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CEREMONIE Jean CATELAS 74eme anniversaire

Publié le par Patrick Kaczmarek

Discours de Jacky Hénin

 

Mesdames, Messieurs,

Cher(e)s Ami(e)s, Cher(e)s Camarades,

 

Permettez-moi tout d’abord, de  vous remercier :

pour votre présence nombreuse ce matin,

de l’honneur qui m’est fait de pouvoir rendre hommage à de véritables héros.

 

Chaque année, vous rendez hommage à l’appel du PCF, à ceux qui ont donné leurs vies

pour que nous puissions vivre libres,

pour l’avènement d’un monde meilleur pour ceux qu’ils aimaient,

alors même qu’ils savaient que leurs heures étaient comptées.

Jean Petit, Les Quatre Lemaire, les Martyrs de la stèle Noyon- Saint Acheul, Raymond Gourdain.

 

Devant cette stèle vous vous rassemblez pour rendre hommage à Jean Catelas, guillotiné le 24 Septembre 1941 sur ordre des fascistes français, complices des nazis hitlériens.

 

Jean Catelas, ancien combattant de la première guerre mondiale, victime de ce premier grand massacre de masse, en revient convaincu de la nécessité de faire

«  la guerre à la guerre ».

C’est en ce sens qu’il  adhère à l’Association Républicaine Anciens Combattants crée par des hommes de convictions Henri Barbusse, Lefevre, l’ouvrier Georges Bruyère, Paul Vaillant Couturier, Jean et Jacques Duclos.

 

Dans le même mouvement, il s’engage pleinement dans les batailles menées par le jeune Parti Communiste Français contre l’exploitation de ceux qui vivent de leur travail, contre la montée du fascisme, pour la paix et pour que chacun ait droit au bonheur.

 

Cheminot, il est un syndicaliste actif, engagé dans la construction de l’unité

pour des revendications qui peuvent apparaitre aujourd’hui désuètes, mais qui à l’époque étaient d’une importance capitale : « le pain, la paix, la liberté ».

 

Il devient député du front populaire dans votre département.

 

Lorsque la guerre d’Espagne, première guerre fasciste contre la liberté et la démocratie, devient la première agression contre une république,

avec Paul Vaillant-Couturier, lui aussi député communiste, il s’engage à fond dans l’organisation des brigades internationales et sera dans les premiers à partir.  

Il sera sur le front de l’Elbe.

 

Lorsque la deuxième guerre mondiale éclate, il est de ces députés communistes qui ont ouvert le chemin de l’honneur.

La plupart sont les premières victimes des sinistres camps d’internements français.

En France, puis en Afrique du Nord.

 

Jean Catelas, lui,  échappe aux arrestations et peut continuer son combat dans une clandestinité devenue obligatoire bien avant l’occupation nazie.

 

En effet, les futurs collaborateurs de l’occupant nazi, avant même la capitulation signée par Pétain, étaient beaucoup plus occupés à traquer les communistes et les militants des organisations démocratiques qu’à organiser la défense de la France contre l’envahisseur hitlérien.

De fait, ils faisaient avant tout la guerre aux organisateurs de la résistance, aux créateurs et aux animateurs de l’esprit de résistance au fascisme.

 

C’est à partir de cette analyse historique qu’on peut affirmer que la résistance française au nazisme n’est pas née à partir de l’occupation nazie

mais dès la naissance du fascisme allemand, et s’est organisée unitairement avec le mouvement amsterdam-Pleyel.

 

Les fascistes Français et Allemands ne s’y sont pas trompés, qui, après la mise hors la loi du PCF, de l’ARAC et d’autres associations démocratiques, ont jeté nos camarades dans les camps, puis dans les prisons, avant de les fusiller ou de les décapiter, tel notre camarade Jean Catelas le 24 Septembre 1941.

 

Quelquefois, certains camarades, certains amis s’étonnent, voire critiquent l’expression de nos références à ceux qui ont fait l’histoire de notre pays entre les deux guerres mondiales et pendant la deuxième guerre mondiale,

craignant de notre part un réflexe passéiste inadapté aux problèmes d’aujourd’hui,

Évoquant même quelquefois une forme de culte de la personnalité nous empêchant d’être lucides pour trouver les chemins pour le présent et l’avenir.

 

Qu’ils se rassurent. Nous ne passons pas notre temps, nous ne mobilisons pas nos énergies à écrire ou à chanter des hymnes à la gloire de ceux qui par leur parole, leurs écrits et leurs actes ont ouvert ces chemins que nous essayons de poursuivre aujourd’hui.

Nous essayons simplement d’être fidèles aux enseignements qu’ils nous ont légués.

 

On prétend  que l’histoire ne se répète jamais. Pourtant, nous constatons collectivement que, même dans des circonstances différentes,

Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets.

 

Les hommes et les sociétés humaines ont toujours les mêmes ennemis

et les conditions de leur bonheur s’appuieront toujours sur les mêmes bases de socialisation qui sont les règles inconditionnelles de cohabitation harmonieuse sur cette terre :

le respect de la dignité humaine,

l’exercice permanent de la solidarité et de la fraternité, l’acceptation des différences culturelles,

le refus de l’inégalité,

le rejet de la guerre qui ne fait qu’institutionnaliser et justifier la loi du plus fort,

la démocratie.

 

Toutes ces valeurs humaines ont été portées à un stade nouveau de modernité et de nécessité absolue dans le monde contemporain par des hommes comme Jean Catelas.

 

Elles peuvent et doivent nous aider à être lucides et efficaces dans cette période trouble de l’histoire de l’humanité où tout est possible, dans le meilleur comme dans le pire, car l’enjeu de notre époque est bien celui-ci.

