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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 11:49


La série à découvrir et à partager sur http://2012.pcf.fr/dessin


L'idée est finalement assez simple : mettre en image le programme "l'humain d'abord" du Front de gauche pour les élections de 2012. Chacun le sait, mieux vaut un dessin clair qu'un long discours. Un exercice qui n'est toutefois pas si aisé et qui prouverait peut-être, si tous les candidats s'y astreignaient, que leur "dessein" n'est pas toujours très clair.

Le Parti communiste français entame cette série en espérant qu'elle vous aidera à mieux cerner les enjeux de cette campagne, les propositions du Front de gauche, et qu'elle saura vous faire sourire en ces temps de crise.

4 films sont déjà sortis à ce jour et d'autres sont annoncés.

Par Patrick Kaczmarek - Publié dans : POLITIQUE
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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 11:56

Par ailleurs dans le cadre de la journée de solidarité avec le peuple palestinien, des actions sont organisées pour appuyer la demande de reconnaissance de l’état palestinien à l’ONU (ci-joint des informations sur le débat qui se déroule au Conseil de sécurité de l’ONU) plus le communiqué du CNJPDPI (collectif pour une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens)  signé par de très nombreuse organisations

A Paris un rassemblent organisé par le CNJPDPI aura lieu le 3 décembre à la Bastille à 17h30.

La palestine aux nations unies

 

Les déclarations/ analyses du jour :

 

 

 

Analyse très claire de René Backman, du Nouvel Observateur

 

http://renebackmann.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/11/12/que-dit-le-rapport-du-conseil-de-securite-sur-l-admission-de.html

 

Que dit le rapport du Conseil de sécurité sur l’admission de la Palestine ?

 

Comme prévu, le Comité des admissions du Conseil de sécurité de l’ONU, chargé d’instruire la candidature de la Palestine, a adopté hier, vendredi, un rapport dans lequel il se déclare « incapable d’émettre une recommandation unanime au Conseil de sécurité ». En clair, les Palestiniens ne disposent pas des 9 voix (sur 15) qui auraient permis au Comité de formuler une recommandation favorable pour l’adoption d’une Résolution sur l’admission de la Palestine. Comme on le sait, même dans cette hypothèse, la Palestine n’aurait pas été admise, les Etats-Unis ayant prévenu qu’ils étaient résolus à opposer leur veto à cette décision.

 

Il revient désormais aux Palestiniens de décider s’ils souhaitent aller jusqu’au vote, ce qui obligerait les 15 membres du Conseil à rendre public leur choix, mais donnerait un caractère plus visible à leur échec. Ou si, en attendant une nouvelle tentative au Conseil de sécurité, ils vont demander, comme le leur suggère Paris, un vote à l’Assemblée générale pour obtenir le statut d’Etat-non membre, semblable à celui du Vatican.

 

Ce scrutin, où aucun veto n’est possible, ne leur réserverait aucune – mauvaise – surprise : près de 140 Etats sur 194 ont déjà fait connaître leur intention de voter en faveur de l’octroi de ce statut à la Palestine. Selon Nimr Hammad, conseiller politique du président palestinien Mahmoud Abbas, cette hypothèse est actuellement l’objet de discussions au sein de la direction palestinienne qui a décidé de consulter sur ce point la Ligue arabe. Une rencontre entre Mahmoud Abbas et des représentants de la Ligue arabe est prévue mercredi.

 

Le Conseil de sécurité coupé en deux

 

« Après notre admission à l’UNESCO, le 31 octobre, nous existons désormais dans le système de l’ONU, constate de son côté le représentant de la Palestine à l’ONU, Riyad Mansour. Nous allons décider très rapidement quelle sera notre nouvelle initiative au sein des Nations Unies. » L’obtention du statut d’Etat-non membre donnerait aux Palestiniens la possibilité d’adhérer à toutes les organisations et agences des Nations Unies comme, par exemple, la Cour internationale de Justice, ce qui ne manque pas d’inquiéter Israël.

 

Conformément à l’usage, les votes exprimés sur le rapport de la Commission des admissions n’ont pas été rendus publics. En recoupant les confidences de diplomates impliqués dans le dossier, on peut cependant constater que le Conseil de sécurité s’est coupé en deux sur le sujet. La Russie, la Chine, le Liban, le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud ont voté en faveur de l’admission de la Palestine. Les votes du Gabon, du Nigeria et de la Bosnie-Herzégovine sont discutés. Les deux premiers pourraient avoir soutenu la Palestine tandis que la dernière se serait abstenue, comme la France et le Royaume-Uni, qui avaient officiellement annoncé leur décision. Se seraient également abstenus le Portugal et la Colombie. Le choix de l’Allemagne est plus difficile à établir : certains indiquent qu’elle aurait imité les Etats-Unis en votant non ; d’autres qu’elle aurait choisi l’abstention.

 

L’étrange, dans cette affaire, est que le texte du rapport est dans l’ensemble plutôt favorable à l’admission de la Palestine. Résultat de plus d’un mois de travaux, de deux réunions plénières - le 30 septembre et le 3 novembre - mais aussi de cinq réunions informelles – dont quatre tenues au niveau des experts –, ce document de trois pages, en 21 points, dont le Nouvel Observateur a obtenu une copie, rappelle les critères d’admission d’un Etat au sein de l’ONU, tels qu’ils sont définis à l’Article 4 de la Charte, et examine en détail la manière dont la Palestine répond à ces critères.

 

La Palestine peut-elle devenir un Etat ?

 

« Les experts, lit-on au point 3 du rapport, ont examiné si la Palestine remplit les conditions permettant de devenir un Etat, si elle est un Etat pacifique et si elle a la volonté et la capacité de remplir les obligations définies par la Charte. » Des « vues différentes », indique le rapport, ont été exprimées sur ce point. Mais « il a été affirmé que ce travail du Comité, quel qu’en soit le résultat, doit tenir compte du contexte politique général. Il a été rappelé qu’une solution négociée demeure la seule option pour atteindre une paix durable et que le statut final doit être décidé par la négociation.

 

Un soutien a été affirmé à une solution à deux Etats basée sur les frontières d’avant 1967, résultant de négociations politiques débouchant sur un Etat indépendant de Palestine avec Jérusalem-Est pour capitale.

 

Il a aussi été indiqué, avec une insistance particulière, que le fait de « garantir à la Palestine son droit à l’autodétermination et à la reconnaissance ne peut être vu comme contraire au droit inaliénable d’Israël à exister ». Les auteurs du rapport ont également noté que « la candidature de la Palestine n’était ni contradictoire avec le processus politique ni une alternative aux négociations.» « Des inquiétudes, ajoutent-ils, ont été soulevées à propos de la poursuite de l’activité israélienne de colonisation. Elle est illégale au regard du droit international et constitue un obstacle à une paix totale. »

 

Sur la question de savoir si la Palestine remplit les conditions requises pour devenir un Etat, le texte fait référence à la Conférence de Montevideo en 1933 sur les Droits et devoirs des Etats, selon laquelle une entité doit posséder, pour accéder à la personnalité juridique d’Etat, une population, un territoire défini, un gouvernement et la capacité à entrer en relations avec d’autres Etats.

 

Plus de 130 Etats ont reconnu la Palestine

 

La Palestine, selon le rapport du Comité d’admission, remplit clairement les deux premières conditions. Même si le Hamas exerce une « autorité de fait dans la bande de Gaza » et même si « l’occupation israélienne empêche le gouvernement palestinien d’exercer un contrôle complet sur l’ensemble de son territoire ».

 

Le Comité a également admis que la Palestine remplissait le critère lié à l’existence d’un gouvernement, même si le Hamas contrôle environ 40% de la population. « C’est l’OLP, note le document, et non le Hamas, qui est le représentant légitime du peuple palestinien ». Le Comité rappelle d’ailleurs que les rapports de la Banque Mondiale, du FMI, et du Comité de liaison pour la coordination de l’aide internationale aux Palestiniens ont conclu que les fonctions gouvernementales actuelles de la Palestine permettaient le fonctionnement d’un Etat.

 

Sur le dernier des quatre points définis par la conférence de Montevideo – l’aptitude à nouer des relations avec d’autres Etats –, il a été également indiqué que la Palestine répondait à ce critère. Le texte rappelle que la Palestine est membre du Mouvement des non-alignés, de l’Organisation de la Conférence islamique, de la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie occidentale, du groupe des 77, et de l’UNESCO. Et que plus de 130 Etats l’ont reconnue comme un Etat indépendant et souverain. La question a été cependant soulevée de savoir si le fait pour l’Autorité palestinienne de nouer des relations avec d’autres Etats n’est pas contradictoire avec les Accords d’Oslo.

 

L’exemple …d’Israël

 

La Palestine est-elle pacifique ? La question a visiblement fait débat. L’opinion a été exprimée que la Palestine répond aussi à ce critère par « son engagement en faveur d’une résolution juste et durable du conflit israélo-palestinien ». Attitude confirmée par sa disposition à « reprendre les négociations sur tous les points du statut final, sur la base des termes de référence endossés par la communauté internationale, des résolutions des Nations Unies, des principes de Madrid, de l’initiative de paix arabe et de la Feuille de route du Quartette. »

 

Certains membres du comité ayant soulevé la question du Hamas, qui refuse de renoncer au terrorisme et conserve pour objectif la destruction d’Israël, d’autres ont avancé la position de la Cour internationale de Justice sur la Namibie, en 1971, selon laquelle « les seuls actes qui peuvent être attribués à un Etat sont ceux accomplis par les autorités reconnues de cet Etat ».

