l’initiative d’une personne publique, dans un emplacement public, est légale si elle présente un caractère culturel, artistique ou festif, mais non si elle exprime la reconnaissance d’un culte ou une préférence religieuse.

Pour déterminer si l’installation d’une crèche de Noël présente un caractère culturel, artistique ou festif, ou si elle exprime au contraire la reconnaissance d’un culte ou une préférence religieuse, le Conseil d’État juge qu’il convient de tenir compte du contexte dans lequel a lieu l’installation, des conditions particulières de cette installation, de l’existence ou de l’absence d’usages locaux et du lieu de cette installation.

Compte tenu de l’importance du lieu de l’installation, le Conseil d’État précise qu’il y a lieu de distinguer les bâtiments des autres emplacements publics :

  • dans les bâtiments publics, sièges d’une collectivité publique ou d’un service public, une crèche de Noël ne peut pas être installée, sauf si des circonstances particulières montrent que cette installation présente un caractère culturel, artistique ou festif ;
  • dans les autres emplacements publics, compte tenu du caractère festif des installations liées aux fêtes de fin d’année, l’installation d’une crèche de Noël est légale, sauf si elle constitue un acte de prosélytisme ou de revendication d’une opinion religieuse.

Faisant application de ces principes, le Conseil d’État casse les deux arrêts dont il était saisi, l’un qui avait jugé que le principe de neutralité interdisait toute installation de crèche de Noël, l’autre qui ne s’était pas prononcé sur l’ensemble des critères pertinents. Dans la première affaire, il juge que l’installation de crèche litigieuse méconnaissait le principe de neutralité. Il renvoie la seconde affaire à la cour administrative d’appel de Nantes, afin qu’elle se prononce sur l’ensemble des éléments à prendre en compte.

Les faits et la procédure :

Deux installations de crèches de Noël, l’une par la commune de Melun, l’autre par le département de la Vendée, avaient fait l’objet d’une contestation devant le juge administratif. La cour administrative d’appel de Paris avait, en dernier lieu, jugé illégale l’installation de la crèche de la commune de Melun. La cour administrative d’appel de Nantes avait, quant à elle, jugé légale l’installation de la crèche du département de la Vendée. Le Conseil d’État était saisi d’un recours en cassation contre ces deux arrêts.

La décision du Conseil d’État :

1) Le Conseil d’État commence par rappeler la portée du principe de laïcité et de la loi du 9 décembre 1905, qui créent des obligations pour les personnes publiques. Celles-ci doivent ainsi :

  • assurer la liberté de conscience ;
  • garantir le libre exercice des cultes ;
  • veiller à la neutralité des agents publics et des services publics à l’égard des cultes, ce qui implique notamment de ne reconnaître, ni de subventionner aucun culte.

2) Le Conseil d’État fait ensuite application de l’article 28 de la loi du 9 décembre 1905, qui pose l’interdiction de principe d’élever ou d’apposer des emblèmes ou signes religieux sur les emplacements publics. Le Conseil d’État juge que cette interdiction vise à mettre en œuvre le principe de neutralité des personnes publiques à l’égard des cultes. Elle s’oppose donc à l’installation, par les personnes publiques, de signes ou d’emblèmes qui manifestent la reconnaissance d’un culte ou marquent une préférence religieuse.

3) Pour appliquer cette règle aux crèches de Noël, le Conseil d’État relève qu’une crèche peut avoir plusieurs significations. Elle présente un caractère religieux ; mais elle est aussi un élément des décorations et illustrations qui accompagnent traditionnellement les fêtes de fin d’année, sans signification religieuse particulière.

4) Tenant compte de ces différentes significations possibles, le Conseil d’État juge que l’installation temporaire d’une crèche de Noël par une personne publique dans un emplacement public est légale si elle présente un caractère culturel, artistique ou festif, mais non si elle exprime la reconnaissance d’un culte ou marque une préférence religieuse.
Pour déterminer si une telle installation présente un caractère culturel, artistique ou festif, ou au contraire exprime la reconnaissance d’un culte ou d’une préférence religieuse, le Conseil d’État juge qu’il convient de tenir compte :

  • du contexte de l’installation : celui-ci doit être dépourvu de tout élément de prosélytisme ;
  • des conditions particulières de l’installation ;
  • de l’existence ou de l’absence d’usages locaux ;
  • du lieu de l’installation.

