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Le Tribunal Russell conclut que le crime d'incitation au génocide et des crimes contre l'humanité ont été commis à Gaza

Publié le par Patrick Kaczmarek

Le Tribunal Russell conclut que le crime d’incitation au génocide et des crimes contre l’humanité ont été commis à Gaza

 

Les juristes et Jury de la session extraordinaire du Tribunal Russell sur la Palestine qui s’est tenue à Bruxelles le 24 septembre 2014 ont constaté que des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ont été commis par l’armée israélienne à Gaza durant l’Opération Bordure Protectrice. Ils ont également conclu, à l’écoute de nombreux témoignages, que le discours employé à différents niveaux de la société israélienne pendant l’été 2014 avait parfois atteint le seuil nécessaire pour pourvoir le qualifier d’incitation directe et publique au génocide.

 

Afin de rendre ses conclusions, le Jury a entendu les témoignages des journalistes Mohammed Omer, Max Blumenthal, David Sheen, Martin Lejeune, Eran Efrati et Paul Mason, présents à Gaza durant l’Opération Bordure Protectrice. Ils ont également entendu les récits des chirurgiens Mads Gilbert et Mohammed Abou Arab, de l’expert sur le crime de génocide Paul Behrens, du Colonel Desmond Travers et d’Ivan Karakashian, chargé du plaidoyer pour Defence for Children International.

 

Crimes de guerre. Le Tribunal a conclu que les crimes de guerre suivants ont été perpétrés par l’armée israélienne : l’homicide intentionnel, la destruction de biens, non justifiée par des nécessités militaires et exécutée sur une grande échelle; le fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile en tant que telle ou contre des civils qui ne participent pas directement part aux hostilités ; l’utilisation disproportionnée de la force, le fait de diriger intentionnellement des attaques contre des bâtiments consacrés à la religion, à l’enseignement et des hôpitaux qui ne sont pas des cibles militaires ; l’utilisation de Palestiniens comme boucliers humains ; le fait d’employer les armes, projectiles, matières et méthodes de guerre de nature à causer des maux superflus ou des souffrances inutiles ou à frapper sans discrimination en violation du droit international des conflits armés ; et l’utilisation de la violence dans le but principal est de répandre la terreur parmi la population civile.

 

Crimes contre l’humanité. Le Tribunal a conclu que les crimes contre l’humanité suivants ont été commis par l’armée israélienne : meurtre, persécution et extermination.

 

Crime d’incitation au génocide. Le Tribunal a reçu des preuves qui démontrent l’intensification de la rhétorique raciste et l’incitation à la violence durant l’été 2014, à différents échelons de la société israélienne : dans les médias traditionnels ou sociaux et par des officiers de police, des leaders religieux, des représentants publics et des fans de football, notamment.

 

Le Tribunal a également mis en garde qu’il était possible que le crime de persécution devienne génocidaire. Le Tribunal a par ailleurs déclaré qu’il est reconnu que, dans des situations où des crimes contre l’humanité étaient commis en toute impunité et où l’incitation directe et publique au génocide se manifestait dans tous les secteurs de la société, il était concevable que l’Etat ou les individus choisissent d’exploiter ces conditions afin de perpétrer le crime de génocide. De plus, « l’effet cumulatif du régime prolongé de punition collective à Gaza semble infliger les conditions de vie calculées pour entrainer la destruction graduelle des Palestiniens en tant que groupe à Gaza ». Le Jury a ajouté : « nous avons sincèrement peur que dans un environnement d’impunité et d’absence de sanctions pour des crimes graves et répétés, les leçons du Rwanda et d’autres atrocités de masse, restent lettre morte ».

 

Le Tribunal a appelé Israël à respecter ses obligations en droit international et la Palestine à accéder sans délais au statut de Rome de la Cour pénale internationale. Il a rappelé qu’il était du devoir des Etats tiers de coopérer afin de mettre fin à la situation illégale qui découle de la situation d’occupation, du blocus et des crimes commis dans la Bande de Gaza. Il a également appelé l’Union européenne à adopter des sanctions à l’encontre d’Israël, en ligne avec sa politique sur les mesures restrictives, afin de poursuivre les objectifs de préservation de la paix, de renforcement de la sécurité internationale et de respect des droits de l’homme. Le Tribunal a également appelé l’UE à exclure les entreprises israéliennes d’armement des programmes de recherche européens.

 

Les conclusions sont disponibles ici.

 

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Tous unis pour une culture de la paix et de la non-violence basée sur la mise en oeuvre de tous les droits humains

Publié le par Patrick Kaczmarek

COMMUNIQUÉ DE PRESSE 


 

http://www.omd2015.fr/wp-content/uploads/2013/08/mouvement-de-la-paix.jpg  http://stosglobal.org/wp/wp-content/uploads/2012/09/LOGO-DJAZAIROUNA-arabe-e1369009406402.jpg

Communiqué commun de

L’ASSOCIATION d’ALGERIE « DJAZAIROUNA »

(des familles victimes du terrorisme islamiste)

et du  MOUVEMENT DE LA PAIX de France

 

 

TOUS UNIS POUR UNE CULTURE DE LA PAIX ET DE LA NON VIOLENCE BASEE SUR LA MISE EN ŒUVRE DE TOUS LES DROITS HUMAINS

 

L’odieux assassinat dont a été victime Herve Gourdel en Algérie a suscité en France, en Algérie et dans le monde une réprobation unanime. Des hommes  politiques et intellectuels de tous bords, des imams, des prêtres, de  simples fidèles,  des croyants aux athées,  des militants, aux simples citoyens et ce, dans toutes les catégories sociales.

Depuis 1998 jusqu’à aujourd’hui, nos deux mouvements ont agi ensemble pour dénoncer le terrorisme islamiste, pour dénoncer  la guerre en Irak en 2003, pour organiser des échanges entre les jeunes de nos deux pays afin de créer des ponts d’amitié et lutter contre les préjugés.

Depuis 1998  notre partenariat a été permanent   contre le terrorisme, pour la justice  et pour  l’émergence d’une culture de la paix et de la non-violence.

C’est pourquoi nous n'acceptons pas que notre douleur à tous face à ces crimes ou  face aux actes barbares des terroristes,  soit utilisée pour escamoter les responsabilités de la situation actuelle en Irak ou pour passer sous silence  les conséquences catastrophiques de la guerre en Libye pour la paix dans la région sub-saharienne.

 

La situation en Irak  est en effet la conséquence directe de l’invasion de ce pays en 2003 en violation du droit international   par une coalition conduite par les USA. Le bilan c'est au total près d’1 million de morts en Irak, des milliards de dollars dépensés et le chaos total actuel.

Nous dénonçons aussi le fait que les principaux soutiens de Daesh sont l'Arabie Saoudite, le Qatar et …la Turquie qui  sont membres ou alliés de l'OTAN mais  sont aussi parmi les principaux clients des marchands d’armes tout en faisant régner dans leur pays un régime dictatorial et le fondamentalisme le plus rétrograde .

 

De même nous pensons que la création d’un Etat de Palestine, à côté d’Israël sur les frontières de 1967 serait une contribution essentielle à la construction e la paix au Moyen-Orient.

Dans ce contexte grave nous appelons nos deux peuples, en solidarité avec tous les pacifistes du monde, à renforcer leurs liens d’amitié et à participer côte à côte à la construction d’une culture de la paix et de la non-violence ensemble au service d’une paix juste et durable dans l’espace euro-méditerranéen.