 

Le point le plus paradoxal du rapport est abordé lorsque le Comité s’interroge sur l’aptitude – et la volonté – de la Palestine de respecter la charte des Nations Unies. Pour certains membres du Conseil, un engagement verbal ne suffit pas. Un candidat doit « démontrer son intention de résoudre pacifiquement les conflits et renoncer à la menace de la force dans la conduite des relations internationales, obligations que le Hamas n’a pas acceptées ».

 

A l’appui de leur thèse, les parties favorables à l’admission de la Palestine rappellent un précédent qui remonte à plus de 60 ans et concerne…Israël. A l’époque, indique le rapport, lorsque l’ONU avait examiné la candidature d’Israël, il avait été avancé que « l’engagement solennel d’Israël à remplir ses obligations telles que définies par la Charte était suffisant ».

 

Après avoir constaté que l’unanimité n’avait pas pu être obtenue à l’issue de ses travaux, le Comité suggère qu’à titre de « mesure intermédiaire » l’Assemblée générale adopte une résolution faisant de la Palestine un Etat-Observateur (non-membre). C’est ce à statut provisoire que les dirigeants palestiniens pourraient se résigner dans les jours prochains, avec l’aval de la Ligue arabe et l’approbation de plusieurs capitales, dont Paris. Comme le rappelle un diplomate palestinien, « Israël non plus n’a pas été admis à l’ONU à sa première candidature. Nous recommencerons autant de fois que nécessaire ».

 

Par Patrick Kaczmarek - Publié dans : PAIX
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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 11:55

Voici la lettre envoyée par le mouvement de la paix au Président de la république et aux Ministères de la Défense et des Affaires étrangères. qui peut nous servir à interpeller le gouvernement français pour qu’il intervienne pour la libération de Salah Hamouri. et qui jusqu’à présent est resté totalement sourd à cette injustice flagrante.  

 

Pas un jour de prison  n’aura été épargné à Salah Hamouri sur  la condamnation inique de l’Etat d’Israël sans aucun fait qui puisse lui être reproché.

 Il risque de rester  en prison au-delà du 28 novembre, date prévue initialement pour sa libération au nom d’une nouvelle loi restreignant encore les droits des prisonniers

Monsieur le Président de la République,

 

Après l’annonce de l’échange de prisonniers aboutissant à la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit et de plusieurs centaines de prisonniers palestiniens, ce dont Le Mouvement de la Paix se félicite, vous avez déclaré le 18 octobre à propos de Salah Hamouri, autre Français emprisonné : « J’espère que le Franco-palestinien emprisonné fera partie de la seconde vague de libération" qui doit avoir lieu le 18 décembre.

Or, la libération de Salah Hamouri était prévue  le 28 novembre, selon des informations de la Croix-Rouge. La prévoir en décembre  reviendrait à accepter qu’il soit maintenu en prison au-delà du temps prévu. De plus, les media ont fait écho aujourd’hui à des déclarations israéliennes selon lesquelles il resterait  en prison jusqu’en  mars 2012, ce qui serait particulièrement inique !

Vous savez que de nombreuses actions ont été menées en faveur de la libération de Salah Hamouri, arrêté à 20 ans, qui aura passé plus de 6 ans en prison. Le gouvernement français se félicite à juste titre d’avoir contribué activement à la libération de Gilad Shalit. Nous regrettons vivement que les  nombreuses sollicitations dont vous avez fait l’objet au sujet de Salah Hamouri, en particulier de la part de Denise Hamouri, sa mère, soient restées sans suite. 

Il est du rôle du Gouvernement français de mener des démarches équitables concernant tout ressortissant français privé de liberté à l’étranger. A ce propos, la  déclaration du ministre de la Défense Gérard Longuet le 18 octobre est pour le moins  surprenante et choquante. Il affirmait en effet « découvrir le dossier » alors que tous les parlementaires ont été saisis de cette affaire par le Comité de soutien  à Salah Hamouri.

Monsieur le Président, le Mouvement  de la Paix espère que vous allez  réparer sans tarder ce déni de justice et revenir sur votre déclaration du 18 octobre. Le retour de Gilad Shalit a été fêté par sa famille et ses amis en Israël. Il doit en être de même dès  novembre pour la famille de Salah qui s’est dépensée sans compter pour la libération de leur fils avec un large  comité de soutien. Le Mouvement de la Paix et toutes les organisations solidaires de la cause de Salah Hamouri  attendent ce moment depuis plusieurs années.

Nous attendons votre intervention contre toute prolongation de la peine de Salah et  pour sa libération le 28 novembre.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président l’expression de nos salutations distinguées.

 

 

Pour le Mouvement de la Paix

Arielle DENIS, Pierre VILLARD, co-présidents

Nicole BOUEXEL, responsable du groupe de travail Proche-Orient

 

 

Copie à

Monsieur  le ministre des Affaires étrangères

Monsieur le ministre de la Défense.

Par Patrick Kaczmarek - Publié dans : PAIX
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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 11:52

Proposition de mode d’emploi

 

Organisation d’une initiative autour du livre

« Pour en finir avec l’arme nucléaire »

Vente – Dédicace - Rencontre

 

 

Animateur d’un comité du Mouvement de la Paix, de l’Appel des Cent pour la Paix, ou d’une autre association pacifiste, d’un collectif anti-guerre, responsable d’une collectivité territoriale, d’un comité d’entreprise, enseignant, correspondant intéressé par le débat autour de l’arme nucléaire et de sa perspective d’abolition, vous souhaitez organiser une initiative de vente, de dédicaces et / ou de rencontres autour du livre « Pour en finir avec l’arme nucléaire » avec la participation de son auteur Pierre Villard.

 


Le nouveau contexte international - résultat du dépôt à l’ONU du modèle de Convention d’élimination des armes nucléaires, du discours de Prague de Barack Obama en avril 2009, de l’engagement du secrétaire général de l’ONU, des résultats de la Conférence d’examen de 2010 du Traité de non-prolifération nucléaire et de la naissance de la Campagne internationale pour abolir l’arme nucléaire (ICAN) - rend possible, plausible et crédible un processus d’abolition de l’arme atomique.

La période électorale qui s’ouvre en France, et les débats qu’elle doit susciter dans l’opinion, imposent de voir grand et d’avoir de l’ambition dans la diffusion de ce livre qui pose de manière publique les questions de la sécurité humaine. « Non, l’arme atomique n’est pas l’assurance – vie de la France, c’est la garantie – mort de la planète entière » affirme l’auteur avec conviction.


 

Une initiative, quelle qu’elle soit, doit permettre de viser une diffusion la plus large possible du livre, en favorisant la rencontre - sous des formes diverses - avec le plus de personnes possible, et en prenant des mesures pour un écho médiatique très large.

 

 

A)     Pour commencer, quelques démarches impératives à prendre :

 

1)                 Prendre contact avec l'auteur et lui suggérer deux ou trois dates (son calendrier est peut-être chargé). Ne bloquez pas une date et ne prenez pas d’engagement sans son accord. La disponibilité de l’auteur est obtenue auprès de Nadia Bennad au siège du Mouvement de la Paix :

Ä  Le Mouvement de la Paix, Maison de la Paix, 9 rue Dulcie September, 93400 St Ouen

Ä  Téléphone : 01.40.12.09.12

Ä  Fax : 01.40.11.57.87

Ä  Courriel : nadia.bennad@mvtpaix.org

 

2)      Si votre ville dispose d’une ou plusieurs librairies : prenez rendez-vous avec le ou la responsable et présentez-lui votre initiative. Il est rare de se voir opposer un refus. Cela permet de vous faire connaître, et d’engager d’autres partenariats comme la diffusion de l’Agenda.

 

Plusieurs cas de figure :

 

        La librairie est particulièrement intéressée, et peut se charger d'exposer les livres pendant la durée de votre initiative, dans son espace commercial et / ou sur le lieu de l'initiative. Certaines librairies sont très actives et organisent déjà des débats. Elles ont un fichier de lecteurs souvent important, et peuvent ainsi diffuser l'information plus largement. Si c’est la Librairie qui commande les livres et les diffuse dans votre initiative, vous pouvez essayer de négocier une remise sur les ventes (10% est une exigence correcte non démesurée).

 

        La librairie est particulièrement intéressée, et vous pouvez également lui proposer que l'auteur vienne dédicacer son livre dans la librairie, avant votre débat de la soirée par exemple. Si le libraire ne peut pas se déplacer pour vendre les livres, proposez-lui de gérer un dépôt : cela veut dire qu'il vous remet une certaine quantité d'ouvrages et vous lui rapporter les invendus. Là encore, vous pouvez essayer de négocier une remise sur les ventes (10% est une exigence correcte non démesurée).

