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Après les 688 signatures, l'injonction des élus auprès du Préfet, l'hébergement de la dizaine de jeunes n'est toujours pas assuré, le défenseur des droits est interpellé!

Publié le par Patrick Kaczmarek

Après les 688 signatures de la pétition, l’injonction des élus auprès du préfet (voir article du courrier Picard du 18 juillet ci-contre), l’hébergement n’est toujours pas assuré à ce jour pour la dizaine de jeunes (8 au départ, maintenant 10) qui restent sans abri pour cet été…

Une lettre ouverte au préfet vient d’être émise, ce 23 juillet 2017, par le Réseau Education Sans Frontières de la Somme (voir ci-dessous), avec remise de l’ensemble des signatures des pétitions demandant un hébergement  à la République Française pour ces jeunes et en signalant à l’institution préfectorale que le défenseur des droits est interpellé pour prendre les mesures coercitives à l’égard de l’Etat, pour que ces jeunes lycéens soient à l’abri.

La pétition à signer est toujours en ligne : http://resf.info/P3206

Réseau Education Sans Frontières de la Somme

 

Amiens, le 23 juillet 2017

L’hébergement des jeunes lycéennes et lycéens de la Somme sans abri pour l’été.

 

Monsieur le Préfet de la Somme,

 

Nous, RESF de la Somme, vous avons demandé dès le mois de juin de mettre à l’abri pendant l’été 13 jeunes lycéens. La DDCS a décidé le 30 juin d’héberger six de ces jeunes à l’Auberge de Jeunesse en raison de leur vulnérabilité et de leur isolement. Le 10 juillet, Bamory a appris qu’il serait lui aussi accueilli à l’Auberge jusqu’en septembre, et Germana depuis le 13 juillet jusqu’au 25 juillet.

Ces mesures complémentaires prouvent la vigilance de vos services mais elles sont loin de suffire.

 

Angoissés à l’idée de dormir dehors, plusieurs jeunes* présents sur nos listes se sont mis à chercher par eux-mêmes des solutions dont vous ne pouvez ignorer les risques. Ceux qui, sans se décourager, continuent d’appeler quotidiennement le 115, dorment souvent dans la rue. Le 115 n’a pas assez de places.

Et il ne se passe pas une journée sans que de nouveaux cas nous soient signalés: Boubacar, Roberto, Thiam, lycéens à l’Acheuléen d’Amiens, Gézim, lycéen à Romain Rolland d’Amiens… Et combien d’autres dont nous apprendrons demain qu’ils préparent la rentrée scolaire en dormant dans les parcs ou sous un porche ?

 

Nous savons, Monsieur le Préfet, que si beaucoup de ces jeunes lycéennes et lycéens sont dans la rue, c’est parce que le Conseil Départemental n’accomplit pas pour eux la mission qui lui incombe. Mais vous êtes le représentant de l’autorité républicaine dans notre département et nous vous interpellons publiquement par ce courrier parce que leur situation met en défaut les principes fondateurs de notre République. Vous devez prendre des mesures exceptionnelles.

 

En quelques jours, la pétition du RESF qui vous demande de mettre ces jeunes sous protection a réuni 688 signatures et nous vous en adressons les copies. Vous devez prendre en compte ces 688 pétitionnaires, vous devez prendre en compte les courriers que vous ont adressés le sénateur Christian Manable et la député Barbara Pompili le 10 juillet puis le député François Ruffin le 13 juillet. Mais surtout, Monsieur le Préfet, vous devez entendre la détresse de ces jeunes qui vivent ces vacances dans l’angoisse et prendre les mesures nécessaires pour qu’ils soient à l’abri.

Dans la liste que nous avions adressée initialement comme dans les cas qui se sont ajoutés depuis, des jeunes attendent que le juge reconnaisse leur minorité en appel. C’est pourquoi nous adressons une copie de ce courrier à Monsieur le Défenseur des Droits.

 

Soyez assuré, Monsieur le Préfet, de notre attachement aux principes de notre République.

