Tout faire pour la paix et le dialogue dans la péninsule coréenne

Publié le par Patrick Kaczmarek

Le début d’année 2016 a été marqué par une nouvelle escalade des tensions dans la péninsule coréenne : après que la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a revendiqué le test réussi d’une bombe à hydrogène le 7 janvier 2016, les États-Unis ont envoyé un avion bombardier dans le ciel de la Corée et font pression pour un nouveau renforcement des sanctions contre la RPDC, laquelle est pourtant déjà le pays le plus sanctionné au monde, au moment où les sanctions sont levées contre d’autres pays réputés ennemis des États-Unis.

Par ailleurs, les États-Unis n’ont toujours pas donné suite à la proposition, exprimée de longue date par la RPDC, d’un traité de paix dans la péninsule coréenne, alors que la guerre de Corée (1950-1953) s’est achevée par un simple accord d’armistice, sans mécanisme de sécurité qui permettrait de favoriser le dialogue et empêcher les accrochages meurtriers qui font toujours des victimes de chaque côté de la frontière inter-coréenne.

Fondée en 1969 par des personnalités de divers horizons politiques pour favoriser la paix et la réunification de la Corée, et œuvrer au développement des échanges entre la France et la Corée – toute la Corée – dans tous les domaines, l’Association d’amitié franco-coréenne (AAFC) réaffirme sa conviction qu’il n’y a pas de fatalité au cycle réitéré des escalades et des sanctions, sanctions dont la mise en œuvre touche d’abord, sinon exclusivement, la population nord-coréenne.

Tel est le sens du combat que l'AAFC mène pour un traité de paix en Corée, lequel exige :

  • de rouvrir des pourparlers multilatéraux sur la dénucléarisation de toute la péninsule coréenne, conformément à l'accord sur la réconciliation, la non-agression, les échanges et la coopération, signé en 1991 par les Corée du Nord et du Sud ; ces discussions doivent reprendre sans conditions préalables ni exclusives, avec comme objectif la levée des sanctions contre la RPDC, des garanties de sécurité et un désarmement réciproque, alors que l’article 6 du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires prévoit que les États déjà dotés de telles armes lors de la signature du traité s’engagent sur la voie du désarmement ;

  • de mettre en place un dialogue entre Washington et Pyongyang abordant ouvertement la question d’un traité de paix et créant un climat de confiance, grâce notamment à ce canal de communication direct entre les deux pays ;

  • de voir la France, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, s’engager, éventuellement aux côtés de ses partenaires européens, comme partie aux pourparlers multilatéraux pour la paix et la dénucléarisation en Corée, en franchissant, pour ce qui la concerne, le pas de l’établissement de relations diplomatiques complètes avec la RPDC dans l’intérêt mutuel des deux pays.

L’Association d'amitié franco-coréenne continuera d’agir, comme elle le fait depuis 46 ans, pour la paix en Corée, en Asie et dans le monde.


Paris, le 21 janvier 2016

 

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