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LES VOEUX DE PKK

Publié le par Patrick Kaczmarek

Je me suis demandé

La feuille d’automne

Passer à côté des choses

Ce n’est point raté sa vie

Penser à quoi

Devant la feuille d’automne

Belle la rousse qui met

Du temps à tapiner dans le ruisseau.

Quatre saisons qui se répètent en vain

Le bourgeon à peine né  

Se grille au ridicule des dérèglements

Ils se réunissent inconscients

De leur insignifiance.

 

Je crois en la planète

Non point en l’humanité

Qu’on en finisse en une extinction non glorieuse

Qu’on en finisse pour ne point survivre au non sens

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MUMIA : suite et fin des audiences devant la Cour Fédérale de Scranton

Publié le par Patrick Kaczmarek

POURSUITE DU PROCES DEVANT LA COUR FEDERALE DE SCRANTON (Pennsylvanie)

L’administration pénitentiaire prise en flagrant délit de falsification de preuves concernant l’état de santé de Mumia (*)

Après la première journée d’audience du 18 décembre (voir nos précédentes informations sur www.mumiabujamal.com), les auditions se sont poursuivies les 22 et 23 décembre.

 

Le troisième et dernier jour du procès a été le théâtre d’une annonce stupéfiante : l’avocat représentant l’administration pénitentiaire (DOC) a été accusé de falsification de preuves. 

Le dernier témoin de la pénitentiaire, le docteur Paul Noel (médecin chef de la pénitentiaire), a en effet déclaré que la motion déposée par l’avocat de la défense de l’administration, Laura Neal, a été volontairement falsifiée. Il se révèle ainsi que l’avocat de la pénitentiaire a ignoré délibérément les demandes répétées du docteur Noel de ne pas inclure des informations fausses dans la motion.

Répondant au contre interrogatoire de l’avocat principal de Mumia, Robert Boyle, le docteur Noel a ainsi déclaré sous serment que le recours, déposé par l’administration dans cette affaire et portant sa signature, n’était pas authentique, précisant que la signature est authentique mais que ce n’était pas le document qu’il a signé. Rappelons qu’en septembre 2015, c’est cette fausse motion qui a été la preuve essentielle prise en compte par le juge de l’Etat de Pennsylvanie pour rejeter le recours de Mumia.

Il devient alors évident que l’avocat de l’administration a délibérément falsifié les preuves en ajoutant un paragraphe à la motion du docteur Noel. Cet ajout précisait qu’il fallait d’abord procéder à l’évaluation de l’état de santé de Mumia Abu-Jamal pour savoir si celui-ci nécessitait un traitement contre l’hépatite C. Contestant cette version des faits, le docteur Noel déclare alors sous serment qu’il a dit à l’avocat Neal en septembre, puis en décembre, puis avant l’ouverture du procès, que ce paragraphe ajouté était erroné.

L’avocat Neal reconnait que « les faits sont avérés ». Le docteur Noel lui répond « oui, mais ils mènent à une conclusion erronée ». Le juge fédéral interpelle alors l’avocat Neal en ces termes : « cette conclusion va donc porter atteinte à la crédibilité professionnelle de votre propre témoin ».

 

Autres révélations du médecin chef de l’administration pénitentiaire …

 

En réponse aux questions de l’avocat de Mumia, le docteur Noel admet qu’un autre paragraphe du recours est aussi erroné, celui selon lequel le docteur Ramon Gadea (seul spécialiste en maladie infectieuse ayant examiné Mumia) aurait exclu l’hépatite C comme étant la cause des terribles lésions cutanées. « Ceci est faux » déclare-t-il. Au contraire, à la suite de la consultation du 9 septembre, le docteur Gadea avait conclu que dans le cas de Mumia, il pensait que l’hépatite C pouvait être la cause secondaire de l’éruption cutanée et qu’il faudrait traiter Mumia pour l’hépatite C après avoir vérifié qu’il ne souffrait pas de rhumatismes …

Après de longs échanges, le docteur Noel doit reconnaître l’argument de l’avocat de Mumia selon lequel son client présente tous les signes cliniques le qualifiant pour recevoir le traitement approprié. Selon les données médicales connues et rappelées à cette occasion, Mumia aurait 63% de probabilité d’être déjà atteint d’une cirrhose du foie et d’anémie suite à ses lésions cutanées.

En fin de journée, l’avocat de l’administration commet une nouvelle erreur en tentant de faire admettre qu’il existe « un protocole temporaire établi par la prison » pour traiter l’hépatite C, mais il affirme que le docteur Noel aurait souhaité que ce protocole reste secret à moins que les avocats de Mumia et le juge fédéral signent une clause de confidentialité pour le mettre en œuvre. Tous refusent, la défense de Mumia rappelant que Prison Radio a déjà soumis une requête en justice sur le « droit de savoir ».

