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PRENDRE SOINS DE NOTRE SANTE

Publié le par Patrick Kaczmarek

Publié dans SANTE

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SOUTIEN AUX PRISONNIERS POLITIQUES DE DJIBOUTI

Publié le par Patrick Kaczmarek

Collectif  international de soutien aux prisonniers politiques de Djibouti 

Un grand nombre de prisonniers politiques, pour la plupart non jugés,

détenus à Djibouti dans des conditions effroyables d’hygiène et de promiscuité

La République de Djibouti est un pays où la démocratie et le respect des droits Humains n'ont pas droit de cité depuis l’Indépendance nationale du 27 juin 1977.

Un grand nombre de prisonniers politiques croupissent dans la prison centrale de Gabode, beaucoup sans jugement, ou détenus en garde à vue dans les cellules de la police et de la gendarmerie.

Le président Ismaël Omar Guelleh a fait modifier la Constitution en avril 2010 par une assemblée nationale monocolore et soumise pour s'arroger un troisième mandat à la tête du pays, s'ouvrant ainsi la voie à une présidence à vie.

Ces prisonniers sont des étudiants de l’Université de Djibouti, des lycéens, des collégiens, des civils arrêtés lors des ratissages dans le Nord de Djibouti, mais aussi des militants et responsables des partis djiboutiens d'opposition regroupés au sein de  l’UAD et de l’UMD, et du FRUD.

Le seul crime de ces citoyens djiboutiens est d'avoir osé exercer leur droit de grève pour les étudiants et élèves, leur droit de manifestation pour de nombreux militants de l'Opposition (notamment lors de la grande manifestation pacifique à laquelle l'UAD avait appelé le 18 février 2011), ou tout simplement d'appartenir à l'Opposition.

Avant et pendant ces vagues d'arrestations arbitraires, le régime a perpétré de véritables exécutions extrajudiciaires et des actes de torture partout dans le pays : à Djibouti-ville, la capitale, à Tadjourah et à Obock au Nord, dans les districts de Dikhil (notamment à Hanlé) et d'Ali-Sabieh au Sud.

Un collectif international de soutien aux prisonniers politiques de  Djibouti a été constitué :

-         Pour obtenir la libération immédiate de personnes arbitrairement détenues ;

-         Pour faire cesser les tortures infligées à la plupart des prisonniers ;

-        Pour demander que Djibouti respecte les instruments juridiques pour la protection des mineurs, des femmes, et contre la torture qu’il a signés ;

-         Pour dénoncer les tentatives du pouvoir djiboutien de criminaliser l’action politique de l’opposition en république de Djibouti.

LE COLLECTIF INTERNATIONAL DE SOUTIEN AUX PRISONNIERS POLITIQUES DE DJIBOUTI

Publié dans POLITIQUE

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LES LABOS EFS A PRESENT MENACES

Publié le par Patrick Kaczmarek

SANTE

APRES LES HOPITAUX ET MATERNITES ,
C'EST AU TOUR DES LABOS EFS DE FERMER


La loi HPST accélère la dégradation de notre système de santé publique, conduit à la marchandisation, la privatisation de certains secteurs.
Notre système de transfusion sanguine est à son tour menacé, dix labos régionaux de l'EFS sur 14 fermeraient si le projet en cours aboutissait, en application de la RGPP.
(Voir documentation ci-après)
Après la journée de grève du 16 Décembre 2010 et le blocage provisoire obtenu par le CCE, un rapport d'audit réalisé par le cabinet Syndex "  ( la CFDT est majoritaire) juge "irréalisable le regroupement des laboratoires de QBD"
La période qui vient de s'écouler avec les élections cantonales était peu favorable à une intervention des élus et du parti sur un sujet inhabituel.
Alors qu'un CCE va se tenir le 8 Avril, de multiples interventions des élus (Conseillers Généraux et régionaux, parlementaires) seraient trés utiles, conforterait l'opposition des syndicats.
Avec le regroupement des labos de QBD sur 4 sites pour toute la France, l'allongement du temps de transports et du temps nécessaire aux analyses ( un quart de la France pour chacun d'eux),les départements éloignés seront défavorisés, par ex les Pyrénées Atlantiques pour Angers, La Manche pour Lille,la Meurthe et Moselle et le Bas Rhin pour Annecy. Le pire sera pour l'Allier et la Corse'', leurs tubes échantillons seraient analysés à Montpellier. A l'issue de ces délais allongés la qualité des "plaquettes" sera dégradée et pour la première fois en France un service de santé publique ferait le choix d'une inégalité de traitement des malades.