5) Compte tenu de l’importance de ce dernier élément, le Conseil d’État précise qu’il y a lieu de distinguer, parmi les lieux, entre les bâtiments publics qui sont le siège d’une collectivité publique ou d’un service public et les autres emplacements publics. Ainsi :

  • dans l’enceinte des bâtiments publics, sièges d’une collectivité publique ou d’un service public, l’installation d’une crèche par une personne publique n’est en principe pas conforme au principe de neutralité, sauf si des circonstances particulières permettent de lui reconnaître un caractère culturel, artistique ou festif ;
  • en revanche, dans les autres emplacements publics, en raison du caractère festif des installations liées aux fêtes de fin d’année, l’installation d’une crèche par une personne publique ne méconnaît pas le principe de neutralité, sauf si elle constitue un acte de prosélytisme ou de revendication d’une opinion religieuse.

6) Faisant application de ces principes, le Conseil d’État casse l’arrêt de la cour administrative d’appel de Paris, qui avait jugé que le principe de neutralité interdisait toute installation de crèche de Noël.
Il se prononce ensuite comme juge d’appel sur la légalité de l’installation de la crèche de la commune de Melun. Dans ce cadre, il relève :

  • que la crèche est installée dans l’enceinte d’un bâtiment public, siège de services publics ;
  • que cette installation ne résultait d’aucun usage local ;
  • qu’aucun élément ne marque l’installation de la crèche dans un environnement artistique, culturel ou festif.

Le Conseil d’État en déduit que la décision de procéder à une telle installation, en ce lieu et dans ces conditions, méconnaît les exigences découlant du principe de neutralité des personnes publiques. Il procède donc à son annulation.

7) Le Conseil d’État casse également l’arrêt de la cour administrative d’appel de Nantes, qui n’avait pas examiné si l’installation de la crèche en cause devant elle résultait d’un usage local ou si des circonstances particulières permettaient de lui reconnaître un caractère culturel, artistique ou festif. Il lui renvoie ensuite l’affaire, afin qu’elle se prononce sur les critères dégagés par sa décision.

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Protégeons Hayat d'une condamnation pour son refus de monter dans l'avion en 2015

Publié le par Patrick Kaczmarek

Rassemblement de soutien à Hayat BOULHALI, Jeudi 24 novembre 2016 dès 8h,

devant le tribunal correctionnel d’Amiens, rue Robert de Luzarches,

pour la protéger d’une possible condamnation parce qu’elle a refusé de monter dans l’avion qui devait l’expulser le 27 novembre 2015 et parce qu’elle n’a pas « pointé »au commissariat lors de son assignation à résidence après sa première arrestation…

Elle sera jugée selon l’article L624 art 2 et 3 qui prévoit, pour le refus «d’obtempérer», du sursis, de la prison et jusqu’à l’interdiction du territoire français… (le précédent procès en date du 27 octobre avait été reporté faute de traducteur marocain pour le témoignage d’Hayat)

Pour mémoire Hayat était venue du Maroc en 2010 et avait épousé Mr LOUHAB d’origine française, il y a quelques années. Mise à la porte par ses beaux-parents après avoir subi de mauvais traitements, elle était suivie et aidée par les éducateurs du foyer AGENA (un foyer pour femmes qui ont subi des violences) pour se rétablir psychologiquement et s’insérer économiquement et socialement en France, tout en gérant sa défense au plan juridique pour les violences qu’elle a subies .

Hélas le Préfet, constatant la séparation « de corps » a voulu l’expulser de France à trois reprises (novembre 2015, janvier et mars 2016 !) en envoyant la Police au petit matin, l’arrêter au foyer…

Continuons comme les 500 premiers signataires, de marquer notre soutien à Hayat BOUHLALI sur le site : http://resf.info/article53479.html ou sur «papier»

Votre présence nombreuse, ne serait-ce que 20 à 30 minutes, le 23 novembre dès 8h devant le tribunal correctionnel, rue R. de Luzarches à Amiens, peut contribuer à la relaxe…

 

Bien à vous, Marie Claire et Didier Cottrelle, Martine Tekaya, Martine Lefebvre, Sibylle Luperce, Mireille Hanin, Danielle Bouty, Florence Grimout, Nathalie Seguin, Dikanaïna Harrivel, Paul Doublet, Christophe Clavet, Christophe Collafarina, Bertille et Marcel Dekervel

Contacts: tel 07 88 99 64 67, E-mail: resfsomme@gmail.com, Site:www.educationsansfrontieres.org,

Adresse postale: RESF Somme, c/o chez Martine Tekaya, appt B332, 51 rue du tour de ville, 80000 Amiens