 

Dzajairouna       (Algerie) ----- Mouvement de la paix (France)

 

 

Samedi 27 septembre 2014

 


Contacts :

Djazairouna : KHEDDAR CHERIFA, DJAZAIROUNA@gmail.com

 

Le Mouvement de la Paix

9 rue Dulcie September

93400 Saint Ouen

01 40 12 09 12

national@mvtpaix.org

presse@mvtpaix.org

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Hommage à la mémoire d'Hervé Gourdel

Publié le par Patrick Kaczmarek

La lutte contre le terrorisme est une priorité pour les communistes. Le meurtre de notre compatriote, Hervé Gourdel, nous rappelle que des groupes structurés sont prêts à tout pour faire régner la peur et la haine.

Les communistes participeront à tous les hommages nationaux ou locaux en la mémoire d'Hervé Gourdel dans le respect strict des volontés exprimé par sa famille.

Les communistes y participeront pour apporter à la famille et aux proches de la victime toute leur solidarité dans ce moment si difficile et douloureux pour eux. Nous réaffirmons notre indignation face à la cruauté et l'inhumanité des assassins d'Hervé Gourdel et face à celles de tous ceux qui se réclament du djihadisme.

Les communistes y participeront pour réaffirmer que face à ce déchaînement de violence et de haine, ils travailleront sans relâche à la cohésion de notre peuple dans toutes ses composantes et sans discrimination dans la lutte pour l'égalité, la justice et la solidarité.

Les Français ne tomberont pas dans le piège tendu par les terroristes, ou certains extrémistes de l'ordre nouveau. Aucune religion ne prône le recours à une telle barbarie et ne peut servir à justifier de tels actes de terreur. Nous saluons toutes celles et tous ceux qui se lèvent pour manifester leur liberté de conscience et dire non au terrorisme.

« Guerre » contre le terrorisme ou « lutte » contre le terrorisme ?

Le meurtre d'Hervé Gourdel met en premier plan la lutte contre les organisations terroristes. La sémantique n'est pas neutre. La « guerre » contre le terrorisme préconisée par le président de la République fait référence aux mots et à la politique de G.W. Bush après le 11-Septembre.

13 ans plus tard, nous voyons bien que cette stratégie est un échec et un désastre.

Un échec car elle nie que la structuration de ces groupes terroristes a été et est encore aidée par des puissances internationales et régionales comme l'Arabie saoudite, le Qatar, la Turquie et les Etats-Unis eux-mêmes tant qu'ils servaient leurs intérêts ou servaient à diviser les peuples sur lesquels l'« Occident » prétend maintenir sa domination. Aujourd'hui les monstres échappent à leurs créateurs.

Un désastre parce que les 4 000 milliards de dollars mis dans cette « guerre » ont ont pour résultat d'être passé d'1 foyer de djihadistes dans le monde à 13.

Il faut donc changer de politique. Le PCF souhaite qu'une véritable stratégie de lutte contre le terrorisme se mette en place. Cela nécessite d’avoir des objectifs clairs et les moyens financiers et humains d’agir sans compromettre les libertés individuelles. Cela suppose de sortir d'une logique de domination économique, politique et militaire au profit d'une logique de coopération, de développement, de démocratie.

Les meurtres antisémites d’un Merah ou encore le cafouillage du week-end dernier à l'arrivée de 3 djihadistes en provenance de Turquie montrent que notre système de renseignements et de sécurité intérieur ont de sérieuses lacunes.

Les renseignements généraux et les services anti terroristes ont-ils les moyens techniques et humains pour remplir leurs missions ? et surtout quelles sont les priorités et modalités de leur mission ? Le dispositif juridique et législatif de notre pays est suffisant pour répondre à la menace terroriste, il faut encore l'appliquer, et ce dans le respect des droits et libertés.

Le Parlement n'est pas assez associé aux objectifs et moyens mis en œuvre. C'est indispensable pour éviter toute tentation de dérives autoritaires.

Non à la guerre, Oui à des mesures coercitives contre Daesh

Est-ce que les frappes aériennes menées par la France en Irak et par les Etats-Unis en Syrie vont empêcher ce qui s'est passé en Algérie avec le meurtre d'Hervé Gourdel ? A l'évidence non ! La France doit être unie derrière la famille d'Hervé Gourdel. Dans un moment tel que celui-là, la recherche de cohésion s'impose, mais elle ne peut se traduire par taire le débat qui existe sur la manière de mener efficacement ou non la lutte contre le terrorisme, et sur l'aide à apporter à ceux qui en Irak et en Syrie combattent l' « Etat islamique ».

La force du mouvement Daesh, c'est à la fois de s'appuyer sur une base territoriale et une stratégie économique. Les objectifs militaires de la France au moyen de « frappes » en Irak, même ciblées, sont inefficaces dans la durée. Au lieu de dépenser des millions dans des frappes militaires, il serait plus utile d’aider de manière plus importante les combattants kurdes en Irak et en Syrie, et d'aider l'Irak à reconstruire son armée et son État.

Le terrorisme c'est d'abord une entreprise de la terreur et de conflits

Le terrorisme c'est d'abord une entreprise qui cherche à faire des profits financiers en faisant régner la terreur. Le chiffre d'affaires de Daesh dépasse le milliard de dollars par an. Des mesures internationales doivent être prises pour agir sur les Étatsde la région qui arment et achètent aux groupes terroristes du pétrole, pour agir sur les finances des « émirs » chefs de bandes qui utilisent le terrorisme comme moyen de s’enrichir, et pour agir enfin sur les marchands d’armes qui profitent des trafics.


 Parti communiste français, le 26 septembre 2014

A Amiens se déroulera une marche blanche ce samedi 27 septembre à 11h, point de rassemblement au parvis de la MCA 

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L’étrange destin du califat dans l’histoire de l’islam

Publié le par Patrick Kaczmarek

Abou Bakr Al-Baghdadi, le chef des combattants de l’État islamique, a exigé l’allégeance de tous les musulmans au califat proclamé le 29 juin dans la ville de Mossoul. Mais à quoi le califat — « la succession » — fait-il référence ? Un retour sur l’histoire de ce terme et de ce qu’il a désigné par le passé peut permettre d’échafauder des hypothèses quant au sens et au message que souhaite ainsi faire passer l’État islamique auprès de l’oumma, la communauté des croyants.

La tonitruante proclamation d’un nouveau calife, le 29 juin 2014 à Mossoul, n’aura pas plus suscité d’intérêt dans l’opinion musulmane que la déposition du tout dernier, le 23 mars 1924 à Istanbul  ! Pourtant, le tout récent et prétendu «  successeur  » — c’est le sens du mot «  calife  » — du prophète Mohammed n’aura ménagé aucun symbole du patrimoine islamique ni expédient du marketing dernier cri pour optimiser à souhait l’effet d’annonce de son propre avènement.

Et d’abord en choisissant, pour s’adresser à l’oumma, la communauté des croyants, le premier jour du mois de ramadan, rendez-vous sacré entre tous. N’est-ce pas durant sa lunaison que le premier verset du Coran est «  descendu  » du ciel dans le cœur de Mohammed  ? D’où l’instauration du jeûne canonique du même nom, voué à en célébrer le divin miracle. Ensuite, en adoptant pour patronyme califal Abraham, sous la forme arabe d’Ibrahim 1er, il s’est mis d’emblée sous l’égide du très vénérable patriarche biblique, le père de tous les croyants et le «  premier musulman  », selon le Coran. Enfin, songeant sans doute à boucler une boucle, Abou Bakr El-Baghdadi dit Ibrahim 1er s’est flatté d’avoir reçu dès le berceau le prénom du tout premier successeur de Mohammed l’Envoyé de Dieu, Abou Bakr El-Saddiq.