 

Ou nous allons vers un nouvel ordre international, de paix, de solidarité et de fraternité à l’échelon planétaire, de protection de la nature, un monde ou l’être humain est au centre de toutes les préoccupations,

 

Ou nous mettons directement en cause la survie même des hommes sur une terre où nous n’aurions pas pu trouver la solution aux problèmes alimentaires, sanitaires, écologiques, exacerbés par le fossé grandissant entre les capacités techniques et la sagesse des hommes.

 

Et de la même façon que nous osons faire référence aux idéaux révolutionnaires de 1789 exprimés dans la devise de la république française : Liberté, Egalité, Fraternité.
 

Il n’est pas incongru de trouver des bases de réflexion et d’actions dans la pensée et les combats d’hommes qui, comme Jean Catelas,

ont été, aux tous premiers rangs des mouvements progressistes entre la première et la deuxième guerre mondiale.

 

Par leurs écrits et leurs initiatives, par leur capacité hors du commun de rassembleurs unitaires contre la guerre, contre le fascisme, pour le progrès des sociétés et pour la fraternité des hommes,

ils sont, ils restent extraordinairement modernes et d’avant garde. Aucun des combats qu’ils ont menés n’est, hélas, terminé.

 

Et, en cela, comme ils ne peuvent seulement appartenir au passé, nous ne pouvons raisonnablement être des passéistes.

 

Nier la valeur de l’histoire, refuser la mémoire de ceux qui ont fait progresser l’humanité dans sa marche vers le progrès, c’est se mettre dans la situation tragique du peuple sans mémoire qui ne peut être que sans avenir positif, car n’oublions pas la mise en garde de Goethe : «  ceux qui refusent le regarder en face leur passé sont condamnés à le revivre ».

 

Le nom de Jean Catelas s’identifie à la lutte contre le fascisme et le nazisme.

Il en exècre tous les aspects, le populisme qui a porté au pouvoir Mussolini.

La violence meurtrière d’un Franco qui plonge l’Espagne dans un bain de sang.

La haine de l’humanité qu’Hitler prétend théoriser pour régner sur un monde à ce point meurtri par l’humiliation, par la torture, par le génocide qu’il en porte encore les stigmates aujourd’hui.

 

Des décennies plus tard, une évidence s’impose à nous, ce combat est toujours d’actualité.

Comment ne pas en être convaincu en ces temps si particuliers

ou l’on constate chaque jours les ravages de la guerre, ou celui qui diffère de nous est pointé du doigt,

ou l’on tente d’opposer les religions entre elles,

ou l’on semble croire que l’idéologie fasciste pourrait devenir acceptable dès lors qu’elle serait pourvue de quelques fanfreluches au top de la mode, être cachée par un Ripolinage du plus bel effet.

 

J’invite ceux qui donnent l’information à ne pas seulement recherché le coup médiatique, à ne pas simplement vouloir surfer sur la vague médiatique, à ne pas se contenter de servir la soupe, mais à donner à réfléchir en faisant vivre l’information, en alimentant le débat démocratique par la diffusion de toutes les idées exprimées.

A preuve du contraire, le monologue n’a jamais été et ne sera jamais le gage d’une vie démocratique.

 

J’invite également, à gratter le vernis pour ne pas se laisser abuser par l’esthétique de la chose.

Regardez le parcours de ceux qui gravitent autour de Marine Lepen, autour de Marion Marechal Lepen,

prenez connaissance des idées qu’ils avancent depuis tant d’années,

et alors vous comprendrez la dangerosité d’un ennemi qui a tout intérêt à avancer masqué, pour parvenir à ses fins.

 

Hier, oui hier, certains clamaient :«  Plutôt Hitler que le Front Populaire ». Si certains ont été acteur de ce choix qui a engendré une monstruosité, beaucoup trop sont restés spectateurs,

gardons-nous de répéter les même absurdités.

 

L’homme à qui nous rendons aujourd’hui un hommage fraternel, a été en 1941, quelques mois avant sa mort, un des fondateurs du Front National – Pas celui de la honte, mais celui du combat pour une société de justice de liberté de paix.

 

Jean Catelas est arrêté le 13 mai, emprisonné, condamné à mort, guillotiné quelques jours plus tard, il a refusé de collaborer, naturellement, et c’est, naturellement, qu’il chante la Marseillaise jusqu’à ce que la mort l’en empêche.

 

C’est un autre camarade qui a affirmé ici une phrase que nous devons faire vivre : « Il y a du sang entre l’extrême droite et nous ! »

 

Dans l’hommage qu’il rendit à Laurent Catelas, André Marty décédé le 26 juin 44 à Alger, celui que l’on appelait le mutin de la mer noire, entre mêlle le destin des deux frères : Laurent et Jean.

Il a ces mots merveilleux :

«  Quand ils s’appellent, Catelas,  Il est impossible que les hommes meurent tout à fait, leur présence et leur exemple se perpétuent chez les vivantsIls nous tracent notre devoir ».

La vie de Jean s’identifie au communisme.

C’est l’appel à l’intelligence des hommes et des femmes et le refus de toute prétendue vérité toujours assénée, toujours martelée et jamais démontrée.

C’est le combat de chaque jour, contre la moindre injustice, pour des plus grandes revendications, pour défricher en permanence le dur chemin de l’émancipation humaine.

C’est un courage hors du commun dans la guerre et l’amour de la France,

Il a connu l’enfer de Verdun. Il a initié au plus haut point, la défaite du nazisme.

Son dernier message : « A mes amis, je lègue mon passé sans tâche et leur passe le flambeau. Soyez unis pour être forts, soyez frères ». est d’une actualité prenante

«  Jean Catelas, une nouvelle fois à ta source, réfléchissons ensemble, dans le silence, pour mieux aller de l’avant, dès demain ».