Permanences : tous les mercredis à 17h30, salle Dewailly à Amiens

Réseau Education Sans Frontières de la Somme, avec le soutien de: Ligue des Droits de l’Homme, SUD-Education, FCPE, Léo-Lagrange, FSU, CGT-Education, SGEN-CFDT, UNSA-Education, Union  CGT80, Union syndicale "Solidaires", UNEF, l'ASMA, l’Union pour la Dignité des Chômeurs, ATTAC, Confédération Paysanne, Ligue de l'Enseignement, Mouvement de la Paix, Compagnie de théâtre «Charnière», Femmes Solidaires, Association «Vie Brisée», Association de lutte contre l’illettrisme«CARDAN», Espéranto 80, Femmes en Mouvement, Compagnie de théâtre «Les BEN’ARTS», Coordination des Intermittents et Précaires de Picardie, les CEMEA de Picardie, Etudiants Musulmans de France, Fédération Syndicale Etudiante, Journal «ch’Fakir», la CIMADE, SUD-Santé Sociaux, Association d’Ethno-Psychanalyse, Association «Faites de la Résistance», Nouvelle Afrique, Association Générale des Etudiants de Picardie, Théâtre «La Roue Libre», Association «Culture, Animation, Prévention, Sports», Association «Défense-Enfants-International», Association CAP-VERT d’Amiens, Association « Bulles de Théâtre », Groupe Musical « Bordel de Mel et Boris-PELOSOF-TRIO », Association de Solidarité aux Arméniens «ARATTA», Association «Boite Sans Projet», Association de Solidarité aux Yézides «Mala-Ezdîye-Amiens ou la Maison des Yézidis d’Amiens», Association des Russophones «Bouledeneige», Chorale «Bande à Rosa», Syndicat Amiens-Métropole SUD, Université Populaire d’Amiens, Association « Les Amis du RESF de la Somme » (association de soutien financier)…

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Budget de la Défense Nationale : Consensus autour de la Course aux Armements Nucléaires

Publié le par Patrick Kaczmarek

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PCF DECORTIQUE LE PROGRAMME "FRANCE INSOUMISE"

Publié le par Patrick Kaczmarek

Infos en provenance des économistes PCF qui décortiquent les différents programme des candidats aux primaires, celui de FI et travaillent sur les propositions détaillées à formuler dans le cadre de la campagne par une candidature issue du PCF et à promouvoir dans le cadre de la campagne quelque soit la décision des communistes sur l'option à retenir...Denis Durand un des économistes du PCF donne ce point de vue.

 

"il s'agit du programme de la "France insoumise", officiellement adopté à sa convention de Lille le 16 octobre... mais dont l'accès est réservé aux membres de la "France insoumise".

 

Sur le site de JL Mélenchon, on ne trouve pas la version définitive. Nous avons néanmoins pu nous la procurer. Elle contient beaucoup de propositions parfois copiées sur L'Humain d'abord mais les dispositions concrètes qui donnaient une cohérence au programme du Front de gauche sont systématiquement gommées. 

Par exemple, un "plan A" prétend essayer de "changer l'Europe" mais il ne contient pas la proposition d'un fonds européen pour que l'argent de la BCE finance les services publics. Ou encore, il est question d'"éradiquer la précarité" mais l'objectif d'éradiquer le chômage (en construisant progressivement une sécurisation de l'emploi et de la formation) disparaît, on vise seulement le "plein-emploi", c'est-à-dire le niveau de chômage qui équilibre le marché du travail. 

Alors que L'humain d'abord, en 2012, prévoyait un SMIC à 1 700 euros bruts immédiatement, à 1 700 euros nets au cours de la législature, et que la CGT revendique aujourd'hui 1 800 euros bruts (et FO 1 900 euros), JL Mélenchon s'en tient à 1 300 euros nets. 

JL Mélenchon a souligné dans son interview à l'Echo du centre en septembre qu'il ne veut pas contester le pouvoir des patrons dans les entreprises pour imposer d'autres critères de gestion et de financement. 

Dès qu'on aborde des propositions mettant en cause le pouvoir des marchés financiers, il devient flou, par exemple sur la nationalisation des banques. 

Au fond, il s'agit d'un programme social-démocrate peu différent de celui de Montebourg ou de Hamon, avec en plus des dérapages nationalistes."Voila chacun pourra se faire une idée précise et prendre sans doute le soin de ne pas se précipiter sur un soutien au contenu pas forcément en adéquation avec les attentes....attention au réveil amer... 

Sur l'énergie et l'environnement la différence est abyssale : Le point de vue de Valerie Goncalves Andral faite à l'occasion de la conférence nationale du PCF du 5 novembre 

En tant que dirigeante nationale du Parti en charge de l’énergie et profondément attachée aux questions de l’écologie comme beaucoup d’entre nous, je pense que le ralliement à Jean-Luc Mélenchon, nous discréditerait sur les questions industrielles et environnementales et laisserait le champ libre à la droite pour aller vers plus de privatisation. 