Le témoignage du docteur Noel révèle également que ce « nouveau protocole » de la pénitentiaire est expérimenté depuis l’automne sur seulement 5 prisonniers alors que des milliers sont atteints du virus de l’hépatite C. Autre précision apportée par le docteur Noel : une vingtaine de prisonniers était traitée en 2013 avec un autre médicament (Interferon) mais depuis 22 mois, en attendant la mise en œuvre du « protocole secret », aucun autre malade n’a été soigné.

Autre complication selon le docteur Noel : pour bénéficier du traitement, il faut que le prisonnier accepte une endoscopie de la gorge et seuls seront traités, ceux qui ont « des vaisseaux prêts à exploser dans la gorge ». In fine, selon le protocole médical de la prison, seuls pourraient être soignés les prisonniers suffisamment malades et présentant des « varices de l’œsophage » montrant qu’ils souffrent de cirrhose … Donc uniquement ceux déjà « condamnés à mourir » selon l’expression du médecin !

 

Les minutes du jugement de la Cour Fédérale seront disponibles dans trois semaines et les recours devront être déposés sous six semaines.

 

(*) compte rendu d’audiences selon les informations recueillies auprès de Prison Radio, les soutiens et les avocats de Mumia.

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Burundi : lettre ouverte à Monsieur Le Président de la République et à Monsieur Le Ministre des Affaires étrangères

Publié le par Patrick Kaczmarek

Lettre ouverte à Monsieur Le Président de la République et à Monsieur Le Ministre des Affaires étrangères

 

 

 

Monsieur Le Président de la République,

Monsieur Le Ministre des Affaires étrangères,

 

 

Des informations gravissimes nous proviennent du Burundi, bien sûr par les voies médiatiques, mais aussi par des contacts citoyens dans la région des Grands Lacs.

 

La répression dans ce pays frappe aujourd'hui particulièrement les jeunes et les militants qui aspirent à une vie démocratique pour leur pays.

 

Pourriez-vous nous faire savoir quelles initiatives entreprend ou a entrepris la France pour faire que cette répression cesse au plus vite ?

 

Recevez, Monsieur Le Président de la République, Monsieur Le Ministre des Affaires étrangères, l’expression de nos sentiments respectueux.

 

 

Le Mouvement de la Paix
Saint-Ouen, le 21.12.2015

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JACKY HENIN

Publié le par Patrick Kaczmarek

JACKY HENIN
JACKY HENIN
JACKY HENIN
JACKY HENIN

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L’idéologie de l’extrême droite ne répond pas aux aspirations et besoins des populations et présente un grave danger pour la démocratie

Publié le par Patrick Kaczmarek

 

Pour le Mouvement de la Paix, le résultat des élections régionales du 6 décembre 2015 est l’expression d’une crise économique, sociale, environnementale et morale profonde. Cette crise multiforme est lourde de dangers pour les valeurs de la République et les idéaux de justice, de fraternité, de respect mutuel, de solidarité et de paix.

 

Que certains aient utilisé le vote Front National pour manifester leur écœurement ou leur révolte devant les injustices et les espoirs déçus ne peut diminuer notre vigilance face la réapparition du spectre de l’extrême droite et de ses idéologies fascisantes et racistes qui peuvent nous conduire au pire. Plus que jamais nous devons entendre les paroles de l’intellectuel et écrivain allemand Bertolt Brecht écrivant : « le ventre est toujours fécond d’où a surgi la bête immonde ».

 

La logique financière, qui imprègne les politiques économiques et sociales au niveau mondial et en France, a placé autoritairement comme priorité la spéculation boursière et le profit avant la satisfaction des besoins des populations (emploi, retraites, sécurité sociale et humaine etc.). Cette logique a abouti à des violences sociales graves en condamnant des couches entières de la société à vivre dans la misère et sans  perspective dans la mesure où les politiques qui en découlent ne répondent pas aux aspirations des populations (pertes d’emplois, licenciements, fermeture des entreprises, gel des salaires, discriminations etc.).

Cette logique violente à laquelle participe activement au plan mondial le lobby militaro-industriel a conduit à des logiques de guerre et de domination et a contribué à mettre les peuples et les individus dans une concurrence exacerbée pour la survie, là où ces peuples voudraient de la justice, de la fraternité, de la solidarité et de la paix. Elle n’a de cesse de saper les fondements du droit international. Elle s’exprime en France à travers des reculs sociaux  qui remettent en cause les avancées sociales et démocratiques issues du projet du Conseil National de la Résistance après la seconde guerre mondiale.

Tous ces facteurs et ces régressions sont source de violences et de discriminations. Ils alimentent le terreau d’où surgissent les frustrations, les humiliations, les rancœurs  que le Front National essaie de capter à son profit  en dévoyant démagogiquement les attentes sociales déçues par les politiques actuelles et passées. En réalité les orientations du Front National  présentent un grave danger pour la démocratie : inégalité devant les droits, atteinte aux droits des femmes, partition discriminatoire de la population de notre pays, appauvrissement de la vie associative, atteinte à la vie culturelle, recul des aides sociales, démocratie locale en péril, vie démocratique des institutions menacée….

