La lettre de Patrick Le Hyaric

Publié le par Patrick Kaczmarek

 

Vous trouverez dans la lettre que je vous fais parvenir différents articles: 

 

 - Urgence alimentaire pour la Grèce !

 

 - L'éditorial de l'Humanité Dimanche : «Le nouvel âge européen»

 

 - Patrick Le Hyaric interroge la Commission européenne : plan d'urgence humanitaire pour    la Grèce

 

 - Pas d’emplâtre ! Rémunérez le travail paysan !

 

 

 

 

Afin d’apporter des réponses à la fois à la crise de l’élevage en France et à la crise humanitaire en Grèce, Patrick Le Hyaric, député au Parlement européen (Vice-président du Groupe GUE/NGL)  interpelle la Commission européenne et Stéphane Le Foll, pour que l’Union européenne finance un plan d’urgence alimentaire pour la Grèce, en déstockant des viandes porcines et bovines et des produits laitiers français pour les faire parvenir à la Grèce.

 

Cliquez-ici pour lire les courriers adressés à M. Phil Hogan, Commissaire européen à l’agriculture et à M. Stéphane Le Foll Ministre de l’Agriculture.

 

 

Le nouvel âge européen

 

 

La démocratie naissait à Athènes quand Solon, l’un des sept sages de la Grèce, décida d’annuler les dettes des pauvres envers les riches. Il y a quelques jours, derrière les portes blindées de leurs salles climatisées, les mandataires européens de l’oligarchie ont fait tout le contraire ! Au nom d’une prétendue impérieuse nécessité de rembourser une dette dont le peuple n’est en rien responsable, ils ont encore plus serré le garrot qui étouffe la démocratie.

 

L’ «a-démocratie », le profond mal qui ronge chaque jour un peu plus l’actuel projet européen, dérive vers l’euro-dictature. Oh, certes, point de chars dans les rues, aucune troupe qui vous pourchasse. Tout est présenté comme légal à partir de traités européens écrits dans les antichambres de Bruxelles, recopiant des textes faxés de Berlin. Ils appellent cela le droit européen. Et quand il advient que ces textes sont rejetés par une majorité d’électeurs, soit on les oblige à revoter jusqu’à ce qu’ils disent « oui », soit, comme en France et aux Pays Bas, on ne prend même pas la peine d’y mettre les formes. On applique ce qui a été rejeté.

 

Les serviteurs des intérêts particuliers de l’oligarchie ont franchi dans la nuit du 13 au 14 juillet dernier un pas supplémentaire dans le piétinement de la démocratie et de la souveraineté populaire. Le gouvernement grec, issu d’une nouvelle majorité parlementaire démocratiquement élue, avec le double mandat de rester dans la zone euro et de mettre en œuvre une autre politique que celle qui, jusque-là, détruisait la Grèce et plaçait la population dans une insupportable crise humanitaire. Ce mandat a été bafoué, non pas par Alexis Tsipras, mais par les dirigeants européens qui ont exercé un odieux chantage à l’exclusion de la Grèce de la zone euro.

 

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Patrick Le Hyaric interroge la Commission européenne: plan d'urgence humanitaire pour la Grèce

 

 

Les effets conjugués de la crise, puis des politiques d’austérité ont mené à une réduction du quart du PIB de la Grèce. Pour la population grecque cela se traduit par une perte moyenne de revenu  de 30%. Les plus faibles sont touchés d’un côté par la réduction drastique et continue de leurs revenus avec le nouveau programme imposé à la Grèce, de l’autre par la destruction des services publics et donc du filet de sécurité sanitaire et social.

 

La Commission, comme le Président du Parlement européen se sont prononcés en faveur d’une aide humanitaire.

 

Questions à la Commission :

 

La Grèce ayant nettement amélioré son taux d’absorption des fonds structurels, la mise en avant de fonds programmés mais non utilisés, ne saurait suffire. Quelles formes concrètes, quelles nouveaux fonds la Commission compte-t-elle débloquer pour matérialiser cette aide humanitaire ?

 

L’agriculture européenne, l’élevage comme la production laitière, souffre d’une crise de débouché. La Commission peut-t-elle utiliser cette crise de la demande et la faire coïncider avec les besoins urgents des populations grecques dans un plan d’urgence alimentaire ? En soulageant ainsi les uns et les autres, la Commission ferait la preuve de sa solidarité et reviendrait aux logiques à la base de l’aide alimentaire européenne.

 

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 d'emplâtre ! Rémunérez le travail paysan !

 

Rien d’inutile dans le plan d’urgence gouvernemental en faveur de l’élevage. Il pourra peut-être donner temporairement un petit ballon d’oxygène à certains éleveurs. Mais, soyons franc ! Il n’est une nouvelle fois qu’un emplâtre sur une jambe de bois. Qu’on ne se laisse surtout pas abuser par cette nouvelle et impressionnante valse des millions annoncée devant des caméras surchauffées. C’est souvent le même argent que les gouvernements successifs recyclent, avec des reports de… reports de cotisations et de charges. Au bout du compte, il faut quand même payer, continuer à souffrir et… tout perdre. Jamais les grandes banques qui se nourrissent de l’endettement paysan ne sont mises à contribution, pas plus que les compagnies d’assurance, et encore moins les grandes sociétés de l’industrie, de l’agroalimentaire et de la grande distribution qui se gavent. 

 

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Publié dans POLITIQUE

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