De plus, sans attendre la réalisation du projet QBD, un autre est révèlé par une dépêche de l'APM (Agence de Presse Médicale du 16 Février 2011). Il concerne les labos d'Imuno-Hématologie (Biologie Médicale) existants dans chaque site EFS (un par département, parfois 2 ou 3, 153 au total). Ces labos réalisent des analyses spécifiques dés qu'une anomalie sanguine est décelée sur un malade ou un donneur, en cas de suspicion de maladie du sang (leucémie par ex), ils doivent répondre dans l'urgence et fonctionnent 24 h/24, 365 jours par an.
Selon l'APM la direction de l'EFS prévoit "un plan d'optimisation de l'implantation" de ces labos.
Le risque c'est leur cession à des hôpitaux de proximité ( la cohérence de l'EFS serait rompue) ou pire leur activité sous-traitée au privé. Or le gouvernement veut contraindre les labos privés à se regrouper pour être attractifs pour les marchés financiers, à qui serait alors livrée une activité
de santé publique.
Tu trouveras ci-joint le voeu adopté au Conseil Général du Val de Marne ( à l'initiative de nos camarades) et une documentation résumant la situation. De leurs cotés, Daniel Paul , Pierre Gosnat à l'Assemblée et Guy Fischer au Sénat ont interpelé le ministre.L'Huma a publié une lettre ouverte de André Chassaigne le 25/1/2011.

La coupure du "Parisien " est significtive elle censure la visite du labo de Rungis menacé de fermeture par le président du Conseil général qui a pris position contre le projet dés Décembre 2010 !

Publié dans SANTE

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DOIT-ON ACCEPTER TOUT CA SANS RIEN DIRE?

Publié le par Patrick Kaczmarek

Par la diffusion de ce témoignage, le Syndicat de la Médecine Générale soutient ouvertement l’initiative d’un de ses membres, le Dr Didier Ménard.

N’être


Amel est une jeune mère de famille, elle élève avec son mari deux charmantes petites filles. Lui travaille comme ouvrier, elle reste à la maison pour s'occuper du dernier né de trois mois. Leur séjour en France est totalement légal : ils disposent d'une carte de séjours de dix ans. A la cité des Francs-Moisins, à Saint-Denis, où ils habitent, tout cela est relativement habituel, du moins on pourrait le croire, car cette famille vit en fait un cauchemar : leur nourrisson est un « touriste de passage pour 3 mois ».
 
Amel est enceinte de sept mois quand elle doit partir en urgence en Algérie au chevet de sa mère gravement malade. Elle ne sait pas que ce voyage la conduira dans un monde kafkaïen. Elle accouche prématurément en Algérie à sept mois. Après cet épisode difficile à vivre, elle a hâte de rentrer auprès de sa famille. Hélas, la loi française ne le permet pas. Son enfant étant né à l'étranger, elle ne peut le ramener directement. Elle doit attendre un visa provisoire pour l'enfant, si elle veut revoir ses filles. Sinon, elle doit entamer une procédure de rapprochement familial. Amel s'effondre. Elle vit une dépression. Il faut absolument rentrer. Son mari et ses enfants lui manquent. Elle choisit le visa. Le retour à la maison ne résout pas le problème, loin s'en faut : une cascade de difficultés l'attend. La préfecture lui signifie qu'au terme du visa, elle doit retourner en Algérie et demander pour l'enfant le regroupement familial, ce qui peut prendre beaucoup de temps. En France, le bébé n'a aucun droit, même pas celui d'être rattaché à la Sécurité sociale de son papa, puisqu'il y est en séjour provisoire.
 