Las. Il s’avère d’emblée que le ci-devant calife prêche dans le désert de son soi-disant État islamique, taillé à coups de sabre, à cheval entre la Syrie et l’Irak. En soi, l’indifférence unanime des musulmans à l’endroit du «  successeur  » autoproclamé n’a rien de surprenant. En effet, rien dans l’islam n’incite les croyants à adopter le califat en tant qu’unique système légitime de gouvernement, ni même à le considérer comme étant le moins mauvais à l’exclusion de tous les autres. Et s’il y eut en tout et pour tout cinq califats, entre 632 et 1924, aucun ne fit jamais l’unanimité ni ne couvrit la totalité de l’univers islamique, le fameux Dar al-Islam, la «  Maison de l’islam  ».

La succession du Prophète

Le califat — al-khilafat, «  la succession  » en arabe —, désigne donc moins un type d’État particulier qu’un mode de succession improvisé au Prophète de l’islam. Il fut donc plus un principe qu’un projet. Aussi, le sens de ce mot, qui qualifia les premiers empires arabo-islamiques, fut-il élaboré au jour le jour, au rythme des expansions territoriales. De fait, le décès inattendu de Mohammed, l’été 632 à Médine, plonge la petite communauté des croyants dans le désarroi le plus total, l’Envoyé n’ayant légué aucun testament quant à la marche à suivre pour diriger l’oumma en gestation, alors noyée dans un désert arabe plus qu’hostile. Un temps abasourdis, les intimes du prophète, ces «  apôtres  » de l’islam, se ressaisissent et engagent aussitôt le débat sur le choix d’un successeur. L’échange est si âpre qu’ils oublient — deux jours durant  ! — de mettre en terre le saint homme dans le délai requis, soit le jour même du «  retour à Dieu  » de son âme.

Du feu de la discussion jaillissent deux courants, invoquant chacun le Coran. Le premier affirme que la succession devrait revenir à l’apôtre le plus ancien, le plus intègre  ; il désigne son candidat, le bien-nommé Abou Bakr El-Saddiq, «  le Loyal  » devant l’Éternel. Au grand dam du second qui prétend, lui, qu’il n’y aurait de calife légitime que celui qui aurait «  hérité  » du Prophète l’ascendant spirituel et le pouvoir séculier. Et de porter son choix sur le seul Ali, cousin du Messager et, surtout, époux de sa fille adulée Fatima et père de deux petits-fils chéris, Hassan et Hussein. Autant parler d’une sainte famille, Ahl al-Bayt, c’est-à-dire «  gens du foyer  ».

L’élection d’Abou Bakr au califat au détriment d’Ali inaugure le premier grand schisme de l’islam : indignés, les «  partisans d’Ali  » — chi’at Ali, d’où le nom de «  chiite  », s’inscrivent en faux contre le calife pour s’attacher à la vénération intime, plus tard souvent secrète, d’un «  imam  », ou chef de l’oumma, issu de la chair du Prophète, via Hassan et Hussein. Désormais, il sera question de deux lignées parallèles, celle des califes dits «  sunnites  » et celle des imams dit «  chiites  », ceux-ci presque partout soumis au pouvoir souvent oppresseur de ceux-là, dans un rapport de rivalité sourde et de dédain ouvert.

Les quatre califats arabes

Abou Bakr rend l’âme deux ans plus tard. Omar Ibn al-Khattab prend aussitôt la relève et conquiert la Perse, la Mésopotamie, la Syrie, la Palestine et l’Égypte, avant de succomber, au milieu de l’année 644, sous les coups de couteau d’un esclave persan. Othmane Ibn-Affan reprend le flambeau et, à défaut d’expansion majeure, passera à la postérité pour avoir veillé durant ses douze ans de règne à la rédaction du Coran dans sa version actuelle, non sans avoir éliminé toutes les autres versions existantes. Il n’en sera pas moins assassiné à La Mecque. Vient enfin le tour d’Ali Ibn Abi Talib, qui est proclamé calife. En charge d’un califat qui s’étend déjà de la Perse à l’Égypte, il déplace la capitale de Médine à Koufa, dans le sud de l’Irak. Curieux destin que celui d’un homme qui devient ainsi le quatrième calife des sunnites et le premier imam des chiites.

En dépit (ou à cause) de cette double légitimité, Ali, loin de rassembler l’oumma, sera à son corps défendant l’un des plus sérieux facteurs — et non point l’acteur — de la division de la communauté des croyants. À Koufa, le calife règne mais ne gouverne pas un univers islamique en extension irrésistible. Le cœur politique de l’islam bat désormais à Damas, où le clan mecquois des Omeyyades s’exerce à une gestion impériale d’un nouvel empire transcontinental, s’étendant de la Muraille de Chine aux Pyrénées. Moâwiyya, le chef des Omeyyades, manigance et réussit à se faire désigner calife à la place du calife Ali. Déçu et furieux, l’un de ses partisans l’assassine, fin 661. Ainsi se clôt ce que les historiens musulmans qualifieront d’ère des «  quatre califes bien guidés  » et s’ouvre celle des califes profanes et des califats impériaux.

Ultime et vain sursaut de révolte contre le nouvel ordre, Hussein, le fils d’Ali, petit-fils de Mohammed et troisième imam chiite — après son père et son frère Hassan — prend la tête d’une armée et fonce sur Damas pour abattre Yazid 1er, le second calife omeyyade intronisé courant 680. Bloqué au lieudit Kerbala, l’insurgé est supplicié avant d’être décapité. Les chiites en feront une sorte de Golghota, lieu sacré entre tous de la Passion de Hussein.

Les califes omeyyades de Damas (661-750) avaient organisé l’administration de l’empire. Les Abbassides de Bagdad (750-1258) qui leur succèdent inaugurent le fameux «  âge d’or  » de l’islam, avec ses philosophes rationalistes, ses traducteurs syriaques et juifs, ses Mille et une nuits, avant de succomber aux assauts de Tamerlan, l’héritier de Gengis Khan. Suite à quoi, le calife abbasside trouve refuge en Égypte, où il n’exerce plus qu’un pouvoir honorifique quasi impalpable. Jusqu’à ce que le conquérant ottoman foule la vallée du Nil début 1516 et l’emmène à Istanbul, en tant que caution arabe et califale au nouveau pouvoir du Grand Turc. Entre temps, l’Europe aura connu le califat de Cordoue (929-1031) et l’Afrique celui, chiite, des Fatimides (909-1171). En tout, quatre califats arabes, plus un turco-ottoman. Ainsi s’achève l’ère des califats arabes et s’ouvre celle du sultanat-califat ottoman, lequel durera tout de même pas moins de quatre siècles.

Aucun de ces califes n’a prétendu à un rôle sacral ni n’a tenté d’assumer un magistère spirituel. Le calife n’est pas le pape, c’est au mieux le basileus, l’empereur byzantin, à la rigueur le roi d’Angleterre vis-à-vis de l’Église anglicane. Il n’est donc pas un souverain pontife établissant un pont entre le Ciel et la terre, il n’est que l’«  ombre de Dieu sur terre  ». Bien loin de lui conférer un quelconque statut religieux, la tradition va jusqu’à lui dénier la faculté d’établir une fatwa, un avis juridique fondé sur la charia. Sa fonction a bien une dimension religieuse mais sa personne propre, point. Sa mission est de veiller à la bonne application de la loi, de protéger la foi, de préserver le consensus de l’oumma, en l’incarnant. Si séculier est son rôle que le sultan turc Soliman a dû élaborer tout un code de gouvernement profane ce qui lui valut le titre de «  Législateur  », rendu par «  le Magnifique  » en français.

