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Communiqué de presse : guerre au Mali

Publié le par Patrick Kaczmarek


Objet
: Communiqué de presse

Intervention militaire française au Mali : osons quelques questions.

Le Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN) dénonce les exactions commises par les groupes armés au Nord du Mali à l’encontre des populations civiles qui sont terrorisées et condamnées à fuir. On ne peut trouver aucune justification et aucune excuse aux auteurs de ces actions barbares qui font vivre un véritable calvaire aux habitants en imposant « la charia » et qui ont détruit notamment le magnifique patrimoine de « la cité des 333 saints » de Tombouctou. Ces actes sont humainement inacceptables, moralement indéfendables et politiquement intolérables.

Le MAN exprime toute sa solidarité avec le peuple malien qui souffre, depuis plusieurs mois, d’inacceptables violences, et souhaite le déploiement d’une force d’interposition internationale, mandatée par les Nations unies, pour protéger les populations civiles et mettre un terme aux agissements des groupes armés.

Néanmoins, l’entrée en guerre de la France au Mali, décidée par le Président de la République française, ainsi que l’unanimité médiatique qui l’accompagne, interrogent tous les artisans de Paix. Le MAN refuse l’argumentaire permanent sur l'inéluctabilité des interventions militaires et entend poser un certain nombre de questions :

Personne ne semble trouver à redire au fait qu'au Mali comme en Côte d’Ivoire, ce soit la France, ancienne nation colonisatrice, qui intervienne militairement. Ces régions du monde semblent être considérées comme des zones d’influence de la France, dans une continuité post coloniale.

Une des motivations de cette intervention n’est-elle pas le contrôle des intérêts stratégiques de la France au Mali et au Niger, notamment les ressources minérales et énergétiques, en particulier les mines d’uranium d’Arlit nécessaire au complexe nucléaire civil et militaire français, ainsi que les prospections de Total au Nord Mali ?

Les armes utilisées par les combattants islamistes et touaregs viennent principalement de Libye. Et ces armes libyennes, d’où viennent-elles ? Il faut se souvenir que la France n’a pas cessé de contracter de juteux contrats d’armement avec la Libye, durant des décennies.

En ce qui concerne les acteurs en présence : certains Touaregs du nord du Mali ont dans un premier temps noué une alliance contre-nature, mais opportuniste, avec les islamistes radicaux. Qui avait, antérieurement, écouté leurs revendications et œuvré pour un respect de leurs droits ?

Concernant les combattants armés, pourquoi cette forme de fanatisme se développe-t-il ? A quelle haine correspond-il ? N’est-il pas le triste vecteur qui s’offre aujourd’hui à l’expression d’une colère d’une partie du monde ravagée et expropriée par la mondialisation capitaliste ?

Quant aux bandes armées de mercenaires qui contrôlent cette région ne sont-elles pas, en partie, le fruit de la déplorable issue du conflit libyen, dans lequel le gouvernement précédent avait engagé la France ?

Quel est le rôle des médias dans la création du récit de cette guerre mettant en scène l’intervention inévitable et salvatrice des forces du bien (occidentales) contre les forces du mal (islamistes), au profit de ces "malheureux africains" incapables de se défendre ni de gérer leurs conflits par eux-mêmes ?

Est-il décent que le principal débat qui semble passionner les journalistes des grands médias français, concerne l’influence de cette entrée en guerre sur l’image médiatique de François Hollande ?


En poursuivant une politique « francafricaine » dans cette région, et en refusant d’investir des moyens conséquents dans le développement de ses capacités d’intervention civile pour la paix, la France n'a-t-elle pas contribué à installer les conditions d’une guerre inévitable au Mali ?

Les réponses militaires aux conflits de ce début de siècle (en Irak, en Afghanistan, en Libye, ….) démontre clairement que rajouter la guerre à la guerre n’apporte nulle part de solution pérenne.

Il est urgent d'investir dans la prévention des conflits.

Le 25 janvier 2013,

Yvette BAILLY Porte parole

04 78 67 46 10

Publié dans PAIX

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Compte-rendu des rencontres en Israel et en Palestine DE DECEMBRE 2012

Publié le par Patrick Kaczmarek

PALESTINE 2012

Mercredi 5 décembre

Après un voyage sans problème sur El Al, nous arrivons à l’aéroport Ben Gourion à Lod. Nous sommes 80 et deux cars nous attendent. Le groupe 1, le nôtre, est accompagné par un guide Ramzi, palestinien de Bethléem. Nous prenons la route vers le nord. Il fait nuit et nous apercevons les lumières de Herzliya, de Netanya, et de Césarée maritime (je reconnais les deux grosses cheminées de la centrale électrique). Puis nous arrivons à Haïfa où nous devons passer la nuit à l’hôtel de Mont Carmel. Notre chauffeur a un peu de mal à trouver cet hôtel car la ville de Haïfa est bâtie sur des collines : les rues sont en pente un peu comme à San Francisco, parait-il. D’après notre guide, c’est une ville laborieuse : « à Haîfa on travaille, à Jérusalem on prie et à Tell Aviv on s’amuse ! »

Après le dîner, 1ère conférence : nous devions être accompagnés par Dominique Vidal qui, au dernier moment n’a pu être des nôtres pour des raisons de santé. Benjamin Cèze, de TC, a pris contact avec Olivier Danino, chercheur à l’IFAS (Institut Français d’Analyse Stratégique), qui a accepté de nous accompagner. Il travaille sur le statut de Jérusalem et sur le Hamas.

C’est Michel Warschawski qui nous accueille. Beaucoup d’entre nous le connaissent : il est journaliste et a créé le Centre d’Information alternative de Jérusalem. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le conflit israélo-palestinien dont le dernier « Un autre Israël est-il possible », en collaboration avec Dominique Vidal, paru en 2012 chez Fayard.

« Je suis un juif israélien, vétéran anticolonialiste. Mon père était le grand rabbin de Strasbourg. Jusqu’en 67, Israël ne faisait pas partie de l’identité des juifs de France. Mais il y avait Jérusalem et ses écoles talmudiques où je suis venu faire mes études. Il a fallu la guerre de 67 pour que je me sente concerné »Il nous raconte trois anecdotes : des habitants fuyant leur village, des bagarres, le constat de relations dominants/dominés dans la ville d’Hébron. Le mot occupation s’impose alors à lui avec tout ce qu’il contient de racisme, d’exclusion, de peur. Il s’en ouvre à son père qui lui dit « Rien ne peut sortir de bon d’une occupation ».