CEREMONIE Jean CATELAS 74eme anniversaire
CEREMONIE Jean CATELAS 74eme anniversaire
CEREMONIE Jean CATELAS 74eme anniversaire
CEREMONIE Jean CATELAS 74eme anniversaire
CEREMONIE Jean CATELAS 74eme anniversaire
CEREMONIE Jean CATELAS 74eme anniversaire
CEREMONIE Jean CATELAS 74eme anniversaire

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LE FN N EST PAS EN PAYS CONQUIS

Publié le par Patrick Kaczmarek

.... LA PREUVE

LE FN N EST PAS EN PAYS CONQUIS
LE FN N EST PAS EN PAYS CONQUIS
LE FN N EST PAS EN PAYS CONQUIS
LE FN N EST PAS EN PAYS CONQUIS
LE FN N EST PAS EN PAYS CONQUIS
LE FN N EST PAS EN PAYS CONQUIS
LE FN N EST PAS EN PAYS CONQUIS
LE FN N EST PAS EN PAYS CONQUIS
LE FN N EST PAS EN PAYS CONQUIS

.... ET QU EN EST-IL DE LA RESPONSABILITE DU PS

Publié dans POLITIQUE

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MUMIA : infos et appel à la solidarité financière

Publié le par Patrick Kaczmarek

DIFFUSION NATIONALE AUX SOUTIENS A MUMIA ABU-JAMAL

 

LA JUSTICE MUTIPLIE LES OBSTACLES AU DROIT DE SE SOIGNER

Décidément rien n’arrête la justice de Pennsylvanie dans son acharnement à s’opposer à tout traitement médical dont Mumia a absolument besoin pour éradiquer l’hépatite dont il est atteint.

Vendredi dernier, Karoline Mehalchick, juge au Middle District de Pennsylvanie, a rejeté la prise en compte de la plainte déposée par la défense de Mumia contre l’Administration pénitentiaire pour négligence médicale et défaut de soins.

Cette ordonnance met en danger la vie de Mumia dans la mesure où le refus de soins immédiats laisse la maladie progresser. Elle a aussi pour objectif de peser sur la décision qu’aura à prendre le magistrat fédéral en charge des multiples recours de la défense mettant en cause la responsabilité de la prison et de l’administration dans leur refus de donner les moyens aux prisonniers de se soigner (plusieurs actions judiciaires sont en cours). Si l’inhumanité caractérise cette ordonnance, sa justification relève du déni médical si l’on se réfère aux propos de la juge : « Bien qu’il n’y ait peu de doute que l’hépatite C est une condition suffisamment grave, l’infection ne sous-tend pas un préjudice immédiat et irréparable. Le risque, bien que sévère, ne justifie pas une injonction par dépôt de plainte car il faut souvent beaucoup de temps pour que la maladie progresse ». Comment oser tenir de pareils propos face à la brutale dégradation  de la santé de Mumia en quelques mois : eczéma, coma diabétique, insuffisance rénale, carence hémoglobine, autant de dommages aux organes avec fièvre et faiblesse persistantes qui attestent des ravages de la maladie.

Les contre-vérités,  fussent-elles sorties de la bouche d’un juge, ne font pas justice. La campagne de mobilisation internationale pour que Mumia et les milliers de prisonniers qui souffrent de l’hépatite C puissent se soigner doit se poursuivre : signez et faites signer la carte-pétition (pièce jointe) à l’attention du Gouverneur de Pennsylvanie (à lui faire parvenir sous enveloppe affranchie au tarif de 1,20€).

 

MUMIA DESSAISI DE SES EFFETS PERSONNELS !

La maltraitance n’a pas de limite ! Mumia vient d’être informé que sa cellule a été entièrement vidée de ses affaires et effets personnels au prétexte qu’il ne l’occupait plus puisqu’il est en permanence à l’infirmerie. Serait-ce une mesure de rétorsion à l’encontre des actions en cours (mobilisation et actions en justice contre l’absence de soins) et les prémisses d’un transfert vers un autre établissement pénitentiaire ? En réponse aux questionnements légitimes de Mumia, un responsable de la prison s’est voulu rassurant en affirmant qu’il ne serait pas transféré. Rien n’est moins sûr, ce qui a provoqué une vive réaction de son avocat et de ses soutiens exigeant qu’aucun transfert n’ait lieu en dehors d’une hospitalisation dans un centre médical spécialisé pour traiter son hépatite.

 

APPEL A DONS POUR QUE MUMIA PUISSE SE DEFENDRE ET SE SOIGNER

Les actions judiciaires en cours nécessitent beaucoup d’argent pour obtenir le droit de se soigner et surtout pour accéder aux traitements permettant d’éradiquer la maladie dont les coûts sont exorbitants (voir notre message du 15 septembre). Si l’Etat de Pennsylvanie continue à refuser tout protocole collectif de prise en charge, les prisonniers devront individuellement faire face à une telle dépense, ce qui est impossible pour la quasi-totalité d’entre eux ! La défense de Mumia se prépare à cette éventualité en constitutuant un fonds de solidarité auquel nous vous invitons à verser votre contribution. Vous trouverez en pièce jointe les modalités de cette campagne de solidarité.

 

 

LE COLLECTIF FRANCAIS "LIBERONS MUMIA !"

rassemblant une centaine d'organisations et de collectivités publiques

MEMBRE DE LA COALITION MONDIALE CONTRE LA PEINE DE MORT

Courriel : contact@mumiabujamal.com

Site Web : www.mumiabujamal.com

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Pour mémoire, baptème des arbres de la place Gambetta à Amiens, 23 septembre à 17h30, afin que les personnes sans

Publié le par Patrick Kaczmarek

 

 

Pour mémoire, baptême des arbres, place Gambetta à Amiens,

Mercredi 23 septembre 2015 à 17h30,

Pour que les personnes sans papiers

prennent « racine » en France,

 

 

Le symbole se fera autour des arbres qui ont pris « racine » dans notre ville d’Amiens, bouleversée par les 2 guerres mondiales et libérée par les patriotes français et aussi étrangers, ne l’oublions pas.