 

        Pour le cas, toujours possible, où le libraire ne connaît pas les éditions La Dispute, là encore deux solutions, en fonction du temps que vous avez pour organiser l'initiative :

Ä  Si vous avez du temps, vous lui communiquez les coordonnées de l'éditeur :
Chantal Gazzola, Editions La Dispute, 109 rue Orfila, 75020 Paris,
Tél : 01 43 61 99 84, fax : 01 43 61 95 75, email :
la.dispute@wanadoo.fr
Elle se chargera de lui faire parvenir les livres rapidement.

Ä  La librairie ne veut pas ou ne peut pas se charger de commander des livres, contactez directement les éditions La Dispute qui vous fera parvenir un dépôt par la poste, vous retournez les invendus et le règlement dès la fin de l’initiative.

 

Pour votre information (à donner aux libraires le cas échéant) :

§  Les éditions La Dispute sont spécialisées dans les sciences sociales et humaines.

§  Les éditions La Dispute sont diffusées par la SODIS (Gallimard).

§  Le livre a été présenté aux diffuseurs de Gallimard le 13 mai 2011. Il s’en est suivie une discussion très intéressante digne d’une rencontre débat.

§  L’ouvrage est paru dans la Gazette des libraires du 19 août.

§  Le livre bénéficie actuellement d’un bon placement d’office dans les librairies.

§  Le livre a été présenté en avant-première au Village du livre de la Fête de l’Humanité 2011

 

3)                 Prendre contact avec d'autres réseaux de votre département, voire votre région : comités de paix, associations diverses, parents d'élèves, enseignants, syndicats, comités d'entreprise, partis politiques, Les Amis du journal L'Humanité, Les Amis du journal Le Monde Diplomatique, Les Amis de Témoignage Chrétien, etc. Toutes ces associations ou réseaux ont nécessairement un fichier de correspondants, souvent efficaces dans la diffusion des informations et leur participation à ce genre d'initiatives. Une initiative commune aux organisations locales de la Campagne internationale ICAN peut être bénéfique. Dans ce cas, commencez par les réunir afin d’en faire la proposition.

 

4)                 Prendre contact avec la presse locale, départementale et/ou régionale : écrite, parlée et télévisée. En province notamment, la presse est beaucoup plus attentive à ces initiatives autour d'un auteur et d'un thème. Proposer une interview exclusive de l’auteur. Pour des conseils et de l’aide, n’hésitez pas à contacter Catherine Rio, chargée de communication du Mouvement de la Paix.

Ä  Le Mouvement de la Paix, Maison de la Paix, 9 rue Dulcie September, 93400 St Ouen

Ä  Téléphone : 01.40.12.72.34

Ä  Fax : 01.40.11.57.87

Ä  Courriel : catherine.rio@mvtpaix.org

 

 

5)                 Faire une affichette à apposer dans des lieux divers, chez le libraire partenaire, là où se tient l’initiative, les salles de professeurs, les bibliothèques, dans les offices de Tourisme, … Editer un flyer reprenant l’affiche avec les informations essentielles. Si vous voulez en dire plus sur le livre, mieux vaut un document recto-verso, voire deux documents distincts. Dans tous les cas, utiliser la Une du livre est source de cohérence et d’identification.

Deux affichettes ont été réalisées, l’une reprenant la couverture du livre, l’autre un texte émanant de la 4èmede couverture. Elles peuvent vous servir de modèle.

 

B)     Mesures à prendre pour un véritable écho dans les médiaux locaux

 

ÿ  Si vous faites un événement public, faire parvenir aux journalistes une présentation de votre initiative, avec l’argumentaire du livre qui accompagne ce mode d’emploi. Envoyer également une invitation à participer (éventuellement) à cet événement.

Ø  S’il s’agit d’une rencontre-débat, proposez-lui de l'animer, par exemple, si vous le jugez utile et efficace. Cela peut donner au débat un caractère moins partisan et plus ouvert. Cela valorise le professionnel de la presse et prouve que vous avez de la considération pour lui.

Ø  S’il s’agit d’une rencontre avec des élèves, des étudiants, des salariés, assurez-vous que la présence du journaliste sera bien acceptée. Dans tous les cas, il faut prévenir les personnes qui accueillent l’auteur de la présence de journalistes.

 

ÿ       proposer à un journaliste d'interviewer l’auteur pendant la journée d’initiatives ou auparavant. Lui faire parvenir un livre en service de presse, s'il le souhaite.

 

Dans ce cas précis, contactez  Chantal Gazzola à La Dispute et communiquez-lui les coordonnées précises (nom adresse téléphone, émail du journaliste et du journal) qui se chargera de lui envoyer un livre. Si c'est urgent, remettez-lui vous-même un ouvrage mais communiquez à Chantal toutes ses coordonnées, c'est très important pour la "vie du livre". Si aucun journaliste ne participe à l'initiative, n'oubliez pas d'envoyer un communiqué de presse. Pensez aussi au « Club de la presse » de certaines villes : faire organiser une rencontre par le club de la presse local est un gage de médiatisation.

 

ÿ  Après l’initiative, si certains journaux sont absents, n’hésitez pas à leur donner quelques lignes avec une photo prise par vous pendant la journée. Mieux vaut un «rattrapage» que le silence.

 

ÿ  N'oubliez pas de prévenir le journaliste de l'initiative à la librairie si celle-ci se fait. Demandez-lui une ou deux copies de son article ainsi que des photos.

 

ÿ  Très important : Adressez à La Dispute et au siège national du Mouvement de la Paix, un exemplaire du journal qui aura fait un compte rendu

 

 

C)     Comment ensuite réussir la vente :

 

Ø  Avoir suffisamment de livres à vendre,

Ø  Les placer bien en vue dans votre initiative : entrée de salle, avec une personne qui encourage à l’achat.

Ø  Organiser la dédicace par l’auteur avant et/ou après l’initiative, l’annoncer en début et en fin d’initiative. Pour faciliter la dédicace, placer quelqu’un à côté de l’auteur qui encaisse le livre, note le nom de l’acheteur pour la dédicace sur un feuillet qu’il glisse dans le livre avant de le remettre à l’auteur.

Ø  Penser à des lieux d’initiatives et de ventes originaux : une librairie mais aussi une bibliothèque municipale ou de comité d’entreprise, un restaurant d’entreprise, etc..

Ø  Vous pouvez demander des aides à votre communication : fichier image de la jaquette du livre, fichier photo de l’auteur, texte de présentation du livre, mini-interview de l’auteur sur les raisons d’avoir écrit son livre, modèle de dépliant promotionnel, etc.


Pour d’autres renseignements :

ÿ  Mouvement de la paix : 9, rue Dulcie September, 93400 Saint-Ouen 01 40 12 09 12 - national@mvtpaix.org

ÿ  La Dispute : 109 rue d’Orfila - 75020 Paris -  01 43  61 99 84 (Chantal) - la.dispute@wanadoo.fr

 

 

D)     En attendant de prendre une initiative publique ....

 

Nous vous encourageons à lire et faire connaître le livre de Pierre Villard lors de vos réunions internes sans attendre une initiative publique avec l’auteur. Dans ce cas, vous pouvez commander des livres directement au siège national du Mouvement de la paix (01 40 12 09 12) Les livres seront facturés 12 euros pièces plus les frais d’envois. C’est la procédure à suivre uniquement pour diffuser le livre en interne en décembre – janvier auprès de votre réseau proche d’amis, d’adhérents. Pour les initiatives publiques, se référer aux paragraphes ci-dessus.

 

 

L’équipe de diffusion du livre « Pour en finir avec l’arme nucléaire »

Par Patrick Kaczmarek - Publié dans : PAIX
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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 18:36

Rien ne les arrête, ni donner des noms de places, d’avenues ou de ronds-points à ce général tortionnaire ni d’attribuer la Légion d’Honneur à un activiste de l’OAS…

Et à présent le ministre de la défense annonce que les cendres du général Bigeard vont être transférées aux Invalides. Ben voyons ! « A bas l’intelligence, vive la mort ! » avait dit un général franquiste pendant la guerre d’Espagne. Nous sommes ici dans le même registre. Bigeard était, avec ses fameuses « crevettes », un professionnel des exécutions sommaires ! Ça mérite bien les Invalides, à défaut du Panthéon !

Bigeard est honoré pour ce qu’il est, un baroudeur des guerres coloniales, que ce soit en Indochine ou en Algérie, tout ce que je déteste ! Et que je déteste d’autant plus qu’à vingt ans on m’a, merci Guy Mollet, merci aussi – certes à un degré moindre – Jacques Duclos, merci encore De Gaulle…  fait perdre vingt six mois de ma jeunesse pour que flotte, sans résultat notable d’ailleurs, le drapeau français aux confins du Sahara !

Ce transfert des cendres de Bigeard aux Invalides n’est à coup sûr pas étranger à la politique de la canonnière (ou plus exactement sans doute des frappes aériennes et terrestres) à laquelle conduit un système économique et social fondé sur la morale de la fable « Le loup et l’agneau », à savoir « la raison du plus fort est toujours la meilleure ! »

Bigeard aux Invalides participe de la même conception qui envoie un corps expéditionnaire en Afghanistan, un autre en Libye ou en Côte d’Ivoire et nous prépare psychologiquement à entrer militairement en scène en Iran ou ailleurs.

L’opération s’inscrit dans la politique de course à l’armement, nucléaire en priorité, qui se traduit pour l’année 2012 par une augmentation de 2,4% du budget de la défense.