« Je n’aime pas être défini comme un militant pacifiste, car on a abusé de ce mot là. Tout le monde veut la paix. Je préfère parler de droits et de justice, de la lutte contre une structure coloniale. La dimension coloniale d’Israël apparait dans son histoire, dans ses structures et dans ses actes. Vous exposer tout cela en 5 jours est très ambitieux mais je peux peut-être vous donner quelques clés et vous parler de quelques personnalités. Est-ce que c’est si complexe ? Peut-être pas, c’est à la fois simple et tragique ! Le défi est de vous permettre, en 5 jours, de voir une terre et deux réalités différentes. Mais il y a de grandes divisions dans ces deux entités. Haïfa, ville moderne et dynamique est l’antithèse de Jérusalem. Là aussi, la société  est profondément inégalitaire, mais on ne le verra pas sauf par la voix des personnes qui vont témoigner (34% des enfants israéliens vit au dessous du seuil de pauvreté). Israël est prospère, en sécurité et vit en toute impunité au niveau international

Jeudi 6 décembre

1er entretien à 9h.30 avec Orna Cohen, militante de l’association ADALAH : un groupe de juristes défendant les droits des arabes israéliens, population minoritaire autochtone. L’état ne répond pas aux exigences internationales à propos d’eux. Il y a tout un système d’état basé sur la discrimination, dans la loi et dans les politiques menées. Ils sont les oubliés au cœur même d’Israël et sont pourtant plus d’un million, 1/6e des citoyens. Comment sont-ils devenus citoyens israéliens. Ils ne sont pas réfugiés, mais sont les résidents indigènes de ce qui devient l’état d’Israël. En 1952, ils sont devenus citoyens sauf ¼ d’entre eux qui ne répondaient pas aux critères. 2 systèmes se sont mis en place : un pour les Juifs (avec une loi généreuse) et un pour les non-juifs. Même ceux qui répondaient aux conditions ont subi une situation différente, sous gouvernement militaire : ils sont résidents permanents, souvent expulsés. Une série de lois a ensuite défini leur statut : certaines lois étaient discriminantes dans le texte, d’autres dans leurs effets sur tous les aspects de la vie : problèmes de terres, logement, éducation, représentation politique, droits culturels. Une partie a été dépossédée de leurs terres et les familles divisées à l’intérieur ou à l’extérieur d’Israël. ¼ des palestiniens restés ont été déplacés de leur village d’origine. Entre 1948 et 1967, Israël a confisqué 80% des terres des palestiniens restés : ceux-là n’avaient plus accès ni à leurs terres ni à leur village et ont été complètement déconnectés de leur origine. Les communautés déplacées ont été réinsérées dans d’autres endroits appelés les villages non reconnus. Les autorités militaires les ont logées là, sans reconnaitre leur droit à y être. Cette semaine nous sommes allés en Cour d’Appel pour éviter la destruction d’un de ces villages. Nous avons retrouvé les documents militaires qui leur donnaient l’ordre de quitter leur village d’origine pour aller dans un autre endroit et 60 ans plus tard, on démolit cet endroit. Parfois, le tribunal s’inquiète quand une dizaine de démolitions est programmée en même temps. La question se pose : où vont-ils aller ? Nous avons gagné à cause de cela. Mais en fait les israéliens ont droit de faire ce qu’ils veulent. Leur seule préoccupation est qui va détruire ? l’Etat ou devront-ils détruire leurs propres maisons ? Dans les années 90 ont été votées deux lois importantes sur les droits de la personne et la liberté de l’emploi, mais le droit à l’égalité et la libre expression n’y sont pas mentionnées. Ces lois ne sont pas rétroactives et les anciennes lois de discrimination ne seront pas abolies. Une autre loi fondamentale sur le droit et le devoir du Parlement avec l’article 7a : condition nécessaire pour être candidat aux élections avec un critère, le plus important : il faut reconnaitre le caractère juif de l’état d’Israël. Si le programme du candidat veut changer cela, il n’est pas éligible. Comment est-on arrivé à avoir une liste arabe ? Les candidats font très attention à ce qu’ils disent et très peu d’arabes votent. Certaines listes disqualifiées ont fait appel et le jugement a été cassé. Mais à l’avenir ? La composition de la Cour suprême a beaucoup changé. Le parti libéral a été peu à peu remplacé par des personnes proches de la droite. Un cas parmi d’autres : un village non reconnu n’a pas le droit à la PMI et pourtant ils en ont plus besoin que les autres, car ils sont isolés, sans moyen de transport, avec des femmes mariées jeunes et beaucoup de bébés dans des conditions matérielles difficiles. Pour les populations bédouines dans le désert, pas d’électricité, pas d’eau et un taux très élevé de mortalité infantile, alors que la PMI est très performante en Israël avec un taux de mortalité les plus bas au monde. Une ONG a créé une clinique mobile pour ces villages. Elle a été subventionnée par l’Etat. Mais la subvention ayant été coupée, nous sommes allés devant la cour pour dire que les droits des enfants aux vaccins n’étaient pas liés à la reconnaissance du droit de bâtir un village. Finalement l’Etat a fait marche en arrière : 10 cliniques ont été construites mais sont en cours de démantèlement l’une après l’autre car on ne trouve pas d’infirmières pour travailler dans de telles conditions.

Pour résumer ADALAH, petite équipe d’avocats prend l’ensemble des droits des arabes israéliens et se concentre sur les violations de ces droits par l’Etat – WWW.adalah.org

Nous reprenons notre car et quittons HaÏfa pour St Jean d’Acre, la ville des croisés. Nous déjeunons au bord de la mer et visitons un ancien caravansérail le Khan el Umdan. Puis balade avec 2 jeunes palestiniens, Johaïna Seifi et Taiser, du comité de défense de la vieille ville arabe (inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO : ils nous montrent toutes les étapes de judéisation de leur ville natale.

En fin de journée, nous reprenons la route vers Jérusalem et arrivons à l’hôtel Golden Walls (le bien nommé car au pied des murailles de la vieille ville, à côté de la porte de Damas.

Dîner et dernière conférence avec Avraham Burg : ancien conseiller de Shimon Peres, ancien Président de l’organisation sioniste mondiale et de la Knesset. Auteur d’une tribune en septembre 2003, alors qu’il venait de quitter la présidence de la Knesset « La révolution sioniste est morte » (on peut la retrouver sur www.mafhoum.com/press5/159C73.htm ). Auteur aussi d’un livre « Vaincre Hitler : pour un judaïsme plus humaniste et universaliste, Fayard, 2008. Il a quitté la politique mais veut créer un parti « Egalité Israël « 

« Le contexte n’est pas lourd de promesse, il est très instable : Syrie, Jordanie, Egypte… Il faut attendre que les dunes se stabilisent ! Dans toute cette instabilité, il reste des questions qui concernent Israël/Palestine. La formule est sur la table : 2 états, la frontière d’avant la guerre des 6 jours, le partage de Jérusalem (avec un grand marchandage à propos de l’esplanade). Pourquoi rien ne se passe ? Il y a quelque chose qui est au-delà du politique. Permettez moi de rajouter deux clés, souvent oubliées qui sont 1) d’ordre psycho-politique et 2) d’ordre psycho-historique.

1) les grandes lignes de la solution politique sont connues. Mais il y a un blocage psychologique qui empêche de passer à la mise en œuvre. C’est une compétition de traumatismes : les Palestiniens sont traumatisés par la Nakba, et les Israéliens sont traumatisés par la Shoah et chacun reste sur son trauma au lieu de rentrer dans la douleur de l’autre, on l’ignore. Un système politique qui ne prend pas en considération les émotions d’en face est une castration politique. Est-ce que la France et l’Allemagne auraient pu se retrouver sans le travail fait sur les 70 dernières années. Il faut que les nations soient capables de faire leur autocritique, alors le dialogue est possible. Entre nous et les palestiniens ce processus n’a jamais existé.

