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Ce mardi 14 juillet 2009, les PS Européens sapprêtent à voter à
droite
à Bruxelles, contrairement à leur campagne électorale.
Les Verts ne présentent pas de candidat ils participent donc aux magouilles.
I) Élie Hoarau, Respect des valeurs ou alliance sans principe ?
II) Le PSE négocie deux ans et demi de présidence, à tour de rôle avec le PPE. Je ne sais pas ce que négocient les Verts mais je constate quils ne présentent pas de candidat.
III) Débauchage. Rocard dans les filets sarkozystes.
3-1) Lex-premier ministre socialiste a été nommé, lundi, aux côtés dAlain Juppé, à la tête dune commission sur le « grand emprunt ».
3-2) Rappel dur Rocard et la directive Bolkestein
IV) Manuel Valls ;
4-1) Le député-maire socialiste dEvry (91) a lâché une phrase très bizarre à son directeur de la communication
4-2) Valls félicité par lUMP
4-3) Mixité « Dérapage scandaleux »
* Un innocent Salah Hamouri, croupis depuis 1583 jours en prison en Israël. Signez et faites signer la pétition
Ce mardi 14 juillet, les PS Européens sapprêtent à voter à droite
à Bruxelles, contrairement à leur campagne électorale.
Les Verts ne présentent pas de candidat ils participent donc aux magouilles.
( ) cette gauche caviar représentée par Frédéric Mitterrand(*) se réduit comme peau de chagrin. Mais le chef de lÉtat avait déjà entamé cette décomposition de lopposition en désignant Bernard Kouchner, Jean-Marie Bockel, Éric Besson, Fadela Amara ou Martin Hirsch ministres ou haut commissaires ( ).
Source : http://www.humanite.fr/Frederic-Mitterrand-la-gauche-caviar-a-la-Culture
Il faut ajouter au tableau de chasse de Sarko :
1) Jack Lang qui a vice-présidé la commission chargée de modifier la constitution au service de Sarkozy et surtout qui a permis de la faire passer dune voix la sienne ! ! !
Quant-à Claude Allègre, 72 ans, il attend toujours, pourtant, il navait pas ménagé son soutien à la droite pour les européennes : « Quelques jours après, le 26 mai, Claude Allègre, "resté de gauche", prend publiquement position en faveur de la tête de liste UMP aux élections européennes : "Je vais voter pour Michel Barnier sans aucune hésitation, je n'ai pas d'états d'âme. Nicolas Sarkozy est la seule personne qui ait fait bouger la Commission européenne." » (Sic ! ! !).
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/allegre-contre-allegre_765105.html
2) Michel Rocard (voir plus loin)
Jamais un régime na été aussi à droite depuis la 2ème guerre mondiale, jamais il na autant attiré de socialistes,
Dans lhistoire de la Ve République, il ny a quun seul précédent de ministre de gauche dans un gouvernement de droite : cétait en 1959 avec la nomination dAndré Boulloche, membre de la SFIO, dans le gouvernement de Michel Debré.
http://www.republicain-lorrain.fr/fr/permalien/article.html?iurweb=1002178
NDLR : Le sénateur centriste Michel Mercier, trésorier du Mouvement démocrate (MoDem), a été nommé ministre de l'espace rural et de l'aménagement du territoire. (Source : Le Monde)
Le Modem de Bayrou se dit pourtant ni de droite ni de gauche, il est vrai quavec de nombreux gens de la « gauche caviar » qui vont à la curée, il ny a pas de raison que le « centre » nen fasse pas autant. Les principes affichés à la télé et largent dans la poche tout beau flatteur vit aux dépens de celui qui lécoute cette leçon vaut bien un fromage
(*) NDLR : Frédéric Mitterrand est difficilement classable dans un groupe politique défini. Il a adhéré en juin 1993 au Mouvement des radicaux de gauche (MRG), proche du Parti socialiste. Deux ans plus tard, en mai 1995, il apportait son soutien à Jacques Chirac, candidat de droite à la présidence de la République.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Mitterrand
I) Elie Hoarau, Respect des valeurs ou alliance sans principe ?
Député européen, secrétaire général du Parti communiste réunionnais
Comme nous lavons affirmé tout au long de la campagne électorale des européennes (nous, lAlliance des outre-mers et le Front de gauche), les socialistes et les Verts semblent à nouveau avoir choisi le camp de lalliance objective avec le Parti populaire européen (PPE) au Parlement.
Ce mardi 14 juillet auront lieu les élections du président du Parlement européen. Les socialistes et les Verts ont choisi de ne pas présenter de candidat afin de matérialiser un accord présenté comme technique pour mieux masquer la nature politique sur laquelle a toujours débouché ce type dalliance.