Sous l’empire ottoman

Pour autant, il aura fallu attendre la fin du XIXe siècle pour qu’un sultan ottoman se hasarde à ajouter à son titre celui de «  calife  ». Et, aussi incroyable que celui puisse paraître de nos jours, à l’instigation d’un aristocrate français, monarchiste et très catholique romain. Justement, le comte de Saint-Priest (1735-1821). Longtemps ambassadeur à Istanbul, cet homme d’influence aura été le premier à attribuer un pouvoir spirituel au sultan-calife, en établissant un parallèle aussi inédit qu’indéfendable aussi bien en histoire qu’en droit, entre le «  successeur  » de Mohammed et celui de Saint Pierre. Cet attribut extravagant est apparu très exactement le 23 juillet 1774, lors du traité de Kutchuk-Kaïnardji qui consacre la cession de la Crimée à la tsarine Catherine II par le sultan ottoman. Par ce traité, en effet, ce dernier obtient, en échange de sa renonciation à ses territoires, un ascendant spirituel sur leurs habitants, à savoir les Tatars, lesquels deviennent du coup sujets de l’empire russe. Quand bien même ils restent ses “protégés”. Avec le recul, plus d’un historien y voit une esquisse du droit d’ingérence dans les affaires intérieures d’un État souverain, sous prétexte humanitaire.

Cet expédient a priori favorable au sultan va peu à peu émietter son domaine impérial, éroder son charisme et finalement sceller son sort sans appel. De fait, à ce titre, il lui devient moins douloureux de perdre un empire — la Grèce, l’Algérie, la Tunisie, puis la Macédoine, la Libye et jusqu’au point final de l’occupation d’Istanbul par les troupes britanniques, le 12 novembre 1918 —, dès lors que son ascendant spirituel s’y maintient et qu’on y accomplit la prière du vendredi en son nom. Ainsi s’explique l’empressement de Londres, de Paris et de Saint-Pétersbourg à doter le sultan d’un pouvoir «  pontifical  ». Jusqu’à ce jour du 3 mars 1924 où, à l’instar du pape qui se retrouva assiégé au palais du Vatican par les républicains, le sultan-calife Abdelmadjid II est mis en arrestation, en son palais, alors qu’il est en train de lire Les Essais de Montaigne, par les partisans du général Mustapha Kemal dit Atatürk, le "père des Turcs".

Déchu, mis à terre, expulsé de son palais et d’un pays, la Turquie, qu’il ne verra pas naître, le sultan-calife prend le chemin de l’exil et s’installe à Paris, où il rend l’âme durant l’été 1944. Son corps sera enterré à Médine, non loin des sépultures des quatre califes bien guidés. D’un bout à l’autre de l’univers islamique, personne ne lève le petit doigt pour protester contre le sort fait au sultan de la Maison Othman, à l’Émir des Croyants, serviteur de La Mecque et de Médine, calife et encore moins pour rétablir le califat. Personne, si ce n’est un curieux Mouvement pour le califat sans lendemain, mis sur pied en Inde et qui a pour chef de file un certain…Mahatma Gandhi  !

Depuis lors, nul ne songe à ressusciter le califat, excepté le Hizb El-Tahrir, un obscur mouvement intégriste qui opère surtout en Asie centrale. Et si la littérature historiographique de la Nahda – «  la Renaissance  » — s’ évertua sous la plume d’écrivains arabes, chrétiens pour l’essentiel, à réhabiliter la gloire des califats arabes afin de les démarquer d’un empire ottoman agonisant, ce n’est point pour en recréer d’autres, mais simplement pour s’en inspirer. D’où le recours à l’emprunt de leurs couleurs emblématiques pour confectionner la bannière de la Grande révolte arabe de 1916, initiée par les Britanniques et menée par les Arabes contres les Ottomans : le triangle rouge symbolisant la maison hachémite de Mohammed, le noir les Abbassides, le vert les Fatimides et le blanc les Omeyyades. Des teintes qui se retrouvent toujours dans les drapeaux d’États aussi divers, et souvent rivaux, que la Syrie, l’Irak, la Palestine, la Jordanie, le Soudan, le Koweït, les Émirats arabes unis ou encore la Libye.

À quoi rime alors, la création d’un énième califat, à Mossoul  ? Serait-ce lubie d’aventurier en mal de précurseur, délire d’histrion égaré au Moyen-Âge ou scénario d’agent provocateur avisé et visant à reconfigurer un Proche-Orient dont l’ordre étatique et territorial fut élaboré il y aura bientôt un siècle, sur les ruines, justement, de l’empire ottoman, le dernier califat  ?

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Palestine, des assassinats ciblés contre la paix

Publié le par Patrick Kaczmarek

Une stratégie israélienne immorale et dangereuse

Le 27 février dernier, Moataz Washaha, militant du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), était assassiné dans sa maison de Birzeit. Fin 2013, en dépit de la trêve signée le 21 novembre avec le Hamas, Israël a multiplié les raids contre Gaza, visant des militants. Ces « assassinats ciblés » sont une pratique ancienne de Tel-Aviv. Toujours justifiés par des raisons de sécurité, ils sont un élément de déstabilisation et un obstacle majeur à la paix.

Un assassinat ciblé est «  l’utilisation intentionnelle, préméditée et délibérée d’une force létale dirigée à l’encontre d’une personne individuellement sélectionnée n’étant pas détenue  ». Cette définition d’un juriste proche du Comité International de la Croix-Rouge (CICR)1 est impeccable. Chaque mot est pesé et le tout donne une idée précise de cette pratique. À un détail près, essentiel : rien n’est dit sur l’auteur  ; or l’auteur de l’acte est toujours un État. Et comme il est question de meurtres, il s’agit donc bien de meurtres d’État.

Nombre de gouvernements, engagés dans des conflits asymétriques, y ont eu recours. La France a assassiné pendant la guerre d’Algérie des leaders de la Révolution algérienne comme Larbi Ben M’Hidi2. Les États-Unis ont pratiqué, sur une grande échelle, l’assassinat ciblé pendant la guerre du Vietnam et continuent aujourd’hui au Pakistan et ailleurs à tuer des responsables d’organisations radicales islamistes, notamment à l’aide de drones.

Dès 1948, Israël a monté des opérations pour éliminer des responsables palestiniens. Par la suite, cette pratique s’est poursuivie de manière ponctuelle3 avant qu’elle ne devienne courante lors de la seconde Intifada. Décidées par le gouvernement, ces opérations sont l’œuvre des services spéciaux : le Mossad pour les actions extérieures et le Shabak4 pour l’intérieur et les territoires occupés. Ils identifient et repèrent la «  cible  » et ensuite, le plus souvent, l’armée procède à l’exécution par toutes sortes de moyens.

«  Raison de sécurité  »

Le discours officiel israélien justifie ces pratiques en invoquant des raisons de sécurité : il faut liquider les terroristes avant qu’ils n’agissent. À titre d’exemple, voici un argumentaire typique : «  Israël agit avec calme et sang-froid. Cette politique intelligente des assassinats ciblés et les opérations aériennes de liquidations à Gaza ont permis de sauver de nombreuses vies, du côté israélien comme du côté palestinien. Les frappes de l’armée israélienne visaient uniquement les chefs terroristes actifs sur le terrain. Cela évite des opérations terrestres plus coûteuses en vies humaines et souvent moins efficaces. Il faut espérer qu’Israël les élimine tous avant qu’ils ne commettent d’autres attentats  »5. Tout est dit : ces assassinats seraient nécessaires pour assurer la sécurité des citoyens. Et, par un renversement paradoxal, on en vient à affirmer que ces meurtres sauvent des vies.