2) Comment un état social démocrate est-il devenu pas très social et très peu démocrate ? Israël 2012 n’a rien à voir avec Israël 1948 : le nom est le même mais la réalité interne est complètement différente : la structure socialiste et laïque est devenue capitaliste et religieuse. Israël 48 était européenne, mais Israël 2012 est américaine. Sa stratégie est américaine (imposer les valeurs par la force comme en Irak) et la paix avec la Palestine ne pourra jamais se faire avec cette méthodologie américaine. S’il y a une chance, c’est plutôt le processus européen. Si je vous parle de l’Europe d’il y a 70 ans, tout le monde tuait tout le monde ! C’est maintenant un espace de paix. Mais les principes qui ont permis cela sont – on peut être patriotes, sans être chauvins, - on peut être patriotes sans se lancer dans un conflit sanglant. Il y a des conditions au processus : les arabes doivent mûrir politiquement et Israël doit réduire ses rêves impérialistes. La réalité réfléchit pour nous : il y a 3 semaines à Gaza, ça s’est mieux passé qu’il y a 3 ans : un président égyptien islamiste, la main dans la main avec une secrétaire d’état américaine (femme !): ils ont discuté avec le Hamas ! En 2 semaines, la Palestine est devenue un état observateur à l’ONU, il y a eu des discussions avec le Hamas et la paix avec l’Egypte. »

A une question sur les élections prochaines, il répond : « Ce sera sans doute Netanyaou mais ce sera la dernière élection pour maintenir le statu quo. Israël est dans l’inertie mais ne peut pas échapper à la réalité qui se dessine. Si sa situation n’est pas redéfinie bientôt, il n’y aura plus d’Israël dans 15 ans.

Vendredi 7 décembre

Départ matinal pour Yad Vashem où nous retrouvons Lucien Lazare (originaire de Strasbourg et beau père d’Avrom),il est ancien membre de la Résistance durant la 2e guerre mondiale, historien et membre de la Commission de désignation des Justes des Nations à l’Institut Yad Vashem. Il a donc beaucoup travaillé sur l’histoire de ces Justes, qui ont sauvé des juifs pendant la shoah, parfois au péril de leur vie.

« Yad Vashem se termine par l’évocation de ces Justes pour montrer aux générations futures que l’homme est certes capable du pire mais aussi du meilleur et il ne faut pas perdre espoir. »

Nous visitons le musée (qui était en construction la dernière fois que je suis venue) et le mémorial des enfants extrêmement émouvant.

Déjeuner au Centre Notre-Dame de Jérusalem.

14 h. entretien avec Michel W. et son collègue Sergio Yahni : Quelle est la réalité de ce pays ? A son propos on trouve toujours dans les media les mots « processus de paix ». Il n’y a pas de processus de paix et il n’y en a jamais eu, sauf quelques jours avant l’assassinat d’I. Rabin. C’est du virtuel. Le réel, c’est ce que nous allons voir aujourd’hui : un processus pensé, planifié, avec une feuille de route, un calendrier. Ariel Sharon a pensé et mis en œuvre ce plan et il continue pour les 50 ans à venir. Le Bulldozer avance tout seul. Si on veut comprendre ce projet, il faut rechercher une interview faite par Ari Schabit en 2003 et retransmise dans le Monde : 4 citations : 1- La guerre d’in dépendance n’est pas terminée : nous sommes encore dans la formation d’Israël.

2- La paix n’est pas à l’ordre du jour pour les 50 ans à venir

3- Israël ne doit pas définir ses frontières : avec l’Egypte et le Liban, oui mais pas de frontière orientale.

4- La frontière est là où nous plantons notre dernier arbre. Le seul moyen d’occuper un espace aussi grand que possible, c’est en l’ »israélisant ». Et pour cela, il faut 50 ans : grande cohérence du plan que nous allons voir sur le terrain. Le problème est : »Que fait-on des arabes ? » : c’est l’enjeu du débat sioniste : il faut le maximum de territoire pour un minimum d’arabes. L’expulsion massive des Palestiniens n’est plus possible. Nous ne sommes plus en 1948, il y aurait une intervention internationale. 2e option : le Transfert volontaire : prier au Mur des Lamentations pour que les palestiniens veuillent tous aller au Canada ou un tsunami sélectif ! Le Pouvoir israélien ne mise pas trop sur cette option ! Alors comment faire ? Un plan a été présenté a Condoleeza Rice en 2001 et 2003 : La cantonisation : on identifie les zones arabes (Naplouse, Jenine, Ramallah,Hébron, Jericho, Tulkarem, Gaza..) Lorsque Sharon a sorti les colons de Gaza, c’était pour quitter Gaza : I Million de palestiniens qui ne sont plus en Israël, ouf ! Mais il en reste d’autres. On peut comparer cela à un morceau d’Emmenthal : Israël est le fromage, la Palestine c’est les trous. Voilà 2 états ! Les américains ont dit « C’est très bien, mais ce n’est pas possible s’il n’y a pas de continuité ! Or si Israël veut sa continuité est-ouest, il n’y a plus de continuité nord-sud palestinienne. Israël a trouvé sa solution : dans une géométrie à 3 dimensions, c’est possible. On peut passer par-dessus, ou par-dessous. C’est ce que nous allons voir tout à l’heure avec le car. La réalité donnera-t-elle à Israël le temps de réaliser ce plan. Le monde arabe change est en pleine évolution. Le monde redevient multipolaire : fin de l’hégémonie américaine et la configuration géostratégique internationale risque de changer la donne. En attendant  ça continue. Les israéliens savent qu’ils peuvent être arrêtés, mais en attendant ils continuent, ils refusent d’anticiper une réaction internationale qui se fait attendre et il devient évident qu’on ne reviendra pas aux frontières de 67.

Intervention d’Olivier Danino ( à propos d’un chapitre de son livre) : Ariel Sharon a été au départ contre la théorie du mur, barrière de séparation, mais il y est venu peu à peu.

Tour en car autour des colonies proches de Jérusalem pour observer le mur et nous faire expliquer de visu le processus de colonisation

Retour avec arrêt au Mont des Oliviers pour observer la ville au coucher du soleil et balade à pied dans le souk de Jérusalem est jusqu’au Kotel (mur des lamentations) Nous croisons un flot ininterrompu de juifs orthodoxes avec hauts chapeaux et rouflaquettes. Ils reviennent du Kotel, regardent devant eux et foncent à toute allure. Il y a aussi des jeunes femmes avec des bébés en poussettes.

Diner au Golden Walls et dernière conférence. Charles Enderlin devait venir mais il vient d’être appelé au Caire à cause des manifs à propos de la constitution égyptienne. Nous rencontrons Jamal Zahalka, homme politique arabe israélien, député à la Knesset et président du Balad : parti nationaliste arabe ou parti nationaliste palestinien comme il préfère dire. C’est le seul parti qui défend la démocratie et met tous les citoyens à égalité.

« Hier j’ai présenté à la Knesset la liste de mon parti. On a 3 députés mais il faut présenter une liste de 120. Quand j’ai déposé la liste, un député d’extrême droite déposait un dossier pour exclure Balad. J’ai réagi en disant que c’était une attitude fasciste et honteuse. On peut s’attendre à ce que d’autres démarches de ce genre soient soumises à la commission. Il y aura deux types de demandes : soit pour interdire toute la liste soit pour interdire Hanin Zoabi, coupable d’avoir été sur le bateau turc. Mais la raison politique, c’est parce que notre parti défend l’égalité et que nous remettons en question le caractère juif de l’état : nous luttons contre l’article 7a de la loi fondamentale sur les élections qui définit les conditions pour interdire soit une liste soit un individu sur une liste. 1er critère pour l’interdiction : s’il remet en question le caractère juif de l’état.