 

Marie Claire et Didier Cottrelle, Martine Lefebvre, Martine Tékaya, Sibylle Luperce, Mireille Hanin, Florence Grimout, Nathalie Seguin,

Dikanaïna Harrivel, Paul Doublet, Christophe Clavet, Christophe Collafarina, Claire Bizet, Louis Patoor, Bertille et Marcel Dekervel

 

*Rossy, Rony, Moussa, Merphy, Ailton, du lycée de l’Acheuléen d’Amiens, Christophe du lycée Delambre d’Amiens

 

Contacts RESF: tel 07 88 99 64 67, E-mail: resfsomme@gmail.com, Site: www.educationsansfrontieres.org, Permanences: tous les mercredis, salle Dewailly à Amiens

Adresse postale: RESF Somme, c/o chez Martine Tekaya, appt B332, 51 rue du tour de ville, 80000 Amiens

Réseau Education Sans Frontières de la Somme, avec le soutien de: Ligue des Droits de l’Homme, SUD-Education, FCPE, Léo-Lagrange, FSU, CGT-Education, SGEN-CFDT, UNSA-Education, Union  CGT80, Union syndicale "Solidaires", UNEF, l'ASMA, l’Union pour la Dignité des Chômeurs, ATTAC, Confédération Paysanne, Ligue de l'Enseignement, Mouvement de la Paix, Compagnie de théâtre «Charnière», Association «Vie Brisée», Association de lutte contre l’illettrisme «CARDAN», Espéranto 80, Femmes en Mouvement, Compagnie de théâtre «Les BEN’ARTS», Coordination des Intermittents et Précaires de Picardie, les CEMEA de Picardie, Etudiants Musulmans de France, Fédération Syndicale Etudiante, Journal «ch’Fakir», la CIMADE, SUD-Santé Sociaux, Association d’Ethno-Psychanalyse, Association «Faites de la Résistance», Nouvelle Afrique, Association Générale des Etudiants de Picardie, Théâtre «La Roue Libre», Association «Culture, Animation, Prévention, Sports», Association «Défense-Enfants-International», Association CAP-VERT d’Amiens, Association « Bulles de Théâtre », Groupe Musical « Bordel de Mel et Boris-PELOSOF-TRIO », Association de Solidarité aux Arméniens «ARATTA», Association «Boite Sans Projet», Association de Solidarité aux Yézides «Mala-Ezdîye-Amiens ou la Maison des Yézidis d’Amiens», Association des Russophones «Bouledeneige», Chorale «Bande à Rosa», Syndicat Amiens-Métropole SUD, Université Populaire d’Amiens, les Amis du RESF de la Somme, Artistes-Clowns « RAFISTOL et Cie » …

 

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"A la fin, c'est nous qu'on a gagné !" - Un nouveau Fakir spécial élection !

Publié le par Patrick Kaczmarek

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CLAUDE RICH ET "LA MEMOIRE DES PIERRES"

Publié le par Patrick Kaczmarek

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Communiqué de Paul Quilès: A propos du discours du Président de la République à Istres

Publié le par Patrick Kaczmarek

Communiqué de Paul Quilès,

ancien ministre de la défense, ancien président de la Commission de la défense de l’Assemblée nationale.

***********

    Le Président de la République vient de prononcer à Istres un discours qui illustre les contradictions dans lesquelles il se débat :

    1) malgré ses promesses réitérées d’augmentation des moyens alloués aux armées, il confirme que les crédits 2017 du ministère seront lourdement amputés ;

    2) en annonçant d’ores et déjà le montant du budget 2018 de la défense (34,2 Milliards €), il fait l’impasse sur la mission constitutionnelle du Parlement qui doit voter, après débat, le budget;

    3) il annonce pour l’automne 2017 une « revue stratégique », dans laquelle il ne sera pas question de la dissuasion nucléaire et il proclame –contre toute évidence- que celle-ci contribue à l’image internationale de la France et à sa crédibilité dans le monde.

    Ces annonces, qui visent par avance à interdire tout débat sérieux ne sont pas rassurantes quant à l’évolution des institutions et à la transparence des choix stratégiques.

___________________________________________________________________________________________

    Voir aussi sur le blog de Paul Quilès:  “une crise d’autorité”

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LES MUTINS DE LA COURTINE

Publié le par Patrick Kaczmarek

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Une crise d'autorité ?

Publié le par Patrick Kaczmarek

Après le psychodrame qui s’est joué entre le Président de la République et son Chef d’état-major des armées depuis le 14 juillet et qui vient de se traduire par la démission de ce dernier, il est temps de se poser les bonnes questions pour la politique de défense de notre pays. (....)

       Dans l’état actuel du monde, de nos ambitions de notre position, de nos moyens, une “revue stratégique” ne peut être que globale et donc concerner aussi l’arme nucléaire. Tout doit être remis à plat dans une concertation qui ne se limite pas à un cercle coopté d’experts autoproclamés.

     C’est une ardente obligation si l’on souhaite une politique qui soit “en marche”, c’est-à-dire qui n’hésite pas à assumer les remises en cause et les ruptures que réclame notre époque.

