Profil

  • Patrick Kaczmarek
  • Le blog de Patrick kaczmarek, pour débattre, dialoguer, agir
  • Homme
  • multiples
  • Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog, mis en ligne par Hélène Delattre et mis en image par Jean Larvor.

Catégories

Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /Nov /2008 18:21



La peinture de Daniel Grardel exprime à merveille l'imaginaire d'une époque défintivement ancrée dans nos cerveaux d'anciens teenagers, ex-fans des sixties.
Les détails (affiches, plaques publicitaires,...) minutieusement reproduits dans chaque toile, rendent presque réel un monde issu de nos fantasmes, peuplés de filles sexy et de jukebox rock'n'roll.


CHRIS EVANS

Par Patrick Kaczmarek - Publié dans : CULTURE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /Nov /2008 18:18


Si Daniel Grardel était américain ses toiles vaudraient des millions de dollars !
Dieu merci, il est resté chez nous et l'on peut s'en offrir une de temps en temps.
Un fan,
LUCKY BLONDO
Par Patrick Kaczmarek - Publié dans : CULTURE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /Nov /2008 18:16



L’Utrillo de Saint Leu

C’était drôle ma rencontre avec Daniel Grardel. Un soit, au « Couleur Café », l’un de mes bars préférés dans la nuit profonde de Saint-leu, Christophe,le patron me tend une petite enveloppe.
Tiens, c’est pour toi, dit-il. C’est de la part du peintre qui expose ici.
J’ouvre l’enveloppe. Lis. « Fréquentant les mêmes lieux, ayant, me semble-t-il, des goûts communs, je serais flatté de vous rencontrer. A l’avance merci . »
Amusant comme invitation. Tellement plus élégant qu’une lettre postée, qu’un coup de fil ou qu’un mail. Je mate du côté des murs moi qui, à l ‘époque, contemplais plus souvent la mousse de ma bière. Pas mal, pas mal du tout. Au moins, on y comprend quelque chose ; on y voit quelque chose plutôt. Et il y a de la couleur, des ambiances, des mecs, des filles souvent à l’intérieur des bistrots. C’est rock ; il y a un ton. Ca me plaît bien.
Je téléphone à l’oiseau. On parle ; on finit par se croiser sur un trottoir, devant « Le Courrier », sous un soleil de mai. Il m’envoie un dossier de presse, et, surtout, des reproductions de ses tableaux.
Ca confirme les murs du « Couleur » (les cafés ne mentent jamais) : c’est bien Grardel. Un peu l’Utrillo de Saint-Leu. Car ce sont souvent les troquets et les restaurants du coin qu’il peint : « Le Squale » (ah ! « Le Squale », avec sa terrasse intérieure, véritable vivier d’étudiantes et de lolitas), « Le Living », « Le Nelson », « Aux As du Don » (où j’allais boire des coupes de champagne, le samedi midi en compagnie de ma Léo adorée). Et, of course, « Le Couleur Café », où un soir, un peu plus déchenillé qu’à l’habitude, j’avais fait la connaissance de Cathie, ma petite lionne (pendant trois mois, je tentai de la dompter ; en vain : elle s’est sauvée en Grèce).
Oui, c’est bien Grardel. Il y a des atmosphères, de la fumée, des couleurs étranges, flashy, beaucoup de verres sur les tables, et des filles belles à croquer, blondes comme Anita Pallenberg, brunes comme ma Lady B. Des mecs bananés qui se recoiffent dans des glaces au tain blafard et qui ressemblent à Dick Rivers.
Sur un tableau, j’ai cru reconnaître Cathie quand elle avait encore ses dreads. Mais non, car la scène se déroule dans un estaminet belge. Ce n’est pas elle ; quel dommage !
J’aime les couleurs chaudes de Grardel. Elles chantent comme Tom Waits, comme Gary Brooker et Kevin Ayers. Elles tintinnabulent dans ma mémoire comme des canettes vides qui s’entrechoquent, la nuit, dans les eaux brunes de la Somme, devant le Quai Bélu. Des canettes vides, des bouteilles à la mer, qu’on lance, le soir, quand on est triste, empêtré dans le blues, et qu’on pense à la Grèce, au Vimeu profond, à Cathie, à Léo. Et qu’on a le cœur gros.


Philippe Lacoche (Septembre 2005)

Par Patrick Kaczmarek - Publié dans : CULTURE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /Nov /2008 18:11


Refaire encore le monde..