2e critère : si un parti ou un individu prône la lutte armée contre Israël. 3e critère : s’il défend des positions racistes. En 2006 et en 2009 notre parti a été menacé d’interdiction : l’argument était notre slogan demandant l’égalité des citoyens. La cour suprême a cassé la décision mais le verdict était que notre parti était sur le fil ! et celui qui avait demandé la tête du parti est maintenant le juge de la cour suprême. Notre parti combat le caractère obsessionnel de créer un état juif. 17% des habitants ne sont pas égaux en droits à cause de cela. L’obsession d’un projet d’état ethniquement juif engendre soit l’expulsion, soit l’apartheid. Israël fait les deux ! En 1941, déjà Hanna Arendt a écrit deux articles où elle prophétisait l’inévitabilité de la Nakba palestinienne. Beaucoup de mes amis font la comparaison avec l’Afrique du Sud. Ce n’est pas une copie, mais ils appartiennent à la même famille. La victoire du parti d’extrême droite a créé la mort de l’idéologie. Les politiques isréliens changent de parti n’importe comment, au dernier moment, seulement pour s’assurer une place : ils sont décomplexés ! Mais la solidarité internationale sauve des vies palestiniennes car les opinions publiques des sociétés civiles dans le monde sont importantes pour les gens. Les démonstrations à Paris ou ailleurs ont une répercussion immédiate en Israël.

Samedi 8 décembre

Conférence d’Olivier Danino au Golden Walls sur le statut de Jérusalem :

« Qu’était Jérusalem au XIXe siècle ? le chef lieu d’un pachalik (district autonome ottoman) directement rattaché à Constantinople. Mais il y a une pression internationale sur Jérusalem pour la récupérer. Le quartier massivement habité par la communauté juive commence à déborder au N-O et au S-O de la vieille ville L’empreinte chrétienne se marque un peu partout, à l’O, E et Sud, empreinte parfois monumentale comme l’église Marie-Madeleine érigée en 1885. La France possède à Jérusalem 4 territoires qui appartiennent à l’état. Les musulmans sont à l’est de la vieille ville. Première guerre mondiale : entrée des britanniques en 1917. Ils décident d’en faire la capitale de leur mandat. On passe de la tutelle du Foreign office à  celle du Colonial Office. En 1920, conférence de San Remo : la Palestine sera pour les Britanniques (les deux rives du Jourdain). En 1921, ils créent le royaume de Transjordanie. A Jérusalem, à l’extérieur de la vieille ville, les populations commencent à se mélanger. On assiste à une montée des nationalismes et une volonté du départ des Britanniques. Puis résolution 181 de l’ONU : partage de la Palestine en 2 états, l’un juif, l’autre arabe. Jérusalem doit être une ville internationale avec un statut séparé (et ne doit pas être la capitale de l’un des deux). Chacun veut garder une part des Lieux Saints. Affrontements sur le terrain et divisions en 2 zones. Tractations entre les sionistes et l’émir Abdallah (Transjordanie) pour se partager le gâteau. En 1948, la résolution 194 réaffirme l’internationalisation de la ville. Un comité doit étudier un statut : on va laisser la ville divisée, et on internationalise seulement les Lieux Saints. Puis résolution 303 : réaffirmation de l’internationalisation de tout. La tutelle va proposer la division en 3 districts : un jordanien, un israélien, un de l’ONU. Projet refusé et blocage L’ONU refuse de faire voter le projet et Jérusalem n’a pas de statut. L’armistice israélo-transjordanienne en 49 règle le problème (mais en 67 cela redeviendra caduque). En décembre 49 : transfert de l’administration israélienne (Knesset) à Jérusalem. Une loi stipule que Jérusalem ouest est la capitale d’Israël. En 61, on compte 9 ambassades. En 67, il y en a 23. Abdallah est assassiné à Jérusalem, son petit fils Hussein lui succède. En 67 la guerre des 6 jours éclate. Le 7 juin, Jérusalem est aux mains des israéliens : suppression de la ligne de démarcation. La ville est réunifiée sous l’autorité d’Israël. Mais résolution 2253 de l’ONU : Israël ne doit pas modifier le statut de Jérusalem. Toutes les négociations ultérieures ont été traitées entre la Jordanie et Israël sans aucune mention des populations palestiniennes. C’est seulement en 88 que la Jordanie renonce à la Cisjordanie en faveur de l’OLP.

Entretien avec Albert Aghazarian : historien du Moyen-Orient, ancien professeur et responsable des relations publiques de l’Université palestinienne de Bir Zeit. Il a été porte-parole de la délégation palestinienne de l’OLP lors de la 1ère conférence pour la paix au Proche-Orient à Madrid en 1991.

« Je suis né dans cette ville. Il y a toujours la question : Qui est venu avant l’autre ? Cette question ne vaut rien car il suffit d’un siècle pour se sentir chez soi. Jérusalem est une ville de diversités, de pluralismes, d’histoires variées. Moi, j’ai un certain amour pour la période mamlouk ! Pourquoi pas ! Napoléon à Alexandrie a été très important au Moyen-Orient. Mehemet Ali a été influent à Jérusalem jusqu’à la venue des anglais.

A l’heure actuelle, de quoi s’agit-il ? La ligne : le maximum de terres pour un minimum de populations non-juives. Israël mélange maintenant César et Dieu et c’est le cocktail le plus dangereux qui soit. Les juifs orthodoxes savent cela car c’est totalement contre l’esprit juif. Pour moi, le Sionisme tombera dans la poubelle de l’Histoire. »

Départ en car pour Ramallah à 11h. : L’ONG allemande qui devait nous accueillir a déclaré forfait et nous déjeunons somptueusement au Mövenpick. Après un peu de shopping dans les rues de Ramallah, nous rencontrons dans la salle de conférence de l’hôtel le Père Manuel Musallam.

Le Père Musallam a été curé à Gaza de 1995 à 2009 et est actuellement chargé des relations avec l’Islam, responsable du département chrétien de la Commission des Affaires étrangères de l’Autorité Palestinienne. « Vous êtes les bienvenus chez nous : nous vous demandons d’être Témoins humains. A Gaza, on essaie dans un cachot de faire perdre l’humanité aux autres. Je suis prêtre catholique, originaire de Bir Zeit. Je ne suis pas un réfugié. Mes grands-parents, mes parents ont souffert de la guerre entre les anglais et les turcs. En 1995, Mgr Sabbah m’a demandé d’être curé de Gaza et il m’a dit : »Je vous promets qu’à Noël la paix viendra et que vous  n’aurez plus besoin de carte d’identité ! » C’est une petite paroisse mais très fervente : pendant « plomb durci », les chrétiens s’échappaient de leurs maisons pour venir à la messe. Israël a le droit de se défendre mais pas le droit de défendre son occupation. Mon père et ma mère sont morts à Gaza et la phrase de l’évangile « pardonnez à vos ennemis » je l’ai trouvée difficile, inhumaine ! Pourtant je ne me suis pas battu contre Israël avec des armes, mais avec ma langue, oui ! Si Gaza n’est pas libre, la paix n’est pas possible. La paix sera possible s’il y a justice.