Notre volonté, tous ensemble, est que les personnes sans papiers, prennent aussi « racine » dès aujourd’hui à Amiens…

 

Tel: 06 40 37 87 37 , Courriels: resfsomme@gmail.com, Site: www.educationsansfrontieres.org , Permanence: mercredi 17h30, salle Dewailly Amiens

 

Réseau Education Sans Frontières de la Somme avec le soutien de: Ligue des Droits de l’Homme, SUD-Education, FCPE, Léo-Lagrange, Entraide protestante, FSU, CGT-Educ, SGEN-CFDT, UNSA-Education, Union départementale CGT, Union syndicale "Solidaires", UNEF, l'ASMA, Union pour la Dignité des Chômeurs, ATTAC, Confédération Paysanne, Ligue de l'Enseignement, Mouvement de la Paix, Théâtre «Charnière», Femmes Solidaires, Association «Vie Brisée», Association de lutte contre l’illettrisme «CARDAN», Espéranto 80, Femmes en Mouvement, Théâtre "BEN'ARTS", Coordination des Intermittents et Précaires de Picardie, Artistes, les CEMEA, EMF, Fédération Syndicale Etudiante, Journal «Fakir», CIMADE, SUD-Santé, Asso «Faites de la Résistance», Asso d’Ethno-Psychanalyse, Nouvelle Afrique, Théâtre «La Roue Libre», Asso Générale des Etudiants de Picardie», Asso «Culture, Animation, Prévention, Sports», Association «Défense Enfants International», Asso «CAP-VERT d’Amiens», Asso «Bulles de Théâtre», Groupe Musical «Bordel de Mel et Boris PELOSOF-TRIO», Groupe de Jazz Manouche «All-Off-Swing», Asso de Solidarité aux Arméniens «ARATTA»……

 

Venons nombreuses et nombreux à ce baptême, (une audience pour souhaiter la régularisation de Zanetta ARAKELYAN, Pascaline BOBEKA, Médéa DOLIDZE, Telman KANOYAN, Marie Pacaline MOUSSALA, Jeannette NZOUMBA, ayant fui l’Arménie, la Géorgie, le Congo, après avoir subi de nombreuses persécutions, expulsables d’Amiens depuis 2015, est demandée ensuite à 18h30 à la Préfecture de la Somme)

 

Bien à vous , pour le RESF de la Somme, Mireille HANIN, Martine TEKAYA, Suzanne CARDON, Christophe CLAVET, Paul DOUBLET, Dikanaina HARRIVEL, Sybille LUPERCE, Martine TEKAYA, Didier Cottrelle, Bertille et Marcel DEKERVEL,

 

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Appel européen ....

Publié le par Patrick Kaczmarek

9 sept 2015    Face aux dérives austéritaires, construire une Europe solidaire        Art. d’ATTAC

26/09 Alternatiba Paris, les 26 et 27 septembre 2015
Paris, Place de la République

1er/10 Marches européennes « Oxi ! Basta ! Enough ! Construisons une autre Europe

Marches européennes contre l’austérité (1er - 15 octobre) et contre-sommet européen à Bruxelles (15 - 17 octobre)

Campagne > Avec les Grecs : contre l’austérité, pour la démocratie !

Des quatre coins de l’Europe, quatre grandes marches des mouvements sociaux convergeront à Bruxelles pour encercler le sommet du Conseil le jeudi 15 octobre.

Depuis Gibraltar en Espagne, depuis la City de Londres, depuis Athènes en Grèce et depuis Berlin en Allemagne, ces marches ouvriront des espaces de dialogue entre les peuples européens pour apporter à Bruxelles les contours d’une autre Union européenne, ouverte sur le monde et construite autour des valeurs de solidarité. Le constat est rappelé dans l’appel à rejoindre ces marches :

  • Parce que l’austérité et la dette nous appauvrissent et détruisent nos droits sociaux, économiques et démocratiques ;
  • Parce que nous refusons la pauvreté et la précarité ;
  • Parce que les accords de libre-échange (TTIP, CETA, TISA, ACP, APE, TTP et autres) renforcent le pouvoir des multinationales et détruisent la planète et la démocratie ;
  • Parce que nous nous engageons contre le racisme et contre le sexisme ;
  • Parce que nous dénonçons la corruption et les paradis fiscaux.

L’appel européen peut être téléchargé en cliquant ici

Par leur traversée de l’Europe, ces marches construiront un espace citoyen détruit par les institutions européennes, dont la violence n’a pas hésité a humilié et jeté au sol le peuple grec. Le bras de fer entre les peuples européens et les institutions européennes a commencé depuis longtemps. Les marches d’octobre sont l’occasion de susciter le débat sur l’unité européenne que nous souhaitons.

Rejoignez les marches lors de leur passage, montez à Bruxelles à l’occasion du contre-sommet !

Programme

Les marches en France (en cours de construction)

La marche espagnole entrera en France par Andorre le mercredi 7 octobre, en début d’après-midi, après une action symbolique pour dénoncer les paradis fiscaux et judiciaires. Un premier accueil est organisé à L’Hospitalet-près-l’Andorre, en Ariège.

Le parcours central de la marche sera (il doit être noté que cette « marche » se fait principalement en véhicule motorisé : les tronçons marchés se limiteront souvent aux entrées de ville ; la dite marche espagnole sera ainsi composée de deux cars d’une cinquantaine de militant·e·s) :

  • Toulouse : mercredi 7,
  • Marseille : jeudi 8 --- avec des escales à Montpellier et Nîmes,
  • Grenoble : vendredi 9 --- avec la jonction avec la marche venant de Grèce et d’Italie,
  • Île-de-France : samedi 10 et dimanche 11,
  • Calais : lundi 12 avec la jonction avec la marche venant d’Irlande et de Grande-Bretagne,
  • Metz : mardi 13

La marche quittera la France le mercredi 14 octobre, par le Luxembourg, où une action symbolique sera menée pour dénoncer les paradis fiscaux et judiciaires. Cette action au Luxembourg sera l’occasion de rejoindre la marche venant d’Allemagne, qui sera partie de Berlin après la manifestation européenne du samedi 10 octobre contre TAFTA et CETA.

Contre-sommet à Bruxelles (en cours de construction)

Les marches convergent à Bruxelles à l’occasion du Conseil européen des jeudi 15 et vendredi 16 octobre. Trois journées d’action ont alors lieu à Bruxelles. Vous en trouverez un programme provisoire au verso de l’appel européen.

Attac France s’investit notamment tout particulièrement dans l’organisation avec le CADTM de la conférence citoyenne européenne sur les audits des dettes publiques qui se tiendra toute la journée du vendredi 16 octobre.

La participation à ce contre-sommet peut déjà être annoncée comme importante, nous pouvons essayer de faire en sorte qu’elle le soit encore davantage en organisant des déplacements collectifs pour participer à ce contre-sommet européen, ou bien pour l’intégralité des trois journées (début du blocage du Conseil le jeudi à 12 h), ou bien lors de la manifestation du samedi 17 octobre uniquement (qui aura lieu de 12 h à 16 h).

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MUMIA INFOS

Publié le par Patrick Kaczmarek

APRES AVOIR ENFIN RECONNU QUE MUMIA EST ATTEINT D’UNE HEPATITE C, L’AUTORITE PENITENTIAIRE PERSISTE DANS SON REFUS DE LUI DONNER ACCES A TOUT TRAITEMENT POUR ERADIQUER LA MALADIE

Mumia est toujours cantonné à l’infirmerie de la prison avec des soins à minima pour son eczéma et son diabète mais sans traitement pour guérir la cause : l’hépatite C très active qui attaque ses organes vitaux. Selon le médecin expert et conseil de la défense qui a récemment pu rencontrer Mumia, chaque jour qui passe sans traitement va l’exposer à des risques de plus en plus graves et des souffrances de plus en plus douloureuses : fibrose, cirrhose, cancer du foie …

Un médicament antiviral très efficace existe pour éradiquer cette maladie, ce que ne peut méconnaître l’administration pénitentiaire mais qui prend prétexte de son coût pour ne pas soigner Mumia et les milliers de prisonniers qui en sont victimes en Pennsylvanie. Selon l’association étatsunienne pour l’étude des maladies du foie (AASLD), le protocole de guérison qu’elle recommande a été agréé par l’administration fédérale des prisons. Ce qui a conduit nombre d’états américains, malgré le coût du traitement (*), à le mettre en œuvre et à sauver ainsi la vie de très nombreux prisonniers.

Les procédures judiciaires en cours engagées par Mumia et d’autres prisonniers visent à ce que la Pennsylvanie se conforme à ce protocole en reconnaissant leur droit à la santé et à la vie par le financement du traitement.

La campagne internationale d’interpellation des autorités de Pennsylvanie est plus que jamais d’actualité : signez et faites signer la carte-pétition à l’adresse du Gouverneur (pièce jointe).

 

(*) Le laboratoire pharmaceutique américain GILEAD, fabricant du médicament qui a révolutionné le traitement de l’hépatite C, pratique une scandaleuse politique tarifaire : une pilule est vendue 700 euros pour un coût de fabrication inférieur à 3 euros ! Le traitement durant trois mois, la dépense est de l’ordre de 40.000 euros en France et de 70.000 euros aux Etats-Unis. De nombreux pays ont dénoncé la politique de racket de ce laboratoire, à commencer par la France dont son régime de protection sociale prend en charge à 100% le traitement de cette maladie.

 

MUMIA PREND LA DEFENSE D’UN PRISONNIER QUI EST INTERVENU POUR LE SAUVER

Il s’appelle Major (c’est son nom). Major Tillery s’est fait connaître dans une affaire où la justice a condamné la prison où il se trouvait pour le fait que détenir quatre prisonniers dans une même cellule était illégal, tout comme le non-respect des normes de détention en vigueur à l’infirmerie. Peu de temps après avoir gagné ce procès, il fut transféré dans une autre prison !

En début d’année, croisant Mumia à la bibliothèque de la prison, Major se dit préoccupé par la détérioration de son état de santé. Il invite Mumia à se rendre au plus vite à l’infirmerie en ces termes « Ecoute mon pote, je vois bien que tu pèles de partout, tu es si fatigué que tu ne tiens pas debout ». Mumia refuse en lui disant que cela ira mieux dans quelques jours.

Major n’en reste pas là. Il va voir le directeur de la prison pour lui demander de faire hospitaliser Mumia au plus vite. Ce qui lui vaut la réplique cinglante « je te suggère de t’occuper un peu plus de toi et un peu moins des autres prisonniers ». Dans les jours qui suivent Major est harcelé et réprimandé quotidiennement par les matons, on va jusqu’à le priver de son travail. Puis c’est le transfert vers une autre prison. Surprise à l’arrivée, on l’accuse de trafic de drogue avec des timbres. Sanction à la clé : Six mois au trou !

Major conteste cette accusation en faisant valoir que dans les prisons les timbres sont arrachés des enveloppes avant que le courrier soit remis au prisonnier. Il demande à ce que son inculpation soit rédigée et prononcée par un officier de police pour en démontrer le caractère frauduleux. Refus immédiat et catégorique.