En réalité, dès qu’on examine les circonstances précises d’une opération, on constate que les choses sont beaucoup plus complexes. Deux exemples concrets : Yehia Ayache et Salah Shehadeh, tous deux chefs militaires du Hamas. L’assassinat du premier, le 5 janvier 1996, intervient à un moment où la situation politique est très délicate. Côté palestinien, des négociations sont ouvertes entre le Fatah et le Hamas, notamment dans la perspective des élections du 20 janvier. Le Hamas refuse d’y participer puisqu’il récuse les accords d’Oslo mais Yasser Arafat veut obtenir qu’il ne tente rien d’irréparable pour déstabiliser le processus politique dans lequel lui-même est engagé.

Côté israélien, l’assassinat de Itzhak Rabin par Ygal Amir, un extrémiste juif religieux, le 4 novembre 1995 avait provoqué une émotion considérable en Israël. Ce choc avait discrédité la droite dure, que beaucoup rendaient responsable d’avoir provoqué un climat de haine contre Rabin. Leah Rabin avait d’ailleurs appelé à «  profiter  » de cette situation en organisant des élections anticipées, puisque à ce moment-là les sondages donnaient Shimon Pérès vainqueur. Son argument était simple et fort : que son mari ne soit pas mort en vain.

Entre le 25 février et le 4 mars, en riposte à l’assassinat d’Ayache, le Hamas commet trois attentats : à Ashkelon, à Jérusalem et à Tel-Aviv. Le bilan est lourd : des dizaines de morts et de nombreux blessés. Benyamin Nétanyahou, radicalement opposé à Oslo, remporte de justesse l’élection du 29 mai. Sans le climat de peur et d’angoisse créé par cette série d’attentats, il n’aurait pas été élu.

Déstabilisation permanente

Dès lors, on peut se demander pourquoi avoir pris la décision de tuer Ayache en un tel moment, sachant que les radicaux du Hamas chercheraient à le venger  ? Était-ce une erreur d’appréciation de la part du Shabak et de l’armée  ? Une erreur de Pérès  ? Un calcul plus machiavélique de la part de certains  ? On le saura peut-être un jour. Toujours est-il qu’en liquidant Ayache on n’a sauvé aucune vie.

Même type d’interrogations à propos de Shehadeh, tué le 20 juillet 2002 par une bombe d’une tonne larguée sur sa maison à Gaza. Bilan : quinze morts, dont neuf enfants, et une centaine de blessés. Cela provoque une profonde colère chez les Palestiniens et de multiples réactions en Israël. Là encore, la question du timing est primordiale, comme le montre bien l’éditorial de Haaretz du 24 juillet : «  Comment pouvait-on s’attendre à ce que la bombe n’atteigne que Shehadeh dans la disposition des lieux où cela s’est passé  ? (...) Le choix du moment soulève aussi des questions. Des signes indiquaient ces derniers jours qu’existait, pour la première fois depuis des mois, une chance de progrès en direction d’un cessez-le-feu. (...) Nous n’avons d’autre choix que de nous interroger sur le bien-fondé du feu vert donné par le premier ministre à un assassinat dont les conditions d’exécution et le contexte allaient inévitablement réduire à néant ces tentatives de paix. (...) Les Palestiniens voudront venger Shehadeh et plus encore la mort des enfants. La vérité est qu’Israël joue avec le feu depuis longtemps et que quelque chose d’essentiel a dérapé dans l’esprit des décisionnaires (...)  ».

Ces deux exemples ne sont pas isolés. Ils montrent bien qu’il ne s’agit pas seulement de prévenir des attentats en tuant leurs auteurs présumés avant qu’il ne passent à l’acte. Les assassinats ciblés ont pour fonction de déstabiliser une situation pour légitimer des répressions sur une large échelle et en même temps, d’éliminer physiquement les hommes qui ont les capacités de structurer le mouvement national palestinien.

«  Notre guerre d’indépendance n’est pas terminée  »

À partir du déclenchement de la seconde Intifada en septembre 2000, cette pratique s’accélère considérablement, puisque près de trois cent cadres palestiniens sont ainsi exécutés6 en quelques années. Elle s’inscrit pleinement dans la politique du nouveau premier ministre, qu’il a résumée — en une formule demeurée célèbre — dans Haaretz en avril 2011 : «  Notre guerre d’indépendance [de 1948] n’est pas encore terminée  ». Son ministre de l’intérieur Uzi Landau s’inscrit dans cette logique : «  Les accords d’Oslo ne sont pas la solution au problème. Ils sont le problème. Les Palestiniens ont lancé cette Intifada parce qu’après Oslo, ils se sont sentis les plus forts. Il faut donc, comme en Afghanistan, détruire les infrastructures de la terreur. Je ne parle pas seulement du Hamas et du Djihad islamique mais des talibans locaux qui les protègent, (...) la garde rapprochée d’Arafat et toute l’Autorité à travers ses ministères et ses activités. Il faut mettre toutes ces organisations hors d’état de nuire. (...) Tuer ses soldats, détruire ses bâtiments, l’étrangler financièrement. (...) Le terrorisme est comme une tumeur qui prolifère si on ne le détruit pas, comme le sida ou le cancer  »7.

On le voit bien, la question n’est donc pas vraiment – ou pas seulement – de savoir si ces assassinats ciblés ont été «  efficaces  » pour prévenir des attentats, mais bien de comprendre qu’ils furent un outil décisif pour éliminer tous ceux qui auraient pu être les négociateurs potentiels de la construction d’un État palestinien et plus largement tous ceux qui auraient pu compter dans le débat politique. Par cette violence ciblée, on détruit toute possibilité de dialogue politique à venir, dont on ne veut à aucun prix. Ariel Sharon l’a affirmé haut et fort : «  Oslo n’existe plus  ; Camp David et Taba n’existent plus. Nous ne retournerons jamais dans ces endroits  »8.

Ceux qui prônaient cette ligne dure ont gagné. Déjà, quand ils étaient dans l’opposition à l’époque d’Oslo, ils détenaient des postes clés au sein de l’appareil militaire et de sécurité. Dès 1996, Nétanyahou revient aux affaires. Ariel Sharon devient premier ministre en mars 2001. Moshé Yaalon est nommé chef des renseignements militaires, Aman, en 1995 puis chef d’état-major de juillet 2002 à juin 2005 — en 2013, il est ministre de la défense9. Shaul Mofaz, chef d’état-major de 1998 à 2002, était ministre de la défense entre 2002 et 2006, puis leader de Kadima en 2012. Avi Dichter, patron du Shabak de 2002 à 2005, a été ministre dans le gouvernement Nétanyahou, où on trouve aussi Uzi Landau.

Mais au regard de l’histoire, qu’ont-ils gagné  ? La consolidation — provisoire — de leur domination sur un peuple et la persistance d’une occupation par la force militaire. Belle victoire, en vérité  !