Rencontre avec Khitam Saafin, Présidente de l’Union des comités de femmes palestiniennes (UPWC) http://www.upwc.org.ps/ regroupant 100.000 femmes musulmanes et chrétiennes « Je suis née dans une famille de réfugiés. J’avais 4 ans en 67 et je suis réfugiée dans mon propre pays. Je vis cette double réalité ; réfugiée et vivant sous l’occupation. Les femmes ont dû s’organiser avec l’occupation. Notre mouvement a un double objectif : lutte contre l’occupation et pour l’égalité des femmes en Palestine. Avec l’OLP, nous nous sentons encouragées et soutenues. Cette union de femmes, créée en 65, a été déclarée illégale en 67. »

Nous allons ensuite nous recueillir sur la tombe de Yasser Arafat. Puis retour à Jérusalem. Nous nous retrouvons à 20h.30 dans la salle du Golden Walls pour faire nos adieux à M. Warschawski qui part cette nuit à Paris pour recevoir le prix qui lui est décerné par la Commission nationale consultative des droits de l’homme. Il nous présente Yehuda Shaul, cofondateur de Breaking the silence (www.breakingthesilence.org.il/), une organisation d’anciens soldats israéliens qui témoignent de ce qu’on leur a fait faire dans les territoires occupés (article cet été dans le Monde). Yehuda Shaul a été appelé pour son service à Hébron. Il y a vu et fait des choses pas jolies ! Mais une fois libéré, il s’est dit qu’il ne pouvait pas se taire et il a convaincu ses compagnons de la nécessité de casser le silence. C’est donc un groupe de soldats démobilisés et qui témoignent pour forcer les gens à ouvrir les yeux, les oreilles, puis la bouche : « J’ai 29 ans et je suis né à Jérusalem. Je suis juif orthodoxe et j’ai grandi dans la droite israélienne, dans une colonie en Cisjordanie, avec toute ma famille. J’ai fait mon service pendant 3 ans de mars 2001 à mars 2004. C’était la 2e intifada : j’ai passé 2 ans en Cisjordanie et 14 mois à Hébron. La période à Hébron a été déterminante. Quand on est soldat, beaucoup de choses vous empêchent de penser en profondeur. Il y a la camaraderie. Mais quand j’ai commencé à commander, les choses ont pris de l’importance. Dans les 3, 4 derniers mois de sérieuses questions se sont posées à moi : sur ma prochaine vie civile. C’est un moment délicat à vivre, quelque chose était faux, je ne savais pas ce que j’allais faire et j’en ai parlé avec des amis. Et c’est en commençant à parler aux autres que ceux-ci m’ont montré leur malaise. Nous avons brisé le silence. Nous avons posé les bases mais c’est difficile de se projeter. Le 1er juin 2004 nous avons monté une exposition : photos et vidéos. Nous étions 65. Fait inattendu : 7000 personnes sont venues la visiter et certains sont allés au Parlement, ce qu’on ne peut plus faire aujourd’hui. Réponse impressionnante des media et du public, mais aussi d’autres soldats (+ de 850 témoignages). Maintenant nous essayons de donner des conférences et d’accompagner de jeunes israéliens avant leur engagement. Nous ne sommes pas là pour apporter la paix au Moyen-Orient. Nous n’avons pas de réponses, seulement des questions et nous disons : »regardez ce que vous nous avez fait faire en votre nom ! Réfléchissez au coût moral de tout cela ». Nous mettons un miroir devant la société : voilà ce qu’est l’occupation.

Entretien avec Gadi  Algazi, directeur du département d’Histoire de l’université de Tell Aviv et animateur du mouvement Tarabout. Il est considéré comme le 1er « refuznik » en refusant en 79 d’aller servir dans les territoires occupés en Palestine, ce qui lui a valu 10 mois de prison.

« J’ai 35 ans et j’ai commencé ma résistance très tôt. Après la 2e intifada nous avons créé Tayouche : Vivre ensemble, avec une résistance non-violente à l’occupation dans les villages de Cisjordanie. Car la confiance était perdue. Maintenant c’est Tarabout : Rassembler en Cisjordanie et en Israël les désorientés pour faire renaître une politique populaire. La paix n’est pas un slogan politique. La vie politique actuelle n’a qu’un projet sécuritaire. Il y a une brutalisation énorme et les élites israéliennes sont incapables de résoudre cette crise. Pas de projet, sauf celui d’épuration ethnique pour la droite israélienne. Il faudrait un compromis supportable pour donner l’espoir. La société israélienne est riche et dynamique mais complètement inégalitaire. En fait c’est une oligarchie. Et 20% des familles vivent sous le seuil de pauvreté. Cette société, déchirée par les inégalités, pourquoi est-elle incapable de changer ? C’est une société d’émigration et les émigrés sont dépendants de l’appareil d’état qui possède 93% des terres. La colonisation se trouve sur les 2 côtés de la ligne verte et ce processus donne des possibilités d’accumuler des richesses. L’état d’Israël a créé une élite qui est devenue indépendante (dénoncée par l’association « Who profits ? »). Les ennemis ne sont pas seulement les Palestiniens. Il y a aussi des actes de terrorisme d’état contre les bédouins dans le Néguev. Au cœur du problème, l’occupation change le paysage par la colonisation : processus irréversible car on ne peut pas recréer la situation qui existait avant. Cette situation de frontière coloniale qui bouge affecte la société israélienne ; Depuis 85, les élites israéliennes ont fait une expérimentation. Dans le même temps  a/ faire la guerre aux palestiniens, b/ continuer la colonisation, c /faire la politique néolibérale en Israël. Ce n’est pas tout à fait impossible ! La politique néolibérale a renforcé la colonisation ainsi que le projet de judéisation de la société israélienne pour la transformer radicalement. Actuellement certaines couches d’émigrés, souvent des russes) sont devenus colons malgré eux. C’est un aspect tragique du processus de colonisation que les élites israéliennes ont utilisé. Il faut travailler sur le logement social en Israël. Il faudrait permettre à ces colons malgré eux de se dire « nos vrais alliés sont les arabes ». Ils ont parfois fraternisé. Mais à St Jean d’Acre, c’est le contraire : ils disent « on nous traite comme des arabes ! » On assiste alors à la naissance d’un racisme populaire combiné avec une souffrance réelle. On a besoin d’une vision alternative et de créer des liens.

Dimanche 9 décembre

Lever 6 h. et messe au Saint Sépulcre à 7 h. avec des italiens. Puis nous partons à la porte de Damas où 2 guides Ali et Mahmoud Jeddah (du Nidal Center for Community Development) nous prennent en charge pour une découverte de la vieille ville et y décoder tous les signes de judéisation. Etonnant : ils sont tchadiens d’origine : leurs ancêtres se sont arrêtés à Jérusalem au retour d’un pèlerinage à La Mecque. Ils connaissent bien les problèmes et montrent à nos deux groupes la cour où ils ont grandi : 8 enfants dans un gourbi ! Puis nous reprenons le car vers Bethléem, où nous retrouvons Ramzi qui y vit. Nous déjeunons dans un restaurant géré par son oncle « sous la tente ». Puis visite de l’Eglise de la Nativité. Nous terminons notre virée à Bethléem par le camp de Dheisheh. Nous sommes accueillis par Naji Odeh, du comité populaire du camp. Puis un jeune homme qui est né là, Mourad, travailleur social, discute longuement avec nous des problèmes et évoque son ressenti du statut de réfugié. Il nous fait visiter le camp.