Sans équivoque, ce fait nest pas nouveau et lalliance entre le Parti socialiste européen (PSE) et le Parti populaire européen (PPE) nest pas peu habituelle puisque cela fait cinq législatures quils gouvernent le Parlement main dans la main.
Cependant, la situation a quelque chose dinédit, qui mettra chacun devant ses responsabilités ; cest la première fois que seuls deux candidats seraient en lice pour le poste de président du Parlement européen. Le premier est Eva-Britt Svensson, une Suédoise du groupe de la Gauche unitaire européenne et de la Gauche verte nordique (GUE-NGL). Le second est Jerzy Buzek, un Polonais du groupe du Parti populaire européen (droite conservatrice européenne).
Les députés socialistes et Verts auront donc à faire un choix : suivre les recommandations données par leurs leaders politiques respectifs, en vu dhonorer les accords dune alliance avec les forces libérales et conservatrices, ou respecter les valeurs quils mettent si souvent en avant durant le temps des campagnes électorales. Respect de ses propres engagements ou obtention de postes de VIP ? Telle est la question pour les socialistes et les Verts au Parlement européen.
Pour nous, le choix est fait et ne sest jamais posé ! Il sera celui du respect de nos valeurs et de nos engagements. Cest pour une candidate qui incarne des valeurs de progrès que je voterai. Eva-Britt Svensson est une féministe engagée, appartenant au groupe de la Gauche verte suédoise défendant pleinement les valeurs que nous portons. On ne peut tenir un discours pour une Europe sociale durant la campagne électorale et se rallier, dès les premiers jours au Parlement européen, à ceux qui incarnent par leurs programmes une politique libérale et conservatrice.
Pour que chacun puisse se faire son opinion lorsque lheure des résultats arrivera, mardi 14 juillet, il faut retenir que lampleur des votes en faveur du futur président démontrera au sein du Parlement le degré de compromission du Parti socialiste et des Verts (qui représentent à tous deux près de 30 % des voix).
II) Le PSE négocie deux ans et demi de présidence, à tour de rôle avec le PPE. Je ne sais pas ce que négocient les Verts mais je constate quils ne présentent pas de candidat. La Gauche unitaire présente une candidate pour clarifier la situation.
http://www.humanite.fr/2009-07-10_Politique_Gauche-droite-le-choix-des-deputes-europeens
Gauche-droite : le choix des députés européens
Strasbourg. Situation inédite : pour la première fois il y aura deux candidats clairement identifiés à la présidence. Entretien avec Marie-Christine Vergiat.
Le Parlement doit élire son président mardi 14 juillet. Pour la première fois il ny aura que deux candidats : lancien premier ministre polonais Jerzy Buzek, représentant de la droite conservatrice, et pour la gauche Eva-Britt Svensson. Entretien avec Marie-Christine Vergiat, coordinatrice de la Gauche unitaire européenne.
Comment expliquez-vous laccord entre le Parti populaire européen et le Parti socialiste européen pour favoriser lélection de Jerzy Buzek ?
Marie-Christine Vergiat. Il reste en effet en lice le candidat du PPE et la candidate de la GUE. On a vécu en France une campagne électorale où tout le monde était sur la ligne la plus à gauche, personne ne voulait une Europe libérale mais une Europe sociale, ni du candidat Barroso pour la présidence de la Commission. Et pourtant, cest reparti de plus belle, jallais dire comme dhabitude, cest-à-dire en sous-main, des accords entre les uns et les autres. Après tous les beaux discours électoraux, dans les faits les partis qui font la majorité du Parlement continuent leurs tractations. Le PSE négocie deux ans et demi de présidence, à tour de rôle avec le PPE. Je ne sais pas ce que négocient les Verts mais je constate quils ne présentent pas de candidat. La Gauche unitaire présente une candidate pour clarifier la situation. Elle présente une femme de lEurope du Nord, Eva-Britt Swensson, féministe, écologiste, une femme de gauche.
A-t-elle obtenu publiquement dautre soutien au-delà de la Gauche unitaire ?
Marie-Christine Vergiat. Nous espérons que ceux qui se disent de gauche choisiront leur candidat. Celui du PPE, lancien premier ministre polonais, représente la droite la plus réactionnaire et conservatrice que lon peut trouver en Europe et notamment dans les anciens pays de lEurope de lEst. Il y a eu un débat entre les deux candidats mercredi après-midi qui ma paru surréaliste. Jerzy Buzek sy est vanté davoir fermé 22 mines dans sa région sans que cela pose le moindre problème ; il sest vanté du bienfait des privatisations qui permettaient dapporter de largent dans léconomie de son pays ; il a fait un lien direct entre immigration et délinquance autant dexemples qui montrent que ce nest pas ce qui a été défendu notamment par le Front de gauche et au-delà.
Cest son programme pour le Parlement ?
Marie-Christine Vergiat. Oui, tout à fait. Il y a une occasion unique de permettre à ceux qui se réclament de la gauche de faire le choix entre un candidat de la droite la plus réactionnaire et une candidate de gauche clairement identifiée, pour laquelle bon nombre, sils étaient cohérents avec eux-mêmes, pourraient se reconnaître. Francis Wurtz soulignait que cest la première fois quil y a, au premier tour, une confrontation droite-gauche aussi clairement identifiée.
Est-ce que cette élection préfigure la nomination du président de la Commission ?
Marie-Christine Vergiat. Il y a des tractations en sous-main. Jai lu les déclarations de Daniel Cohn-Bendit. On sait que les socialistes français sont en train de discuter un certain nombre de places. Il y a des négociations par-derrière qui nhonorent pas le Parlement, qui ne facilitent pas ce quon appelle de nos voeux, la reconstruction dune gauche clairement identifiée en Europe. La social-démocratie vient
de se prendre une claque mémorable dans lensemble
de lUnion européenne et elle continue comme si de rien nétait.
Entretien réalisé par Jacques Moran
III) Débauchage. Rocard dans les filets sarkozystes.
3-1) Lex-premier ministre socialiste a été nommé, lundi, aux côtés dAlain Juppé, à la tête dune commission sur le « grand emprunt ».
http://www.humanite.fr/2009-07-08_Politique_Rocard-dans-les-filets-sarkozystes
Le remaniement ministériel post-européennes avait fait chou blanc en matière de nouvelles proies de « louverture » sarkozyste. Mais le chef de lÉtat avait promis des « surprises » à venir. Cest chose faite depuis lundi, avec la nomination de deux ex-premiers ministres, Alain Juppé (UMP) et Michel Rocard (PS), à la tête dune commission chargée de « réfléchir » aux priorités du grand emprunt annoncé par Nicolas Sarkozy. Si le nom de lancien premier ministre de Jacques Chirac ne surprend pas vraiment (il a été léphémère numéro deux du premier gouvernement Fillon), celui de lancien chef de file de la « deuxième gauche » est un nouveau coup dur pour la gauche et le PS en particulier. Avec cette « prise », Nicolas Sarkozy fait coup double. Dune part, il couvre son emprunt, très critiqué à gauche, de « la caution de Juppé et de Rocard » (le Figaro dhier). Dautre part, il plante une épine dans le pied du PS, qui peine à retrouver de la voix dans lopposition depuis son score calamiteux des européennes.
Laffaire a été rondement menée, préparée « depuis longtemps », selon lentourage du président de la République. Lundi, Michel Rocard a signé une tribune à point nommé dans le Monde. Sous une tonalité résolument à gauche qui fustige, pêle-mêle, « la précarisation du travail », « la folle référence aux 15 % de rendement financier » et la responsabilité des partis conservateurs « qui nous ont amenés à la crise », lancien premier ministre socialiste glisse subrepticement : « Relancer exclusivement la consommation na guère de sens ( ). Cest par linvestissement que le cercle vertueux doit être réamorcé. » Une phrase qui justifie par avance le recours à lemprunt décidé par Nicolas Sarkozy.
Embarrassé par ce nouveau débauchage, le président du groupe PS à lAssemblée nationale, Jean-Marc Ayrault a tenté de dévier loffensive sarkozyste en disant faire confiance à la « liberté » de Michel Rocard. « Je lui fais entièrement confiance, et ceux qui pensent que cest de la récupération politique, il ny a que Nicolas Sarkozy pour le faire croire ». Que lui, vraiment ? Hier, Bertrand Delanoë y a pourtant vu un « coup marketing » et une opération visant à « débaucher des personnalités de gauche pour appliquer des politiques de droite ».
Sébastien Crépel
3-2) Rappel dur Rocard : En deuxième lecture, le 15 novembre 2006, un amendement (38 et 39 GUE-GVN et Verts) propose de rejeter in fine la directive Bolkestein 105 pour, 405 contre et 12 abstentions.
Les Verts et le PS français (sauf Michel Rocard) soutiennent lamendement de rejet de la directive. La droite et le reste du PSE votent contre cet amendement de rejet.
http://www.arretsurimages.net/forum/read.php?3,93245,94172
http://www.agoravox.fr/spip.php?page=auteur-par-nbcomms&id_auteur=36985
IV) Manuel Valls ;
4-1) Le député-maire socialiste dEvry (91) a lâché une phrase très bizarre à son directeur de la communication
http://www.eteignezvotreordinateur.com/manuel-valls-veut-plus-de-blancs-a-evry/
Parcourant les allées dune brocante dEvry, Manuel Valls lâche cette phrase à Christian Gravel, directeur de la communication à la mairie :
« Belle image de la ville dEvry Tu me mets quelques blancs, quelques whites, quelques blancos »
Une phrase qui a été enregistrée et qui nest pas passée inaperçue. La journaliste de Direct 8 demande alors au maire dEvry de sexpliquer, et ce dernier tente de sauver la situation, tant bien que mal, en dénonçant par exemple la ghettoïsation.