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE - Irak : Non à la stratégie du chaos, oui à la protection ,et au soutien socio-économique de la population civile

Publié le par Patrick Kaczmarek

Irak : Non à la stratégie du chaos, oui à la protection

et au soutien socio-économique de la population civile

 

 

Le 20 septembre dernier, la France est entrée dans une nouvelle guerre en Irak. Alors que la situation chaotique du pays n’est que le résultat d’une politique occidentale visant à entretenir les logiques de dominants/dominés, le Mouvement de la Paix tient, dans ce contexte, à rappeler que suivre les Etats-Unis dans une nouvelle guerre en Irak, sans même consulter l’ONU, n’est certainement pas la solution. Il faut mettre un terme à cette politique de terreur et non l’entretenir par des actions militaires.

Le Mouvement de la Paix condamne le terrorisme notamment parce qu’il exacerbe les haines et les violences. Révulsé par les exécutions sommaires des otages, Le Mouvement de la Paix réaffirme sa solidarité avec les victimes des extrémistes de « Daesh ». Leurs exactions, dont les musulmans sont aussi victimes, n’ont rien à voir avec l’Islam. Le Mouvement de la Paix exige que la sécurité des civiles soit assurée au plan mondial avec des forces de protection y compris militaires sous l'égide des Nations unies. La douleur de tous à la vue des images des populations civiles fuyant les combats ne peut être utilisée comme arguments par le gouvernement français pour intervenir en Irak. Il ne suffit pas de taxer les adversaires de terroristes et prétendre punir avec des bombardements sans qu’aucune initiative politique ne soit prise pour stabiliser la situation et secourir les populations après les raids aériens.

Le Mouvement de la Paix dénonce ainsi une fois de plus l'absence de perspectives de négociations politiques lors de la conférence dite de "Paix" de Paris. Si les puissances sont aujourd’hui incapables de mettre en œuvre une stratégie de paix dans cette région, c’est tout simplement parce qu’elles n’en ont pas la volonté ! L'intervention de l'alliance guerrière qu'est l'OTAN, par le recours aux bombardements, déconstruit la société civile de ces pays et renforce les seigneurs de guerre qui se parent de légitimité religieuse. L’heure est grave et appelle la réflexion et l’action : plus que jamais, l’utilisation des clés de la culture de la Paix sont à mettre en avant.

 

La dernière guerre d’Irak a causé près d’1 million de morts -dont une majorité de civiles et a plongé le pays dans le chaos. Il faut par conséquent réagir avant de reproduire les mêmes erreurs. Aujourd'hui la tâche est difficile car il faut à la fois protéger les populations civiles et  avancer vers des solutions politiques. C’est pourquoi le Mouvement de la Paix demande :

 

  • des mesures urgentes pour la protection des populations sous l’égide de forces onusiennes.

  • un embargo sur toutes les armes dans la région, et un dispositif de sanctions envers les Etats qui soutiendraient les forces djihadistes.

  • la traduction devant un Tribunal international de tous les auteurs de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité.

  • l’investissement des sommes dédiées à l’intervention en Irak (4 400 milliards entre 2001 et 2014) dans les programmes des institutions nationales pour la sécurité globale et l'éducation, etc.

  • la mise en place sous l’égide de l’ONU d’une conférence internationale pour la paix au Moyen Orient.

     

     

    Le Mouvement de la Paix

    Saint-Ouen, le 25 septembre 2014

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE : 26 septembre : Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires

Publié le par Patrick Kaczmarek

Bandeau MouvementCOMMUNIQUÉ DE PRESSE

Bandeau Mouvement

 

26 septembre : Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires

Malgré l’opposition des puissances nucléaires, l’ONU a proclamé la journée du 26 septembre, Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires[1]. Il appartient à tous les membres de la société civile de s’emparer de cette Journée pour exiger, partout, en tout lieu, le respect de cette résolution et promouvoir la réalisation de cet objectif.

La résolution 68/32 demande aux pays nucléaires de tenir leurs obligations liées au Traité de non prolifération (TNP) et invite les États Membres, le système des Nations Unies et la société civile, y compris les organisations non gouvernementales, les milieux universitaires, les parlementaires, les médias et les particuliers, à marquer et à promouvoir la Journée par toutes sortes d’activités d’information et de sensibilisation du public. 

Suite aux conclusions de la deuxième conférence sur l’impact humanitaire des armes nucléaires, de Nayarit (Mexique), l’Autriche a annoncé qu’elle accueillerait la 3ème conférence. Celle-ci se tiendra les 8 et 9 décembre. Une conférence de la société civile organisée par ICAN s’y tiendra les 6 et 7 décembre juste avant la conférence officielle. Il nous faut ainsi gagner la participation des puissances nucléaires, du moins celle de la France, à cette conférence. C’est une prérogative étant donné que les pays signataires du  TNP (dont la France) se réuniront en avril 2015 pour la Conférence d’examen du TNP.

Pour cela, le Mouvement de la Paix appelle à la mobilisation en investissant le plus largement possible le domaine public par la distribution de tracs et de pétitions, en initiant des campagnes de signatures pour l’élimination des armes nucléaires et en demandant des rendez-vous avec les Préfets et les parlementaires. A cet effet, le Mouvement de la Paix souhaite attirer l’attention sur la tenue de 2 initiatives nationales : La conférence ICAN France le 25 septembre à Paris et le Camp de la Paix “Mégastop au Mégajoule”[2] les 27 et 28 septembre, sur la commune du Barp (33).

Abolir l’arme nucléaire est une nécessité.

 Nous l’obtiendrons en multipliant le plus d’actions possible sur tout le territoire !

 

 

Le Mouvement de la paix,

Saint-Ouen, jeudi 25 septembre 2014

 

 

 

Contact :

presse@mvtpaix.com

 

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Abolir l’arme nucléaire est une nécessité

Publié le par Patrick Kaczmarek

Abolir l’arme nucléaire est une nécessité

 

Malgré l’opposition des puissances nucléaires, l’ONU a proclamé, avec la résolution 68/32 du 5 décembre 2013 sur le désarmement nucléaire, une nouvelle journée internationale : celle de l’élimination totale des armes nucléaires. Cette résolution comporte 11 points, ci-dessous les points : 2, 7 et 9.

- demande aux pays nucléaires de tenir leurs obligations liées au TNP ;

- déclare que le 26 septembre sera la journée internationale pour l’élimination total des armes nucléaires et que cette Journée aura pour objet de promouvoir la réalisation de cet objectif, y compris par l’organisation d’activités de sensibilisation et d’information portant sur la menace que les armes nucléaires représentent pour l’humanité et la nécessité de les éliminer complètement, … ;

- Invite les États Membres, le système des Nations Unies et la société civile, y compris les organisations non gouvernementales, les milieux universitaires, les parlementaires, les médias et les particuliers, à marquer et à promouvoir la Journée par toutes sortes d’activités d’information et de sensibilisation du public ;

Cette résolution se trouve confortée par les travaux de la deuxième conférence sur l’impact humanitaire des armes nucléaires, tenue à Nayarit en février. Ces travaux ont démontré que les conséquences de l’utilisation de ces armes seraient encore plus terribles et plus étendues que de précédents travaux ne l’avaient affirmé. De nombreux pays ont appelé à engager rapidement des travaux pour un traité d’interdiction des armes nucléaires marquant une étape dans la dynamique vers l’interdiction et l’élimination des armes de destruction massive.

L’Autriche a annoncé qu’elle accueillerait la 3ème conférence sur l’impact humanitaire des armes nucléaires à Vienne. Celle-ci se tiendra les 8/9 décembre. Une conférence de la société civile organisée par ICAN s’y tiendra les 6/7 décembre juste avant la conférence officielle.

 

Le 26 septembre, il nous faut exiger, partout, en tout lieu, le respect de cette résolution.

