La lettre de Patrick Le Hyaric

Publié le par Patrick Kaczmarek

Le traité de libre échange entre l’Union européenne et le Canada a du plomb dans l’aile. Les mouvements sociaux et citoyens auxquels s’ajoute le refus tenace des parlements de Wallonie et de Bruxelles en Belgique devraient, en toute logique, conduire à reporter au moins le sommet Union européenne-Canada prévu la semaine prochaine à Bruxelles (retrouvez dans cette lettre ma déclaration à ce sujet). Mais le combat n’est pas terminé. Il faudra soutenir les Wallons et amplifier encore la campagne d’explications et d’actions. Dans quelques jours je mettrai à disposition un ouvrage décryptant la nature de ce traité de libre échange. Il s’agira d’un livre de plus de 100 pages où nous expliquons, chapitre par chapitre, les dangers de ce texte étouffant la démocratie, portant préjudice à nos services publics, à la qualité alimentaire et à l’environnement. Ce livre « Le traité avec le Canada mis à nu » sera disponible dès les premiers jours de novembre au prix de 6 euros, plus 2 euros de frais de port par exemplaire.
Vous pouvez déjà le commander par papier libre accompagné d'un chèque de 8 euros (6+2) auprès des services de la diffusion de l’Humanité : Diffusion militante, L'Humanité, 5 rue Pleyel, Immeuble Calliope, 93528 Saint-Denis Cedex. Pour tout renseignement : 0149227347.

 

Il s’agit d’un sujet qui aura des conséquences graves sur la vie quotidienne de chacune et de chacun. Pourtant c’est silence radio et télévision sur son contenu. Aucun débat organisé à son propos. Et les heures de télévision offertes en ce moment à la droite au prétexte de sa primaire dépasse l’indécence et le supportable. Que chaque force politique bénéficie ainsi des mêmes droits d’accès à la télévision et à la radio ! Ce ne serait que justice et conforme à un minimum d’éthique démocratique ! C’est un peu ce cri que je fais entendre cette semaine dans mon éditorial de l’Humanité dimanche « Les bavardages et la misère » que je mets à votre disposition dans cette lettre.

 

Mardi dernier l’Humanité organisait à Tours, en lien avec notre ami Jean-Michel Bodin, la 12ème rencontre du transport régional. Celle-ci a donné lieu à un débat intéressant sur la situation du transport par rail et celle de l’industrie ferroviaire en lien avec les enjeux de sécurité et d’environnement. L’Humanité en rendra compte dans un numéro spécial.

 

Après un saut à Bruxelles mercredi j’ai participé à Paris au meeting de soutien à la démocratie et la liberté pour le peuple turc. Celui-ci était le bienvenu tant là encore le silence règne sur la dictature qu’installe M. Erdogan. Alors que la liberté de la presse est gravement mise en cause dans ce pays j’appelle nos confrères journalistes à donner des informations sur ce qui s’y passe. D’autre part les institutions européennes doivent cesser leur complaisance marchandant à la Turquie la rétention sur son sol des réfugiés en échange de millions d’euros. C’est abject ! Si l’Union européenne était conséquente avec elle-même elle menacerait puis imposerait si nécessaire des sanctions économiques à la Turquie. C’est ce que nous devons réclamer en solidarité avec les syndicalistes, les intellectuels, les forces progressistes de Turquie, les journalistes, les magistrats ou les enseignants.

 

Nous avons dû appeler à relancer cette semaine la souscription pour l’Humanité afin de faire face à nos échéances du mois de novembre, notre projet de consolidation financière prenant du retard. Mais l’un des enjeux fondamental pour le groupe l’Humanité est le développement de la lecture de nos journaux dans un contexte exacerbé de batailles politiques où les droites sont à l’offensive, leurs idées se répandant dans toutes les strates des médias audiovisuels. Lire nos journaux c’est disposer d’informations qu’on ne trouve nul part ailleurs, c’est le soutien aux mouvements sociaux aux syndicalistes menacés comme nous l’avons encore fait cette semaine ou l’impulsion de l’Humanité aux combats contre les traités de libre échange. Il est d’ailleurs le seul à être de ce côté. Nos journaux informent le mieux possible de la situation à gauche et dans notre gauche d’alternative. Ils ne peuvent être en rien tenus responsables des divisions actuelles et lorsque des élus ou des responsables ou même des candidats à l’élection présidentielle s’y expriment, il s’agit de donner des informations aux lectrices et aux lecteurs et non pas d’une prise de parti. Les reproches qui ont circulé ces derniers jours contre nos journalistes sont non seulement infondés, mais déplacés et pour tout dire insupportables. L’Humanité traite des initiatives du Parti communiste comme elle a traité la convention des insoumis ou d’autres, qu’il s’agisse du congrès du NPA ou de la primaire des écologistes et tous les points de vue s’expriment et débattent entre eux. Croire que c’est en menaçant le journal et ses équipes car on ne serait pas d’accord avec tel ou tel traitement revient à réclamer de revenir à d’autres temps et à se tirer soi-même une balle dans le pied. Je pose franchement cette question : Que restera-t-il si on affaiblit nous même nos journaux ? N’y a-t-il pas au contraire un grand combat à mener pour les défendre et leur donner les moyens de pouvoir toujours mieux remplir leurs missions ?  J’aurai sûrement l’occasion d’y revenir.

 

Bonne semaine à toutes et tous.  

 

Patrick Le Hyaric

 

Pour me contacter : 

L'Humanité-Secrétariat du directeur, 5 rue Pleyel, Immeuble Calliope, 93200 Saint-Denis
contact.patricklehyaric@gmail.com / 01 49 22 72 01

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