Retour à Jérusalem dernier petit tour, dernier jus de grenade avant de rentrer à l’hôtel où la direction nous a concocté un dîner oriental, avec danse.

 

Dernières rencontres avec des représentants de mouvements pacifistes, anticolonialistes et progressistes israéliens :

Esti Micenmacher, de la Coalition des femmes pour la paix (www.coalitionofwomen.org) et (www.whoprofits.org). Elle représente 11 organisations féminines regroupées au moment de la 2e intifada : même regard sur le conflit israélo-palestinien, et sur les problèmes sociaux.

Roy Wagner, des Anarchistes contre le mur (www.awalls.org) : c’est un groupe d’actions concertées populaires et non violentes, le vendredi, dans plusieurs villages en Cisjordanie, et de manifestations plus ou moins créatives. Question à R.W sur le nom du groupe et ses moyens d’action – réponse : nous ne sommes pas tous anarchistes ! on essaye toujours de changer de nom mais les media s’en sont emparé quand l’un de nous a été blessé au genou. En fait, on va vers le mur ou la barrière de séparation et on essaye de couper les barbelés ou de faire tomber des plaques de ciment. Parfois, on rétablit l’accès à une route ou une source. Chaque village a son problème concret. A Bilin, le mur a été repoussé

Adam Keller, de Gush Shalom (www.gushshalom.org) Cette organisation fondée en 1992 est en continuation d’autres organisations depuis 67. Son programme politique : deux états côte à côte. Cette solution n’est pas maintenant considérée comme radicale, mais elle l’a été dans sa jeunesse. Pendant un moment montrer ces deux drapeaux l’un à côté de l’autre pouvait vous mener en prison ; Elle est considérée comme la seule possible, même par Israël mais elle n’est pas appliquée. Israël dit ne pas avoir de partenaire pour négocier mais nous croyons au soutien palestinien et Israël doit négocier  avec le représentant palestinien. Même quand l’OLP était considérée comme terroriste nous avons discuté avec eux. Et nous pensons qu’il faut aussi discuter avec le Hamas. Il faut un soutien populaire. Malheureusement nos interlocuteurs du Hamas en Cisjordanie sont en prison en ce moment. Il vient d’y avoir un accord entre Netanyahou et le Hamas au Caire : pas de missile et le rivage de pêche agrandi : pour l’instant ces décisions sont respectées. Je crois qu’il faut trouver qui corresponde aux besoins de la base des deux côtés. Pour aboutir il faut un engagement international et le vote français pour la reconnaissance d’un état palestinien a été très important.

Hillel Ben Sasson, ancien président de Solidarité Cheikh Jarrah (www.en.justjlm.org) (il est neveu d’Avrom et gendre de Mikado !) « je termine mes études de théologie et je fais partie d’un groupe de juifs progressistes qui voudraient reconstruire un parti à gauche. Netanyahou est très faible et la droite aussi. Il est temps de changer !

Question d’Olivier Danino aux 4 intervenants – Pensez-vous qu’au sein du Hamas, ils soient prêts à négocier et si oui, comment réconcilier Hamas et Fatah ?

Réponse : question complexe ! Un élu du Hamas a dit : »Arafat s’est fait avoir, on ne fera pas la même erreur »La société israélienne est divisée. Le bloc de droite n’a pas augmenté depuis 1992, mais la gauche a inventé le Centre ! et la gauche n’a pas de candidat. Beaucoup de gens en Israël pensent qu’on a essayé de faire la paix et que ça n’a pas réussi, que le socialisme a échoué. Au centre les gens pensent qu’il n’y a pas de solution, qu’il faut juste survivre. Le colonialisme a complètement corrompu la société israélienne.

Nous remercions ces quatre militants et les quittons pour une dernière nuit à Jérusalem

Lundi 10 décembre

Il fait nuit noire quand nous quittons le Golden Walls pour aller reprendre l’avion à l’aéroport Ben Gourion

 

 Compte rendu d’un voyage organisé par Témoignage Chrétien et l’agence de voyage « Terre Entière »

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Mali : analyse de Samir AMIN

Publié le par Patrick Kaczmarek

Pour verser au dossier Mali, et pour ceux qui auront le temps de lire, un article de l’économiste Samir Amin  très documenté avec un chapitre sur l’histoire du Mali, des causes de la crise actuelle et aussi  un chapitre sur la reconstruction du Mali.

Texte de Samir Amin diffusé par le M’PEP avec l’autorisation de l’auteur. Économiste franco-égyptien, Samir Amin est directeur du Forum du Tiers-Monde.
http://www.m-pep.org/spip.php?article3184

et aussi un site d’info Malien

http://www.maliweb.net/

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RENCONTRE AVEC LE POETE JEAN CLAUDE MANEBARD

Publié le par Patrick Kaczmarek

Publié dans CULTURE

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Forum social mondial de Tunis se prepare à Amiens

Publié le par Patrick Kaczmarek

 

SAMEDI 26 JANVIER, à l’AUBERGE DE JEUNESSE SQUARE FRIANT, les 4 chênes à AMIENS, en présence d’une délégation de l’Union Générale des Travailleurs Tunisiens :Madame Habiba Mizouni, secrétaire générale du syndicat des médecins hospitaliers universitaire et Monsieur Msalmi Mohamed, secrétaire général adjoint de l’UGTT , ils seront présents à AMIENS à partir de Jeudi soir 24 Janvier.

Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire, pour le collectif, Edouard Krysztoforski, ATTAC80, edouard.krysztoforski@wanadoo.fr , 06 31 31 56 51

 

:LES ORGANISATIONS PARTICIPANTES : ATTAC80, CGT80,FSU80,SOLIDAIRES, LDH80,RESF80,Femmes Solidaires, Collectif départemental des droits des Femmes,ASECA, Association des Tunisiens de France (ATF), Mouvement de la Paix, Association Développement Picardie,Collectif des Tunisiens d’Amiens (CTA), Artisans du Monde, Zébulon, le Lion noir, La société des lecteurs de l’Humanité

 

 

Forum Social AMIENS Picardiedu SAMEDI 26 JANVIER à partir de 10H, salles de conférence Auberge de jeunesse square Friant Amiens.

 

ORGANISATIONS PARTICIPANTES:

 

Attac80, LDH80,RESF80, Femmes Solidaires, Terre de liens, Collectif départemental des Droits des Femmes, Aseca, mouvement de la Paix, ADP, collectif amiénois de défense de la Révolution Tunisienne (ADRT), Artisans du monde, Zébulon,le lion noir,les lecteurs de l'Humanité ...

 

SOUTIEN :

EELV, Fase, Gauche Unitaire, PCF

il a été convenu que les organisations politiques soutenantes pouvaient disposer d'un stand non ostentatoire.