C'est cette situation qu'Amel me raconte un soir de janvier, quand elle m'amène le bébé qui a de la fièvre. Je le soigne et, bien forcé par la situation, je rédige l'ordonnance au nom de sa grande sœur en espérant que le pharmacien ne tiquera pas trop sur la posologie inadaptée.
 
Et je m'indigne ! Comment cela est-il possible ? Cet enfant a un papa qui travaille, qui cotise à la Sécurité sociale, qui a des droits. Je me renseigne auprès des personnes connaissant mieux que moi ces situations : eh bien, non, cet enfant n'a pas de droit, car il a eu le tort de naître où il ne fallait pas. Nous faisons le « forcing » à la CPAM du 93 pour procurer une couverture sociale à ce bébé car, si par malheur il devait être hospitalisé, le coût serait rédhibitoire. Il faut du temps et de la pugnacité, mais heureusement, nous y arrivons, car aujourd'hui, l'enfant est hospitalisé pour une infection des voies respiratoires. Mais cela ne change pas la situation du bébé qui va bientôt être clandestin, puisque tout le monde conseille à Amel, même les institutions sociales, de ne pas retourner en Algérie.
 
De toute façon l'état psychologique d'Amel ne le permet pas, état psychologique encore plus aggravé par la décision de la Caisse d'Allocation Familiale, qui demande le remboursement de la prime de naissance (eh oui, il y a là suspicion de fraude !) et qui, pour être certaine d'être remboursée, supprime le versement des autres prestations. Nous supposons que, comme d'habitude, quand il y a un problème déclaratif ou autre, la CAF suspend tout les allocations, fait son enquête, et prend sa décision. On remarquera qu'habituellement, en vertu des principes constitutionnels, il faut d'abord faire l'instruction avant de prononcer le jugement, mais pour la CAF, les principes constitutionnels sont accessoires ! Outre que la suppression arbitraire des prestations auxquelles elle a droit enfonce un peu plus cette famille dans la précarité, la violence institutionnelle qu’elle traduit projette Amel et les siens dans l’incompréhension et la détresse.
 
Comment en est-on arrivé là ? Dans quel monde vivons-nous, pour fabriquer des bébés clandestins ? Quelle faute Amel a-t-elle commise pour être autant punie ?
 
Je voudrais connaître celle ou celui qui au consulat de France a refusé de délivrer les papiers à cette jeune mère de famille. Il ou elle a appliqué la loi, me dira-t-on. Quelle loi ? Celle qui est écrite sur le fronton de son bâtiment : liberté, égalité, fraternité ou celle d'un Etat français redevenu ouvertement xénophobe. Je voudrais comprendre ce qui se passe dans la tête de tous ces acteurs de la préfecture qui, au nom de la France, perdent leur humanité. Les lois et les règlements ne cessent de brimer les étrangers. La France a-t-elle si peur qu’elle doive craindre la venue sur son territoire d'un nourrisson de trois mois ? Voit-elle en lui un possible perturbateur de l'ordre public ?
 
Comment peut on oublier à ce point les missions et les valeurs de la protection sociale, pour que la CAF se conduise de cette manière, est-ce le poison de la suspicion face à la fraude qui provoque ce comportement d'exclusion ?
 
Que puis-je dire à cette famille ? Que ce monde est devenu fou, de cette folie qui conduit à ne plus savoir faire la part des choses. Que la loi fixe les conditions de la vie en société, mais qu'elle n'est jamais à l'abri de devenir stupide et ignoble dans son application. Que la citoyenneté que les hommes et les femmes politiques prétendent défendre n'existe pas pour un bébé né de parents maghrébins.
 
La loi que nous allons appliquer pour cet enfant, c'est la loi de la cité, celle qui est faite de solidarité, de soutien, d'amour et de fraternité. Et nous allons nous mobiliser pour rendre à ce bébé ses droits, pour que son arrivée dans la vie ne soit pas à jamais marquée par la culpabilité d'être né où il ne fallait pas.
 
Docteur Didier Ménard
Médecin généraliste à la cité des Francs-Moisins à Saint-Denis

Publié dans FAITS DE SOCIETE

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