communiqué de la LDH un membre de la coalition Climat 21 en résidence surveillé!

Publié le par Patrick Kaczmarek

Ils ont manifesté... pour le droit de manifester. Au moins 300 personnes
ont bravé jeudi soir place de la République à Paris l'interdiction de
«manifestation de voie publique» instaurée par l'état d'urgence
, pour protester contre cet arrêté préfectoral en vigueur jusqu'au 30
novembre.

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trois mois, déclare Cazeneuve

«Il est clair que l'état d'urgence va profiter au gouvernement pour raser
tout ce qui bouge au niveau associatif et pour faire en sorte que les
mouvements contestataires se taisent», a dénoncé Jean-Claude Amara,
porte-parole de l'association Droits devant !, l'un des 35 syndicats,
partis politiques et associations soutenant la manifestation. «Et à côté
de ça, tous les magasins restent ouverts», a-t-il poursuivi. «Les marchés
de Noël sont devenus un droit fondamental plus important que celui de
manifester», a renchéri Xavier Renou, du collectif Désobéir.
«On va au cinéma, on boit en terrasse et on doit pouvoir manifester»

Dans un communiqué, la préfecture de police a appelé jeudi «les
organisateurs de ce rassemblement à respecter la solennité de ce lieu et à
ne pas contrevenir à l'interdiction de manifester», rappelant qu'ils
s'exposaient à des «sanctions pénales». Les contrevenants encourent une
peine pouvant aller jusqu'à six mois d'emprisonnement et à une amende de
7.500 euros. Elle a cependant précisé que les hommages aux victimes
n'étaient pas concernés par cette interdiction.

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faire ce que l’on veut»

A quelques pas des Parisiens qui continuaient à se recueillir, des
militants associatifs, de la CGT-75 ou encore du NPA ont pris la parole
face aux caméras, mégaphone à la main. «Combien de temps est-ce que ça va
durer?», a demandé Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de l'association
Droit au Logement. «La vie doit continuer, on va au cinéma, on boit en
terrasse et on doit pouvoir manifester.»
Une personne ayant manifesté dimanche jugée en comparution immédiate

Quelques rares manifestants cachaient leur visage avec un foulard ou une
écharpe. Des policiers, pour la plupart en civil, se sont contenté
d'observer la manifestation. «Le droit de manifester, il ne faut pas y
toucher», a affirmé Lena, 70 ans. «C'est trop important pour moi.» Tout
près d'elle se trouve Sergio Coronado (EELV), l'un des six députés qui ont
voté contre la prolongation pour trois mois de l'état d'urgence. «Les
suspensions de manifestations touchent surtout celles de nature
associative, je suis là pour leur montrer ma solidarité», a-t-il affirmé.

La manifestation s'est terminée sans heurts. Cependant les participants
peuvent toujours être inquiétés. 58 personnes ayant défilé en soutien aux
migrants dimanche dernier ont vu par la suite leur identité communiquée au
parquet. L'une d'entre elles devait être jugée en comparution immédiate
jeudi soir.
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