Triste spectacle que de voir les hommes politiques faire du marketing avec les ethnies et les couleurs des gens.
4-2) Valls félicité par lUMP
http://www.humanite.fr/2009-06-19_Politique_Valls-felicite-par-l-UMP
Parti Socialiste. Par ses annonces délibérément provocatrices, le député et maire dÉvry adopte une posture iconoclaste et droitière.
Pour qui roule Manuel Valls ? Dans un PS en proie aux questionnements après les résultats désastreux enregistrés à loccasion des élections européennes, il nest pas certain que lannonce de sa candidature à des primaires en vue de lélection présidentielle tombe à pic. Sauf à considérer deux hypothèses : un ego démesuré ou une posture de poisson pilote pour une candidature qui, dans ces circonstances, doit faire profil bas.
le socialisme, une notion surannée
Il reste que le député maire dÉvry a brisé, dune manière iconoclaste qui rappelle le style de Ségolène Royal, le consensus sur louverture du chantier de refondation de la maison socialiste. En plaçant la présidentielle au centre du débat, il pèse précisément sur celui lancé après le conseil national de la semaine précédente, qui donnait limpression dêtre enfin axé sur les voies et les moyens dune renaissance programmatique et électorale. À entendre Manuel Valls, la refondation, cest lui : « Si on ne me prouve pas quun autre socialiste peut mieux que moi porter le renouvellement, je porterai ces idées moi-même », a-t-il lancé. Des idées qui détonnent, lorsquil explique que le mot « socialisme » na plus de sens. Dans la foulée, il se prononce en faveur de labandon de la forme parti pour celle dun mouvement. La droite se frotte les mains. Dominique Paillé, porte-parole adjoint de lUMP, a apporté son soutien au maire dÉvry : « Il semble que le mot socialisme nest plus dactualité, Manuel Valls a évidemment raison puisque le socialisme est une vieille idée de la fin du XIXe siècle, qui apparaît aujourdhui totalement surannée. »
Coïncidence volontaire ? Lannonce de Manuel Valls a eu lieu alors quun enregistrement vidéo tournait en boucle sur Internet. On y voyait et entendait le maire demander quon rajoute « quelques Blancs, quelques Whites, quelques Blancos » dans le paysage de sa ville.
une vidéo compromettante
Au sein du PS, ces propos ont suscité de nombreuses critiques. À commencer par celles de Faouzi Lamdaoui, membre du conseil national et proche de François Hollande : « La confusion, volontaire ou pas, entre la mixité sociale et lorigine des habitants de la ville ne lhonore pas », a déclaré lancien responsable national à légalité. Selon lui, ces paroles « confortent les thèses chères à lextrême droite, qui prône une hiérarchie absurde entre les prétendus races ». Sur Internet circule une pétition de militants socialistes dénonçant les propos et appelant Martine Aubry à créer une instance interne qui sanctionne toutes les formes de discrimination.
A. T.
4-3) Mixité « Dérapage scandaleux » de Valls Faouzi Lamdaoui, membre du conseil national du PS, a réagi hier aux propos de Manuel Valls, député-maire (PS) dÉvry, qui proposait la semaine dernière quon ajoute « quelques Blancs, quelques white, quelques blancos » dans une brocante dÉvry. Faouzi Lamdaoui a ainsi qualifié ces propos de « dérapage scandaleux » ajoutant que « la confusion, volontaire ou pas, entre la mixité sociale et lorigine des habitants de la ville ne lhonore pas ». « Je rappelle à Manuel Valls, lui-même issu de limmigration, que la problématique des ghettos est de nature économique et sociale, et na donc rien à voir avec la couleur de peau. »
http://www.humanite.fr/2009-06-15_Societe_dans-l-actualite
* Un innocent Salah Hamouri, croupis depuis 1583 jours en prison en Israël. Signez et faites signer la pétition
http://www.france-palestine.org/article7743.html
http://www.humanite.fr/Monsieur-le-President-nous-vous-rappelons-Salah-Hamouri
Le 17 avril le tribunal militaire israélien a condamné un innocent : Salah Hamouri à 7 ans de prison. Nous demandons aux autorités françaises, qui ne se sont pas mobilisées avant le procès, dassurer leurs obligations envers notre jeune compatriote et dintervenir immédiatement afin de le faire sortir de la prison israélienne où il a déjà passé trois ans ( )