En effet, le programme de la « France insoumise », c’est la fermeture de la Centrale de Fessenheim, l’abandon de la prolongation de vie des centrales nucléaires au-delà de 40 ans, de tous les projets d’EPR et du centre d’enfouissement des déchets… 

Il a décidé d’en finir avec la 3ème industrie française avec comme conséquence la perte de milliers d’emplois qualifiés et la perte d’un savoir-faire reconnu dans le monde entier. Melenchon décide désormais à la place des citoyens qu’il nous faudrait abandonner l’atout nucléaire. 

C’est la parfaite illustration de la posture tribunicienne qu’il a dorénavant adopté : candidat autoproclamé, campagne en dehors des partis, personnalisation outrancière de la démarche ; pour un candidat qui a fait de la sixième république citoyenne un axe central de son parcours, convenons qu’il vient d’endosser assez rapidement et soudainement les costumes et mauvaises habitudes de la monarchie présidentielle de la cinquième. 

Qu’ira-ton raconter au million de travailleurs du secteur notamment les 300 000 ouvriers, cadres et ingénieurs de la filière nucléaire, qui par le passé votaient massivement pour le PS et le PCF. 

Cette posture programmatique qui joue sur les peurs expédie aux calendes grecques, la difficile équation énergétique, équation qui doit tenir compte des besoins mondiaux de développement, de l'épuisement des ressources, et du grave problème du réchauffement climatique. 

C’est aussi, rester sourd aux conclusions des travaux du GIEC. A savoir la nécessité impérieuse de faire reculer rapidement et massivement les énergies fossiles « carbonées » (charbon, pétrole, gaz) et de « décarboner » au maximum une électricité ayant vocation à les remplacer. Le GIEC reconnaît clairement que l’énergie nucléaire sera un des leviers incontournables pour contrer le réchauffement climatique et en même temps répondre à une demande mondiale considérable pour 2050. 

En l'absence d'ambitions industrielles énergétiques nouvelles, couplant énergies renouvelables et nucléaire, il sera impossible d'atteindre cet objectif dans les délais souhaités. C’est très grave pour notre planète. 

Le programme de Mélenchon c’est le modèle de la transition énergétique allemande qui débouche sur plus de charbon nord-américain, plus de gaz russe, plus de lignite polluante. Et des dizaines de milliers d’emplois industriels supprimés ! 

Une électricité la plus chère d’Europe et le 1er pays émetteur de gaz à effet de serre de l’Europe. 

Au final la démarche Mélenchon, confortera la domination pétrolière. 

Qu’on ne s’y trompe pas, opposer les différentes sources et productions d’énergie c’est affaiblir les potentiels nationaux, les savoir-faire des salariés et des entreprises, c’est aussi participer au démembrement du service public. 

Quand à faire jouer un autre rôle à la France en Europe et dans le monde, comment y parvenir avec une nation privée de ses meilleurs atouts industriels qui pourraient être d’exceptionnels leviers de coopération, de sécurité et de paix à l’international au moment où des centrales se construisent partout autour de nous ? 

Comment faire exister, dans un tel marasme, les propositions du PCF en matière d’énergie notamment à travers notre grande bataille national pour un renouveau de notre politique industrielle ? 

Si nous soutenions Mélenchon et son programme malheureusement, cela ne sera pas possible ! Alors si pour exister dans ce débat, il faut une candidature déclarée, alors allons-y ! Mais sans lâcher la volonté que nous avons de rassembler la gauche au bout du compte pour la faire gagner!

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MUMIA infos

Publié le par Patrick Kaczmarek

APPEL A DONS : pour qu'il puisse se soigner et se défendre, Mumia a besoin de votre solidarité

Merci aux premiers donateurs qui ont répondu à notre appel. Plusieurs milliers d'euros ont d'ores et déjà été recueillis. Nous réitérons cependant notre appel auprès de ceux d'entre vous qui n'ont pas encore apporter leur contribution ... Pour ce faire, vous trouverez un imprimé en pièce jointe. Il y a urgence à recueillir les fonds nécessaires sans lesquels Mumia n’aurait aucune chance d’obtenir le droit de se soigner et d'être libéré. Nous vous remercions par avance de votre générosité et de votre solidarité.