Il pousse la porte et... Voilà, Daniel Grardel vous invite à entrer. La moiteur de la bière vous enveloppe immédiatement. Vous êtes dans un bistrot du quartier Saint-Leu, le vrai cœur d’Amiens gningnin, caca-pipi-tale de la Pipi-caca-rdie, l’un de ces rades où la bière, tirée au mètre, à l’hectomètre ou au kilomètre, se boit tiède entre habitués. La musique est trop forte mais qu’importe, ce n’est pas vraiment de la musique, juste un bruit destiné à vous faire oublier le goût d’eau sale du breuvage qui stagne dans votre verre, la musique couvre les paroles mais qu’importe, qu’importe, on n’est pas là pour se dire grand chose, on ne va pas s’engueuler à propos de ça ou de ça. Car ça ou ça, on peut le dire, on peut le dire et le répéter puisque les paroles ne dépassent pas le verre, là, devant vous, ça ou ça on s’en fout, à Saint-Leu on ne refait plus le monde, le monde est définitivement fini : les gueulards vomitifs de Saint-Leu le savent mieux que personne et se tuent à le faire savoir le vendredi soir, le samedi soir et quelques autres soirs encore... au point qu’on se demande si les semaines ne comptent que sept soirs. Tes bars sont plus vrais que vrais, Daniel. Je regarde tes toiles et je me jure de ne plus boire une goutte de bière avant... longtemps, je me jure de ne plus fumer une clope, je me promets de marcher au pied d’une rangée de peupliers au moins un quart d’heure demain ou après-demain, juste pour entendre le vent dans les feuilles et les feuilles tomber en cet automne ni plus ni moins putride que les précédents. Tes toiles me rappellent les papotages qu’on a eus il y a pas mal de temps, Daniel, sur la guerre, oui, oui, la guerre, parce que même si le monde est fini la guerre existe encore, et les raisons qu’on peut avancer pour la faire ou, plutôt, la refuser, sur ton engagement et sur le mien, sur ce qu’on fait, ce qu’on essaie de faire... Tes toiles, Daniel. Et ces bars de Saint-Leu où une couche de bulles (bah quoi d’autre ?) se pose sur tout, il me semble, et imprègne tout et empêche ces papotages qui pourraient ne pas demeurer des papotages mais donner... des actes. Au plaisir de trinquer avec toi, Daniel. En terrasse.

Thierry Maricourt

Par Patrick Kaczmarek - Publié dans : CULTURE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /Nov /2008 18:07




Le monde est un bistrot.

Le monde est un bistrot. Je ne suis plus du monde, je suis à l’air libre par une nuit de pleine lune. J’ai dans la tête un air de saxo à la Miles Davis ou un air de bandjo à la Djengo, je ne sais pas bien faire la part des choses. J’ai cru entendre sur les pavés de la rue d’Engoulevent, les talons de la blonde, celle qui m’a observé toute la soirée de ci, de là, de cette toile ou de l’autre. Je crois même qu’elle s’est faite brune quand s’est approché d’elle ce grand type à la gueule de Boro grand reporter juif hongrois baroudeur relooké à la sauce Franck et Vautrin. Que me veut-elle, sa démarche est incertaine, ses desseins tout autant. Son regard allumé s’est posé sur moi toute la soirée de plus en plus lourdement au fur et à mesure que j’avalais à gorgées goulues les chopes de bière.
Nous étions comme dans un décor à la Toulouse Lautrec. Mais… elle s’est progressivement extirpé de la toile comme l’héroïne de « La rose pourpre », le chef d’œuvre de Woody Allen. A ce moment, on n’est pas dans le noir et blanc. On est de pleine patte dans la couleur. La touche est libertaire, populiste, charnelle. Il m’attend à l’autre extrémité du pont de la Dodane, ce grand baraqué en marcel. Il allume une cigarette comme dans le tableau un œil sur la cibiche, un autre sur moi. Il va sortir son surin. Qui est donc ce type qui expose à Saint-Leu. Il fait brume ce soir et la tabagie n’arrange pas les choses. Ce type a un nom qui sent le tango. Il y a du tangage sur le pont des artistes. La nuit est profonde et lourde ce soir. Il y a des éclairs de chaleur et de couleur, des errances, des solitudes empâtées. Le baraqué au marcel a disparu. J’ai franchi le Rubicon sans encombre. Il y a des moments comme cela où l’on revient embrumé de l’univers des autres. On s’en retourne chez soi plein la tête de croûtes envoûtantes.