Il faut ce qu’il faut, dussent certains des futurs voisins de la dépouille de Bigeard avoir un haut le cœur en la voyant prendre place à côté d’eux !

Jacques Cros

Par Patrick Kaczmarek - Publié dans : PAIX
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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 18:35

Rappelons que la  stèle érigée dans le cimetière neuf de Béziers porte les noms et les portraits en médaillon des quatre activistes de l’OAS condamnés à mort et exécutés pour leurs crimes.

Qui sont ces quatre tueurs ?

Bastien-Thiry, l’organisateur de l’attentat du Petit Clamart qui le 22 août 1962 a failli coûter la vie à Charles de Gaulle et à son épouse ainsi qu’aux autres occupants de la DS présidentielle.

Roger Degueldre, le créateur et le responsable des commandos Delta, à ce titre comptable de l’assassinat le  31 mai 1961 de Roger Gavoury, commissaire central d’Alger et de l’exécution à l’arme automatique de six dirigeants des centres sociaux alignés dans la cour de Château-Royal sur la commune d’El Biar près d’Alger le 15 mars 1962.

Albert Dovecar et Claude Piegts, les assassins de Roger Gavoury sauvagement tué à coups de dague dans son studio.

Un arrêt du Conseil d’Etat a annulé un arrêté de la municipalité de Marignane qui avait accordé à l’ADIMAD, une association de nostalgériques, un emplacement dans le cimetière de  Saint-Laurent Imbert pour ériger une stèle dont la vocation est la même que celle de Béziers.

Première question : est-il légal de faire l’apologie de criminels ?

Deuxième question : la fonction d’un cimetière est-elle de recevoir un monument rendant hommage à une organisation qui a tant de sang sur les mains et que l’histoire à jugée ?

Troisième question : peut-on, comme le fait le maire de Béziers, se déclarer en désaccord avec les idées de l’OAS et accepter les agissements de ses nostalgiques dans un lieu public et communal ?

Quatrième question : y a-t-il deux sortes de cimetières en France, celui de Marignane qui est l’objet d’un arrêt du Conseil d’Etat et celui de Béziers qui n’est pas concerné par la législation en vigueur ?

Aimé Couquet, conseiller municipal d’opposition, a demandé à Monsieur Couderc de respecter la décision de la plus haute autorité judiciaire du pays  et de faire enlever la plaque qui déshonore notre ville.

Jacques Cros

Par Patrick Kaczmarek - Publié dans : FAITS DE SOCIETE
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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 18:33

De la Libye à la Somalie, les drones sont sur tous les fronts. Loin d’être le signe de notre progrès, ne sont-ils pas au contraire la preuve que nous nous déshumanisons?

 

Zéro mort, voilà l’obsession des états-majors occidentaux modernes, qui rêvent de mener plusieurs conflits de front, rapidement, efficacement, et de venir à bout d’armées adverses dépassées technologiquement en ne déployant que quelques équipes de dizaines d’hommes et toute la puissance de l’aviation d’aujourd’hui. Quant au travail du nettoyage au sol, il est idéalement confié à des forces alliées, de préférence recrutées sur place. C’est une évolution que l’on a constatée au Kosovo en 1999, en Afghanistan depuis 2001, et cette année en Libye. Ce qui constitue un retour à une conception de la guerre qui avait permis à la France et à la Grande-Bretagne, entre autres, de se tailler d’immenses empires, en particulier en Afrique.

Emploi toujours plus important des drones de combat

Sur place, les troupes coloniales se composaient de quelques unités d’élite “européennes”, qui s’appuyaient sur une masse de supplétifs, comme les célèbres Askaris allemands ou les non moins réputés tirailleurs sénégalais. Et les canonnières, ces petits bâtiments blindés et lourdement armés à même de remonter d’immenses cours d’eau pour porter le fer et le feu au cœur de terres qui échappaient encore aux empires, jouaient le rôle aujourd’hui dévolu à l’armée de l’air. Au point de donner leur nom à une politique. Et depuis quelques années, cette façon de faire la guerre, déjà contestable en soi, s’automatise avec l’emploi toujours plus important des drones de combat.

N’en déplaise aux admirateurs du progrès technologique, il n’y a pas là de quoi se réjouir, ni se féliciter. Car sur le plan moral, le recours de plus en plus systématique aux drones pose des questions excessivement dérangeantes.

Transformation d’un robot-espion en robot de combat

Qu’est-ce qu’un drone? Un avion sans pilote, un gros jouet qui, il y a quelques années encore, n’avait pour mission que de survoler le territoire ennemi pour y effectuer des reconnaissances aériennes. Ce qui n’a, selon nous, rien de répréhensible. Il est légitime de vouloir économiser la vie d’un pilote compétent en ne l’exposant pas aux tirs de la défense antiaérienne dans le seul but de photographier ou filmer des positions et des déploiements de troupes. Il en va autrement de la transformation d’un robot-espion en robot de combat.

 Il semblerait que la première tentative d’utilisation d’engins aériens armés sans présence humaine à bord remonte à 1849. A l’époque, les Autrichiens avaient lancé des ballons équipés de bombes à retardement contre la ville de Venise. Avec un succès apparemment mitigé. En octobre 1918, les Américains testèrent le “Kettering Bug”, un petit biplan emportant une charge explosive d’environ 80 kilos, là encore sans grande réussite. Nous ne reviendrons pas en détail sur les efforts nazis pour développer les V-1 et V-2, les “armes de représailles” qui tenaient du reste davantage du missile de croisière que du drone.

C’est au Vietnam vers le milieu des années 60 que les Américains déployèrent pour la première fois des drones de reconnaissance. Depuis, ces matériels ont poursuivi leur ascension inexorable, jusqu’à devenir une composante indispensable de tout dispositif militaire moderne. Presque toutes les armées en disposent, aussi bien en Iran que dans des pays beaucoup plus modestes comme la Géorgie. Au point que même des forces non étatiques comme le Hezbollah libanais en utiliseraient.

Robots tueurs sont sur tous les fronts

Le passage de la reconnaissance au combat pour les avions sans pilote, déjà envisagé par Téhéran lors de sa guerre contre l’Irak dans les années 80, a définitivement eu lieu au début du XXIe siècle, quand les Américains ont commencé à envoyer des drones armés en Afghanistan, contrôlés depuis des bases situés au Pakistan ou en Ouzbékistan.

Dix ans plus tard, ces robots tueurs sont sur tous les fronts. Les Etats-Unis en comptent plusieurs centaines en activité, et ils frappent aussi bien en Afghanistan qu’au Pakistan, au Yémen et en Somalie. Les forces américaines viennent d’ailleurs d’ouvrir une nouvelle base pour ces engins en Ethiopie, pour mieux couvrir les opérations contre les Shebabs somaliens. Les Israéliens les utilisent eux aussi, en particulier contre le Hezbollah et contre le Hamas à Gaza. L’avion de combat sans pilote est maintenant une constante de la guerre aérienne, comme on vient de le voir en Libye, et les forces occidentales ne cessent de muscler leur flotte et de la diversifier. On compte désormais parmi les drones des voilures fixes et tournantes, toutes armées, généralement de missiles antichars de type Hellfire. De nouveaux monstres sont à l’étude, plus furtifs, plus rapides, plus puissants. Ces engins se voient en outre dotés de noms déjà à eux seuls synonymes de terreur et de carnage: les Predator, Avenger (Vengeur) et Reaper (Faucheur) américains, le Taranis (dieu gaulois du tonnerre et de la foudre) britannique, ou encore le Barracuda d’EADS. Ils deviennent aussi d’un emploi de plus en plus souple, si bien qu’il devrait être bientôt possible à des équipages d’hélicoptères de combat Apache de contrôler en même temps des drones. Comme on peut le lire dans un article du National Defense Magazine, grâce à ce système, les pilotes pourront “non seulement voir la cible [qu’ils] engagent, mais [ils sauront] aussi ce qui se passe derrière le bâtiment, si les individus qu’on les a envoyés engager ont évacué par l’arrière”. Autrement dit, aucun moyen de leur échapper. Quand on sait quelles bavures ont commises les Apache en Irak, l’idée qu’ils puissent en outre s’appuyer sur des drones fait froid dans le dos. D’autant plus que, ainsi que le souligne le site de l’Office national d'études et recherches aérospatiales français, l’Onera, “le drone, lui, a […] une considération totalement objective de la situation!”

Edulcorer la sinistre réalité de la guerre

La machine est objective, certes, dans la mesure où elle se soucie encore moins qu’un combattant de savoir que les cibles repérées par ses capteurs sont des femmes, des enfants, ou des hommes armés. D’ailleurs, depuis qu’ils sont employés massivement par l’armée américaine, les drones suscitent la controverse et sont souvent accusés de “dommages collatéraux”, autre terme du jargon militaire moderne utilisé pour mieux édulcorer la sinistre réalité de la guerre.

Pourquoi l’Occident, si prompt à déclencher des opérations militaires un peu partout sur la planète, répugne-t-il tant à y risquer des pertes? Cela tient entre autres au fait qu’avec la professionnalisation des forces armées et la disparition progressive de la conscription dans les pays de l’OTAN, la formation, l’équipement et le déploiement d’un soldat sont devenus très onéreux. Alors que les drones, en comparaison, sont presque bon marché, puisqu’à l’unité, le drone tactique Sperwer, de la Sagem, coûte par exemple presque quinze fois moins qu’un avion de combat de nouvelle génération. Le soldat occidental serait-il aujourd’hui trop précieux pour être envoyé au combat?