 

LES FILS ROSENBERG demandent la réhabilitation de leur mère

Lors de son séjour en France avec une délégation des soutiens américains à Mumia (voir nos précédentes infos sur www.mumiabujamal.com), Robert Meeropol, fils cadet de Julius et Ethel Rosenberg, s'est exprimé sur la campagne lancée avec son frère Michael pour la réhabilitation de leur mère. Se référant aux documents récemment déclassifiés par la justice - prouvant que leurs parents exécutés en 1953 pour espionnage ont été victimes d’un procès monté de toutes pièces - ils sollicitent l'intervention de Barack Obama. Dans une interview au journal l'Humanité (pièce jointe), Robert Meeropol revient sur cette sombre période de l'histoire des Etats-Unis qui se perpétue avec l'affaire Mumia Abu-Jamal, justifiant son engagement résolu contre la peine de mort et sa présence en France, pays où la mobilisation en faveur de ses parents fut la plus forte lors de leur procés.

 

LES RAVAGES DU TOUT REPRESSIF aux Etats-Unis

Une très intéressante étude menée par la puissante association de défense des libertés civiles (ACLU) et Human Rights Watch, montre que la politique du tout répressif aux Etats-Unis, principalement en matière de possession de drogue, détruit des vies, empêche la réinsertion et se révèle tragiquement raciste (résumé de l'étude en pièce jointe).

 

POUR LA LIBERATION DE LEONARD PELTIER

Figure emblématique du combat pour les droits des Amérindiens, Leonard Peltier (âgé de 72 ans) purge deux peines d’emprisonnement à perpétuité pour le meurtre de deux agents du FBI lors d'un affrontement en 1975 dans la réserve indienne de Pine Ridge (Dakota du Sud). Leonard Peltier a reconnu avoir été présent lors de ces faits, mais il a toujours nié avoir tiré sur les agents, ainsi que l’a soutenu l’accusation lors du procès. Toutes les voies de recours légales ont été épuisées et la prochaine audience d’examen de demande de libération conditionnelle est fixée à 2024. Etant donné que Leonard Peltier a déjà passé 40 ans en prison et qu'il est très malade, ses avocats ont déposé une demande de clémence auprès du Président Obama, lequel a déjà gracié ou commué la peine de 562 prisonniers. Soutenant cette démarche, Amnesty International estime que, dans l’intérêt même de la justice et pour des raisons humanitaires, il devrait être libéré. Une campagne internationale a été lancée à cet effet. Nous vous invitons à signer la pétition : http://bit.ly/2f65Mwy

Leonard Peltier - dont Mumia est un soutien inconditionnel - est actuellement emprisonné en Floride, à plus de 3 000 km du domicile de sa famille qui vit dans le Dakota du Nord. Pour ses proches, il est donc physiquement et financièrement presque impossible de lui rendre visite.

 

COLLECTIF FRANCAIS "LIBERONS MUMIA !"

rassemblant une centaine d'organisations et de collectivités publiques

MEMBRE DE LA COALITION MONDIALE CONTRE LA PEINE DE MORT

Courriel : contact@mumiabujamal.com

Site Web : www.mumiabujamal.com

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DECES DE MONSIEUR ROUCOUX ROGER

Publié le par Patrick Kaczmarek

C'est avec une grande tristesse que je m'adresse à vous. 

Dans la nuit de jeudi à vendredi, notre camarade Roger Roucoux nous a quitté à 90 ans. 

Roger, salarié et retraité de la sécurité sociale, a été de tous les combats pour l'émancipation du monde du travail. 

Son activité ne ce limitait pas aux frontières françaises. Internationaliste, il soutenait tous les peuples qui tentaient de se libérer de l'exploitation. 

Militant de la CGT et du Parti Communiste Français, ces deux engagements étaient, pour lui, indissociables. 

Au sein de notre organisation, Roger a occupé des responsabilités de premier plan dans l'Aisne, dont il est issue, et au niveau régional. 

Il a contribué à créer le Centre d’Étude, de Recherche Économique et Sociale de Picardie (CERESP) et le comité régional CGT de Picardie dont il a été le premier secrétaire. 

Pour Roger, construire des arguments, rendre accessible la complexité de notre société, débattre avec les salariés, non pas pour imposer mais pour démontrer, étaient l'essence même de son militantisme syndical et politique. 

C'est pour cela qu'il a été un des créateurs des Cahiers du CERESP, qu'il vendait, tant qu'il en avait la force, son journal l'Humanité et écrivait des articles dans les revues d'histoire sociale de la CGT. 

L'UD CGT de la Somme présente ses condoléances à son épouse Josette, à ses enfants Michèle et Micheline et à ses proches. 

Comme l'aurait souhaité Roger, nous allons poursuivre son combat. 

Poursuivre cette activité c'est rendre un hommage à ce camarade d'exception qui a su rester modeste et humble. 

Pour l'UD CGT Somme 
Christophe Saguez
Secrétaire Général

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