Il nous faut gagner la participation des puissances nucléaires, du moins celle de la France, à cette conférence.

Comment ?

  • En investissant le plus largement possible le domaine public. Nous avons à notre disposition le matériel de la campagne nationale ICAN (affiches, tracts, autocollant) ainsi que la pétition mondiale. Faire signer cette pétition, en distribuant les tracts à tous les coins de rue, sur les marchés ou autres lieux, nous permet d’aller à la rencontre des gens et de créer le débat.
  •   En investissant, avec la pétition mondiale, les initiatives du 21 septembre, journée internationale de la paix. Et initier, du 21 au 26 septembre, cinq jours de signature pour l’élimination des armes nucléaires.
  •   En demandant des rendez-vous avec le Préfet, représentant de l’état dans le département. Cela nous permettra d’exprimer notre exigence par rapport à l’élimination des armes nucléaire et au rôle de la France.

Oui, abolir l’arme nucléaire est une nécessité, il nous faut l’obtenir en multipliant le plus d’actions possible sur tout le territoire !

Au delà de toutes les actions que nous mettrons en marche ce 26 septembre, nous voulons vous informer de la tenue du Camp de la Paix “Mégastop au Mégajoule”. Le laser mégajoule procédera, début décembre, à son 1er tir d’essai. Son objectif est le développement, la modernisation des armes nucléaires. Les 27 et 28 septembre, sur la commune du Barp (33),  se tiendra un camp autogéré pour s’opposer au Laser mégajoule. Rassemblement, A.G, marche sont au programme, pour plus de renseignements et inscription, prenez contact avec : peaceonmegajoule@riseup.net


Badges ICAN, dépliants "Pas un euro...", affiches pour un monde solidaire sans armes nucléaires...
Ce matériel est toujours disponible au service de nos actions.

Nous comptons sur votre engagement le plus large possible,

Faites nous part de vos initiatives.

 

Le Groupe de travail désarmement

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Communiqué de l'AFPS : CONVERGENCE PALESTINE

Publié le par Patrick Kaczmarek

 

CONVERGENCE PALESTINE : Les 9/10/11 octobre dans nos régions... Le 18 octobre à Paris

http://www.france-palestine.org/Convergence-Palestine

AFPS, jeudi 18 septembre 2014
 


ENSEMBLE NOUS DIRONS : ÇA SUFFIT ! BASTA !

Une fois de plus l’Etat d’Israël bafoue les règles du droit inter­na­tional et huma­ni­taire et des droits humains les plus élé­men­taires. Avec l’agression contre la popu­lation pales­ti­nienne de Gaza, il a dépassé les limites.

L’IMPUNITE GARANTIE… C’EST UN FEU VERT AUX CRIMINELS DE GUERRE

Ces vio­la­tions sans limites du droit inter­na­tional ne seraient pas pos­sibles sans l’impunité dont béné­ficie Israël depuis des décennies. Les bonnes paroles de nos gou­ver­nants ne suf­fisent pas. Les larges sec­teurs de l’opinion qui se sont mobi­lisés cet été attendent des actes poli­tiques concrets : Il faut obtenir sans délai la levée du blocus de Gaza et, au-​​delà, la fin de la colo­ni­sation et de l’occupation.

Pour cela, la France doit

➢ SANCTIONNER L’ETAT D’ISRAEL

o Mettre l’embargo sur les armes et cesser toute coopé­ration mili­taire avec Israël

o Interdire l’entrée des pro­duits des colonies et toute relation d’affaires pro­fitant à la colonisation

o Faire suspendre l’accord d’association UE-​​Israël

➢ RECONNAITRE L’ETAT DE PALESTINE

Elle doit aussi engager des pour­suites contre les Français auteurs ou com­plices de crimes de guerre lors des opé­ra­tions contre la popu­lation palestinienne.

C’est pour porter ces exi­gences que dans la suite de nos mobi­li­sa­tions locales, nous conver­gerons sur Paris le 18 octobre.

Cette ini­tiative est portée et sou­tenue aux côtés de l’AFPS par diverses orga­ni­sa­tions de défense des droits de l’homme, des syn­dicats et des partis politiques.

--

Association France Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél. : 01 43 72 15 79
Fax. : 09 56 03 15 79

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COORDINATION NATIONALE INFOS SEMAINE 38 du 17 septembre 2014

Publié le par Patrick Kaczmarek

COORDINATION NATIONALE des COMITÉS de DÉFENSE

Des HÔPITAUX et MATERNITÉS de proximité

INFOS Semaine 38 – 17 Septembre 2014

23 SEPTEMBRE... NOTRE SANTÉ EN DANGER… SARLAT…MONTREUIL...

SAINT AGREVE… CAEN... FLERS EN ESCREBIEUX… PARIS… ESSONNE… BELFORT-MONTBELIARD…MORLAIX… M’T DENTS… SANTÉ…

CULTURE ET SANTÉ…

 

 

 

23 SEPTEMBRE 2014

 

 

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 Hospitaliers, Usagers, citoyens,

manifestons toutes et tous ensemble

contre l’hôstérité, le 23 septembre à 11 H 00 devant le Ministère de la Santé 14 Avenue Duquesne PARIS 007

Dans la Santé, il faut que ça change !

 

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APPEL A TOUS LES COMITES, ADHERENTS de la COORDINATION NATIONALE POUR QUE NOUS Y SOYONS TRES NOMBREUX

 

BANDEROLES  -  DRAPEAUX -  SLOGANS -  TROMPES - TAMBOURS FAISONS ENTENDRE NOTRE REFUS DE LA CASSE DU SERVICE PUBLIC DE SANTE ET DE SON  ASPHYXIE BUDGETAIRE !

 

TOUS A PARIS LE 23 SEPTEMBRE !

 

"Le personnel hospitalier et des Ehpad (maisons de retraite, ndlr) n'en peut plus", a déclaré vendredi à l'AFP Jean-Luc Landas, membre de la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de proximité, qui participera au rassemblement prévu à 11H00.

 

Lien : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/09/05/97002-20140905FILWWW00165-manifestation-a-l-hopital-le-23-septembre.php

 

 

NOTRE SANTÉ EN DANGER

 

Communiqué du 6 Septembre 2014 d’organisations membres de Notre Santé en Danger : appel à la mobilisation du 23 Septembre

 

Réunies le 6 septembre, les organisations de Notre Santé en Danger présentes appellent à participer à la mobilisation du 23 septembre initiée par la Convergence des hôpitaux en lutte contre l’hôstérité.

Usagers-ères, citoyennes, salariées de la santé, du social et du médico-social, nous sommes toutes et tous concernés par le budget d’austérité -25 milliards d’euros d’économies sur la santé et la protection sociale d’ici 2017- qui sera voté à l’automne et par la future loi de santé et ses conséquences.

Cette mobilisation du 23 septembre est une nouvelle étape dans la construction d’un mouvement citoyen défendant les principes de solidarité et le droit à la santé pour toutes et tous.

Les organisations de Notre Santé en Danger appellent à l’élargissement de ce mouvement et à sa poursuite.

Elles soutiendront toute initiative unitaire allant dans ce sens.

Voir pièce jointe

 

 

 

 

 

 

 

16 OCTOBRE 2013

 

Le 16 octobre, une grande journée d’action de la CGT pour la défense de notre système de santé et de protection sociale Pièce join

SARLAT - 24200

 

SUR NOS AGENDAS

 

Les 23èmes RENCONTRES NATIONALES de la COORDINATION   auront lieu le 21, 22 et 23 novembre 2014 prochains.

 

Les fiches d’inscription seront bientôt à disposition

.