On le comprend, pour les militaires, cette solution n’a que des avantages. Pourtant, comme toutes les innovations censées bouleverser la face des conflits, les drones ne sont pas à l’abri de la destruction, ce qui n’est pas très important, même si les armées modernes n’hésitent pas à les inclure dans la liste de leurs “pertes”. Et ils ne sont pas non plus à l’abri d’une … trahison. Ainsi, en 1997, le Hezbollah aurait réussi à pirater les communications d’un drone israélien, ce qui aurait permis au mouvement chi’ite de prendre ensuite en embuscade des commandos de Tsahal. Nul doute que nos généraux apprécieraient fort peu que des adversaires quels qu’ils soient parviennent un jour à retourner des Predator contre leurs troupes.

Une hypothèse peut-être peu probable, ce qui ne nous empêchera pas d’évoquer en conclusion la question que soulève ce recours à des armes robotisées: la déshumanisation de la guerre. La guerre est une activité que l’homme pratique depuis la nuit des temps. Une activité hideuse, si terrible qu’au fil du temps, l’humanité en est venue à la ranger parmi les calamités qui la dépassent, comme la famine, la pestilence et la mort, qu’elle accompagne du reste inévitablement. L’ennui étant que la guerre, c’est nous qui l’avons inventée. Et la seule chose qui, dans cette tourmente sanglante, offrait parfois une lueur d’espoir, c’était le récit de gestes humains. Pas seulement les exploits héroïques de guerriers plus grands que nature, mais aussi ces histoires de soldats qui, au plus fort des combats, se mettaient à faire preuve de compassion pour un adversaire blessé, pour la veuve ou l’orphelin sans défense. Des récits qui permettaient d’atténuer un peu le cortège d’horreurs que l’on savait indissociables de tout conflit. “Retirez leur humanité aux soldats, et l’on court le risque que les batailles et les guerres que nous mèneront soient tout aussi inhumaines,” soutient un excellent article de The Independent sur l’évolution technologique de la guerre.

Drones et robots de combat ne rendront pas la guerre caduque, mais seulement plus mécanique, plus impersonnelle. Loin d’être le signe de notre progrès, ne sont-ils pas au contraire la preuve que nous nous déshumanisons?

Roman Rijka (Slate Afrique)

Par Patrick Kaczmarek - Publié dans : PAIX
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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 22:03
Par Patrick Kaczmarek - Publié dans : POLITIQUE
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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 14:34

Diffusion nationale aux soutiens à Mumia Abu-Jamal

TOUTE MA VIE EN PRISON, le film documentaire dédié à l'affaire MUMIA ABU-JAMAL fait sa sortie officielle en salles à partir du 23 novembre.
Pour connaître les dates et les lieux de projection en Ile de France et en Province, consultez les sites : www.toutemavie-enprison.com & facebook.fr/toutemavie.enprison

Ce film, déjà primé plusieurs fois, a été projeté dans de nombreuses villes françaises à l'initiative du Collectif unitaire national de soutien à Mumia Abu-Jamal. A ce propos, nous tenons à saluer la collaboration et les relations particulièrement amicales entretenues avec les producteurs (Livia et Collin Firth). Nous tenons aussi et surtout à remercier tout particulièrement Luc Martinon, directeur du festival du film "hors écran" de Lyon, à qui nous devons notamment la sortie du film en salles.

Jeudi 17 novembre (20h):projection en avant-première au Nouveau Latina à Paris (20 rue du Temple / Métro Hôtel de Ville) en présence du réalisateur Marc Evans et de William Francome, principal protagoniste du film dans le cadre des jeudis du festival international du film des droits de l'homme de Paris.

Mardi 22 novembre :
projection privée du film aux détenus de la prison de Lyon Corbas

Mercredi 23 novembre : sortie en salles / projection au Reflet Médicis à Paris (3 rue Champollion / Métro Saint-Michel)

Pour connaître les dates et les lieux de projection en Ile de France et en Province, consultez les sites : www.toutemavie-enprison.com & facebook.fr/toutemavie.enprison
Des projections seront programmées à Bordeaux, Toulouse, Lille, Avignon, Montpellier ... Retenez que la fréquentation des salles dès le premier jour de projection détermine la suite réservée au film en nombre de salles et de jours où il sera à l'écran. Aussi, dès que le film est à l'affiche, faîtes-le savoir autour de vous.

Sachez enfin que le film sera présenté au festival Cinamazonia du 17 au 30 novembre en Guyane.

Merci de diffuser largement ces informations dans vos réseaux.

Le Collectif Unitaire National de soutien à Mumia Abu-Jamal,
rassemblant une centaine d'organisations et de collectivités publiques françaises.

Par Patrick Kaczmarek - Publié dans : FAITS DE SOCIETE
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Mardi 15 novembre 2011 2 15 /11 /Nov /2011 15:41

50 personnes dont une dizaine de personnes hors mouvement.
Très bon débat. Convivialité et horaires respectés au rendez vous.

Ci joints les 3 interventions (la mienne, celle de Kevin Martin from USA et de Claude Ruelland) que je vous communique maintenant, partant en voyage aussitôt après le congrès et jusqu'au 8 décembre inclus



Introduction au débat du Forum décentralisé « Commerce des armes »

 

« Les armes ne sont pas une marchandises comme les autres »

 

Saint Ouen jeudi 10 novembre 2011.

 

 

 

Bonjour à tous,

 

 

 

Président du Mouvement de la Paix en Seine Saint Denis, je suis particulièrement heureux de vous souhaitez la bienvenue dans notre département.

 

 

 

Bienvenue à Kevin Martin venu des USA pour participer demain au 2ème Forum pour la Paix  et les deux jours suivants au Congrès du Mouvement de la Paix à Paris. Nous n’avons malheureusement pas de nouvelles de l’ami russe invité. Quant à Jacques Ndour, du Sénégal, il avait annoncé sa venue, mais le décès d’un de ses neveux et d’un cousin et les graves blessures de son jeune frère dans un accident de voiture lui ont fait décidé de rester auprès de sa famille. Ce qu’on comprend.

 

 

 

Cinq villes de l’Ile de France vont pouvoir cependant profiter ce soir de la venue d’amis d’autres pays pour débattre de sujets éminemment important pour la Paix :

 

-         « Gagner l’abolition des armes nucléaires » à Vitry sur Seine

 

-         « La culture de la Paix » à Villejuif dans le Val de Marne

 

-         « Construire la Paix au Proche-Orient » à Achères dans les Yvelines

 

-         « 60ans d’OTAN, ça suffit » à Nanterre dans les Hauts de Seine

 

-         Démocratie et besoin de liberté : quels enseignements du printemps arabe ? à Bezon dans le Val d’Oise

 

-         Gagner l’abolition des armes nucléaires à Vitry dans le Val de Marne

 

-         Et « les armes ne sont pas une marchandise, stoppons leur commerce» ici à Saint Ouen en Seine Saint Denis.

 

 

 

Je salue les deux intervenants présents ici ce soir parmi nous que je vous demande d’accueillir par vos bravos :

 

-         Kevin MARTIN, directeur de Peace Action venant des USA

 

-         Claude RUELLAND, Membre du bureau national du Mouvement de la Paix de France, en charge de la commission commerce des armes.

 

Le débat sera animé et traduit par Ben Cramer, rédacteur en chef de Planète Paix.

 

 

 

Nous avons devant nous des militants de la Paix dont les pays sont les 1er, et quatrième vendeurs d’armes au monde.

 

 

 

Les militants du Mouvement de la Paix de la Seine Saint Denis sont fiers de leur département, terre de tradition ouvrière qui accueille des personnes venant de tous les pays du monde. Ils viennent, en premier lieu, à la  recherche d’un meilleur avenir, mais aussi pour fuir les violences engendrées par les guerres de toutes sortes.

 

 

 

Cependant, tous les deux ans, c’est ici, en Seine Saint Denis à Villepinte que se tient le Salon français des armes. On y trouve de tout pour tuer son prochain : armes lourdes et armes légères. Nous luttons pour la fermeture du salon français des armes, car les armes ne sont pas une marchandise comme les autres.

 

Il y a tellement de besoins urgents pour les hommes, les femmes, les enfants de la Seine Saint Denis. Il y a tellement de besoins urgents pour les hommes, les femmes, les enfants de la planète.

 

 

 

Au moment où une crise financière engendrant une crise économique qui dévaste le monde et que le capitalisme veut faire payer aux peuples,  les dépenses militaires progressent jusqu’à des sommets seulement atteints en pleine guerre froide.

 

Les chiffres communiqués chaque année par l’organisme suédois mondialement reconnu  SIPRI (1) font froid dans le dos.

 

En 2002, les dépenses militaires mondiales étaient de 850 milliard de $.

 

En 2010, elles atteignent le chiffre astronomique de 1630 milliards de $.

 

Les dépenses militaires mondiales ont quasiment doublé en 8 ans.

 

 

 

Il n’y a pas d’argent pour garantir les droits à la santé, à l’éducation, à l’emploi, à la culture, à l’eau, au logement, à la nutrition et à la paix.