 

Lire l'analyse de Paul Quilès et du général Bernard Norlain

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Sur le blog de Paul Quilès

Publié le par Patrick Kaczmarek

La politique de l’autruche

 

     Le traité d’interdiction des armes nucléaires, adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies le 7 Juillet 2017, représente une avancée considérable pour la société internationale.    (….)

      Son adoption met dans l’embarras les puissances détentrices de l’arme nucléaire et fragilise leur position.

      La preuve en est dans la faiblesse de la déclaration du gouvernement français, réduite à quelques affirmations contraires aux faits et à des raisonnements fallacieux. Cette politique est celle de l’autruche : nier la réalité qui lui déplait.  (….)

                                                       Lire les réponses d’IDN 

 

 

La vulnérabilité des armes nucléaires aux cyberattaques

       Les conséquences des cyberattaques sont sérieuses, bien plus qu’un arrêt de production ou qu’une simple panne de métro. On pourrait assister à de véritables drames humains et même à des conflits de nature politique. 

      Il faut donc se protéger ; de nombreuses parades sont développées dans la plupart des pays et notamment en France, au niveau européen et aux Nations-Unies.

      Cependant, on ne doit pas faire l’impasse sur l’immense danger que représenterait une cyberattaque menée par un groupe terroriste sur des infrastructures nucléaires ou sur les systèmes de contrôle des armes nucléaires. (….)

                                                                                                Lire la tribune de Paul Quilès dans Libération

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MUMIA infos importantes

Publié le par Patrick Kaczmarek

 

Le Bureau du procureur de Philadelphie s’obstine toujours - et pour cause (*) - à ne pas fournir tous les documents prouvant l’implication permanente du juge Castille dans les procédures judiciaires ayant abouti à la condamnation à mort de Mumia Abu-Jamal.

Le 28 avril le juge Tucker de la Cour de Common Pleas de Philadelphie a ordonné au Bureau du procureur de Philadelphie de fournir tous les documents sur l'ancien procureur de Philadelphie Ron Castille prouvant ses implications dans la condamnation à mort de Mumia Abu-Jamal.

Le 30 mai dernier le Bureau du procureur n'avait toujours pas obtempéré à l'injonction du juge, ne fournissant que des documents déjà rendus publics.

Ce jugement fait suite à une décision de la Cour Suprême des Etats-Unis faisant jurisprudence (Williams v. Pennsylvania) qui statue qu'un juge doit se démettre des dossiers dans lesquels il a précédemment été partie prenante. Ronald Castille était l'adjoint du procureur lors du procès d'Abu-Jamal en 1982 et procureur de Philadelphie quand ses appels ont été rejetés en 1988.

Les avocats d'Abu-Jamal ont par deux fois déjà demandé à Castille de se récuser quand les recours d'Abu-Jamal ont été déposés en appel. Il a toujours refusé.

Le 22 juin dernier les avocates de Mumia, Christina Swans et Judith Ritter ont à nouveau déposé un recours pour obtenir « tous les documents juridiques et les enregistrements dont dispose le bureau du procureur de Philadelphie relatifs à l'implication de l'ancien procureur Ron Castillle dans le cas de Mumia Abu-Jamal » (Commonwealth of Pennsylvania v. Mumia Abu-Jamal A/K/A/ Wesley Cook).

 

(*) Le procureur de Philadelphie, Seth Williams, en prison !

Dans un jugement qui a surpris tout le monde, le jeudi 29 juin, le procureur principal de Philadelphie Seth Williams vient de plaider coupable dans un procès  pour corruption et pots de vin (29 délits retenus). Il a dû immédiatement démissionner de son poste et a été aussitôt emprisonné.

Le juge fédéral Paul Diamond dit ne pas faire confiance à Seth Williams pour se présenter le 24 octobre, jour où la peine sera prononcée et a donc ordonné qu'il soit immédiatement emprisonné. Il a quitté le tribunal menottes aux mains. Le juge Diamond se dit atterré par les  preuves fournies aux jurés pendant ce procès et sa conclusion est que Williams « a vendu le bureau de procureur ».

Pour une information complète : http://www.cbsnews.com/news/seth-williams-philadelphia-da-pleads-guilty-quits-and-is-sent-immediately-to-jail/?ftag=CNM-00-10aab5i&linkId=39249937

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Le Préfet, le Conseil Départemental de la Somme abandonneraient-il à ce point 8 jeunes scolairesqui n'ont plus que les rues d'Amiens pour survivre, cet été?

Publié le par Patrick Kaczmarek

 

A propos des 8 jeunes scolaires qui n’ont que les rues d’Amiens pour survivre, le Réseau Education Sans Frontières :

 

  1. vient d’écrire aux députés d’Amiens (Mme Pompili et Mr Ruffin) et à Mr Manable, sénateur (voir ci-dessous la lettre du RESF) pour que nos élus rappellent que Monsieur le Préfet de la Somme est le représentant de l’état dans la Somme et qu’en dernier ressort, c’est à lui de garantir la protection de ces 8 jeunes et de les mettre à l’abri pour l’été.

 

  1. continue de faire un point de fixation quotidien à l’entrée de la gare SNCF d’Amiens, ce lundi 10 juillet, 17 h précises, jusque 17h30, avec une pétition (voir en pj, pour mémoire), des banderoles, avec toutes celles et ceux qui le souhaitent, solliciter les passants et voyageurs, rappeler qu’il faut des solutions urgentes. Depuis vendredi 7 juillet, déjà plus de 140 signatures ont été recueillies…

 

Soyons nombreux à ce point fixe…

Lettre du RESF aux députés et sénateur d’Amiens

  Réseau Education Sans Frontières de la Somme

 

Amiens, le 08 juillet 2017

Objet: Recherche d’hébergement pour huit jeunes lycéennes et lycéens de la Somme sans abri pour l’été après la fermeture des internats scolaires.

 

Madame Barbara Pompili, Monsieur François Ruffin, députés d’Amiens, Monsieur Christian Manable, Sénateur d’Amiens,

 

Nous, militants du RESF de la Somme, sollicitons votre intervention auprès de Monsieur le Préfet de la Somme pour obtenir cet hébergement. Dès le 8 juin, nous l’avions alerté sur le cas de 13 jeunes lycéennes et lycéens qui seraient à la rue au soir du 5 juillet. Nous avons ajouté un quatorzième cas, et notre liste n’est malheureusement pas exhaustive.

Grâce à nos rassemblements, aux alertes publiées par la presse et au travail de madame le Recteur de l’Académie d’Amiens qui fait valoir auprès de la Préfecture le principe de continuité des services publics,  Monsieur le Préfet a décidé de faire héberger six de ces quatorze jeunes à l’Auberge de Jeunesse d’Amiens pour l’été sur le budget de fonctionnement de l’UDAUS (le 115) auquel n’a pas été ajouté un centime.

Ailton Mudiaki ( LP Romain Rolland), Christophe Sidibé( Micro-lycée Delambre-Montaigne), Germana Nziamu Mbala( lycée Boucher de Perthes à Abbeville), Bamory Diarra, Moussa Keita, Merphy Kikangalas, Rony et Rossy Bamaku (tous les cinq du LP l’Acheuléen) devront passer les nuits d’été à la gare puis dans les parcs, appeler le 115 qui les prendra parfois, vivre de débrouillardise ou accepter qu’un hébergeur charitable les abrite quelque temps on ne sait où.

 

Nous vous demandons, à travers Monsieur le Préfet, de rappeler à leur devoir les services publics de la Somme. Le Conseil départemental n’accorde plus aux jeunes confiés à l’ASE qui deviennent majeurs, les Contrats Jeunes Majeurs qui leur permettraient de survivre pendant leur formation. Souvent même, il décrète abusivement majeurs des mineurs qu’il devrait accueillir dans ses foyers. Monsieur le Préfet de la Somme est le représentant de l’état dans la Somme et en dernier ressort, c’est à lui de garantir la protection de ces jeunes et de les mettre à l’abri pour l’été.

 

Les militants du RESF de la Somme se tiennent bien sûr à votre disposition pour vous informer plus complètement, si vous le souhaitez, sur la situation de ces jeunes.

 

Merci, Madame, Monsieur le Député d’Amiens, Monsieur le Sénateur d’Amiens, de porter aux représentants de l’Etat dans votre département notre parole de militants. Il faut qu’elle soit entendue pour que huit jeunes à la rue trouvent un abri cet été.

 

Salutations Républicaines.

 

 

Contacts RESF: tel 07 88 99 64 67, E-mail: resfsomme@gmail.com,Site:www.educationsansfrontieres.org, Permanences: tous les mercredis, salle Dewailly à Amiens

Adresse postale: RESF Somme, c/o chez Martine Tekaya, appt B332, 51 rue du tour de ville, 80000 Amiens

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Lettre ouverte à M. Macron - Pour que la France signe le Traité d'interdiction des armes nucléaires - 29/06/2017

Publié le par Patrick Kaczmarek

 

LETTRE OUVERTE

 
 

La France doit signer le Traité d'interdiction des armes nucléaires !

 

 

Monsieur le président de la République,

Dans quelques jours, les Nations Unies à travers le travail de leur première commission vont avoir achevé la rédaction d'un traité d'interdiction des armes nucléaires.
Ce projet de traité sera le premier aboutissement de la décision de l'Assemblée générale des Nations Unies le 23 Décembre 2016 en vue d'élaborer un « instrument juridiquement contraignant visant à interdire les armes nucléaires en vue de leur élimination complète ».

Cent vingt-trois États ont voté pour, mais la France a voté contre, en contradiction avec l'obligation pour celle-ci de respecter l'article 6 du Traité sur la Non-Prolifération des armes nucléaires (TNP) qui stipule que « Chacune des Parties au Traité s'engage à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire et sur un traité de désarmement général et complet sous un contrôle international strict et efficace. »
La position de la France est aussi en contradiction avec les attentes du peuple français comme l'atteste un sondage qui montre que 73% des Français sont favorables à un désarmement nucléaire multilatéral, désarmement que permettra l'adoption de ce Traité par l'Assemblée Générale des Nations Unies, vraisemblablement en octobre ou décembre 2017.

Cette position de la France est aussi en contradiction avec la volonté des peuples d'Europe puisque que le 27 octobre 2016, les députés, représentants élus des citoyens de l'Union au Parlement européen – en votant la résolution « sur la sécurité nucléaire et la non-prolifération » (2016/2936(RSP)) – ont invité les États membres à participer de façon constructive au processus initié par les Nations Unies.
Le Mouvement de la Paix regrette profondément ce choix de la France de ne pas soutenir le processus engagé de mise en place de ce traité d'interdiction des armes nucléaires.

Ce que la France a fait pour l'aboutissement de traités d'interdiction d'autres armes de destruction massive que sont les armes chimiques et les armes bactériologiques, elle doit aussi le faire pour les armes atomiques.
Comme l'ont dit avant nous un ensemble d'anciens officiers de l'Otan, ces armes sont inutiles militairement (en particulier pour combattre le terrorisme), couteuses économiquement, dangereuses et moralement inacceptables.

Vous savez comme nous que toute utilisation des armes nucléaires aurait des conséquences humanitaires et environnementales catastrophiques.
Ces armes sont dirigées vers les populations civiles qui, en cas d'utilisation, seraient tuées par millions en quelques secondes.

Nous savons qu'il n'y pas de risque zéro et l'explosion après 3 ou 4 secondes de vol d'un missile nucléaire M51 au large de Penmarch le 5 mai 2013 est venu confirmer l'existence de ce risque pour l'humanité entière.

L'existence de ces armes nucléaires et les modernisations en cours font peser un danger mortel pour la survie de l'humanité et favorisent une reprise de la course aux armements nucléaires dangereuse pour l'humanité entière.

Vous avez, dans votre campagne électorale, manifesté le souhait d'être innovant et novateur.

Nous espérons que vous commencerez ce septennat par une déclaration forte, novatrice, chargée d'humanisme et d'esprit de responsabilité en indiquant lors de votre séjour à Crozon le mardi 4 juillet 2017, que la France respectera ses engagements internationaux (TNP oblige) et s'engagera résolument dans le processus initié par les Nations Unies en faveur d'un traité d'interdiction des armes nucléaires.

Une telle déclaration mettrait la France dans un positionnement conforme au droit international qui interdit les armes de destruction massive.

Une telle déclaration serait un signal fort pour le monde entier et constituerait des économies budgétaires considérables pour des mesures économiques et sociales en faveur d'un développement durable dont le monde et la paix ont tant besoin.

Nous pensons que la situation actuelle, avec le travail de l'ONU, vous donne la possibilité d'accomplir un geste d'une portée historique pour permettre à l'humanité d'aller enfin vers un monde débarrassé de toutes les armes de destructions massives.

Monsieur le président de la République, ne ratez pas ce rendez-vous avec l'Histoire !

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de nos salutations respectueuses.


A Paris, le 29 juin 2017

Pour Le Mouvement de la Paix

Roland Nivet,
Co-secrétaire national et porte-parole du Mouvement de la Paix

 

 

N'hésitez pas à transmettre cette lettre au président de la République (inutile d'affranchir)

 

Adresse postale :
Monsieur le président de la République
Palais de l'Elysée
55 rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

Par courriel : www.elysee.fr/ecrire-au-president-de-la-republique

 

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