 

Présence de la librairie le labyrinthe: prévenir des livres que l'on propose à la vente pour éviter les doublons

 

exposition en plus : affichage historique dela révolution tunisienne, (CADRT)

 

CANEVAS DE LA JOURNEE DU 26 JANVIER:

 

10h 30:

intégration citoyenne,pour le droit de vote des étrangers aux élections locales, (ASECA)

11h :

témoignages sur l'exclusion par Guy Louisthérése

11h 30:

les migrants en France, en Europe et dans le monde, (RESF80)

12h :

chansons la «  bande à Rosa »

texte sur la lutte de sans papiers de Lille

chants créoles,

 

14h15:

chants « bande à Rosa

14h 30;

rencontre sur le thème du travailleur migrant, regards croisés d'organisations syndicales: UGTT, CGT, FSU, SOLIDAIRES (à confirmer)

 

16h ;

regards croisés sur la pluralité des cultures, Itbicem ,CDDDF, le lion noir, Mvt Paix,

17h :

Europe- Méditerranée, Mvt Paix,

18H :

conférence ou documentaire ATTAC80

Publié dans FAITS DE SOCIETE

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Un documentaire qui a l'air passionnant sur le conflit Palestinien.

Publié le par Patrick Kaczmarek

 Je n'ai pas l'habitude d'utiliser la liste comité mais il me semble que cela vaut le coup pour cette fois.

Je vous transmet le lien vers le reportage de France Info sur un documentaire réalisé par un israelien. Il a interviesé six anciens chefs des services secrets Israelien. Tous critiquent la politique du gouvernement depuis 50ans et disent que le gouvernement de Nethaniayu ne veut pas la paix. Ils affirment aussi que la paix ne s'obtient pas par les armes mais par la construction de la confiance mutuelle.
C'est donc un documentaire décapant, nominé aux oscars.

 Voici le lien:

http://www.franceinfo.fr/monde/le-plus-france-info/les-elections-legislatives-en-israel-866973-2013-01-21

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Nucléaire: comment Sarkozy a piégé les écolos

Publié le par Patrick Kaczmarek

http://www.journaldelenvironnement.net/article/nucleaire-comment-sarkozy-a-piege-les-ecolos,27336

 

Le 31 janvier 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg

 

La construction du parc nucléaire a coûté 96 milliards d'euros.

 

La Cour des comptes a rendu, ce matin, son rapport sur les coûts de la filière du nucléaire. Le meilleur est à lire entre les lignes.

En mai 2011, les anti-nucléaires sont à la fête. Pour la première fois depuis qu’a été lancé le programme électronucléaire français, un président de la République accède à l’une de leurs demandes historiques: révéler les coûts du nucléaire tricolore.

 

Un exercice auquel s’était déjà attelé le trio Charpin-Dessus-Pelat, en 2000. A l’époque, les experts mandatés par le gouvernement Jospin avaient estimé à 410 milliards de francs (de 1996) le montant de la facture des 58 réacteurs du parc français, soit 79 milliards d’euros (2010, inflation comprise). Oublié par la plupart, critiqué par d’autres, ce premier audit est tombé dans les oubliettes de l’histoire.

 

Tenant la promesse faite par le président Sarkozy, le Premier ministre mandate, le 17 mai dernier, la Cour des comptes pour «expertiser les coûts de la filière nucléaire, y compris ceux relatifs au démantèlement des installations et à l’assurance des sites».

 

Coordonné par l’ancienne présidente de l’Ademe, la conseillère-maître Michèle Pappalardo, le rapport est bouclé en moins de 8 mois. Ce qui, compte tenu de la difficulté du sujet, est une prouesse digne d’éloges. Ses principaux chiffres sont dévoilés, dès le 12 janvier, par La Tribune [JDLE]. Le coût de la construction du parc est estimé à 96 Md€ (2010), soit l’équivalent de 511 milliards de francs (1996).

 

Le montant de la facture de la totalité de la filière (recherches, réacteurs en service et arrêtés, du cycle du combustible et du démantèlement de la plupart des réacteurs) est évalué à 228 Md€ (2010), soit l’équivalent de 1.213 milliards de francs de 1996.

 

Présenté à la presse ce matin, le document final confirme les données essentielles publiées il y a deux semaines par le quotidien économique aujourd’hui défunt.

 

Mais ses 440 pages reforgent d’autres pépites. Le coût de construction? Il ne cesse d’augmenter: 1,07 M€ le mégawatt pour les réacteurs de 900 MW, 2,06 M€/MW pour les tranches du palier N4 et probablement 3,7 M€/MW pour l’EPR. Feu Superphénix: un programme dont le coût total atteint les 12 Md€. Les installations d’enrichissement du combustible et de recyclage des combustibles usés (hors MOX): 15 Md€, dont la moitié a été réglée par les clients étrangers de Cogema-Areva.

 

Aux «coûts passés», rappelle le premier président de la Cour des comptes, il faut ajouter la maintenance (1,7 Md€/an), l’exploitation (8,9 Md€/an), la recherche publique (414 M€/an) et les dépenses publiques relatives «à la sûreté, la sécurité et l’information des citoyens», soit 230 M€ par an.

 

Après les dépenses passées et présentes, les magistrats du Palais Cambon se sont attaqués aux investissements à venir. Un exercice à haut risque. «La production d’électricité nucléaire a pour particularité qu’une partie de ses coûts est reportée après la période de production elle-même, pour des montants importants et sur une période de temps longue. Ainsi, l’ampleur et le calendrier des coûts qui y sont associés sont souvent mal connus et leur chiffrage repose sur de nombreuses hypothèses», prévient Didier Migaud.

 

En 2010, les dépenses futures de la filière étaient évaluées par EDF, Areva et le CEA à 79,4 Md€. Un chiffre couvrant la gestion des combustibles usés, le démantèlement des installations et la gestion à long terme des déchets radioactifs. Pour le moment, les trois acteurs principaux n’ont provisionné dans leurs comptes que 38,4 Md€.

 

Mais cela ne devrait pas être suffisant. Prenons le démantèlement des réacteurs, dont le coût est évalué à 31,9 Md€: un «montant que la Cour ne peut valider, regrette Didier Migaud, en l’absence d’expérience réelle et comparable de démantèlement dans l’histoire».

 

Les charges inhérentes à la gestion des combustibles usés sont évaluées à 14,8 Md€. Sans que l’on sache encore quoi faire des 2.000 tonnes de MOX usés et de l’uranium de retraitement enrichi. Il faudra donc revoir à la hausse aussi le coût des filières de stockage de ces déchets ultimes. Hélas, pour le moment, les producteurs de déchets les évaluent à 14,4 Md€, contre 36 milliards pour l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs. Ce sera au gouvernement de trancher entre ces deux visions d’ici 2015.

 

En attendant, constate la Cour des comptes, EDF, Areva et le CEA calculent leurs provisions en fonction du prix le plus bas. Ces «actifs de couverture» sont, pour les deux tiers, placés en bourse. Ce qui n’est pas sans risque au moment où l’Europe vit sa plus grave crise financière depuis le Black Thursday de 1929. De douloureux ajustements ne sont donc pas à exclure.

 

Les magistrats ont d’ailleurs remarqué les premiers accommodements des industriels avec la loi. EDF garantit ses investissements futurs avec des actions de sa filiale (à 100%) RTE. Dans le même ordre d’idée, les industriels utilisent aussi leurs participations croisées. Pour le CEA, c’est plus simple, c’est l’Etat qui paiera ses dépenses, évaluées à près de 7 Md€. «Techniquement, ces décisions peuvent se plaider, concède le président de la deuxième chambre de la Cour, Gilles-Pierre Levy, mais elles sont contraires à l’esprit de la loi de 2006.»