 

Mais les gouvernants à la remorque des multinationales et de la finance en trouvent beaucoup pour conserver leurs privilèges et leur pouvoir, pour gagner toujours plus. Pour cela, ils utilisent la force économique, mais aussi la force militaire. Ainsi, les 5 membres permanents du conseil de sécurité de l’Onu représentent 61, 5 % des dépenses militaires mondiales et le « Top 15 » : 82,3% !!

 

 

 

 

 

Les dépenses militaires mondiales donnent une idée des choix contre lesquels luttent les pacifistes aux USA, en Russie, au Sénégal, en France  et dans de nombreux pays du monde. Ce sont les productions et les achats d’armes. C’est le coût de l’armement : Combien ça coûte aux nations et surtout aux peuples ?

 

 

 

Avec le sujet du débat de ce soir, nous nous centrerons sur les ventes d’armes, car des pays font des armes une marchandise comme une autre. C’est strictement ce qu’a déclaré le ministre français de la défense, Monsieur Hervé Morin, le 19 octobre au matin sur la radio France Inter « Pour sortir de la crise, la France a des atouts disait-il : l’aéronautique, la mode, les produits de luxe et les armes ». Ce soir, nous abordons donc, l’aspect du profit tiré de l’armement. Vendre des armes, ça rapporte !

 

 

 

 

 

Grâce à l’action des pacifistes, la production, mais aussi la vente des armes stratégiques, de destruction massives – nucléaires, chimiques, bactériologiques, le  commerce des armes lourdes, mais surtout des armes légères ont fait l’objet de traités, d’accords, de convention. Dans chaque pays et souvent ensemble, nous luttons pour leur application et leur extension.

 

 

 

Nous ne pourrons pas aborder de manière détaillée toutes les problématiques liées aux ventes d’armes. Dans un instant les intervenants vont nous communiquer leur analyse et leur expérience de lutte.

 

 

 

Je veux souligner quelques points qui suscitent nos interrogations.

 

 

 

En 2009, le classement mondial des pays vendeurs d’armes s’établit comme suit : en premier USA 52% de part de marché, en second Grande Bretagne 13%, en troisième Russie 8%, en 4ème France 7%. Cependant, cette analyse cache mal les vrais profiteurs de celles-ci. En France, par exemple, près de 95% des ventes sont réalisées par des entreprises privées.

 

 

 

Que les armes soient fabriquées dans des arsenaux d’Etat ou par des entreprises privées, nous condamnons leur commerce. Mais le contrôle citoyen a encore moins de chance de s’exercer si elles sont produites et vendues par un capitaliste industriel. Qu’en pensez-vous ?

 


La question de la traçabilité des ventes d’armes se pose avec force. Les multinationales du commerce des armes - le plus souvent d’ailleurs facilité par les Etats – jouissent d’une liberté totale. Officiellement, elles ne se préoccupent pas de la destination finale de leurs armes. Aucune « morale » ne vient contrebalancé leur recherche de profit à tous prix. La guerre est un commerce. Nous, nous disons que « les armes ne sont pas une marchandise ». Qu’en pensez-vous ?

 

 

 

Bien pire, on assiste aujourd’hui au développement de milices militaires privées, embauchant des mercenaires sans foi ni loi afin de les mettre au service d’objectifs qui servent l’argent. Pour mettre la main sur les richesses minières, agricoles ou énergétiques qu’ils convoitent, leur donneur d’ordre sont prêts à tout. D’où viennent les armes de ces milices militaires ? Comment interdire le commerce les armes ?

 

 

 

Nous avons conscience de poser des questions difficiles. Merci pour les éléments de réponse que vous pourrez nous donner. Nous sommes ici tous en recherche et nous voulons apprendre les uns des autres et soutenir la lutte des uns et des autres, car nous avons un but commun : la Paix pour tous les hommes.

 

 

 

 

 

J’invite l’animateur et les deux intervenants de ce soir à prendre la parole.

 

Ensuite, c’est vous, dans la salle, qui pourrez poser des questions ou apporter votre analyse.   Bonne soirée.

 

 

 

 Pierre FLAMENT.

 

 

 

 

Pierre m’a demandé de consacrer ces quelques mots d’introduction à la catégorie des armes lourdes. Tout en partageant quelques données les concernant, je proposerai au débat des pistes de réponses et de nouvelles questions.

 

 

 

L’exportation d’armements est  pour l’essentiel, le fait d’entreprises privées, sous le contrôle des grandes puissances : les USA (30%), la Russie (25 %), l’Allemagne (9,5 %), la France (8,5 %), le RU (4,3 %). La Grèce était encore en 4ème position des Etats importateurs pour les années 2004-2008.

 

 

 

I- Commençons par cette question du contrôle puisque c’est la première question qui nous est posée à propos des armes (je cite): « fabriquées par les arsenaux de l’Etat ou par des entreprises privées, nous condamnons leur commerce. Mais le contrôle citoyen a encore moins de chance de s’exercer si elles sont produites et vendues par un capitaliste industriel. Qu’en pensez-vous ? »

 

 

 

Nous verrons plus loin si nous devons « condamner leur commerce ». Ce qui est certain, c’est que le commerce des armes n’est pas une activité commerciale comme les autres. La question porte sur le contrôle citoyen, mais d’abord, contrôler quoi ? Je ne vois qu’une seule réponse : contrôler le respect effectif des règles inscrites dans les textes du droit international. Mais, de quoi est fait ce Droit International ?

 

 

 

Il y a d’abord les textes qui établissent les droits universels :

 

L’article 1 de la Charte des Nations Unies stipule que leur premier but est de« maintenir la paix et la sécurité internationales et à cette fin : prendre les mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d’écarter les menaces à la paix …»…

 

 

 

L’article 28 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme définit ainsi le Droit de l’Homme à la paix, sans le désigner comme tel : « Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet ».

 

 

 

A cette fin, lutter contre la prolifération des armes est un objectif aujourd’hui largement reconnu, y compris par ceux qui prônent le soutien gouvernemental à nos exportations d’armements.

 

 

 

Il y a aussi les textes réglementaires :

 

Actuellement, les textes qui réglementent les transferts d’armes ont pour seul objectif de « limiter le risque qu’elles soient utilisées pour commettre des violations des droits humains et du droit international humanitaire ou qu’elles entravent le développement socio-économique d’un pays ou d’une région ».

 

            a) En 1998, l’Union européenne a adopté un « Code de conduite en matière d’exportations d’armement », visant d’une part, à promouvoir la transparence et la responsabilité des États membres dans les transferts d’armes et d’autre part, l’harmonisation de leurs politiques dans ce domaine.

 

Fin 2008, le Code de conduite a été transformé en une « Position commune » qui lui donnait un caractère juridiquement contraignant. Cette Position commune détaille notamment huit critères de décision, que les États membres s’engagent à respecter lors de l’examen des demandes d’exportations d’armement :

 

      b) L’arrangement de Wassenaar et Le Registre des Nations unies sont des  instruments internationaux au service de la transparence, la seule obligation étant de notifier les transferts d'armes.

 

 

 

Naturellement c’est important de réglementer ce commerce et de se doter de moyens de contrôle car les marchands d’armes se considèrent comme de simples hommes d’affaires qui vendent leurs marchandises selon les usages commerciaux, point de vue conforté par la tenue de salons de l’armement. Ils considèrent que l’utilisation de leurs produits et les résultats qu’ils peuvent provoquer ne les concernent pas plus, par exemple, que s’ils vendaient des automobiles.

 

 

 

Mais n’est-ce pas naïf ou hypocrite de croire à cet objectif ? Surtout dans la mesure où les règles existantes en matière d’exportation restent encore si peu homogènes et contraignantes ! Cela laisse une grande marge de manœuvre aux responsables des transferts d’armes qui sont peu soucieux de leurs impacts en termes de droits humains (ou trop soucieux de profiter d’un commerce juteux !).

 

 

 

 

 

C’est une observation de bon sens de constater qu’en dépit de ces « codes de conduite », des populations entières continuent à payer un lourd tribut dans les conflits en cours parce que les chaînes d’approvisionnement d’équipements militaires, qui ne relèvent pas uniquement du commerce illicite, continuent à alimenter les guerres et que des armes continuent à être vendues à des gouvernements répressifs (Tunisie, Egypte et Libye jusqu’au 26 février 2011, Syrie (mai 2011), Yémen …), aux clans en luttes armées pour le pouvoir (Côte d’Ivoire). Le rapport d’Amnesty International du 19 octobre 2011 fait état des contrats d'armements conclus depuis 2005 avec le Bahreïn, l'Egypte, le Yémen, la Libye et la Syrie. Il décrit la façon dont ces pays ont été approvisionnés en armement tout au long de ces années, par une dizaine de pays notamment par la France, l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, la Bulgarie, la Russie, ou encore le Qatar, et la Chine. Bref, le contrôle se révèle être un paravent cachant les pratiques gouvernementales peu avouables.

 

 

 

Quid du contrôle citoyen dans ces conditions ? Ce domaine, plus que tout autre, devrait être sous contrôle démocratique et citoyen. Or il l’est encore moins que les autres, certains disent « pas du tout » (Jean Guisnel, auteur de « Armes de corruption massive » La découverte). Suffirait-il que toutes les entreprises de production d’armes soient des entreprises d’Etat  pour qu’un contrôle citoyen soit  rendu possible? Néanmoins je me prononce pour leur nationalisation pour plusieurs raisons que je vais exposer dans ma 2ème partie.

 

 

 

A condition que les conditions soient réalisées, je pense que ce contrôle citoyen ne pourra se faire qu’au travers de médiations, celle des parlementaires au plan national et régional (européen), et, au plan international, celle des institutions internationales chargées de veiller au respect du Droit, par le moyen d’agences telles que l’AIEA ou l’Observatoire des mines, structure non officielle émanant de la société civile, créé en 1998 pour surveiller la mise en œuvre de la Convention d’Ottawa et reconnue aujourd’hui comme le régime de surveillance de facto de cette Convention..

 

 

 

II- Deuxième question de Pierre : nous disons « Les armes ne sont pas des marchandises ». Qu’en pensez-vous ?

 

 

 

Pour notre ancien ministre de la défenses, en tout cas, elles sont des marchandises comme les autres quand il annonce en 2007 « le soutien aux exportations d’équipements de défense et de sécurité comme l’une des priorités de son ministère… dans le respect de notre politique de contrôle et de lutte contre la prolifération » (évidemment), arguant que « plus que jamais, les exportations de défense sont nécessaires pour conforter la base industrielle et technologique de notre pays et préserver nos emplois », à quoi il ajoutait en présentant le projet de loi de finance 2011 que, dans un « marché mondial de l’armement qui reste dynamique…, la France continue de consolider son statut de grande puissance exportatrice, essentiel pour la pérennité de son industrie de défense… avec en 2009 une augmentation de plus de 20% sur 2008 et de 40% sur 2007 … grâce à la simplification et la fluidification des mesures de contrôle … et la dynamisation des mécanismes de soutien… visant à conquérir de nouveaux marchés à l’exportation » !

 

 

 

Pourtant, si nous partons de la mission première des armées : la défense du territoire, la sécurité des habitants et l’indépendance nationale, et tant que nous estimerons que des armes sont indispensables pour remplir cette mission ne devons-nous pas considérer que ce doit être un coût assumé par les citoyens ? Je ne vois pas comment on peut justifier que des personnes privées, capitaines d’entreprises ou actionnaires, fassent des profits sur ce service public de défense nationale. A partir du moment où on nie aux entreprises d’armements la vocation à générer des profits, cela n’implique-t-il pas bien évidemment leur reprise en main par la nation ? Le message que nous devons porter n’est-t-il pas que, non seulement ce n’est pas un commerce comme les autres, que non seulement les armes ne sont pas des marchandises comme les autres,  mais « que dorénavant elles ne devront plus être traitées comme des marchandises » et que la nationalisation des entreprises d’armement s’impose donc.

 

N’est-il pas cohérent de se donner alors comme objectif la fermeture des salons de l’armement, et en premier celui d’Eurosatory ?

 

Mais des questions nous sont posées : Le mot d’ordre de fermeture des salons de l’armement ne risque-t-il pas d’être contreproductif (Renforcement de l’opacité du commerce des armes…,)? N’est-ce pas un mot d’ordre racoleur adopté sans l’avoir préalablement mis suffisamment en question ? Il faut en discuter.

 

 

 

 

 

III- Dernière question un peu modifiée : faut-il interdire le commerce des armes ? Et, si oui, comment ?

 

 

 

Reste la possibilité de transferts d’armements d’Etat à Etat. Par delà le contrôle strict de ces transferts pour s’assurer du respect des règles reconnues, ne faut-il  pas viser son interdiction complète ?

 

 

 

Lorsque nous avançons cet objectif, on nous objecte aussi et surtout la question de l’emploi, et de nouvelles questions nous sont posées : Interdire le commerce des armes, n’est-ce pas laisser des états et des peuples désarmés face à leurs agresseurs ? N’est-ce pas aussi réserver les armes aux pays producteurs d’armes et, par contre coup, inciter les pays pauvres à produire leurs armes ? L’interdiction du commerce des armes ne conduirait-elle pas les peuples les plus faibles à être sous la domination des pays producteurs d’armes et ne renforcerait-elle pas les inégalités entre le Nord et le Sud ?

 

 

 

Je reste convaincu que c’est l’horizon souhaitable de nos mobilisations, et que cet objectif ne sera accessible que lorsque la communauté internationale partagera la volonté de démilitariser les relations internationales, une révolution conceptuelle substituant une culture de paix à la culture de guerre comme cadre de pensée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Venons-en à la question du comment :

 

 

 

A cause des questions évoquées auparavant, il ne me semble pas possible de penser l’interdiction du commerce des armes en dehors d’un processus de désarmement concernant tous les types d’armes.

 

 

 

Ne pourrait-elle pas être l’étape finale d’un processus pensé en analogie avec ce qui s’est fait ou se prépare dans d’autres domaines ? Quelques pistes :

 

1.      première étape : réduction des dépenses militaires avec l’arrêt de toutes politique de recherche et de production d’armes nouvelles et

 

2.      étape suivante : un programme de destruction progressive et contrôlée des armes sous l’égide de l’ONU, en développant une industrie du désarmement.

 

3.      engagement des Etats dotés d’une industrie de l’armement de ne jamais s’en prendre militairement à un Etat non doté.

 

4.     

 

 

 

 

 

Conformément à la Charte, la sécurité des nations et l’indépendance des Etats seraient alors garanties par les Nations Unies et de ses agences régionales telles que l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe).



 

 

Contributions pour  le Mouvement de la Paix en Seine Saint Denis Forum de la Paix 10 Novembre --Kevin Martin, executive director, Peace Action, USA

 

 

 

Je remercie le Mouvement de la Paix en Seine Saint Denis qui me permet de parler à ce forum ce soir. Action Paix travaille depuis longtemps avec le Mouvement de la Paix sur des projets communs liés à la paix et au désarmement. Ceci inclut le formidable travail que nous avons fait ensemble, pendant la Conférence des Parties chargées d’examiner le Traité sur la Non-prolifération des armes Nucléaires aux Nations Unies, à New York en 2010. Mais c’est la première fois que je viens en France en tant qu’invité du Mouvement de la Paix et je vous en suis très reconnaissant.

 

 

 

Lorsqu’on pense à la prolifération des armes aux Etats-Unis, que les officiels gouvernementaux et les fabricants d’armes eux-mêmes essayent de justifier d’une façon ou d’une autre, je suis tombé sur cette citation d’Albert Camus. Je pense qu’elle convient parfaitement : ‘’Par définition, un gouvernement n’a pas de conscience. Parfois il a une politique, mais rien de plus.’’

 

 

 

Les Etats-Unis sont depuis longtemps le pays numéro un de la planète pour la vente des armes – mes excuses au monde pour cela -  et en ce moment ils représentent environ le tiers du commerce international des armes. Ensemble les Etats-Unis et la Russie totalisent  juste un peu plus de la moitié, en rajoutant la France on arrive à 60% de la totalité mondiale. Mais où en sommes-nous en ce qui concerne l’éducation, les soins de santé et les autres mesures de sécurité des collectivités ?

 

 

 

D’après l’Index de Paix Global de  Vision de l’Humanité (GPI)  qui prend en compte les guerres, les  dépenses militaires, la paix intérieure et les dépenses pour les besoins humains et les  dépenses pour les pratiques écologiquement durables la France se trouve en 36ème position, les Etats-Unis en 82ème position et la Russie à la 147ème.

 

 

 

Sur un total de 153 pays l’Afghanistan est situé au 150ème rang, l’Irak au 152ème. Il est clair que les guerres des Etats-Unis/de l’OTAN dans ces pays ont été des échecs lamentables mis à part le fait qu’elles ont servi à un enrichissement perpétuel de la machine de guerre.

 

 

 

Cela met en évidence le besoin qu’il y a de nous les pacifistes, de notre travail pour construire une culture de paix, redéfinir le sens du mot sécurité par ‘’sécurité humaine’’ au lieu de  toujours de plus en plus d’armes.

 

 

 

Le   commerce des armes aux Etats-Unis est bien sûr très contre productif, en termes d’’’effet boomerang’’ – dans chaque conflit armé récent remontant au moins à deux décennies les forces armées américaines se sont retrouvées face à des adversaires équipés avec des armes US, soit en provenance directe de ventes d’armes américaines dans le passé, ou bien à travers le marché noir international.

 

 

 

On dirait que les Etats-Unis n’apprennent rien de leurs erreurs du passé et qu’ils continuent à vendre ou à donner des armes à, entre autres pays, Israël, l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Koweït et même Bahreïn maintenant, sans se soucier de savoir si ces armes aide à enflammer la région du Moyen-Orient et comment ces armes sont utilisées pour opprimer et tuer les populations locales. Naturellement le trafic d’armes US en Colombie a pour objectif le début de la prolifération des armes en Amérique du Sud et en Amérique Centrale où les Etats-Unis on une histoire pathétique d’impérialisme sanglant et de soutien aux dictateurs.

 

 

 

Bien sûr le commerce des armes est seulement une partie de la gargantuesque machine de guerre des Etats-Unis qui dépensent $1.2 milliard de dollars par an pour la ‘’sécurité nationale” (incluant le budget du Pentagone, les guerres en Irak et Afghanistan, le budget des armes nucléaires du Département de L’Energie, le budget de la Sécurité Intérieure et les Anciens Combattants).

 

 

 

Malheureusement les Etats-Unis dépensent autant pour les affaires militaires que tous les autres pays du monde réunis.

 

 

 

Le pouvoir des entreprises de trafiquants d’armes est très important aux Etats-Unis. Selon un rapport publié juste la semaine dernière par le Centre de Politique Internationale et de Cause Commune (Center for International Policy and Common Cause) l’industrie des armes a dépensé  $144 million en lobbying auprès du Congrès américain en 2010. L’industrie emploie plus de  1.000 lobbyistes, environ 2 pour chaque membre du Congrès.

 

 

 

En 2010 les marchands d’armes ont employé 682 particuliers qui ont supervisé les entreprises d’armement pendant qu’ils étaient dans le gouvernement. Ensuite, ils sont partis travailler pour ces mêmes firmes.

 

 

 

En ce moment, au Congrès US,  un soi-disant “Super Comité” travaille dans le but de diminuer le déficit du gouvernement américain, envisageant la possibilité d’augmenter les taxes et de réduire les dépenses militaires et sociales. Il y a eu des hurlements de protestations du Pentagone sur la proposition d’une réduction radicale des dépenses militaires  qui aurait une  conséquence désastreuse pour la défense du pays. Pourtant, au cours des 4 dernières années les marchands d’armes ont fait des dons de plus  de $1.1 million aux 12 membres du Super Comité.

 

 

 

Un autre exemple récent d’attaque de la démocratie par l’industrie des armes est la réaction de  Lockheed Martin, le plus grand contracteur d’armes de la planète, à un projet de résolution non contraignant dans le Comté de Montgomery, Maryland Council (juste à côté de  Washington, D.C., lieu identique de localisation pour Lockheed et le bureau national d’Action Paix - Peace Action).

 

La résolution mise en avant par la branche locale d’Action Paix, est simple, elle appelle à la fin des guerres et à la réduction des dépenses militaires afin de financer les emplois et les besoins humains et environnementaux de la communauté. – une position soutenue par une immense majorité de la population américaine.

 

 

 

Lockheed s’est senti tellement menacé (évidemment) par cette résolution non-contraignante du comté qu’il a appelé, le gouverneur de l’état du Maryland, le membre du congrès (Chris van Hollen, à qui il avait attribué $10,000 aux dernières élections) et le président du conseil du comté pour bloquer cette résolution. Ils ont réussi à obtenir le retrait de la résolution, temporairement, mais ils ont eu un revers  dans les medias incluant le Washington Post, habituellement fiable va-t-en-guerre.

 

 

 

Franchement, Lockheed nous a fait une faveur en mettant en lumière  jusqu’où on peut aller pour étouffer la démocratie (si la résolution était passée, nous aurions fait une célébration mais il n’y aurait pas eu un iota de couverture médiatique sur ce qui a été généré par les tactiques de Lockheed sur les armes lourdes.

 

 

 

Lockheed a aussi donné $8.000 au Leon Panetta Public Policy Institute pour une cérémonie de récompense lors de laquelle Robert Gates, le précédent Secrétaire à la défense (la position devrait être correctement appelée Secrétaire de la guerre) recevra une récompense de Panetta, qui est l’actuel Secrétaire à la Défense.

 

 

 

Mon collègue Bill Hartung a été cité dans le Washington Post à ce sujet: “Avoir le meilleur entrepreneur de défense de la nation qui donne de l’argent à un institut qui porte le nom du ministre de la Défense n’a pas la côte’’ a dit Harrtung.

 

 

 

Un autre scandale à noter est le projet des Etats-Unis de dépenser une somme supérieure à  $200 milliards (additionnel) de dollars en plus pour “moderniser” tout l’arsenal d’armes nucléaire au cours de la prochaine décennie, avec de nouvelles technologies modernes de production, de nouveaux vecteurs (missiles, sous-marins et avions) et peut-être même des nouveaux types de têtes nucléaires.

 

Cet argent supplémentaire de ‘’modernisation’’ d’armes nucléaires amènerait les Etats-Unis à dépenser un total de plus de $700 milliards de dollars sur 10 ans, une somme scandaleuse quand on connaît les besoins pressants dans notre économie. Naturellement les militants partout aux Etats-Unis œuvrent pour stopper ces plans absurdes et promouvoir l’abolition des armes nucléaires comme la seule politique nucléaire sensée.

 

 

 

 

 

Au cours de cette passionnante année du Printemps Arabe, avec le Wisconsin,  les autres manifestations d’opposition au budget des Etats-Unis et l’occupation de Wall Street (les actions d’occupation pour décrier la guerre et l’avidité des entreprises !), les opportunités ne manquent pas pour les pacifistes pour faire cause communes avec des alliés exigeant une société plus pacifique, plus juste, plus démocratique.

 

 

 

En plus du mouvement d’occupation en continu, le mouvement croissant pour réduire le budget militaire est le plus important que je n’ais jamais vu aux USA tout au long de mes 27 années de militantisme pour la paix. Le mouvement de la paix fait des alliances avec des syndicats, des organisations féminines, des groupes sur l’environnement, les besoins humains, les militants pour la justice et les officiels élus localement dans l’appel pour réduire les dépenses militaires afin de créer des emplois et  répondre aux besoins humains et environnementaux.

 

 

 

Il va y avoir une importante opportunité l’année prochaine avec le sommet OTAN/G8 à Chicago où ils vont faire le lien entre les guerres et l’économie pour nous ! Action Paix avec des alliés locaux, nationaux et internationaux organisera une conférence sur l’éducation et des actions dans la rue pour exiger la fin de l’OTAN et de la fabrique de guerre américaine, un pays plus juste et équitable et une économie durable. Nous espérons et nous comptons sur les alliées de France, du Royaume Uni, d’Allemagne, du Canada et des autres pays de l’OTAN pour venir à manifester avec nous à Chicago ! Chicago est bien sûr la ville natale du Président Obama et c’était la mienne aussi, donc si vous venez je peux vous emmener dans les meilleurs restaurants et les meilleurs clubs de jazz et de blues aussi bien qu’à nos évènements politiques.

 

 

 

Pour finir les élections de l’année prochaine nous donneront l’occasion de faire pression sur les candidats à tous les niveaux du gouvernement pour faire passer l’argent de la guerre et du militarisme aux emplois, aux besoins humains et environnementaux. Notre campagne de vote pour la paix aidera à donner aux militants les outils pour faire cela avec les séances d’information et d’approbations aux candidats, contrôles soutenus avec une vigilance constante, guides des électeurs, inscriptions des électeurs, éducation et effort pour le vote (Get out the Vote GOTV). Le président Obama et la vulnérabilité du Parti Démocrate (plus de 80% des Démocrates enregistrés veulent la fin des guerres). Cela s’accorde très bien avec notre force dans les bases du mouvement de la paix (ce n’est pas que nous soyons tous Démocrates, nous ne le sommes certainement pas, mais nous avons beaucoup de liens avec les bases des militants et les structures Démocratiques).

 

 

 

En finir avec les guerres, réduire les dépenses militaires, abolir les armes nucléaires et créer une société plus juste, tout cela est au centre de la mission d’Action Paix et du Mouvement de la Paix, mais il y a aussi la reconnaissance et l’encadrement d’une vision plus large du moment historique que nous habitons et les possibilités qu’il offre. J’aime la structure des études de l’expert norvégien pour la paix, Johann Galtung  utilise – sur le Déclin de l’empire américain et l’épanouissement de la République américaine.

 

 

 

Tous les empires ont eu une fin, tous. Il nous appartient de mettre une fin à l’Empire américain aussi rapidement et sans violence que possible et d’utiliser les ressources libérées (un “dividende de la Paix” si vous préférez) pour aider à habiliter les gens à réaliser l’épanouissement de la République – pacifique, équitable, durable et juste – qui suit une destitution d’Empire.

 

 

 

Il y  a quelques années, au cours d’un repas,  une conversation que j’avais avec mes enfants qui ont maintenant 17 et 13 ans, révélait qu’ils pensaient que les Etats-Unis seraient toujours en guerre. Et pourquoi ne l’auraient-ils pas pensé ? Cela a été sûrement le cas pendant pratiquement toute leurs vie (et franchement pour la plus grande partie de l’histoire de notre pays).  C’est inacceptable pour moi que les enfants dans mon pays, ou ceux d’Irak, d’Afghanistan, de Gaza, au du Congo, de Somalie, de Colombie ou n’importe où ailleurs aient à vivre avec cette expectative, ou même pire, cette réalité quotidienne. Pour leur futur nous ne pouvons pas continuer sur cette voie insoutenable dans laquelle nous sommes engagés. Comme le grand pacifiste américain A.J. Muste nous l’a enseigné, “Il n’y a pas de chemin à la paix. La paix est le chemin.”

 

 

 

Kevin Martin est directeur exécutif d’Action Paix, la plus grande organisation de paix et de désarmement du pays avec 100000 membres et Presque 100 filiales et branches aux USA.

 

Par Patrick Kaczmarek - Publié dans : PAIX
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