Patrick Kaczmarek




Par Patrick Kaczmarek - Publié dans : CULTURE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /Nov /2008 17:32
Par Patrick Kaczmarek - Publié dans : CULTURE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /Nov /2008 15:33
Par Patrick Kaczmarek - Publié dans : FAITS DE SOCIETE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 7 octobre 2008 2 07 /10 /Oct /2008 16:33

Le Mouvement de la Paix fête cette année son 60 ème anniversaire et organise son Congrès triennal ainsi que le premier « Forum de la Paix ».  Agréé «  Association nationale de jeunesse et d’éducation populaire », nous poursuivons auprès des nouvelles générations les actions et les mobilisations de ces femmes et ces hommes qui ont construit notre Mouvement à partir des idéaux de la Résistance. Intimement mêlée à celle de la France, notre histoire est celle de décennies d’actions pour la Paix, pour réduire l’influence des armes, éliminer l’arme nucléaire, promouvoir la culture de la Paix.

Forte en France de 5000 adhérents issus de 150 comités locaux et soutenus par plusieurs dizaines de milliers de sympathisants, le Mouvement de la Paix entretient des relations pacifistes dans le monde entier. L’autorité sociale dont bénéficie l’association au plan national fait d’elle une tête de réseau capable de mobiliser jusqu’à 80 organisations nationales (associations, syndicats et partis politiques) pour des causes justes et solidaires défendant le droit de l’homme à la Paix et à la vie.

Notre Congrès national et le Forum de la Paix se tiendront au Palais de Congrès de Dijon les 21, 22 et 23 novembre 2008. A cette occasion, nous allons rassembler des centaines de représentants de nos comités de la France entière, des personnalités nationales et internationales, illustrant à la fois l’histoire et l’avenir à bâtir ensemble pour un monde plus juste et sans guerre.

Par Patrick Kaczmarek - Publié dans : PAIX
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 4 octobre 2008 6 04 /10 /Oct /2008 10:51

Nous vous conseillons aussi de vous procurer au mémorial de Péronne 80220
TEL 03 22 83 14 18
FAX 03 22 83 54 18

Le livre "L'autre Allemagne: Rêver la Paix 1914-1924" link

 

 

« Limage dune Allemagne dans laquelle les fantasmes du désespoir et de la destruction semblent tout emporter, continue à être largement véhiculée. Elle puise sa source dans les stéréotypes vétustes dun pays qui ne connut que la guerre et dont le casque de Guillaume II rejoint trop facilement le visage dairain du SS. Il nous semble aujourdhui important de révéler, à lappui de la création artistique la plus authentique, que lAllemagne connut, pendant et après la Grande Guerre, dautres choix, dautres élans et dautres avenirs possibles. Ce livre est consacré à un aspect majeur et méconnu de la création d’outre-Rhin de 1914 à 1924: les artistes et écrivains allemands qui, face à la Grande Guerre, ont dénoncé l’inhumanité du conflit et ont rêvé d’un monde pacifié. L’art et la poésie allaient permettre de créer une humanité et une civilisation nouvelle ».
Par Patrick Kaczmarek - Publié dans : CULTURE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 4 octobre 2008 6 04 /10 /Oct /2008 10:39









Dans les tranchées il consigne presque jour par jour ses impressions dans un carnet maculé de boues et de sang gardé par Hélyonne Barbusse. C’est d’après ses notes qu’il écrira « Le Feu, journal d’une escouade » écrit alors qu’il est évacué malade et qui parait en feuilleton au cours de l’été en 1916 dans l’œuvre. « L’Œuvre de Barbusse dédiée « à la mémoire des camarades tombés à côtés de moi à Crouy et sur la 119 », est publiée juste à temps pour être présenté le Goncourt et recevoir ^le prix. Le Feu dont on tire dès décembre 1916 de nouveaux milliers d’exemplaires, bouleverse la France comme le témoignage le plus vrai de son drame quotidien… Le Feu c’est le cri des vivants le testament des morts. Tandis que les milieux réactionnaires de l’arrière sont troublés, indignés parfois de cette peinture sans retouches des misères et de la mort des soldats, l’œuvre se repend partout, pénètre dans les pays neutre puis en Allemagne où sa diffusion encouragée d’abord est bientôt interdite. Barbusse, par la voix du caporal Bertrand a osé rendre hommage au pacifiste allemand Liebknecht. Il a témoigné que la vérité, l’absence de haine pour l’ennemi vont de pair avec la volonté de la victoire libératrice de la France ».









Histoire Littéraire de la France Editions Sociales pour le Livre Club Diderot p263-264

 

Par Patrick Kaczmarek - Publié dans : CULTURE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés