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Palestine il y a urgence ! L'impunité d’Israël doit cesser, la France doit reconnaître l’État de Palestine

Publié le par Patrick Kaczmarek

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE 

 

Palestine: Il y a urgence!

L'impunité d’Israël doit cesser, la France doit reconnaître l’État de Palestine

Saint Ouen, le 05 août 2015

 

Le Mouvement de la Paix tient à exprimer toute son horreur concernant l'ignoble attentat perpétré en Cisjordanie par une bande de colons fanatiques qui a incendié une maison palestinienne et qui a eu pour conséquence la mort brûlé vif, d'un enfant palestinien de 18 mois. Ses parents sont entre la vie et la mort.

Face à ce nouveau drame, comment croire aux déclarations du premier ministre israélien Benjamin  Netanyahou qui se dit «choqué» par un acte qu’il qualifie de «terroriste» mais qui, dans le même temps, annonce la construction immédiate de 300 logements dans la colonie de Beit El, la même où la Cour suprême israélienne avait décidé la destruction de deux immeubles illégaux, ce qui avait suscité la colère des colons.

Face à l'indignation internationale, le gouvernement Netanyahou a autorisé l'application de la détention administrative aux extrémistes juifs qui seraient arrêtés. Cette mesure, d’habitude appliquée aux Palestiniens, permet d’emprisonner des suspects sans inculpation ni jugement pendant six mois renouvelables. Restons vigilants.

Le même jour les forces de l’occupation israélienne ont tué un jeune palestinien âgé de 17 ans, au nord de la bande de Gaza, alors qu’il se trouvait devant la zone tampon dans cette région à la frontière. Cela risque de relancer la violence sur fond de désespoir des palestiniens alors que Daesh se trouve aux portes de Gaza.

Depuis des années, des militants d’extrême droite et des colons israéliens se livrent à des agressions et à des actes de vandalisme contre des Palestiniens et des Arabes israéliens en toute impunité. L'extrême droite Israélienne, représentée dans le Gouvernement de Netanyahou, impose non seulement des violences à l'encontre du peuple Palestinien, mais à présent contre les homosexuels. En effet, lors de la Gay Pride à Jérusalem, un groupe de Juifs Ultra-orthodoxes avait sauvagement agressé au couteau, un groupe jeunes participant et tuant une jeune fille de 16 ans. Nous condamnons la complaisance du Gouvernement Israélien devant les actes violents, racistes, et criminels.

Dans le même temps, l'Europe, via les fonds européens de recherche, finance Elbit Systems, entreprise Israélienne, engagée dans la dernière guerre de Gaza. Elbit Systems viole sciemment les lois internationales et les droits de l’homme. L’entreprise tire ses profits des crimes de guerre israéliens. Des organisations palestiniennes ont mis en lumière ces faits et une importante documentation des Nations unies en atteste également.

L'action citoyenne, la pression des syndicats et des associations, en France  notamment , ont  obtenu la fin du contrat entre  l'entreprise Orange et Partner d'ici 2017. Cette victoire doit nous inciter à poursuivre la mobilisation afin d'exiger le respect des règles du droit international et de toutes les résolutions de l'ONU de la part de l’État d’Israël. Malgré les déclarations d'indignation de par le monde et la condamnation « de cet acte ignoble » par le ministre des affaires étrangères français, l’État d’Israël bénéficie toujours d'une impunité criminelle.

Le Mouvement de la Paix s'engage à poursuivre  la mobilisation afin que le  gouvernement français ainsi que les gouvernements Européens mettent fin à toutes les relations militaires avec Israël et cessent  d’utiliser l’argent des contribuables européens pour financer ces entreprises. Cela passe par la suspension de l'accord d'association avec l'Union Européenne.

Nous nous engageons également à poursuivre la mobilisation pour obtenir la fin de l'occupation, et l'application des résolutions des Nations Unies.

Nous demandons, sans attendre la reconnaissance de l’État de Palestine par la France.

Pétition à signer : http://www.mvtpaix.org/wordpress/pour-une-reconnaissance-immediate-de-letat-de-palestine-par-la-france/

Contact

Christine Rosemberg : rosembergchristine@yahoo.fr

Publié dans POLITIQUE

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Ce champignon encore au-dessus de nous

Publié le par Patrick Kaczmarek

Manlio Dinucci


« C’est une bombe atomique, la force dont le Soleil tire son énergie » : ainsi le président Harry Truman décrit-il l’arme terrifiante que les USA, le 6 août 1945, larguent sur Hiroshima, suivie deux jours plus tard par une bombe au plutonium sur Nagasaki. La principale raison de l’emploi de l’arme nucléaire n’est pas de contraindre le Japon, désormais à bout de forces, à se rendre « sans perte de vies américaines », mais d’empêcher que l’Union soviétique ne participe à l’invasion du Japon et n’étende ainsi son influence à la région du Pacifique. Les Etats-Unis essaient de tirer le plus grand avantage du fait que, en ce moment-là, ils sont les seuls à posséder l’arme atomique.

    A peine un mois après le bombardement nucléaire de Hiroshima et Nagasaki, au Pentagone on calcule déjà qu’il faudrait plus de 200 bombes nucléaires contre un ennemi de la dimension de l’URSS. Les USA ont déjà 11 bombes quand, le 5 mars 1946, le discours de Winston Churchill sur le « rideau de fer » ouvre officiellement la guerre froide. En 1949 les Etats-Unis ont suffisamment de bombes nucléaires (200) pour attaquer l’Union soviétique. Dans la même année, cependant, l’URSS effectue sa première explosion expérimentale. Commence alors la course aux armements nucléaires.
   L’avantage en faveur de l’Occident augmente quand, en 1952, la Grande-Bretagne effectue sa première explosion nucléaire. En 1960 la France fait exploser sa première bombe au plutonium. Cette période est le début du déploiement des plus meurtriers des vecteurs nucléaires : les missiles balistiques intercontinentaux. Dans les années Soixante, les pays dotés d’armes nucléaires passent de quatre à six : la Chine fait exploser sa première bombe en 1964 ; Israël commence à produire secrètement des armes nucléaires probablement en 1966. Dans les années Soixante-dix, les pays en possession d’armes nucléaires augmentent de six à huit : l’Inde effectue son premier test en 1974 ; l’Afrique du Sud effectue secrètement un test conjoint avec Israël en 1979. En outre, en 1998, le Pakistan reconnaîtra qu’il possède des armes nucléaires, construites précédemment.
   De 1945 à 1991, l’année où la désagrégation de l’URSS signe la fin de la guerre froide, vont être fabriquées environ 130mille têtes nucléaires : 70mille par les Etats-Unis, 55mille par l’Union soviétique. Et 5mille autres par Grande-Bretagne, France, Chine, Israël, Inde, Pakistan et Afrique du Sud. Par la suite, l’Afrique du Sud sort du « club nucléaire », mais la Corée du Nord y entre.

   Pendant que le climat de la guerre froide commence à changer, USA et URSS signent en 1987 le Traité sur les forces nucléaires intermédiaires, qui élimine les Pershing 2 et les Cruise étasuniens stockés en Europe occidentale, y compris à Comiso (Sicile), et les SS-20 stockés sur le territoire soviétique. Cet important résultat est dû principalement à l’ « offensive du désarmement » lancée par l’Union soviétique de Gorbatchev : le 15 janvier 1986, elle propose d’acter un programme complet pour la mise au ban des armes nucléaires avant l’an 2000. Si les Etats-Unis acceptaient cette proposition, se mettrait en marche un véritable processus de désarmement. A Washington au contraire on profite de la désagrégation de l’URSS et de la crise russe qui s’ensuit pour acquérir vis à vis de Moscou un avantage croissant y compris dans le domaine des forces nucléaires. Des Traités comme le Start I, signé en 1991, établissent des réductions quantitatives des arsenaux nucléaires, mais rendent possible leur modernisation. Domaine dans lequel les USA pensent pouvoir l’emporter, alors qu’ils vont trouver face à eux une Russie qui a de nouveau la capacité de moderniser son propre arsenal. Washington relance ainsi le programme nucléaire militaire, en y investissant des milliards de dollars.

   On arrive ainsi à la situation actuelle. Selon la Fédération des scientifiques américains, les USA gardent 1.920 têtes nucléaires stratégiques prêtes au lancement (sur un total de 7.300), face aux 1.600 russes (sur 8.000). Avec celles françaises et britanniques, les forces nucléaires de l’Otan disposent d’environ 8.000 têtes nucléaires, dont 2.370 prêtes au lancement. En ajoutant les chinoises, pakistanaises, indiennes, israéliennes et nord-coréennes, le nombre total des têtes nucléaires est estimé à 16.300, dont 4.350 prêtes au lancement. Ce sont des estimations par défaut, puisque personne ne sait exactement combien il y a de têtes nucléaires dans chaque arsenal. Et la course aux armements nucléaires se poursuit avec la modernisation continue des arsenaux et la possibilité que d’autres pays, y compris signataires du Traité de non-prolifération, les construisent. De ce fait l’aiguille de l’« Horloge de l’apocalypse », le pointeur symbolique qui sur le Bulletin of the Atomic Scientists indique à combien de minutes nous sommes de la minuit de la guerre nucléaire, a été déplacée de moins 5 en 2012 à moins 3 en 2015, même niveau qu’en 1984 en plein guerre froide. Ce qu’on sait scientifiquement c’est que, si l’aiguille arrivait à minuit, sonnerait l’heure de la fin de l’humanité.


Edition de jeudi 6 août 2015 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/armi-atomiche-attualita-dellapocalisse/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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Déclaration du CAP sur le choix de Lille comme capitale de la future grande région

Publié le par Patrick Kaczmarek

Club action Picardie

 

Amiens, le 5 août 2015

 

 

 

Déclaration à propos du choix de Lille

comme future capitale régionale

 

Nous y voilà donc, les mauvais coups arrivent comme prévu. Violemment antidémocratiques, ils se parent de toutes les hypocrisies annoncées. Bref, la suprématie lilloise est en route, quel courage politique de choisir la plus grosse ville contre les plus petites !

Nos spécialistes ont-ils choisi, après mûres réflexions, l'égalité, la solidarité, le bon sens historique pour la nouvelle région ?

Eh bien non ! Cette application bête de la loi du plus fort devrait faire arracher aux membres du PS leur carte d'adhésion ainsi qu'aux militants de droite picards puisque cette idée de chambouler la France et son organisation démocratique vient de leurs maîtres Baladur, Raffarin, reprise par Sarkozy.

Comme souvent : la droite l’a rêvé, la gauche l'a fait, et l'extrême droite va en profiter.

C'est donc Lille, comme toutes les nouvelles grandes métropoles, qui emporte le gâteau et devient comme prévu capitale d'une région qui historiquement ne peut s'appeler que "Picardie" ou "Flandre Artois Picardie".

Alors au boulot messieurs les as de la géographie politique, messieurs les spécialistes des économies budgétaires !

Commencez donc à plancher sur des projets urgents, si vous ne voulez pas régner sur un désert, entre Paris et le Nord.

Commencez par exemple, parmi d'autres évidences à venir pour aménager le nouveau territoire, par de grands travaux comme la création d'une ligne de train Beauvais — Lille par Amiens !

Aux truelles les politiciens pour bâtir une grande région au service de l'humain ! Que partout dans nos campagnes délaissées fleurissent des centres de services publics !

Le CAP (Club Action Picardie) vous a à l'oeil, dans le viseur même, car la bataille est déclarée contre un nouveau centralisme qui s'annonce dévastateur pour la Picardie !

 

Notre-picardie.com

facebook.com/clubactionpicardie

Contact : Philippe Leleux, tél. 06 21 15 05 25

 

Publié dans POLITIQUE

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Selahattin Demirtas : « Nous ne renoncerons jamais à parler de paix »

Publié le par Patrick Kaczmarek

Selahattin Demirtas : « Nous ne renoncerons jamais à parler de paix »

 

 

Coprésident du Parti démocratique des peuples (HDP), partisan des droits du peuple kurde et issu d’une large coalition progressiste, Selahattin Demirtas dénonce la politique du président turc Erdogan en vue d’élections anticipées pour avoir les pleins pouvoirs et sa répression du PKK.

Ankara (Turquie), envoyé spécial. En 2014, Selahattin Demirtas a été élu coprésident du Parti démocratique des peuples (HDP) avec Figen Yüksekdag. La même année, il est candidat à la présidentielle. Il arrive en troisième position avec 9,77 % des suffrages exprimés. Il est député de la circonscription d’Istanbul.

Au mois de juin se sont tenues les élections législatives où le HDP (Parti démocratique des peuples) a obtenu plus de 13 % des suffrages et 80 députés. Aujourd’hui, le pouvoir turc, sous couvert de lutte contre les « terroristes », bombarde les camps du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) et tue des civils, vous êtes vous-même poursuivi, ainsi que la coprésidente de votre parti, et vos militants sont arrêtés. Comment en est-on arrivé là  ?

SELAHATTIN DEMIRTAS En réalité, la violence a commencé pendant la campagne électorale. Notre parti a été victime de plus de 170 attaques les plus diverses jusqu’à un double attentat à la bombe lors d’un meeting à Diyarbakir le 5 juin. Notre organisation a également été la cible d’attaques à Mersin et à Dogubayazit. La campagne de violence menée par l’AKP (Parti de la justice et du développement de Recep Tayyip Erdogan – NDLR) n’est donc pas nouvelle. Mais cela n’a pas fonctionné. Comme vous le notez, le HDP a obtenu 13 % des suffrages, ce qui a eu pour conséquence un affaiblissement de l’AKP. Ce qui se passe montre que l’AKP n’a jamais accepté le résultat de ces votes et ne respecte pas le choix des électeurs turcs. Il veut maintenant tenter de récupérer les voix qu’il a perdues aux élections en déclenchant une guerre. Bien que le gouvernement en place ne soit qu’un gouvernement provisoire, puisque aucune coalition n’a encore été formée, faute d’une majorité au Parlement, l’AKP continue comme s’il était capable de gérer le pays seul. Il essaie de faire passer ce message à la société : si nous n’arrivons pas à gérer le pays seul, nous ne parviendrons pas à garantir la sécurité du pays. Il veut organiser des élections anticipées dans cette atmosphère.

Comment le HDP réagit-il à cette stratégie du pouvoir d’Erdogan et comment sortir de ce qui s’apparente à un piège ?

SELAHATTIN DEMIRTAS Cette opération, effectivement, vise à nous entraîner dans un piège. Pour notre part, toutes nos déclarations sont pacifiques. Nous disons ouvertement que nous ne renoncerons jamais à parler de paix. Nous continuerons dans cette voie. Nous lançons des appels clairs, aux deux parties, pour mettre un terme à cette guerre. Nous nous adressons directement à la population pour expliquer les motivations du gouvernement dans son entreprise guerrière. Une grande majorité de la société est bien consciente que cette guerre menée par Erdogan est motivée par sa volonté de récupérer le pouvoir. La seule façon d’arrêter cette guerre est de faire ressortir les motivations réelles. C’est pourquoi nous allons organiser de grands rassemblements pour la paix. Nous souhaitons également que les mères des membres du PKK tués mais aussi celles des policiers qui ont perdu la vie lancent un appel pour faire cesser cette guerre. Nous nous adressons de la même manière aux intellectuels et aux organisations non gouvernementales (ONG). Nous essayons également d’utiliser les canaux médiatiques, nationaux et internationaux, pour dire « non à la guerre ». Nous organisons des réunions dans les différents secteurs de la société, avec les ouvriers, les femmes, les employeurs, les intellectuels, les jeunes… dans ce sens-là. Le but étant de montrer à la société, au pays, qu’il existe des voix et une voie pour la paix. Et, bien évidemment, nous lançons un appel au PKK dans le même sens. Pour qu’il retire son doigt de la gâchette et qu’il continue sur la voie de la paix.

Le pouvoir turc laisse entendre ou veut faire croire que le HDP n’est qu’une branche politique d’un PKK qui lui donnerait des ordres. Existe-t-il des liens entre le HDP et le PKK ?

SELAHATTIN DEMIRTAS Nous ne sommes absolument pas la branche politique du PKK. Notre parti a été formé à la suite du regroupement de plus d’une vingtaine d’organisations. Parmi les fondateurs du HDP, il y a des membres du Parti socialiste, de mouvements islamistes, des mouvements pour le droit des femmes, pour l’écologie… Parmi eux, on trouve également le fondateur du parti kurde DBP. Faire croire que le HDP est une continuité du PKK n’est qu’une manipulation destinée à tromper la population.

Dans quelle voie faudrait-il s’engager, selon vous ?

SELAHATTIN DEMIRTAS Historiquement, dans le monde, les processus de paix ont connu des ruptures et des reprises. Chez nous, s’il reprend – ce que nous souhaitons –, il devrait reprendre à un autre niveau. Les discussions devraient se faire en présence d’une troisième partie observatrice et il faudrait que l’opinion publique soit au courant de l’état et du contenu des discussions. Il faut absolument que les conditions d’emprisonnement d’Abdullah Öcalan (leader du PKK emprisonné depuis février 1999 condamné à mort en juin, peine commuée en perpétuité en 2002 – NDLR) soient totalement changées de façon à ce qu’il puisse être en contact avec la population. Il n’est pas difficile de prendre de telles décisions. La condition préliminaire est évidemment un cessez-le-feu décrété tant par le pouvoir que par le PKK. De plus, sans lois précises, comment espérer que les combattants kurdes rentrent ou rendent les armes ?

Comment analysez-vous le comportement de la Turquie face à l’« État islamique » et plus largement dans le contexte régional que l’on sait ?

SELAHATTIN DEMIRTAS Ce n’est qu’à la suite de pressions nationales et internationales que la Turquie a dû se positionner face à l’« État islamique ». Mais ce n’est évidemment pas la volonté du gouvernement. Les mauvaises politiques de l’AKP et le soutien du gouvernement ont renforcé l’« État islamique », jamais considéré comme un danger. Pour obtenir un soutien international, la Turquie a annoncé des raids contre l’« État islamique » mais en réalité cela a servi aux attaques contre le PKK. Le but ultime est de donner de l’oxygène à l’« État islamique » en difficulté au Rojava (Kurdistan de Syrie).

L’Otan a apporté son soutien à Erdogan dans ces opérations, lui donnant un blanc-seing. N’est-ce pas choquant pour vous ?

SELAHATTIN DEMIRTAS C’est un soutien partiel. La Turquie est un pays très important pour l’Otan, dont elle est membre. Nous savons que l’Otan ne voulant pas perdre la Turquie, elle fermera les yeux sur les horreurs commises et sa politique. Qui peut dire que l’Otan est elle-même une organisation visant à la protection des droits de l’homme ou de la démocratie ? C’est une force protectrice du capitalisme et des forces impérialistes. C’est la raison pour laquelle l’Otan a fait une telle déclaration. Bien que ses membres sachent très bien que l’affaiblissement du PKK ne fera que renforcer l’« État islamique ».

Attendez-vous quelque chose de la France ? Peut-elle jouer un rôle particulier dans ces moments cruciaux ?

SELAHATTIN DEMIRTAS La France, et son gouvernement, est l’un des pays qui a reconnu et dénoncé la barbarie de l’« État islamique ». La France a compris le danger que représente l’« État islamique ». C’est pour cela qu’elle a des relations très étroites avec le PYD (Parti de l’union démocratique, organisation des Kurdes de Syrie –NDLR). La guerre qui a commencé en Turquie maintenant va renforcer l’« État islamique » et nuire à la démocratie. Nous sommes persuadés d’une chose : si le peuple français manifeste pour l’arrêt de la guerre, se fait entendre pour la reprise des négociations, alors, à ce moment-là, nous pourrons rediscuter du processus de paix. Ce sera une véritable contribution à la paix.

Publié dans POLITIQUE

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« L’urgence et la nécessité d’agir pour le désarmement nucléaire ».

Publié le par Patrick Kaczmarek

« L’urgence et la nécessité d’agir pour le désarmement nucléaire ».

 Il y a 70 ans, le 6 et 9 aout 1945 les  2 bombes atomiques  larguées par les USA  sur Hiroshima et Nagasaki  faisaient  plus de 200 000 victimes en deux éclairs.

A l’occasion du 70 ième anniversaire des bombardements de Hiroshima et de Nagasaki le Mouvement de la paix alerte une nouvelle fois sur les dangers de l’arme atomique, arme de destruction massive et d’épouvante dont toute nouvelle utilisation d’une des 16 000 bombes atomiques encore existantes  et 10 à 100 fois plus puissantes que celles d’Hiroshima et Nagasaki , aurait des conséquences humanitaires et environnementales catastrophiques susceptibles de mettre en cause l’existence même de l’humanité.

Le récent accord conclu avec l’Iran aux  termes duquel cet État confirme son renoncement à l’arme atomique, accepte des vérifications sur place et s’inscrit donc dans le respect du droit international et des objectifs du traité de non-prolifération nucléaire (TNP) constitue un acte politique majeur. Il montre que  grâce à une démarche politique et diplomatique nous pouvons arriver à des résultats concrets en matière de désarmement nucléaire, là où tout semblait bloqué.

Le Mouvement de la paix  estime que cet accord doit permettre de relancer une dynamique favorable désarmement nucléaire.

En effet, les dirigeants des puissances nucléaires ne peuvent poursuivre  leur politique de « deux poids, deux mesures » en exigeant le respect du TNP par tous les Etats , ce qui est juste, tout en refusant de s’engager dans un processus de désarmement nucléaire comme les y invite l’article 6 du TNP, ce qui est inacceptable et peut s’interpréter comme une violation du droit international .

Si la conférence d’examen du TNP n’a pas abouti à des résultats concrets c’est aussi parce que l’intervention des peuples n’a pas été suffisante. En cette année 2015 qui est aussi le 70e anniversaire de la Charte des Nations unies, dont le préambule commence par ces trois mots « nous les peuples », le  Mouvement de la paix estime qu’en matière de désarmement nucléaire la solution viendra de la capacité des peuples à mettre en œuvre non seulement leur droit mais aussi leur pouvoir d’agir pour la paix et le désarmement nucléaire.

L’urgence est donc à l’action  pour :

- l’obtention d’un traité d’interdiction de l’arme atomique seule arme de destruction massive qui n'est pas interdite par un traité, à l'instar des armes biologiques et chimiques.

- la mise en place de la  conférence pour la création au Moyen-Orient d’une zone exempte d’armes nucléaires (ZEAN) et de toutes autres armes de destruction massive.

En conséquence le Mouvement de la paix a décidé d’orienter ses actions dans deux directions :

  1. accentuer la pression vis-à-vis du gouvernement français, qui persiste dans la modernisation des armes nucléaires et la poursuite des essais nucléaires en laboratoire, en engageant pour cela des  milliards d’euros (3 ,5 milliards par an soit l’équivalent de la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités locales au plan national en 2015 alors due cet argent  serait si utile pour la satisfaction des besoins sociaux), et exiger  que la France prenne sa place dans la mise en œuvre d’un traité interdiction des armes nucléaires. C’est le sens des actions entreprises du 6 au 9 aout dans toute la France visant à sensibiliser l’opinion publique mais aussi à recueillir le maximum de signatures sur la pétition pour un  Traité d’interdiction des armes nucléaires.

    Pétition :http://www.mvtpaix.org/wordpress/pour-un-traite-dinterdiction-des-armes-nucleaires/

  2. apporter sa contribution au développement des réseaux internationaux qui luttent pour l’obtention d’un traité d’interdiction des armes nucléaires, c’est le sens et le rôle de la délégation qui participe actuellement au japon à la conférence mondiale contre les bombes à et Het aux cérémonies qui commémorent les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki.

    Il appelle toutes les personnes résidant  en France à s’engager dans les actions s’inscrivant dans ces objectifs et aussi à se retrouver dans l’action le 21 septembre à l’occasion de la journée internationale de la paix.

    Le Mouvement de la Paix

    Contact

    Roland Nivet -Co-secrétaire national et porte- parole du Mouvement de la paix- 06 85 02 87 14

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L' « antiterrorisme » de l'Otan

Publié le par Patrick Kaczmarek


Manlio Dinucci



« Le terrorisme constitue une menace directe contre la sécurité des pays Otan », a déclaré le Conseil Atlantique Nord, condamnant « les attaques terroristes contre la Turquie » et s’engageant à « suivre de très près les développements à la frontière sud-orientale de l’Otan » Personne n’en doute. En Turquie l’Otan a plus de vingt bases militaires, renforcées par des batteries de missiles étasuniennes, allemandes et espagnoles, en mesure d’abattre des engins volants dans l’espace aérien syrien.  En Turquie encore, à Izmir, l’Otan a transféré le Landcom, le commandement des forces terrestres des 28 pays membres, aujourd’hui en pleine activité. Comme le documentent aussi des enquêtes du New York Times et du Guardian, surtout dans les provinces turques de Adana et Hatay et en Jordanie la Cia a ouvert depuis longtemps des centres d’entraînement de militants islamiques provenant d’Afghanistan, Bosnie, Tchétchénie, Libye et autres pays, en les préparant et les armant pour des actions terroristes en Syrie. Y compris ceux qui en Syrie ont formé l’Isis pour renverser le gouvernement de Damas et ont ensuite attaqué l’Irak au moment où le gouvernement du chiite al-Maliki prenait ses distances de Washington, en se rapprochant de Pékin et Moscou. Les armes, arrivant surtout via l’Arabie Saoudite et le Qatar, entrent en Syrie à travers la frontière turque d’où transitent chaque jour des centaines de TIR sans aucun contrôle.

   Maintenant, derrière le paravent de la « lutte contre l’Isis » (organisation de fait fonctionnelle à la stratégie USA/Otan), la Turquie attaque les Kurdes du PKK, qui combattent contre l’Isis. Soutenue par la Maison Blanche qui, par la voix de la porte-parole Alistair Baskey, définit le PKK comme « un groupe terroriste » en affirmant que « la Turquie a le droit de se défendre contre les attaques terroristes des rebelles kurdes ».

   En même temps Etats-Unis et Turquie se sont mis d’accord sur un plan pour la création d’une « zone sûre », formellement « libre de l’Isis », le long d’une bande d’une centaine de kilomètres en territoire syrien à la frontière turque. Le plan prévoit l’utilisation de chasseurs-bombardiers étasuniens déployés en Turquie et de forces terrestres turques, accompagnées dans des opérations secrètes par des forces spéciales USA/Otan.

  Cette bande de territoire, sur laquelle va être imposée une « no-fly zone », devrait être contrôlée par ceux que le New York Times définit comme des «insurgés syriens relativement modérés », armés et entraînés par le Pentagone, dont beaucoup ont conflué ensuite dans l’Isis et dans le Front qaediste al-Nosra.

   En autorisant maintenant  des raids aériens pour soutenir les « rebelles » entraînés par le Pentagone, « même si ce seront les forces du président Assad qui les attaqueront », Obama autorise la guerre aérienne USA/Otan contre les forces gouvernementales syriennes. Des groupes « rebelles » sont soutenus aussi par Israël, comme l’a déclaré en personne le ministre de la défense Ya’alon (voir The Times of Israël, 29 juin 2015). La création de la « zone sûre », formellement à des fins humanitaires pour donner refuge aux réfugiés syriens, constitue le début officiel du démantèlement de la Syrie, Etat souverain membre de l’Onu. Etat qui a renoncé aux armes chimiques, au contraire d’Israël qui a aussi celles nucléaires.

   L’Otan va aussi « au secours » de l’Irak, menacé par l’Isis : elle a annoncé le 31 juillet qu’elle entraînera en Turquie et Jordanie des combattants irakiens (sélectionnés par Washington pour la balkanisation de l’Irak). Elle met ainsi en acte la stratégie qui vise à redessiner la carte du Moyen-Orient en effaçant, comme cela a été fait en Europe avec la Yougoslavie et en Afrique du Nord avec la Libye, les Etats considérés comme des obstacles aux intérêts de l’Occident. Provoquant des millions de morts et réfugiés, pendant que la Maison Blanche publie la pétition populaire contre le meurtre du lion Cecil, pour montrer son humanité.

 

Edition de mardi 4 août 2015 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/lantiterrorismo-della-nato/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Publié dans POLITIQUE

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La Turquie a besoin de la paix,,elle n’a pas besoin de la guerre

Publié le par Patrick Kaczmarek

Le gouvernement turc et le président Erdogan organisent la guerre civile contre les Kurdes, qui
sont les meilleurs combattants contre les barbares de Daesh. La population française comme
l’opinion publique internationale l’ont bien compris depuis la protection des Yézidis par les forces
armées kurdes et la bataille de Kobanê.

Le gouvernement turc, démissionnaire et illégitime, est affaibli depuis l’incapacité d’Erdogan à
former un gouvernement à l’issue des élections législatives du 7 juin où son parti, l’AKP, a subi
une défaite électorale. Sa rupture du cessez-le-feu avec le PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan) et ses bombardements sur le Kurdistan irakien et syrien revêtent aussi un aspect symbolique puisque l’expérience auto-administrée, féministe, laïque, multi-ethnique, écologiste qui y est menée au Rojava et dans les villes administrées par le HDP , est une alternative concrète
 aux barbares de Daesh.

La cible intérieure d’Erdogan sur l’ensemble du territoire turc est maintenant la gauche turque,
le HDP (Parti Démocratique des Peuples) et ses 80 député-e-s. Le HDP est la seule force progressiste et alternative à l’AKP.

La France, membre de l’OTAN, est complice d’Erdogan. Le positionnement de l’Elysée renvoyant
dos à dos Daesh et le PKK est inacceptable. Ceci est contraire aux engagements historiques de
la France vis-à-vis des populations kurdes, comme en témoigne la rencontre à l’Elysée, le 8 février dernier, où le président François Hollande, a reçu et dialogué avec Asya Abdula et Nasrin Abdula, les représentantes légitimes du peuple kurde du Rojava (le Kurdistan syrien).

Solidarité internationale pour la reconstruction de Kobanê et le retour des réfugiés !
Ouverture d’un corridor humanitaire entre Suruç et Kobanê, avec douane à Mursitpinar !

Fourniture à la Résistance du Rojava de l’armement adéquat qu’elle réclame pour se défendre !
Reconnaissance des cantons autonomes du Rojava !
Retrait du PKK de la liste des organisations terroristes !
 

Délégation à la préfecture, place Saint-Etienne,
et conférence de presse
vendredi 31 juillet, 11 h 30
Collectif de Solidarité avec le Peuple Kurde
Toulouse, le 29 juillet 2015



Collectif de Solidarité avec le Peuple Kurde (Maison Franco-Kurde Midi-Pyrénées, Association Alevi Démocratique de Toulouse,AL, CGT 31, CSR 31, EELV Toulouse, Ensemble !, ETM 31, Front Populaire [Tunisie], FSU 31, Marche mondiale des femmes Midi-Pyrénées, comité 31 du Mouvement de la Paix, MRAP 31, NPA, PCF, PG, Solidaires 31, UPK 81).
Contact : kobane.kurde@gmail.com / Soutien financier : IBAN FR76 1780 7024 0255 4215 5474 085.

Publié dans POLITIQUE

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