La situation actuelle est grave. Elle nécessite une réflexion approfondie sur les conditions de la construction d’une civilisation de justice et de paix basée sur le respect de l’ensemble des droits humains. Une telle construction nécessite de réorienter les moyens de la nation vers la satisfaction des droits humains par :

  • La réduction des inégalités économiques et sociales et l’éradication de la pauvreté 

  • Le respect de tous les droits humains

  • La pleine participation des femmes dans les prises de décision et donc l’élimination de toutes les discriminations à leur encontre et le développement de tous les services nécessaires y compris ceux rendus par des associations comme le Planning Familial

  • Une administration de la vie publique transparente excluant la corruption etc.

  • Une éducation à la paix et à la non- violence basée sur le dialogue, la solidarité entre les peuples et les cultures

  • Une pleine liberté de l’information et de la communication excluant la promotion de la violence mais aussi la domination des médias par des multinationales dont la plupart sont liées au complexe militaro-industriel

  • Une politique internationale de paix basée sur la démilitarisation des relations internationales, la prévention des conflits et la résolution politique de ceux-ci.

 

Le Mouvement de la Paix estime que l’heure est au rassemblement et à l’action pour rendre possible la réalisation de tels objectifs qui sont à l’opposé des propositions portées par l’idéologie de l’extrême droite.

Le jeudi 10 décembre 2015

Le Mouvement de la Paix

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Appel de 333 militants pour la levée de l'état d'urgence

Publié le par Patrick Kaczmarek

Après les assassinats barbares commis à Paris le 13 novembre, François Hollande et le gouvernement de Manuel Valls ont décidé « l’état d’urgence », présenté par les sommets de l’Etat comme la réponse à la terreur, à la peur et au désarroi répandus dans le pays, comme la mesure adaptée « pour combattre les terroristes » et « protéger les Français », comme condition de « la sécurité, la première des libertés ».

A leur demande, les 19 et 20 novembre, l’Assemblée nationale puis le Sénat, à l’unanimité des groupes politiques qui la composent (à l’exception de six députés qui ont voté contre et une abstention ; et l’abstention de douze sénateurs), ont voté la prolongation de l’état d’urgence et aggravé les dispositions liberticides de la

loi de 1955 qui date de la guerre d’Algérie.

Avec l’état d’urgence, ce sont, en réalité, les libertés de tous qui se trouvent dangereusement restreintes et menacées.

Ainsi :

– Tout individu peut être suspecté en fonction « de son comportement ».

– « L’assignation à résidence »

— l’interdiction d’aller et venir, de se déplacer librement

— ne « doit pas viser uniquement les activités dangereuses avérées », mais aussi « les menaces fondées sur des présomptions sérieuses ».

– Les « perquisitions administratives » deviennent la règle et relèvent de la décision des préfets, représentants directs du gouvernement, en dehors de tout cadre judiciaire.

– La place du pouvoir judiciaire comme garantie des libertés est bafouée.

– La mise sous contrôle d’Internet doit permettre au ministre de l’Intérieur de « prendre toute mesure pour assurer l’interruption de tout service de communication en ligne ».

Menace contre les libertés individuelles, l’état d’urgence aboutit à un renforcement considérable du caractère autoritaire de la Ve République.

Mais ce sont aussi les moyens d’action, d’organisation, d’expression, sur le terrain social

et politique – qui concernent syndicats, partis, associations – qui sont remis en question.

Ainsi :

– Le pouvoir se réserve le droit d’interdire tout rassemblement sur la voie publique, ou toute manifestation

pour « raison de sécurité ».

– La loi prévoit la possibilité de « dissoudre les associations ou groupements de fait qui participent,

facilitent ou incitent à la commission d’actes portant une atteinte grave à l’ordre public ».

Les notions introduites dans la loi

« comportement », « trouble à l’ordre public », « raison de sécurité », « atteintes

graves à l’ordre public »

— permettent les interprétations les plus extensives et présentent le risque de

mettre en cause très largement tout un chacun.

Sous couvert de combattre « le terrorisme », l’état d’urgence fait peser un danger sérieux

sur nos libertés démocratiques, individuelles, sociales et politiques et sur la démocratie.

En conséquence, nous, signataires de cet appel, en appelons à tous nos concitoyens

pour exiger, au nom de la liberté, de la démocratie, de la République,

la levée immédiate de l’état d’urgence.

Pour tout contact : Jacques Cotta, tél. : 06 19 84 80 60 ; Maurice Stobnicer, tél. : 06 87 87 95 02

Mail : appel-levee-etat-urgence@orange.fr

Pour la levée de l’état d’urgence

Je m’associe à cet appel publiquement

Nom : ……………………………………………………………..…… Prénom : …………………………………..…………

Profession : ………………………………………………….………………………………..……………………………..……

Qualité : …………………………………………………….…... Département :………………………………………………

Mail : ………………………………………………………………………………………………………………....………………

 

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