 

Voilà donc connus la plupart des coûts du nucléaire. Du moins, ceux sur lesquels les magistrats ont pu éplucher les factures ou les devis sérieux. Ce qui permet d’évaluer, vaille que vaille, le coût de production. Selon les approches comptables, le coût du mégawattheure nucléaire varie entre 33,4 et 49,5 €, indique Didier Migaud. La précision est admirable.

 

La suite ne l’est pas moins. Le premier président de la Cour des comptes rappelle une évidence: le parc nucléaire vieillit. En 2010, l’âge moyen des 58 tranches en fonctionnement atteignait 25 ans. Inquiétant, si l’on se souvient que les réacteurs à eau sous pression français ont été conçus pour fonctionner 30 ans. Fort heureusement pour EDF, la loi française ne fixe aucune limite d’âge. Tous les 10 ans, chaque réacteur fait l’objet d’une pointilleuse «visite décennale», à l’issue de laquelle l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) décide ou non d’autoriser le prolongement de la durée de vie de l’installation. En général, pour une décennie supplémentaire.

 

Depuis 2003, EDF fait le pari comptable que ses réacteurs tourneront 40 ans. Fessenheim 1 et Tricastin 1 ont déjà été déclarés bon pour 40 ans de service. Mais rien n’oblige l’ASN à faire de même pour les 56 autres tranches, notamment depuis Fukushima. Pour passer l’inspection, EDF prévoit néanmoins d’investir 50 Md€, au cours des 25 prochaines années. A quoi pourrait s’ajouter 5 autres milliards pour intégrer les prescriptions faites par l’ASN, à l’issue des stress tests de 2011 [JDLE].

 

«La prise en compte de ces facteurs rendent nécessaires plus qu’un doublement au rythme actuel d’investissement de maintenance, passant d’un montant annuel de 1,5 milliard constaté sur la période 2008-2010, à près de 3,7 Md€/an jusqu’en 2025. Ces investissements accrus feront augmenter le prix de production de 10%», affirme Didier Migaud.

 

Le nucléaire est donc cher. Et il le sera de plus en plus. Du pain béni, pour les anti-nucléaire. Pas si sûr, en fait. Car, si les magistrats confirment que le prix de l’électron atomique va grimper, ils ne sont pas sûrs que ce soit là la solution électrique la plus chère. «Dans l’hypothèse d’une durée de fonctionnement de 40 ans et d’un maintien de la production électronucléaire à son niveau actuel [410-420 térawattheures par an, ndlr], il faudrait un effort très considérable d’investissement permettant de construire 11 EPR d’ici la fin de 2022. La mise en œuvre d’un tel programme d’investissement à court terme paraît très peu probable, voire impossible», analyse Didier Migaud.

 

Et l’ancien député socialiste de préciser sa pensée: «A travers l’absence de décision, nous sommes réduits à décider, soit de faire durer les centrales au-delà de 40 ans, soit de faire évoluer le mix énergétique ou de réaliser des efforts considérables d’économie d’énergie».

 

Et devinez où va la préférence des magistrats? «Compte tenu de la durée des travaux, on aura du mal à ne pas prolonger la durée de vie des centrales», concède Gilles-Pierre Levy. Sans jamais le dire publiquement, les magistrats estiment qu’il sera donc moins cher pour la collectivité de poursuivre avec le parc existant plutôt que d’engager la construction de 11 EPR ou de mettre en chantier un vaste programme combinant maîtrise de la demande d’énergie et énergies renouvelables. Le Premier ministre ne les a pas mandatés pour cela, mais c’est bien ce qu’il fallait démontrer.

Publié dans POLITIQUE

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Analyse d'Alain Gresh sur l'intervention au Mali

Publié le par Patrick Kaczmarek

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Au Mali, une intervention française aux contours incertains

Publié le par Patrick Kaczmarek

Le Monde diplomatique

La valise diplomatique

Au Mali, une intervention française aux contours incertains

Pour quels objectifs la France s'est-elle engagée militairement au Mali ? Pour empêcher des « terroristes islamistes » de prendre Bamako ? Pour reconquérir le Nord du pays ? Pour rétablir une légalité démocratique, ébranlée par une tentative de coup d'Etat ? Pour contribuer à « la guerre contre le terrorisme » et éviter la création d'un « Sahelistan » aux portes de l'Europe ?

Alors qu'en représailles à cette intervention, des djihadistes ont organisé une prise d'otages en Algérie qui semble s'acheminer vers un désastre, ce sont autant de questions auxquelles il n'est pas facile d'apporter des réponses, tant les déclarations officielles à Paris restent floues. Décidée dans l'urgence à l'appel d'un gouvernement à la légitimité ébranlée, cette expédition prend une ampleur inattendue, alors même que les pays africains tardent à s'engager et que les partenaires européens et américain se contentent de promettre un appui logistique. Sans buts clairs, le risque est grand d'assister à un enlisement et à faire ainsi le jeu des groupes les plus radicaux qui veulent « attirer » les Occidentaux dans des conflits sans fin : les guerres d'Irak et d'Afghanistan ont-elles réduit la menace terroriste ou l'ont-elles, au contraire, alimentée ?

L'expédition au Mali repose aussi la question des relations de la France avec le continent africain, de ses responsabilités, de ses méthodes d'action. Le temps de la Françafrique est, paraît-il, terminé. Pourtant, si les ressources de l'Afrique suscitent encore bien des convoitises, la volonté de contribuer à un développement économique, social et politique du continent semble absente des préoccupations européennes ou des organisations financières internationales. Mais seul ce développement peut garantir, à long terme, la stabilité et la prospérité.

A lire sur notre site : une sélection d'articles sur
les tensions au Sahel et les interventions militaires
de l'occident

En kiosques

Sur le site

·         La vente libre des armes et la théorie de la dissonance cognitive

17/01. Régime d'opinion
Alain Garrigou

·         Droit social à la moulinette

17/01. La valise diplomatique
Martine Bulard

·         « Là-bas si j'y suis » : janvier 2013

15/01. La valise diplomatique

·         Mali, Afghanistan, les leçons oubliées

14/01. Nouvelles d'Orient
Alain Gresh

·         Mali : questions sur une intervention

14/01. Défense en ligne
Philippe Leymarie

·         Insécurité alimentaire au Burkina Faso

11/01. La valise diplomatique
Philippe Revelli

·         Pourquoi Occuper Wall Street n'a pas réussi aussi bien que le Tea Party

10/01. La valise diplomatique

MANIÈRE DE VOIR : « L'ESSENTIEL DU "DIPLO" 2012 »

Analyse des élections en Grèce, aux Etats-Unis, au Venezuela ; reportages dans les Balkans, en Afrique du Sud, en Chine ; retour sur les racines de la crise économique, le sens de l'Histoire, les limites de l'éducation... Ce « Manière de voir » pas comme les autres propose l'essentiel du « Monde diplomatique » de 2012.

Manière de voir « L'essentiel du "Diplo" 2012 »

Numéro 127, février - mars 2013, 100 pages, 8,50 euros.

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Pour célébrer le deuxième anniversaire de la révolution tunisienne.

Publié le par Patrick Kaczmarek

Voici, comme promis, le papier que j'ai écrit pour l'hebdo Marianne, pour célébrer le deuxième anniversaire de la révolution tunisienne.

Amitiés

Ibticem

http://www.marianne.net/L-inquietude-d-une-tunisienne-en-France_a225797.html=

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