Pour en savoir plus sur SARLAT :  www.sarlat-tourisme.com

 

MONTREUIL – Les Lilas - 75000

 

UNE IMPORTANTE ETAPE DE GAGNEE

La maternité des Lilas ne sera pas transférée à Montreuil

 

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L’agence régionale de santé d’Ile de France a annoncé, mardi 9 Septembre, qu’elle renonçait à son projet de transfert de la maternité des Lilas dans une partie de l’hôpital André-Grégoire de Montreuil, dans le même département.

Ce projet suscitait depuis plusieurs mois une forte hostilité des 150 salariés de la maternité qui défendaient, eux, le projet de reconstruction d’un nouveau bâtiment qui aurait permis le passage de 1600 accouchements par an à 2700. L’actuelle maternité, ouverte en 1964, était devenue trop exigüe et trop vétuste.

 

Lien : http://www.lemonde.fr/sante/article/2014/09/10/la-maternite-des-lilas-ne-sera-pas-transferee-a-montreuil_4484934_1651302.html


 

SAINT AGREVE - 07320

 

Le 23 septembre, action locale de soutien à l'action nationale à St Agrève.

 

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En soutien à la manifestation de la Coordination Nationale des Hôpitaux de Proximité qui se tient le 23 septembre à Paris, devant le ministère de la Santé,

Venez nous rejoindre RASSEMBLEMENT

Le mardi 23 septembre 2014 à 14 heures

Parking de l’hôpital de Moze  à Saint-Agrève

Pour dire non aux fermetures de services.

Non à la dégradation de notre système de santé.

 

Voir pièce jointe

 

MORLAIX

 

 

 

Hôpital de Morlaix : Une centaine de salariés en grève ce jeudi 4 SEPT 2014

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Cet après-midi, des employés du Centre hospitalier des pays de Morlaix se sont rassemblés pour dénoncer leurs conditions de travail. Ils ont été reçus par la direction.

Lien http://www.quimper.maville.com/actu/actudet_-hopital-de-morlaix-une-centaine-de-salaries-en-greve-ce-jeudi_dep-2612553_actu.Htm

 

 

CAEN

Grève à l'EPSM. Le mouvement reconduit jusqu'à lundi

La décision a été prise vendredi 12 septembre 2014, lors d'une assemblée générale qui a réuni une centaine de salariés de l'Établissement public de santé mentale.

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Lien http://www.ouest-france.fr/greve-lepsm-le-mouvement-reconduit-jusqua-lundi-2819104

 

 

Lien http://www.liberation.fr/societe/2014/09/17/des-salaries-de-l-hopital-psychiatrique-de-caen-bloquent-les-admissions-de-patients_1102641?xtor=rss-450

 

FLERS EN ESCREBIEUX - 59128

 

Mouvements de personnels dans une EHPAD gérée par Norevie

Le personnel des EHPAD Floralys Résidences de Flers en Escrebieux se dit à bout de nerfs

 

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Le Parlement examine aujourd’hui le projet de loi sur l’autonomie des personnes âgées qui prévoit, notamment, le respect des droits et libertés des personnes âgées en maison de retraite. Beaucoup reste à faire…

 

Lien : http://www.lavoixdunord.fr/region/le-personnel-des-ehpad-floralys-residences-de-ia16b0n2367290#.VA9YqSeXB1Q.facebook

 

Lien :  http://www.lejournaldesentreprises.com/dyn/imprimer.php?link=%2Feditions%2F59%2Fservices%2Fimmobilier%2Fnorevie-le-bailleur-le-plus-rentable-du-nord-03-02-2012-142739.php&ig=0&k&shadowbox

 

 

 

 

 

ESSONNE - 91000

 

Hôpital Sud-Francilien : les agents à la diète

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Ce jeudi matin, le personnel de l’Hôpital Sud Francilien était dans les rues d’Evry afin de lutter contre le plan de retour à l’équilibre financier imposé par la direction.

Lien http://essonneinfo.fr/91-essonne-info/65231/hopital-sud-francilien-les-agents-diete/

Personnels et usagers font les frais de la sortie du PPP

 

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Le 1er octobre 2015, l’hôpital Sud-Francilien retrouvera la maîtrise pleine et entière de ses locaux. La rupture à l’amiable de son PPP avec le groupe Eiffage lui garantit des économies par rapport au loyer à payer au constructeur. Même si le choix de ce type de formule associant l’établissement à des partenaires privés s’est révélé être un gâchis financier.

 

Lien : http://essonneinfo.fr/91-essonne-info/65234/chsf-combien-coute-sortie-du-partenariat-public-prive/

Le Sud Francilien en grève

 

Les personnels de l’hôpital Sud Francilien se sont mobilisés toute la journée pour protester contre plusieurs mesures que souhaite mettre en place leur direction.

 

A l’appel de trois syndicats les salariés grévistes dénoncent notamment la remise en cause des RTT, la suppression des repos compensateurs liés au travail les jours fériés et les dimanche et enfin le temps de repas qui ne serait plus considéré comme du temps travaillé.

 

 

 

BELFORT MONTBELIARD – 25/90

 

La CGT réagit au communiqué de presse de la direction

« le personnel est en souffrance »

Le syndicat CGT hôpital de Belfort-Montbéliard réagit au communiqué de presse de leur direction, paru ce vendredi 12 Septembre

Lien  http://www.estrepublicain.fr/sante-et-medecine/2014/09/14/le-personnel-est-en-souffrance

 

MORLAIX - 29600

 

Une centaine de salarié en grève

 

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"Nous demandons l'établissement d'un vrai pool de personnels remplaçants, lance Patricia Blosse, la secrétaire CGT du Centre hospitalier. La situation est aujourd'hui intenable." À côté d'elle, Florence Porhel, de Sud, et Stéphane Postollec, de la CFDT, approuvent. Leurs deux syndicats ont rejoint le mouvement, initié il y a quelques jours par la CGT.

 

Lien : http://www.quimper.maville.com/actu/actudet_-hopital-de-morlaix-une-centaine-de-salaries-en-greve-ce-jeudi_dep-2612553_actu.Htm

 

M’T DENTS

 

« M’T DENTS », C’EST FINI : LES SANS DENTS !

de : MARTINE LOZANO

 

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"On apprend par l’UFSBD (Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire) que le COG 2014 – 2017 (Convention d’Objectif et de Gestion entre l’Etat et la CNAMTS), que l’ensemble des fonds attribués aux mesures d’éducation à la santé bucco-dentaire en milieu scolaire dans le cadre du Programme M’T Dents est supprimé pour les trois prochaines années dès cette rentrée.

 

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SANTÉ

 

Les cliniques privées seraient autorisée à ne plus respecter les rations "soignants-patients" en psychiatrie e en dialyse : quelles perspectives pour le public dans le cadre des futurs GHT?

 

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Alors que les infirmiers réclament l'instauration de ratios nombre de soignants/nombre de lits (ou de patients) dans les secteurs où ceux-ci n'ont pas été fixés, pour éviter les sous-effectifs, les verrous existants pourraient bientôt sauter.

 

Lien : http://www.actusoins.com/24757/psychiatrie-dialyse-fin-ratios-soignantslits-prive.html

 

Lien : http://www.telessonne.fr/site/le-sud-francilien-en-greve/

 

CULTURE        et       SANTE............en chanson

Compagnie Jolie Môme - « C'est La Crise »

https://www.youtube.com/watch?v=re4Rex_FvQ0

 

 

« Toutes les infos sur le site de la Coordination Nationale »

 

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