De cette sale vie en prison, Mumia, très touché par l’humanité et par le courage de Major en tire la conclusion suivante : « Représailles ? Assurément ! Major est condamné à six mois d’isolement non pas à cause d’un trafic supposé de drogue mais à cause d’une chose que l’administration pénitentiaire déteste et redoute par-dessus tout : la solidarité entre prisonniers ».

A l’heure où ces lignes sont écrites, nous apprenons que Major Tillery vient de sortir du trou.

 

BREVES INFOS

 

> Interview de Jacky Hortaut sur France Culture : http://mumiabujamal.com/v2/jacky-hortaut-au-micro-de-france-culture-2/

 

> Comme les années précédentes, la fête de l’Humanité a été l’occasion de rencontrer un large public (photos en pièce jointe) et de recueillir plus de 1.000 signatures sur la carte-pétition exigeant que Mumia puisse se soigner, ce qui porte le nombre de cartes envoyées au Gouverneur de Pennsylvanie à plus de 20.000.

 

> L’Union nationale des syndicats de journalistes du Royaume-Uni et d’Irlande (NUJ), dans une déclaration récente, vient de protester contre le traitement scandaleux dont le journaliste Mumia Abu-Jamal est encore la victime. Son secrétaire général en appelle aux journalistes du monde entier pour exiger des autorités de Pennsylvanie un comportement plus humain en lui donnant les moyens d’accéder à des soins et traitements médicaux appropriés. La NUJ rappelle à cette occasion que Mumia est membre d’honneur de son organisation depuis 1995

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Communiqué urgent du KNK - Attaques de foules coordonnées et lynchages contre les Kurdes dans l’ouest de la Turquie

Publié le par Patrick Kaczmarek

Des centaines de civils kurdes ont été blessés dans l’ouest de la Turquie et plusieurs ont été tués dans des attaques commises par des foules auxquelles la police a participé.

Le Président turc Erdogan et son parti, l’AKP, ont incité des groupes racistes, nationalistes et fascistes à des manifestations violentes. Ceux-ci ont entrepris des actions de terreur contre les civils kurdes dans de nombreuses villes de l’ouest de la Turquie, notamment à Istanbul, Ankara, Kirsehir, Kocaeli, İzmir, Balikesir, Malatya, Mulga, Mersin, Keçiören, Tuzluçayır, Beypazarı, Balgat, Isparta, Konya et Antalya. Ils ont mené des attaques coordonnées contre les maisons, commerces et établissements des Kurdes, ainsi que contre les bureaux du HDP. Ces attaques durent depuis 48 heures.   

Des centaines de civils kurdes ont été blessés au cours de ces attaques et plusieurs ont été tués. Des centaines de Kurdes sont par ailleurs bloqués dans différents bureau du HDP où ils se sont réfugiés pour se protéger des lynchages de foule. Les groupes racistes ont démoli les enseignes, cassé les vitres et scandé des slogans contre les Kurdes et le HDP. Cependant, la police turque n’est pas intervenue pour faire cesser ces actes de terreur et de vandalisme.

Depuis le début de la guerre menée par la Turquie contre les Kurdes, soit depuis 32 ans, c’est la première fois que l’on assiste à des violences commises à une aussi large échelle. Ces violences racistes et nationalistes sont directement et délibérément provoquées par Erdogan et l’AKP. Il y a deux jours, Erdogan a officiellement ordonné aux forces de police de tirer à vue sur tout civil considéré comme représentant une « menace ». Il a par ailleurs appelé la population  à dénoncer tout individu jugé « suspect ». Ceci reflète une volonté de diviser la société, d’attiser les conflits interethniques et de stimuler le racisme anti-kurde.

Les violences contre les Kurdes sont planifiées et coordonnées via les réseaux sociaux. En l’espace de 48 heures, 128 bureaux du HDP ont été attaqués, leurs enseignes ont été détruites et remplacées par des drapeaux turcs. Plusieurs bureaux ont par ailleurs été incendiés. Les groupes de violence ont stoppé des bus de longue ligne et contrôlé les identités de passagers afin d’identifier ceux qui étaient kurdes. Quand les chauffeurs ont essayé de poursuivre leur trajet afin d’échapper aux groupes enragés, la police est intervenue pour stopper les bus, exposant les chauffeurs et les passager à davantage de violences. A plusieurs reprises, on a vu la police participer aux attaques commises contre les Kurdes par les groupes fascistes.

Les agressions contre les Kurdes se poursuivent dans les villes de l’ouest, menaçant des centaines de milliers de personnes.

Nous appelons la communauté internationale à soutenir les Kurdes face à ces agressions extrêmement inquiétantes menées de façon coordonnée et à appeler immédiatement le gouvernement d’Erdogan à mettre un terme à ses politiques de division prônant la violence et le racisme.

 

Congrès National du Kurdistan (KNK)                                                      

8 septembre 2015

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Déclaration de Pierre Laurent Secrétaire national du PCF, président du Parti de la Gauche Européenne

Publié le par Patrick Kaczmarek

lors de la 31ème édition de la fête des communistes de Béziers-

en résistance à la haine du FN-  samedi 5 septembre 2015

 

Face à ce que l'on appelle le drame des migrants, en réalité le drame de centaines de milliers de réfugié-e-s qui fuient la guerre, le chaos, et la misère, notre colère et notre émotion sont immenses. Pour les communistes, la première des urgences est sans tergiverser la solidarité et le devoir d'accueil.

 

Tous ces derniers mois, souvent bien seuls parmi les formations politiques, nous avons combattu des discours pleins d’égoïsmes et de haine, en exigeant le changement de politique de la France et de l'Europe. J'avais alerté, après la visite des camps de réfugiés près de Kobané, à l'automne 2014, sur la détresse de ces milliers de réfugiés alors entassés dans ces camps sans aucune aide internationale. Nos appels sont restés lettre morte. Nous dénonçons depuis des mois la construction de murs tout autour de l'Europe forteresse, des murs en durs, et des murs dans les têtes, un dangereux cocktail de haine et de fils barbelés. Et nous avons sans cesse questionné : quel monde inhumain sommes -nous en train de construire ?

 

Aujourd'hui, enfin, grâce à l'engagement citoyen devant l'insoutenable, grâce aux initiatives de nombreuses forces démocratiques en Europe, grâce à l'engagement du Pape et au changement de posture de certains États Européens, les verrous de l'égoïsme sont en train de sauter. Nous saluons le réveil des consciences, et toutes celles et tous ceux qui en sont les artisans. Le temps a été trop long, il a coûté trop cher en vies humaines : 29000 morts en Méditerranée et aux portes de l'Europe.

 

Aujourd'hui la France doit s'engager en actes et pas seulement en mots. Nous demandons que notre pays :

- respecte la convention de Genève sur les réfugiés et mette aux normes du Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU des centres d'accueil en  doublant leurs capacités.

- mette en place des dispositifs de soutien médico-social, des parcours d'insertion professionnelle et de scolarisation des enfants dans le respect des droits des enfants tel qu'il est défini par la convention de l'ONU

- soutienne la mise en place du réseau des villes solidaires lancé par la mairie de Barcelone et les villes françaises qui s'y engagent

-remette à plat les politiques de visas de l' UE et demande l'abrogation de la directive de Dublin

- dote  de nouveaux moyens Frontex pour assurer un accueil digne des migrants avec la mise en place de parcours plus sûrs.

 

Les élus communistes, les villes à direction communiste, qui ont une grande tradition d’accueil  des réfugiés et migrants et ont déjà pris de nombreuses initiatives ces derniers mois, vont s'engager avec plus de force encore dans ce devoir de solidarité, en faisant partager leurs expériences.

J'appelle tous les communistes français à s'inscrire dans  toutes les initiatives citoyennes, locales, départementales, régionales, nationales et internationales de solidarités concrètes. La fête de l'Humanité s'annonce comme un grand moment de mobilisation.

 

Nous exigeons également de la France qu'elle cesse d'alimenter les logiques de guerre qui sont à l'origine des terribles drames et du chaos que fuient ces réfugiés. La France semble s'engager dans une nouvelle escalade sans aucun mandat de l'ONU, tandis qu'elle reste silencieuse face à la répression du gouvernement Erdogan contre les kurdes. La France doit d'urgence prendre de nouvelles initiatives pour des solutions de paix dans toute la région. La France, dont la responsabilité est engagée dans la déstabilisation de la Libye et les engrenages guerriers de la région, doit changer la nature et les objectifs de son engagement.

 

Le 21 septembre est la journée mondiale pour la Paix. Cette année, nous appelons à en faire une grande journée d'actions et de mobilisations, pour la Paix, la solidarité avec tous les migrants, dans tout le pays.

 

Face à la tragédie inhumaine que nous vivons, les communistes se sentent pleinement engagés pour la paix, contre la guerre et la barbarie, pour la solidarité et l'accueil des réfugiés dans notre pays, la France.  

Publié dans POLITIQUE

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Attaques de foules coordonnées et lynchages contre les Kurdes dans l’ouest de la Turquie

Publié le par Patrick Kaczmarek

Des centaines de civils kurdes ont été blessés dans l’ouest de la Turquie et plusieurs ont été tués dans des attaques commises par des foules auxquelles la police a participé.

 Le Président turc Erdogan et son parti, l’AKP, ont incité des groupes racistes, nationalistes et fascistes à des manifestations violentes. Ceux-ci ont entrepris des actions de terreur contre les civils kurdes dans de nombreuses villes de l’ouest de la Turquie, notamment à Istanbul, Ankara, Kirsehir, Kocaeli, İzmir, Balikesir, Malatya, Mulga, Mersin, Keçiören, Tuzluçayır, Beypazarı, Balgat, Isparta, Konya et Antalya. Ils ont mené des attaques coordonnées contre les maisons, commerces et établissements des Kurdes, ainsi que contre les bureaux du HDP. Ces attaques durent depuis 48 heures.   

Des centaines de civils kurdes ont été blessés au cours de ces attaques et plusieurs ont été tués. Des centaines de Kurdes sont par ailleurs bloqués dans différents bureau du HDP où ils se sont réfugiés pour se protéger des lynchages de foule. Les groupes racistes ont démoli les enseignes, cassé les vitres et scandé des slogans contre les Kurdes et le HDP. Cependant, la police turque n’est pas intervenue pour faire cesser ces actes de terreur et de vandalisme.

 Depuis le début de la guerre menée par la Turquie contre les Kurdes, soit depuis 32 ans, c’est la première fois que l’on assiste à des violences commises à une aussi large échelle. Ces violences racistes et nationalistes sont directement et délibérément provoquées par Erdogan et l’AKP. Il y a deux jours, Erdogan a officiellement ordonné aux forces de police de tirer à vue sur tout civil considéré comme représentant une « menace ». Il a par ailleurs appelé la population  à dénoncer tout individu jugé « suspect ». Ceci reflète une volonté de diviser la société, d’attiser les conflits interethniques et de stimuler le racisme anti-kurde.

Les violences contre les Kurdes sont planifiées et coordonnées via les réseaux sociaux. En l’espace de 48 heures, 128 bureaux du HDP ont été attaqués, leurs enseignes ont été détruites et remplacées par des drapeaux turcs. Plusieurs bureaux ont par ailleurs été incendiés. Les groupes de violence ont stoppé des bus de longue ligne et contrôlé les identités de passagers afin d’identifier ceux qui étaient kurdes. Quand les chauffeurs ont essayé de poursuivre leur trajet afin d’échapper aux groupes enragés, la police est intervenue pour stopper les bus, exposant les chauffeurs et les passager à davantage de violences. A plusieurs reprises, on a vu la police participer aux attaques commises contre les Kurdes par les groupes fascistes.

Les agressions contre les Kurdes se poursuivent dans les villes de l’ouest, menaçant des centaines de milliers de personnes.

Nous appelons la communauté internationale à soutenir les Kurdes face à ces agressions extrêmement inquiétantes menées de façon coordonnée et à appeler immédiatement le gouvernement d’Erdogan à mettre un terme à ses politiques de division prônant la violence et le racisme.

 

Congrès National du Kurdistan (KNK)                                             

8 septembre 2015

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Et si le Front de gauche adoptait une stratégie gagnante ?

Publié le par Patrick Kaczmarek

04 septembre 2015 | Par Philippe Marlière - Mediapart.fr

Après les revers électoraux, les querelles d’égos de candidats dans la course à l’échalote de 2017 ou encore une opposition de choc au Parti socialiste aussi populaire que… le PS lui-même, pourquoi le Front de gauche n’adopterait-il pas une stratégie gagnante ? Pour cela, il peut compter sur le discrédit et le rejet croissant de la social-démocratie. Cette social-démocratie, incarnée en France par François Hollande ou Manuel Valls, n’est en réalité ni sociale, ni démocratique. Le gouvernement socialiste ne mène pas une politique sociale-démocrate, mais il est néolibéral sur le plan économique, et conservateur-autoritaire sur les questions sociales et culturelles (mis à part le Mariage pour tous). En mettant en œuvre des politiques austéritaires, le PS a déserté son flanc gauche et désespéré un électorat qui, lorsqu’il vote en faveur des socialistes, entend exprimer un vote de gauche.

Ce ne sont pas les ralliements au compte-gouttes d’élus ou de militants socialistes qui feront pencher la balance en faveur du Front de gauche. Les rappels à l’ordre idéologiques ou les moqueries répétées à l’encontre des chefs sociaux-démocrates finissent par lasser le public qui se méfie des politiciens professionnels, fussent-ils de la gauche radicale. La gauche de transformation sociale doit donc imaginer une stratégie qui permette de rassembler et de fidéliser un bloc majoritaire de la population. Elle ne peut réussir ce pari que si elle se donne pour objectif de prendre la place de la social-démocratie frelatée qui se distingue de moins en moins de la droite.

Comment y parvenir sans renier ses valeurs et son programme ? C’est envisageable si le Front de gauche (dans sa conception citoyenne/partisane élargie) parvient à occuper une position centrale dans le champ de la gauche. La centralité n’est ici nullement synonyme de centrisme ou de modération politique. La gauche radicale doit chercher à se substituer à la social-démocratie comme principal mouvement de gauche. En Europe, trois forces politiques ont récemment poursuivi avec succès une telle stratégie.

Entre 2009 et janvier 2015, le total des voix de Syriza est passé de 4,6% à 36,3%. Cet essor exceptionnel s’explique, non à partir de considérations idéologiques ou personnelles, mais de propositions politiques concrètes. Alexis Tsipras a pris un engagement de rupture radicale, jugé réaliste et nécessaire y compris par les électeurs grecs modérés : dénonciation du memorandum et renégociation de la dette. On peut évidemment observer qu’une fois au pouvoir, Syriza a totalement échoué à remplir cet engagement. La marche vers le pouvoir, radicalement réformiste, a cependant été couronnée de succès.

En Espagne, Podemos, dans un registre différent, est également parvenu à réunir un électorat interclassiste et intergénérationnel, autour de propositions simples et concrètes pour mettre fin à l’austérité et à la corruption. C’est sur cette base, et non sur celle d’un discours marxiste et anticapitaliste, que Pablo Iglesias s’est imposé comme le leader d’un large front anti-austéritaire.

En Grande-Bretagne, Jeremy Corbyn est contre toute attente en passe d’être élu à la tête du Parti travailliste. Corbyn est un pur produit de la social-démocratie britannique, mais ses idées et son parcours de militant le placeraient dans l’aile gauche du Front de gauche. C’est encore à partir de propositions anti-austéritaires et de défense des services publics menacés qu’il a convaincu les militants travaillistes.

Ces trois exemples montrent qu’il n’est pas nécessaire de “cliver” par principe, d’insulter ses adversaires ou de recycler le dernier concept politique à la mode pour être entendu. Tsipras, Iglesias et Corbyn, dans des styles et selon des modalités différents, parlent une langue compréhensible de tous. Davantage, ils s’expriment avec bonhomie et sans agressivité, condition sine qua non pour être écouté des électeurs.

En occupant la centralité de l’espace de gauche désertée par la social-démocratie, la gauche radicale se donnerait les moyens de promouvoir des réformes radicales qui répondent aux attentes du public. Cette stratégie constitue le modus operandi qui permettrait au Front de gauche de prendre le pouvoir ou de s’en approcher. Cette méthode a fonctionné dans plusieurs pays européens, pourquoi ne fonctionnerait-elle pas en France ? C’est en menant des réformes sociales pour le peuple que le Front de gauche restera fidèle à ses objectifs révolutionnaires, non dans une posture qui combine surenchère verbale contre le gouvernement socialiste et impuissance politique, comme c’est le cas depuis  2012.

Article remanié et publié dans L'Humanité le 2 septembre 2015.

Twitter : @PhMarliere

https://www.facebook.com/philippe.marliere.50

URL source: http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-marliere/040915/et-si-le-front-de-gauche-adoptait-une-strategie-gagnante

Publié dans POLITIQUE

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