Henri Barbusse

Publié le par Patrick Kaczmarek









Dans les tranchées il consigne presque jour par jour ses impressions dans un carnet maculé de boues et de sang gardé par Hélyonne Barbusse. C’est d’après ses notes qu’il écrira « Le Feu, journal d’une escouade » écrit alors qu’il est évacué malade et qui parait en feuilleton au cours de l’été en 1916 dans l’œuvre. « L’Œuvre de Barbusse dédiée « à la mémoire des camarades tombés à côtés de moi à Crouy et sur la 119 », est publiée juste à temps pour être présenté le Goncourt et recevoir ^le prix. Le Feu dont on tire dès décembre 1916 de nouveaux milliers d’exemplaires, bouleverse la France comme le témoignage le plus vrai de son drame quotidien… Le Feu c’est le cri des vivants le testament des morts. Tandis que les milieux réactionnaires de l’arrière sont troublés, indignés parfois de cette peinture sans retouches des misères et de la mort des soldats, l’œuvre se repend partout, pénètre dans les pays neutre puis en Allemagne où sa diffusion encouragée d’abord est bientôt interdite. Barbusse, par la voix du caporal Bertrand a osé rendre hommage au pacifiste allemand Liebknecht. Il a témoigné que la vérité, l’absence de haine pour l’ennemi vont de pair avec la volonté de la victoire libératrice de la France ».









Histoire Littéraire de la France Editions Sociales pour le Livre Club Diderot p263-264

 

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Publié dans CULTURE

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